Les Combats d'une Vie

Disclamer : Rien n'est à moi à part l'idée de l'histoire.

Couple : Harry/Charlie principalement. James/Alice. Neville/Hermione. Le reste : Surprise ! :D - C'est un rating M

Thème : UA Sans magie - Armée - Famille - Romance - Drame (En fait, je crois que tous les thèmes vont être abordés :o )

Parution : Un Chapitre par semaine - plus particulièrement le vendredi.

Histoire : Elle est en cours d'écriture. Actuellement 28 Chapitres .

Blabla de Moi !

Bonjour, Bonsoir !

Comment allez-vous ? Votre semaine s'est bien passée ? Il a fait chez beau chez vous ? Ici vers Bordeaux, à part une temps nuageux, je dois dire qu'on a pas l'impression d'être en juillet. Plus en mai voir avril. Heureusement qu'il y a du soleil aujourd'hui.

Je tenais à dire bienvenue à ceux qui nous ont rejoint sur cette histoire. J'espère qu'elle vous plaira encore. Je remercie les personnes qui m'ont mis en favoris ou follow. Mais également les reviewers anonymes, dont Aya31 (merci beaucoup !) ~ Archer 60 (j'espère que le moment famille de ce chapitre va te plaire aussi. Oh pour Charlie, il faudra attendre encore quelques chapitres. Pas beaucoup mais il arrive héhé ! J'espère que la suite va continuer à te plaire. Merci !)~et à Mazyil (merci beaucoup la suite est là !). Oh et merci pour les personnes qui m'ont proposé des personnages pour aller avec Drago héhé !

Nous voici pour le chapitre 5. Que dire de ce chapitre ? Il est chargé en émotion, de reproches mais aussi d'excuses d'où son titre. C'est le début de tout, je dirai depuis le précédent chapitre. Je dirai aussi qu'il lance certaines trames. Oh et on va voir un perso que j'aime beaucoup héhé ! Mais je n'en dis pas plus. Je vous laisse le découvrir. J'ai vraiment aimé l'écrire alors j'espère que vous aimerez le lire.

Encore merci à Patmol25 pour sa correction, c'est grâce à elle que vous pouvez lire sans toutes les horribles fautes que je fais. Mais également pour la pub qu'elle m'a faites. Merci beaucoup ! :)

On se retrouve en bas !

Enjoy,

Khay.


Cinquième Chapitre.

Apologies.

Le bras derrière les épaules de sa sœur, les pieds posés sur la table basse, le bol de pop-corn autour de ses cuisses, Harry se demanda encore une fois comment Élisabeth avait réussi à le convaincre de passer une après-midi à ne rien faire d'autre que de regarder des séries.

Voilà maintenant quatre jours qu'il était de retour chez ses parents. Si le premier jour, il avait eu sa mère à ses côtés, décidée à rester avec lui, il avait réussi à lui faire comprendre qu'elle ne pourrait pas être là pendant les quelques mois à venir. Après une longue conversation, où il lui avait assuré qu'il pourrait se débrouiller et surtout qu'il l'appellera, elle ou son établissement scolaire, en cas d'urgences, elle avait cédé et était parti travailler. Il ne pouvait bien sûr pas lui dire, mais savoir qu'elle acceptait enfin de le laisser seul lui enlevait un sacré poids des épaules.

Son père, beaucoup moins inquiet, était juste parti travailler en lui disant de l'appeler aussi s'il avait besoin de quoique ce soit. Son travail au sein de la police était beaucoup plus souple que sa mère, professeur. Après avoir soupiré une énième fois, et leur avoir rappelé qu'il avait 28ans et non pas 10, il s'était retrouvé tout seul dans cette grande maison.

Si le deuxième jour, il avait eu du mal à ne rien faire, il avait très vite adoré rester dans le jardin à regarder le ciel sombre. Le mois d'avril venait à peine de débuter, et le ciel nuageux de Londres lui avait fortement manqué. Après la longue mission qu'il venait de subir dans un des pays chaud où la plupart du temps il était confiné dans une pièce, pouvoir respirer l'air frais était pour lui un sacré bonheur.

Les jours suivants, il avait tout simplement récupéré des livres de la chambre de sa sœur -ce qu'elle lui avait permit- et s'était mis à lire, toujours à l'extérieur. Si en rentrant, sa famille avait trouvé ça bizarre, aucun d'entre eux n'avait rien dit.

