Les Combats d'une Vie
Disclamer : Rien n'est à moi à part l'idée de l'histoire.
Couple : Harry/Charlie principalement. James/Alice. Neville/Hermione. Le reste : Surprise ! :D - C'est un rating M
Thème : UA Sans magie - Armée - Famille - Romance - Drame (En fait, je crois que tous les thèmes vont être abordés :o )
Parution : Un Chapitre par semaine - plus particulièrement le vendredi ou le samedi
Histoire : Elle est en cours d'écriture. Actuellement 27 Chapitres .
Blabla de Moi !
Bonjour, Bonsoir !
Nous voici pour le chapitre 4, qui ouvre les festivités. J'ai beaucoup aimé l'écrire honnêtement. Donc j'espère qu'il va vous plaire. Vous avez été nombreux à aimer mon idée du couple Hermione/Neville. Du coup voici une de mes questions. Avec qui aimeriez-vous voir Drago ? Ou Ron ? (Bien que pour Ron j'ai déjà la personne).
En tout cas, je voulais les personnes qui m'ont posté une review dont Archer60 (J'espère que tu aimera ce chapitre parce que ça va légèrement se corser héhé!).
J'ai pas grand chose à dire sur ce chapitre, je préfère vous laisser le découvrir. Je dirai juste que les tatouages ont à la fois une signification pour Harry mais aussi pour moi. Voilà tout, je vous laisse découvrir tout ça !
Encore merci à Patmol25 pour sa correction :)
On se retrouve en bas !
Enjoy,
Khay.
Quatrième Chapitre.
Dreams
Caché derrière une voiture brûlée, il grogna alors que son arme, un M16, se retrouva déchargé, il ne perdit pas une seconde pour récupérer le chargeur caché dans sa poche alors que les balles fusaient au-dessus de sa tête. Il tenta de se redresser pour viser ses ennemis avant de vite se rabattre derrière sa cachette lorsqu'une balle l'effleura d'un peu trop près. Avec une grimace, il rejeta en arrière le casque qu'il avait sur la tête et attrapa sa dernière grenade. Malgré la pression des ennemis, il ne retient pas un sourire lorsque son ami Dobby lui frappa amicalement l'épaule, mécontent de ne pas avoir été informé de l'imminente détonation. Amusé par son collègue, il se releva d'un coup, et tira de nombreux coups de feu, permettant ainsi à son compagnon d'arme de recharger son arme et de viser lui aussi leurs ennemis.
Leur mission, qui avait débuté neuf mois auparavant avait été une véritable épreuve de force. Si au départ, elle n'était censée durer pas plus de trois mois, elle s'était transformée en véritable enquête. Dès qu'il avait contact avec l'un de ses supérieurs, la mission devenait encore plus longue. Son équipe et lui étaient fatigués et ne souhaitaient que rentrer à la maison. Peut-être était-ce pour ça qu'ils avaient fait cette erreur d'aller trop vite et de décider de récupérer le colis qui finalisera leur mission. Peut-être qu'au final ils ne seraient pas tombés dans cette stupide embuscade.
Le colis dans sa poche, il attrapa sa radio, alors que Dobby le couvrait. Leur mission était presque accomplie, ils ne leur restaient plus qu'à ramener le colis à sa place, rentrer à la maison et s'enfiler quelques bières entre eux devant un épisode des Simpsons ou peu importe. N'importe quoi qui leur permettra d'avoir la paix. Ils méritaient d'avoir des vacances.
« Ici Team Poudlard, nous demandons des renforts. Nous essuyons des tirs ennemis. Le colis est sécurisé. Je répète, Team Poudlard, besoin d'aide aux coordonnées suivantes. »
Se tournant vers son ami, il donna le lieu où ils étaient. Le chef d'équipe se tourna vers l'autre homme dans l'espoir de lui demander s'il avait une recharge pour lui. Mais au moment où il ouvrait la bouche, un bruit sifflant se fit entendre et du sang gicla sur sa cagoule alors que le corps de Dobby se fit tendu. Les mains tendues en avant, inconsciemment, il rattrapa le cadavre de son ami alors qu'il tombait vers lui. Perdu dans cette vision, il ne se rendit pas compte que le bruit des balles avait cessé. Il ne vit que le corps devant lui. C'est pourquoi il ne sentit pas non plus la personne qui venait d'arriver derrière lui et le frappa sur la tête, l'entraînant dans l'inconscience.
