Les Combats d'une Vie

Disclamer : Rien n'est à moi à part l'idée de l'histoire.

Couple : Harry/Charlie principalement. James/Alice. Neville/Hermione. Le reste : Surprise ! :D - C'est un rating M

Thème : UA Sans magie - Armée - Famille - Romance - Drame - Policier

Parution : Un Chapitre par semaine - plus particulièrement le vendredi.

Histoire : Elle est en cours d'écriture. Actuellement 29 Chapitres, je n'ai plus que l'épilogue à écrire .

Correctrice : Patmol25 (Merci !)

Blabla de Moi !

Bonjour, Bonsoir !

Très bien nous voici pour ce nouveau chapitre ! La semaine est très vite passée, notamment pour moi, j'ai pas arrêté de courir, entre l'anniversaire de mon frère, les sorties et les rendez-vous, c'est très dur ! Donc j'en profite maintenant pour me poser et faire ce que je veux, dont publier mon chapitre !

Je dois avouer que je n'ai toujours pas écris mon épilogue, mais je suis décidée à le faire parce que dans dix jours, je rentre à l'école ! Donc il est plus que temps. Mais je suis actuellement en train d'écrire une autre histoire (assez courte), et j'espère pouvoir vite la publier aussi, en compagnie de celle-ci. Mais je n'en dis pas plus.

Je tenais à remercier Archer60 de ta review (je suis désolée, ce chapitre va à nouveau être un peu chargé, mais c'est un nouveau début donc il fallait que je mette tout ça bien. Les chapitres sont un peu plus doux après. Du coup, j'espère que tu vas quand même aimer ce chapitre :) ).

Très bien, ce chapitre marque le début, d'où le titre ! Il va y avoir beaucoup à lire ! Beaucoup d'informations, beaucoup de sentiments. Mais malgré tout, je l'aime bien, et plus particulièrement parce qu'il y a un joli Lemon héhé ! (Même si je ne suis pas sûre de l'avoir bien écrit) Enfin bref, je n'en dis pas plus !

Avant de vous laisser, je tenais à partager tout mon soutien avec les victimes à la fois de Charlottesville et de Barcelone. Je suis de tout cœur avec eux.

On se retrouve en bas.

Enjoy,

Khay.


Huitième Chapitre.

The begginning

Le bras enfin libre, Harry poussa un soupir de soulagement alors que Théo s'attaquait à faire disparaître le plâtre de sa jambe. Le mois de juin était sur le point de débuter et il voulait vraiment profiter du soleil qui pointait le bout de son nez. Et la meilleure façon c'était de ne plus être encombré de ses plâtres, surtout qu'il commençait à en désespérer. Deux mois était bien trop long pour rester aussi difficilement immobilisé. Il avait l'impression d'accumuler de plus en plus de graisse. Ne pas pouvoir faire du sport ne l'aidait pas à la famille non plus. Entre les soirées séries avec pleins de cochonneries, les vendredis où tout le monde se réunissait et mangeait comme vingt, les dimanches midi où parfois certains collègues de son père venaient pour regarder des matchs avec lui, Harry avait l'impression de ne faire rien d'autre que manger.

Mais c'était fini. Les plâtres disparus, il était décidé à faire du sport et à perdre les quelques kilos en trop qu'il avait pris. Il restait encore un petit moment avant que sa nouvelle mission ne lui soit communiquée pour qu'il puisse transpirer un peu. Pour une fois que le temps était son ami et son ennemi, il avait bien l'intention d'en profiter. Autant pour ça que pour passer du temps avec sa famille. C'était assez bizarre de se dire qu'il n'était pas pressé de repartir. Il n'avait plus cette habitude de désirer rester à un même endroit.

« Comment ça se passe, avec ta famille ? » Entendit-il Théo demander.

La main dans les cheveux, il baissa ses yeux vers son ami qui découpait son plâtre, avant de les fermer. Il essaya de rassembler ses pensées pour pouvoir bien répondre au médecin et ne pas se tromper dans ses mots. Il n'était pas tout à fait sûr de comprendre et pouvoir expliquer sa relation avec chacun des membres de sa famille. C'était si bizarre. D'un côté avec Elisabeth, les conversations étaient assez simples et vraiment marrantes. Il n'y avait aucune gêne entre eux deux. Même quand ils parlaient de son petit-ami. Il s'était presque fait à l'idée. C'était si naturel. Mais il ne pouvait pas en dire autant pour les autres membres de sa famille.

Rien qu'à commencer par son frère. Neville le regardait toujours de loin et du coin de l'oeil. Il ne lui parlait pas, préférant garder le silence et lui lancer un regard noir dès qu'il le pouvait. Oh, et quand ce n'était pas un regard mauvais, il le jaugeait. C'était vraiment déroutant de voir un peu son petit frère adopter ce comportement. Mais ce n'était pas vraiment la chose qui gênait Harry. Ce qui le dérangeait, c'était plus cette retenue dont son petit frère faisait preuve. Il avait cette sensation que Neville avait beaucoup de chose à lui dire, à lui faire comprendre, mais qu'il n'osait pas, ou il ne savait pas vraiment. Bon, en même temps, s'il était honnête, lui-même n'allait pas discuter avec son petit-frère. Il gardait ses distances, peut-être par peur. A part le saluer lorsqu'il le croisait, il ne cherchait rien de plus. Il se rappelait même s'être éloigné une fois de Neville alors qu'il le voyait prêt à en découdre avec lui. Etait-ce à cause du fait qu'il était enfin « proche » de son père et de sa mère ? Avait-il peur qu'en se disputant avec Neville, ses parents s'éloignent de lui ?