En fait, depuis sa dispute avec Neville, tout le monde semblait encore plus marcher sur des œufs avec lui. Personne ne lui avait encore fait de reproche ou n'avait entamé de conversation sérieuse. Même s'il était soulagé de cet état de fait, il aurait pourtant voulu aborder son départ avec sa famille. Pour la première fois depuis des années, il avait envie de faire le point avec eux. Peut-être qu'il pouvait enfin tirer un trait sur ce passé et finalement pouvoir avancer.

Dans la douleur ou dans la joie.

S'il était honnête avec lui-même, Harry savait très bien que les conversations qu'il allait avoir avec son père ou même son frère seraient douloureuses et pourraient même briser leur relation -inexistante certes. Mais après avoir frôlé, une fois de trop, aussi près la mort et avoir repensé à sa famille à ce moment-là, il se demandait si ce ne serait pas quelque chose qu'il regrettera lors de sa mort. Et si sa famille ne regrettera pas de ne pas lui avoir parlé.

Après les avoir fui et empêché tout contact entre eux, il leur devait bien ça. Le brun se souvenait très bien le nombre de fois où ses supérieurs l'avaient appelé lui annonçant que sa famille avait appelé et demandé de ses nouvelles, et vu la dangerosité de la mission, ils lui permettaient un coup de fil. Mais à chaque fois, Harry avait refusé, les fuyant, prétextant qu'il les appellera à son retour. Ce qu'il ne faisait jamais. Lui faisant rater de nombreuses choses.

A voir les nombreuses photographies présentes dans chaque pièce de la maison, il avait raté tous les anniversaires, les remises de diplômes, les fêtes. Tout. Sa famille avait continué à avancer et cela le rongeait. Il ne savait pas vraiment s'il les détestait pour avoir réussi à vivre sans lui ou s'il les remerciait.

Une part de lui avait juste envie de prendre les photos et de leur jeter dessus. Il n'était que la la pièce rapportée d'une famille. Si Neville et Elizabeth étaient les enfants biologiques, lui n'était que le fils de son père. Et encore, vu l'amour que lui avait fourni son père, il en doutait. Il avait toujours eu cette sensation de ne pas faire partie de cette famille, et les voir aussi souriant sur les photos ne faisait que renforcer ce maudit sentiment. Combien de fois était-il passé devant les portraits, à rester les contempler, le cœur meurtri ? Avant de se ressaisir et de se rappeler que lui aussi avait une famille dans l'armée.

Mais même cette pensée ne suffisait plus à le rassurer. Maître de ses sentiments, il savait qu'il avait un total contrôle sur lui même, seulement, il avait l'impression que les photos étaient la dernière goutte qui avait fait débordé le vase famille.

« Oh non, j'ai oublié ! »

Se concentrant sur sa sœur, il la regarda alors qu'elle lisait un de ses messages sur son téléphone. Silencieusement, il attendit qu'elle lève les yeux vers lui et ne soupire.

« J'ai un concours de sciences pour le week-end prochain, et je n'ai même pas commencé. Je n'ai aucune idée de ce que je vais faire ! »

Harry avait été étonné d'apprendre qu'Eli était une grande fan de science. Tout ce qu'elle faisait, touchait ou regardait était en science. Il avait appris qu'elle avait participé à de nombreux concours et en avait gagné quelque uns.

« Tu veux un coup de main ? » Lui demanda-t-il.

« Tu es doué en science ? »

Un sourire effleura ses lèvres alors qu'il revoyait le regard sceptique de Ron et Aiglon alors qu'il leur proposait une technique scientifique pour s'en sortir.

« Je me débrouille. »

Se mordillant la lèvre, Elisabeth hésita. Elle mourrait d'envie de faire participer son frère sur son projet. Mais quelque chose la retenait. Elle avait peur de le faire fuir.

Harry était parti alors qu'elle était encore une jeune enfant. Elle n'avait que très peu de souvenirs avec lui, que des photos mais elle se souvenait encore très bien d'à quel point elle avait pleuré à son départ. Elle n'avait bien sûr pas tout compris à ce moment-là mais lorsqu'elle fut un peu plus grande et qu'elle eut toutes les informations, elle en avait fortement voulu à ses parents d'avoir fait partir son frère.

« Okay, » sourit-elle tristement.

Se passant la main dans les cheveux, le brun la regarda du coin de l'œil avant de soupirer. Il arrivait très facilement à voir où allait les pensées de sa sœur. Même lui y avait songé et honnêtement il comprenait très bien le sentiment de sa cadette.