Lorsqu'il rouvrit les yeux, il comprit immédiatement que la situation était mauvaise pour lui. Les mains attachées par des chaînes accrochées au plafond, ses pieds touchaient à peine le sol. Son armement et sa cagoule avaient disparu. Il était en tee-shirt et avec son pantalon. La blessure par balle de sa jambe avait arrêté de saigner, lui indiquant que les hommes l'avait probablement soigné. Sûrement pour mieux le torturer. La pièce, aux murs de pierre dans laquelle il se trouvait ne laissait aucun doute sur l'objet de son utilisation. Cela aurait pu être ironique, s'il n'était pas dans cette situation, d'avoir l'impression d'être dans une vieille série de télé. C'était si .. déprimant.
« Ah, monsieur est réveillé, » murmura une voix reptilienne derrière lui.
Sans se retourner, Harry resta à fixer la porte qui s'ouvrit pour laisser apparaître deux hommes cagoulés avec de nombreux objets dans leurs mains. L'homme derrière lui passa devant lui et lui sourit. Son visage pâle, ses yeux bleus soulignés par des traits de fatigue le fixaient avec un plaisir malsain. Son nez aplati et la forme de son visage lui donnait un air reptilien assez dégoûtant. Mais il ne laissa rien paraître.
« Je n'ai pas eu le plaisir de connaître votre nom, pourtant vous et votre maudite équipe m'avez causé bien des ennuis …, » continua la personne.
« Pas très bavard ? » Questionna l'homme. « Quel dommage. J'aime tellement les gens avec de la conversation, ils me permettent d'apprendre tant de chose. »
Soupirant face à son manque de réaction, l'homme attrapa son arme et la pointa vers lui un sourire aux lèvres.
« Tu sais, » commença-t-il, « je me permets de te tutoyer vu que nous allons devenir proches, toi et moi avons beaucoup de chose en commun. L'armée, les missions, l'argent … D'une certaine manière, ne trouves-tu pas que nous nous ressemblons ? »
Retenant son cri alors qu'une balle venait de traverser son épaule, il continua à regarder l'homme droit dans les yeux. Si Harry devait remercier quelqu'un ce jour-là, c'était bien l'armée et leur entraînement. Combien avait-il subi de leur part pour rester aussi silencieux à ce jour ?Pour ne pas donner le plaisir à l'homme de le voir souffrir. Il était juste hors de question de lui donner satisfaction.
« Résistant, hein ? J'aime ça. »
Le brun n'avait jamais su combien de temps s'était écoulé, durant ces longues sessions de torture avant qu'il ne réussisse à se libérer et à désarmer un de ses ennemi, lui volant son arme. Ses nombreuses cicatrices, surtout celle au torse le faisaient tant souffrir. Il se sentait vraiment faible. Il avait l'impression de se sentir partir en avant. Mais il refusait de mourir ici. Pas comme ça. Pas sans pouvoir revoir ses amis, sa famille. Il ne pouvait pas. Surtout lorsqu'il était devant le chemin de la liberté. Le plus dur avait été accompli, il ne lui restait plus qu'à sortir de ce maudit complexe, essayer de trouver une ambassade, un médecin, peu importe. Au pire des cas, même s'il ne trouvait pas quelqu'un pour l'aider et le soigner, il voulait juste mourir en regardant le ciel. Il voulait fermer les yeux en se sentant libre. Malgré la culpabilité qui lui pesait sur le cœur. Il voulait avoir cette liberté.
A deux pas de cette immense porte, où il sentait le vent s'infiltrer, il tenta de marcher sans bruit, il était juste à côté de sa liberté. Elle était là. Sa main sur la poignée de la porte, il allait l'abaisser lorsqu'il sentit une balle lui frapper le mollet alors qu'un petit rire se faisait entendre. Il se retourna vers son tortionnaire et ouvrit grand les yeux. Alors qu'il allait bouger, l'homme leva son arme et le pointa entre ses yeux.