« Écoute, je n'ai pas l'intention de repartir. Et même si je le voulais, je me vois mal pouvoir disparaître sans faire de bruit, » il montra ses plâtres de sa main valide, « je suis là pour un petit bout de temps, d'accord ? »

Les larmes aux yeux, Élisabeth se sentit pourtant mal.

« Oui, mais quand tu seras guéri, tu partiras, pas vrai ? »

Grimaçant, il se demanda si c'était ce que ressentait à chaque fois Ron après ses permissions.

« Peut-être pas tout de suite, mon équipe et moi sommes pour le moment en incapacité de faire des missions. Le temps que chacun d'entre nous guérisse, puis qu'on soit déclaré apte et après on recevra notre ordre de mission. L'armée est mon travail, je ne peux pas jute leur dire non. » Il se racla la gorge tout en resserrant son étreinte autour de ses épaules. « Mais il vrai que je devrais repartir. Mais on a le temps. »

Ravalant sa salive, elle leva les yeux vers son frère.

« Et est-ce que tu reviendras ou pas ? »

Regardant sa sœur droit dans les yeux, il se sentit mal alors que l'espoir se lisait en elle. Allait-il revenir ?

« Les choses sont un peu … compliquées, mais j'essaierai de revenir. »

« Ne promets pas quelque chose que tu ne feras pas, » grogna-t-elle en se relevant.

Déposant le bol de pop-corn sur la table basse, il se redressa avec difficulté et regarda sa sœur.

« Je sais très bien qu'entre toi, papa et maman, ça va pas ! Tout le monde le sait ! Mais as-tu oublié que Neville et moi ont fait aussi partie de ta famille ?! Tu sais à quel point ton départ a été dur pour nous deux ? »

Acceptant les reproches, Harry la laissa parler.

« Tu sais qu'après ton départ papa et maman n'ont fait que se disputer ? A longueur de journée ! Tu sais que Neville a commencé à déconner lui aussi ? Est-ce que tu sais juste à quel point à chaque anniversaire, on regardait par la porte, espérant te voir rentrer ? Mais rien, tu n'étais pas là ! Tu n'as jamais été là ! »

Debout, le brun s'avança difficilement vers sa sœur et la prit dans ses bras.

« Pour ce que cela vaut, je suis désolé. J'ai toujours pensé à vous, tous les jours. J'ai aussi voulu rentrer mais … je n'y arrivais juste pas. Je n'ai jamais eu assez de courage pour pouvoir le faire. »

La reculant de quelques pas, il lui essuya les yeux alors qu'il lui souriait.

« Pardon. »

Resserrant son étreinte, il enfouit son nez dans la chevelure de sa sœur, tout en les lui caressant. Même si sa sœur n'avait pas accepté ou refusé ses excuses, elle acceptait sa présence, et pour lui, c'était probablement un bon début. Un léger poids s'était retiré de ses épaules. Demander pardon à un des membres de sa famille était probablement l'un des premiers pas dans la guérison.

« C'est pas que je ne t'aime pas, mais j'aimerai ne pas avoir à me changer, les escaliers et moi, on est pas trop ami, » taquina-t-il sa sœur.

Un immense sourire aux lèvres, la jeune fille se détacha de son frère avant de se reculer et de se rasseoir, tapotant la place à côté d'elle, invitant Harry à faire de même. Assis à côté d'elle, il se concentra sur l'épisode et soupira.

« Tu sais que je peux te dire qui est le coupable déjà ? »

« Tais-toi Potter ! » S'exclama sa sœur en lui lançant un coussin sur le visage.

C'est dans cette bonne humeur que le reste de l'après-midi se déroula. Harry essayant du mieux qu'il pouvait d'énerver Élisabeth alors que cette dernière tentait de le faire taire. Tous les deux heureux de partager ce moment n'avaient pas vu l'heure passer jusqu'à ce que Sirius et Remus rentrent chez eux, surpris de les trouver.

Après avoir récupéré une bière, Sirius Black se posa de l'autre côté de son filleul en passant son bras autour de ses épaules. Si Harry lui lança un regard sceptique, il n'en dit rien et se contenta de regarder le film, comme si leur présence était normale. Le silence apaisant continua jusqu'à ce que le téléphone de la seule fille ne sonne et qu'elle ne se lève et disparaisse sous les yeux surpris de son frère. Si les deux autres hommes ne semblaient pas étonnés qu'elle s'isole pour discuter aux téléphone, Harry resta quelques instants ébahi.

« C'est sûrement son petit-ami, » répondit Remus à sa question silencieuse.

« Pe … petit-ami ? » Bégaya Harry.

Éclatant de rire, Sirius se rapprocha de son filleul et lui serra la cuisse de son autre main. Pendant quelques minutes, il avait eu la sensation de revoir James alors que sa fille chérie lui annonçait qu'elle allait à un rendez-vous avec un garçon de son école. Le choc avait été la première émotion qu'avait affiché le visage de son ami avant qu'il ne se mette en colère et ne bégaie qu'il était hors de question que sa toute petite fille chérie -âgée de seize ans- ne sorte avec un quelconque détraqué-pervers qui avait jeté son dévolu sur elle. Un simple regard de la part d'Alice l'avait immédiatement calmé et obligé à laisser sa fille sortir. Et voilà maintenant deux ans qu'elle et son petit ami continuaient à se fréquenter au détriment de James.

« Ne fais pas le choqué alors qu'on sait que tu as une petite-amie toi aussi, » taquina-t-il.

Un regard noir le foudroya sur place alors qu'un sourire moqueur s'installait sur les lèvres de Remus et les siennes.

« D'abord, je ne suis pas choqué, mais est-ce qu'elle n'est pas un peu trop jeune pour avoir un petit-ami ? » Remus secoua la tête alors qu'Harry se retournait vers les escaliers tentant d'entendre sa sœur. « Ensuite, depuis quand ai-je une petite-amie ? »

S'asseyant sur la table basse, Remus posa ses mains sur les genoux d'Harry, un immense sourire sournois sur les lèvres. Du peu dont il se rappelait, le brun savait que ce sourire n'était pas bon signe, surtout sur le visage de son doux oncle Remus.

« Ta sœur a bientôt dix-huit ans, tu sais. Et puis n'aie crainte, Alice lui a déjà donné des cours d'éducations sexuelles, » ricana-t-il perfidement alors qu'Harry pâlissait de plus en plus. « Quant à ta petite amie, la blonde que James et Alice ont vu à l'hôpital. »

Le regard sur les escaliers, Harry se demanda en combien de temps il pouvait se débarrasser de ses oncles avant d'atteindre la chambre de sa sœur. Puis il soupira de désespoir. Non, il devait agir d'une meilleure manière. Connaître le nom et toutes les informations possibles sur ce perfide garçon était une bien meilleure chose.

« N'y pense même pas, » ricana Sirius à ses côtés. « James a essayé et je peux t'assurer que ta mère lui a bien fait regretter. »

« Luna n'est pas ma petite-amie, c'est juste sa façon d'être. Et Alice n'est pas ma mère, » grogna-t-il avant de sentir le bras derrière son épaule et les mains sur ses genoux se crisper.

Merde.

« C'est pas ce que je voulais dire, » murmura-t-il en passant une main dans ses cheveux.

Sirius savait très bien qu'Harry n'avait jamais voulu sortir sa phrase ainsi. Malgré ses nombreuses années où le brun avait été un monstre avec sa famille, le parrain savait à quel point c'était lui qui était le plus blessé. D'une certaine manière, il s'était totalement identifié à son filleul. La seule différence entre eux était que lui avait eu James alors qu'Harry n'avait que le vide.

Le policier n'avait jamais cautionné le comportement de son meilleur ami envers son fils. Combien de fois l'avait-il averti qu'il allait le perdre, que quelqu'un allait prendre sa place et qu'il s'en mordrait les doigts. Comme aujourd'hui il le faisait. De nombreuses disputes avaient eu lieu entre les trois meilleurs amis mais à chaque fois ils avaient fini par fermer les yeux. Ils avaient juste espéré qu'un jour James se réveille et remarque enfin le merveilleux fils qu'il avait.

Jusqu'à la fois de trop où ils avaient haussé le ton trop fort, alors que James avait décidé d'inculper Harry pour avoir dégradé un bâtiment, oubliant la présence du jeune homme à la maison. Sans même s'en rendre compte, les paroles avaient dépassé sa pensée et il avait lâché la bombe.

Harry n'était pas le fils d'Alice.

Si au départ, il n'avait pas remarqué le départ de son filleul, ce fut une heure plus tard qu'une Alice entra dans la pièce paniquée alors que la voiture et Harry avaient disparu. Après avoir compris qu'il avait probablement tout entendu, ils s'étaient lancés à sa recherche sans succès. Durant de longues heures, ils avaient tourné encore et encore, appelant les hôpitaux de peur que l'enfant ne soit blessé.