« Non ! »
Le souffle court, les pupilles dilatées, le dos droit et son arme de service pointé devant lui, Harry essaya pendant quelques secondes de se rappeler où il était. L'immense fenêtre derrière lui laissait filtrer le début du lever du soleil, rendant la chambre légèrement éclairée. Sur le mur bleu au dessus de sa tête, il se rappela du poster de musique accroché. Et les nombreux autres posters, aussi bien musicaux que de cinéma sur les autres murs. Il n'avait jamais accroché de photo, et pour une fois il le regretta. Il aurait aimé se perdre dans une image de sa famille ou de ses amis. C'était bien dommage. Grimaçant alors que son dos se rappelait à son bon vouloir, il passa sa main valide sur son visage tout en déchargeant son arme.
Le cauchemar toujours en tête, Harry tenta de calmer les battements de son coeur. Malgré le temps qui était passé, son esprit le forçait à revoir encore et encore ce maudit cauchemar comme une piqûre de rappel. Les sensations étaient exactement les mêmes que lorsqu'il était face à cet homme. Les brûlures qu'il avait subi le picotaient alors qu'elles étaient guéries depuis maintenant plus de sept ans. Chacun des cauchemars qu'il faisait était si intense et il avait cette ignoble sensation d'être toujours là-bas. Le corps moite, il regarda son arme de service qu'il tenait toujours.
Depuis combien de temps ne pouvait-il pas s'endormir sans sentir le canon sous son oreiller ?
Glissant ses deux jambes hors du lit, il se pencha pour allumer la petite veilleuse qui avait bercé son enfance posée sur la table de chevet à côté de son lit. Un soupir aux lèvres, il remit son arme sous son oreiller et cacha dans un autre endroit son chargeur. Personne ne toucherait son arme, avec un père policier ils avaient vite apprit à ne pas s'en approcher, mais pourtant par acquis de conscience, il le sépara et le rangea.
La veille au soir, après avoir quitté sa famille, Harry avait été surpris de découvrir sa chambre comme il l'avait laissé. Son immense bibliothèque avec ses nombreuses maquettes d'avions, tout était resté à sa place, comme attendant son retour. La seule différence était le manque de désordre au sol qu'il avait l'habitude de mettre plus jeune. Un sourire aux lèvres, il s'était étendu sur son lit, épuisé par cette longue journée à se contrôler et s'était endormi vers les 19heures tel une masse sans s'en rendre compte et sans avoir dîné. Il n'avait pas envie de descendre. Maintenant que la pression de son retour et de Ron était redescendue, il était encore plus fatigué.
Son regard glissa vers sa montre. 5H38 du matin. Il avait finalement peut-être plus récupéré que prévu, bien que son horloge interne continue à le forcer à se lever trop tôt. Attrapant son pull, Harry l'enfila ainsi que son short et se dirigea vers la salle de bain où il se passa de l'eau sur le visage, espérant faire disparaître les dernières traces de son cauchemar et de sa fatigue. Il allait bien mieux.
Doucement, bien décidé à ne réveiller personne, il descendit les escaliers avec légèrement de difficulté, et pendant un long moment, avant de se s'asseoir sur l'un des tabourets de la cuisine en attendant que le café ne se prépare. Le regard sur l'extérieur, il observa l'obscurité laisser place à la lumière, chassant définitivement son cauchemar, sans voir le temps passé.
« Harry ? » murmura une voix derrière lui.
Se tournant, il regarda son frère debout et habillé qui l'observait, surpris de le voir réveillé. Il leva la verseuse de la cafetière vers son frère, un sourire aux lèvres.
« Café ? »
« Noir sans sucre. »
Alors qu'il servait son frère, il en profita pour se resservir. N'ayant pas oublié la veille que ses parents l'avaient informé que Neville et sa femme habitaient pour le moment dans la dépendance, le temps d'avoir suffisamment d'argent pour construire leur maison, il était juste surpris que ce dernier soit réveillé aussi tôt. C'était vraiment rassurant de le savoir près de lui mais aussi stressant.
« Joli tatouage, » murmura le plus jeune des garçons Potter.