Ce ne fut que le lendemain qu'ils revirent le jeune brun, des cernes sous les yeux, la colère déformant ses traits. Sans une parole pour personne, il était tout simplement monté dans sa chambre, avait préparé son sac.

« Je pars pour l'armée. »

C'était les derniers mots qu'ils avaient entendu de lui. Âgé de dix-huit ans, aucun d'entre eux n'avait rien pu faire pour l'arrêter. Les premières semaines, ils avaient tous pensé qu'Harry avait fuit tout simplement. Ils avaient continué à le chercher encore et encore. Jusqu'à ce qu'ils reçoivent la lettre de l'armée, informant le bataillon auquel il appartenait. Puis ce fut le silence complet. Les dernières nouvelles qu'ils avaient eu furent lorsqu'il se retrouva lourdement blessé et qu'ils devaient se préparer au pire.

« On sait Harry, » murmura Remus, un sourire triste aux lèvres.

Remus Lupin se souvenait de tous les mauvais souvenirs. Plus particulièrement le malaise qu'avait eu James après avoir entendu que son fils, sa chair était probablement mort. Pour la première fois, il avait vu son ami paniquer et se sentir si désemparé qu'il fut obligé d'être hospitalisé pour la journée.

Il ne s'en était jamais autant voulu d'avoir été la personne, avec Sirius, à avoir dit à Harry qu'il n'était pas le fils de sa mère. La relation déjà conflictuelle avait été totalement brisé par leur faute. Il savait que Sirius en avait fait de nombreux cauchemars. Les premières semaines, il l'avait trouvé souvent alcoolisé, la photo d'Harry entre les nombreuses bouteilles.

Et voilà que dix ans plus tard, l'armée les avait enfin contacté. Harry rentrait à la maison. Leur cœur s'était légèrement allégé, en pensant revoir le jeune garçon, mais c'était faux. L'adolescent rebelle qui avait quitté la maison avait juste disparu laissant place à un homme. Si dix ans auparavant, il pouvait se vanter de lire les sentiments de son neveu, aujourd'hui, il avait l'impression d'avoir un mur face à lui. Rien ne filtrait de son visage, ne laissant que quelques sourires apparaître de temps en temps.

Aucune colère. Aucun ressentiment. Rien, le néant.

Et cela effrayait Remus. Faisant du volontariat auprès d'une maison de retraite de vétéran, il les avait vu, il avait vu leur regard, leur manière d'agir. La guerre était inscrite sur tout leur corps et leur visage. Et Harry avait la même manière d'être. C'est pourquoi Remus et Sirius s'en voulaient autant. Ils avaient tous les deux , cette impression que c'était de leur faute si leur neveu était devenu ainsi.

« Tu sais, » Remus se racla la gorge en jetant un coup d'œil à Sirius, « on n'a pas vraiment eu le temps de discuter avant ton départ. On n'a jamais vraiment eu l'occasion de s'excuser. »

Le regard surpris, Harry regarda les deux hommes ne comprenant pas vraiment de quoi ils s'excusaient.

« Que tu ais appris ainsi pour Alice, » murmura Sirius, la main devant le visage. « Ce n'était pas à nous de te le dire et encore moins de cette façon. »

Soupirant profondément, Harry posa sa tête sur le dossier du canapé alors qu'il essayait de rassembler ses idées.

« Si au départ, je vous en ai voulu, c'est passé, » grogna-t-il. « En fait, je devrais plutôt vous remercier. Si je n'avais pas appris cela cette nuit, pris la voiture et rencontré Alastor, peut-être que je serais devenu un délinquant, qui fréquente les prisons et qui n'apprends rien. »

« Oui mais, » commença Remus, « on est quand même désolé. »

Les yeux ouverts, il regarda son oncle et lui sourit.

« C'est plutôt moi qui suis désolé, j'ai pas dû vous laisser en paix après mon départ. J'ai souvent pensé à vous envoyer un courrier pour vous remercier, mais … je n'avais pas assez de courage. »

Attrapant la main de Sirius, et celle de Remus, il soupira et les observa.