Suivant le regarde son frère, Harry regarda sa cuisse valide. Son short, s'étant remonté vers son bassin, son immense tatouage apparaissait. Dessiné sur le haut de sa cuisse jusqu'au bas et partant un peu vers l'arrière, il passa sa main dessus. Effleurant le soleil ardant avec des petits yeux qui semblaient veiller sur une immense tortue qui vaguait sur la représentation de l'océan. Le tatouage était sombre et si imposant. Fait à la manière locale du pays il se rappelait qu'il avait légèrement douillé lors de sa réalisation.
« C'est un tatouage hawaïen, » approchant sa main du soleil, il parla doucement, « le soleil représente pour les polynésiens les valeurs que l'on pense posséder. Chez eux la tortue est un animal qui ouvre le chemin aux âmes après leur mort, c'est pour ça que l'océan est si important pour eux. Il représente la vie. »
« Tu es parti à Hawaï ? »
Les yeux sur sa tasse de café, Harry laissa échapper un sourire triste alors que la raison de sa visite à la chapelle revenait à lui. Les seuls fois où il y était allé, c'était pour enterrer son ami ou lui rendre visite quand sa culpabilité devenait trop lourde. Parfois aussi pour rester au calme lorsque la pression de sa vie était trop puissante. L'île lui avait apporté une certaine sérénité et un calme incroyable. Ses longues courses et promenades au sein de la forêt ou le surf qu'il avait pratiqué avec des amis militaires, le rendaient à chaque fois soulagé. Parfois, souvent même, il s'imaginait finir sa vie là-bas. Peu importe ce qu'il ferait là-bas, une fois sa retraite acquise, il aimerait vivre dans ce pays, chaud et chaleureux.
« Que fais-tu debout si tôt ? »demanda-t-il, changeant de conversation.
Tout en se mordillant la lèvre, Neville regarda son frère, le détaillant un peu plus. Le châtain ne pût s'empêcher de se demander ce qu'il avait vécu. Depuis hier, le brun avait évité toutes leurs questions à propos de l'armée et de son travail, leur souriant juste tristement ou détournant la conversation sur un autre sujet. Il avait l'impression d'avoir à faire face à un mur de brique incassable.
Depuis son enfance, Harry avait été ainsi. Il n'avait jamais laissé personne pénétrer dans son monde à lui, gardant ses blessures en lui et se battant à chaque fois pour ne pas se faire noyer par ses sentiments. Neville avait de nombreuses fois vu son frère se faire rabrouer par son père pour des choses tellement futiles mais ne jamais répondre, gardant la tête haute et fixant la patriarche d'un regard si indiscipliné et défiant que James explosait et le punissait. Et à chaque punition -qu'il esquivait- personne n'avait le droit de rentrer dans son monde, dans son son espace vital jusqu'à ce qu'il juge qu'il allait mieux. Et seulement à ce moment, il revenait vers les autres, sans parler de ce qu'il avait senti ou traverser.
Neville l'avait toujours envié de cette facilité à passer à autre chose si facilement, comme si rien ne le touchait. Du moins au début. Mais à son départ, il l'avait tellement détesté, lui et sa façon d'être. Il n'avait pensé qu'à lui et n'avait jamais pris en considération les sentiments des autres. Tant que lui s'en sortait peu importe pour les autres. Durant les trois premières années après son départ, Neville l'avait haït si fort.
« Je dois aller travailler à l'hôpital. »
Jusqu'à ce fameux jour où un homme de l'armée avait appelé chez eux. Harry était dans un état critique et les médecins n'étaient pas sûr de son réveil. Pour la première fois, Neville avait eu l'impression que son cœur allait s'arrêter alors que son frère était aux portes de la mort. Essayant de le rejoindre au plus vite, aucun membre de la famille Potter n'avait pu voir le garçon, caché dans une région du monde. Ce ne fut que quatre mois plus tard qu'ils eurent à nouveau des nouvelles de lui, leur annonçant qu'il allait bien, mais qu'il ne pouvait être ramené sur Londres. Depuis ce jour là, il n'avait eu plus aucune nouvelle. Et c'est à ce moment-là, où il se sentit si mal qu'il s'en voulu de l'avoir autant détesté.
« Médecin, hein ? » murmura Harry. « Je pensais que tu voulais devenir professeur comme … maman. »
Maman. Neville ne pouvait qu'imaginer à quel point ce mot était dur à prononcer pour Harry aujourd'hui. Après avoir été « trompé » par ses parents durant toutes ses longues années, à subir la colère de son père sans aucune raison, il comprenait très bien les sentiments de son frère. Sa mère en avait beaucoup voulu à son père après le départ du brun, lui reprochant chaque jour. Neville en avait aussi voulu à James, mais il était resté discret, les écoutant juste se disputer à longueur de temps. De nombreuses fois, il avait pensé qu'ils divorceraient, mais finalement, ils restèrent ensemble. C'était qu'à ce moment-là où il avait compris que Harry n'était que son demi-frère. Et quelque part, il avait vraiment compris la douleur de son frère. Sa mère n'était pas sa mère et son père le détestait. Comment aurait-il pu rester dans une famille où il n'avait aucun repère ? C'était si logique.
« On peut aussi être professeur quand on est médecin, » rigola-t-il. « Les punitions seront : pas de chirurgie pour toi ! »
Sa décision de devenir médecin ne datait que d'après le départ du brun. Il voulait être là quand son frère reviendrait. S'il était blessé, il pourrait le soigner et l'aider à aller mieux. Inconsciemment, il recherchait peut-être une raison de pousser Harry à revenir. Mais n'ayant plus aucun contact, il n'avait jamais pu lui dire.
« Ca a l'air dur comme punition, » se moqua Harry en avalant une gorgée de café.
« Comme si toi tu ne punissais pas tes soldats ? »
Un simple regard vers lui permit à Neville de comprendre que son frère ne s'en privait pas, bien au contraire. Un doux silence s'installa dans la pièce alors que le soleil pointait son nez.
« J'ai jamais eu l'occasion de te le dire, mais, » Harry se racla la gorge. « Félicitations pour ton mariage, Hermione a l'air d'être une chouette fille. »
La main dans les cheveux, en un signe nerveux, Harry essaya de calmer son cœur alors que les mots sortaient de sa bouche. Il n'avait même pas prévu de le féliciter. Il n'était pas sûr de comment ce dernier allait le prendre. Après tout, il n'avait jamais répondu à l'invitation qui lui était arrivée à la base. Pas par manque d'envie ou de temps, il n'était juste pas présent à ce moment-là.
« Tu nous as manqué ce jour-là, » murmura Neville.
La non-présence de son frère avait juste été horrible pour lui. Pensant le voir arriver, dans son costume le jour de son mariage avait été son plus grand espoir. Mais lorsque sa journée avait débuté et qu'il n'était pas là, son cœur s'était brisé. Et le sourire triste d'Hermione ne l'avait pas aidé. Certains membres de sa famille n'avaient pas hésité à lui signaler le mauvais comportement de son frère, lui plantant encore plus le couteau qu'il avait dans le cœur. Même s'il avait été heureux de se marier, il avait gardé ce pincement. Mais malgré lui et malgré sa colère, il avait continué à le défendre, à dire qu'il avait eu un empêchement de dernière minute. Il avait peut-être essayé de se rassurer aussi.
« Je sais, je n'ai eu l'invitation qu'à mon retour de mission, et il était trop tard pour que je puisse venir. »
Reniflant ironiquement, Neville regarda son frère remplir à nouveau sa tasse de café, comme s'il n'en avait pas assez bu.
« Je t'ai envoyé l'invitation six mois avant notre mariage. Tu vas me faire croire que ta mission a duré plus longtemps ? »
Une grimace sur les lèvres, Harry rassembla son calme et se tourna vers son frère alors que la colère commençait à déformer ses traits.
« Je suis parti en mission un mois et demi avant que ton invitation n'arrive. Elle a duré presque un an. »
« Tu ne vas pas me faire croire qu'un simple Lieutenant-Colonel comme toi ne peut pas recevoir des coups de fil pour qu'on lui annonce ça ? »
Alors qu'Harry détournait son regard, Neville comprit. A l'instant présent, son cerveau s'illumina et une décharge le traversa. Son frère n'était pas un simple soldat comme ils l'avaient tous pensé. Bien au contraire. C'était si effrayant.
« Ta mission. Où étais-tu ? »
La tête penchée en arrière, Harry regarda le plafond, gardant son calme. Malgré les questions de son frère, il n'avait aucun droit d'y répondre. Pas sous peine de cour martial et probablement la prison pour des années pour son frère.