« Merci, de m'avoir permis de m'en sortir. »

Ne trouvant rien à redire, les deux hommes ne firent rien d'autres que lui sourire, avant de se concentrer sur la télé, se moquant sans aucune gêne des acteurs. C'est dans cette ambiance que rentrèrent Hermione et Neville. Assis avec eux, aucun d'entre eux ne tenta de faire la conversation, se contentant de profiter de cette douce ambiance. Tous les cinq rigolèrent quand arrivèrent Alice et James qui s'assirent aussi avec eux. C'est dans une bonne ambiance que Élisabeth les rejoignit souriante. Reprenant sa place près d'Harry, il la regarda, une moue sur les lèvres.

« Un petit-ami, hein ? »

Si son commentaire lui valut quelques sourires moqueurs, Alice ne pût rien dire alors que quelqu'un venait de sonner à la porte. Allant ouvrir, elle fut surprise de voir un jeune homme blond aux yeux gris devant sa porte, habillé de son costume militaire. Du haut de son 1m80, des muscles ressortant de ses bras, les mains croisées derrière le dos, un sac sur ce dernier, l'homme devant elle l'effrayait légèrement.

« Bonsoir madame. Est-ce bien le domicile du Colonel Potter ? »

La voix glacée de l'homme devant elle lui envoya des frissons alors qu'elle hochait la tête, acquiesçant. Se décalant bien malgré elle de quelques centimètres, elle l'invita à rentrer et le dirigea vers le salon où se trouvait son fils.

« Colonel. »

Surpris, Harry se retourna avant de laissait échapper un immense sourire et de se relever. Dépassant le canapé, il se posa devant son ami et le regarda. Si durant quelques instants, le blond ne bougea pas, restant aussi froid, il finit par rouler des yeux alors que le brun éclatait de rire. La main droite rencontre la main gauche et les hommes partagèrent une accolade.

« Salut Potty, » finit par ricaner le blond. « Toujours vivant à ce que je vois, » continua-t-il tout en jetant un regard sceptique sur la famille Potter derrière son supérieur.

« Je ne mourrai pas alors que je sais que je peux te casser les couilles, Serpy, » taquina le brun.

Secouant la tête, le blond salua d'un signe de la tête les autres hommes.

« Je suis étonné que tu ne sois pas dans l'immense jardin que je vois. »

« Que veux-tu, je me soigne, » rigola le brun alors que son ami le connaissait trop bien. « Bien que je sois heureux de te revoir, que fais-tu ici ? »

Attrapant son sac à dos, le blond l'ouvrit et en sortit deux dossier.

« C'est le document pour Griffy. Il faut que tu le signes. Pouffy a été réquisitionnée par les renseignements pour une mission, quelque chose comme ça. »

Pour la première fois depuis le retour d'Harry, une tension apparut. Déglutissant, Drago se redressa, se mettant au garde-à-vous. Il savait très bien que son chef détestait quand les autres services venaient à leur demander de les aider. La seule raison pour laquelle il venait à réquisitionner l'un des leurs cela ne pouvait dire qu'une chose.

« Dans le jardin, tout de suite. »

James regarda son fils suivre son camarade et refermer la porte de la baie vitrée. Jamais il n'avait imaginé ce côté autoritaire du brun. Du peu qu'il en avait vu ces derniers jours, son fils avait été plutôt calme, ne laissant jamais rien transparaître. Sans quitter Harry du regard, il entendit Alice se lever et aller ouvrir la porte d'entrée avant de vite revenir.

Quittant les yeux de son fils, il les posa sur sa femme qui avait les larmes aux yeux. Ne comprenant pas, il se redressa et la serra dans ses bras, alors qu'elle sanglotait, sous le regard surpris de tout le monde.

« Lily est de retour. »

Les yeux grands ouverts, James chercha son fils du regard.

Pour la première fois depuis cette longue semaine, le père Potter paniqua alors qu'Harry semblait effrayé par le dossier qu'il tenait en main.


Fin du chapitre.

Et voilà. Le retour de Lily. Que va-t-il donc se passer ? Que veut donc la femme ? Comment va le prendre Harry et sa famille ? C'est un nouveau problème qui se pose alors que les autres n'ont toujours pas été résolus. Ca va se révéler compliqué pour la famille Potter.

Mais malgré tout, il y a eu un pas en avant par la famille Potter. Du moins avec les membres avec qui tout va a peu près bien. Malheureusement il reste encore un long chemin à parcourir.

Oh, et mon cher Drago, convaincant ou pas ? Héhé ! A votre avis, qu'est-ce qui se cache derrière son histoire ?

J'attends avec impatience vos retours.

Je vous dis à la semaine prochaine.

Khay.