« Laisses moi deviner, » continua Neville en colère. « Tu ne peux me donner cette information ! Tout comme les nombreuses personnes qu'on a eu au téléphone qui nous ont uniquement dit que tu étais en vie et qu'on devait se contenter de ça. »
Combien de couple avait été brisé par ce maudit silence qui les entourait ? Aider sa patrie, ce monde au détriment de sa vie.
« Sais-tu le nombre de fois où maman a pleuré en t'imaginant mort ?! »
Respirant bruyamment, Neville regarda son frère qui restait stoïque. Pas un froncement de sourcil, pas un mouvement de tête, rien, il resta calme, comme si toute les phrases qu'il lui avait dit, ne le touchait pas, n'en n'avait-il vraiment rien à faire d'eux ? Décidé à continuer, il ouvrit la bouche, lorsqu'un voix derrière lui l'arrêta.
« Bonjour les garçons, vous êtes debout tôt. »
Toujours habillé de son pyjama, James regarda les deux garçons assis dans la cuisine. Les joues rouges, Neville était probablement celui qui montrait le plus ses émotions. Seuls les yeux hantés de son plus grand garçon montra à James que les paroles de son fils avait mouche. Même s'il essayait de rester neutre, le père savait que les yeux de son fils étaient souvent le reflet de son âme. Et cela le rendait effrayé. Debout depuis que les deux hommes parlaient du mariage, il n'avait pas eu le cœur a arrêter cette conversation. Il pensait avoir été suffisamment discret, il en douta alors qu'Harry n'avait pas sursauté à son arrivée.
« Déformation professionnelle, » murmura le brun alors que son autre garçon attrapait ses affaires et partait pour le travail. Lui souriant, James lui souhaita une bonne journée avant de s'asseoir à sa place. Son regard nota le tatouage de son fils avant de fixer les immenses cernes sous ses yeux.
« As-tu bien dormi ? » Tenta-t-il d'engager la conversation alors que le silence se faisait pesant.
« Oui. »
Fixant sa tasse, Harry remercia intérieurement sa sœur d'arriver dans la cuisine empêchant toute conversation entre lui et son père.
« Salut ! »
Alors qu'elle lui embrassait la joue, Harry lui sourit, se calant au mieux sur son petit tabouret.
« Que vas-tu faire aujourd'hui ? » demanda-t-elle à son frère qui semblait dans la lune.
« Je n'en ai aucune idée. Cela fait longtemps que je n'ai pas été immobilisé ainsi. »
« Je crois que maman va en ville aujourd'hui, aimerais-tu y aller ? »
Une grimace aux lèvres, Harry regarda sa sœur alors qu'elle éclatait de rire.
« Je prends ça pour un non, » murmura une voix derrière lui.
La main dans les cheveux, le brun regarda les membres de sa famille interagir entre eux alors qu'il s'enfermait dans son petit monde. A les voir ainsi, pour la première fois en deux jours, il se demanda s'il avait le droit de revenir dans leur vie, briser leur quotidien et leur imposer sa présence ? Qui sait quand il reviendra à nouveau chez lui de sa propre envie. Pouvait-il vraiment leur donner cette espoir ?
Mais quelque part en lui, quelque chose se brisait à chaque fois qu'il pensait à partir de cette maison. La sensation d'être un lâche et de fuir les problèmes se faisait de plus en plus ressentir. Il avait cette impression que s'il venait à quitter cette maison, il n'arriverait pas à tourner la page et ferait trop d'erreur.
« Harry, tu es avec nous ? »
« Désolé, je me demandais ce qu'il y avait à faire ici pendant ma convalescence. »
Et comme si sa phrase était attendue par tout le monde, l'ambiance s'apaisa enfin.
Fin du chapitre.
Alors ? Surprise ! Neville est finalement le premier à s'être lancé dans les reproches. Le comprenez-vous ?
En voulez-vous à Harry de ne pas avoir été présent ?
Une idée de qui est le vilain pas beau de mon histoire ?
Oh oh et mon pauvre Dobby. Je l'ai tué ... J'aurai peut-être pas du ? :o
Enfin bref, dites moi ce que vous en pensez !
A très vite,
Khay.