C'était une de ses angoisses. Même si c'était étrange de voir James discuter avec lui de choses banales comme importantes, ou encore de rire, s'amuser avec lui, comme il le faisait avec Neville, il devait avouer que c'était un peu plaisant. Bon, parfois c'était étrange. Particulièrement quand il était assis seul sur le canapé à regarder la télé et que son père venait, passait son bras autour de ses épaules et restait juste dans cette position. Harry se sentait toujours crispé, un peu sur ses gardes. Même s'il comprenait le besoin de son père à être proche de lui, c'était tout nouveau pour lui. Et cela l'angoissait. Il avait vraiment peur que tout ceci ne soit qu'un rêve. Et c'était peut-être pour cette raison qu'il n'arrivait pas encore à l'appeler papa. Maintenant qu'il y pensait, il évitait de l'appeler, en fait. Sauf qu'en faisant ça, il était inquiet à l'idée que l'homme ne se dise que c'était une mauvaise idée et abandonne l'idée d'avoir une relation avec lui. Pourtant l'homme ne partait pas et revenait à la charge, à chaque fois. Et c'était le plus rassurant, de voir l'homme ne pas abandonner l'idée d'être un vrai père pour lui.

La seule personne avec qui sa relation s'est très vite remise sur les roues, était bien sa mère. Depuis qu'il lui avait parlé dans la voiture, le léger mur qu'il y avait entre eux, c'était comme brisé en mile morceaux. Plus besoin d'être froid ou de faire semblant. Il avait à nouveau sa mère à ses côtés. Et cela lui avait tant manqué. Bien trop. Maintenant qu'il goûtait à nouveau à l'amour maternel, il savait qu'il ne pouvait plus s'en passer. C'était juste impossible. Et il ferait tout pour préserver ça. Il ne voulait pas abandonner ça.

Et puis de toute façon, les Potter n'abandonnaient jamais.

« Bien, j'imagine. C'est … bizarre, » répondit-il. « J'ai l'impression d'être dans un monde parallèle. »

« Mais ça se passe bien ? »

« De ce côté là, pas de soucis. J'ai juste …, tu sais, l'impression d'avoir posé un mur entre eux et moi. »

Surtout avec son père et Neville. C'était assez dur de ne pas faire ce pas qu'ils attendaient de lui. Il voulait vraiment le faire, il se voyait le faire. Mais dès que cette idée traversait son esprit, il avait l'impression de reculer de deux pas. Il se savait pas suffisamment prêt. Mais il ne pouvait pas faire autrement. Dans une relation, il ne pouvait pas attendre que tout vienne de l'autre. Il se devait lui aussi de faire un pas vers eux. C'était une nécessité.

« Te rappelles-tu quand tu es venu me voir en colère parce qu'on t'avait imposé Drago dans ton équipe ? »

Oh que oui qu'il s'en souvenait. Même un peu trop bien, peut-être. Il s'était sentit tellement en colère d'avoir quelqu'un à prendre en charge, qu'il en avait presque insulté son supérieur. Ce qui lui avait valu plus de trois semaines de corvées, de pompes et de tours de casernes à faire. Mais surtout beaucoup de moqueries de Théo, Ron et Luna. Ce qui n'était pas très sympa de leur part, mais il devait avouer que des années plus tard, son comportement avait été excessif. Sauf qu'à l'époque, il ne comprenait pas pourquoi ce crétin de blondinet devait faire partie de son équipe. Il ne voyait en lui qu'un fils de bourgeois qui ne devait probablement écouter personne. Alors à chaque fois que le blondinet tentait une approche vers lui, il se rappelait l'avoir envoyé balader ou l'avoir regardé de la même manière que Neville le fixait aujourd'hui.

« C'était plus qu'un mur que tu avais mis entre lui et toi, » ricana le docteur en se rappelant des monstrueuses colères de son ami. De nombreux paris avaient eu lieu à la base sur lequel céderait en premier. Le blond ou le brun. « Pourtant regarde aujourd'hui, vous êtes devenus plus que des collègues, non ? »

« Bien sûr ! Drago est mon frère ! »

Après plus de six mois de lutte entre eux, une mission leur avait été confiée. Malgré le ressentiment qu'il avait pour le blond, il avait fait preuve de discernement et avait lancé la mission en laissant ses sentiments de côté. Si au début, tout s'était déroulé comme il le fallait, les complications étaient venues beaucoup plus tard. Blessé gravement, il avait ordonné au blond de partir avant que leurs ennemis ne les rattrapent, mais ce dernier avait simplement souri narquoisement, et l'avait embarqué avec lui vers une zone sécurisée.

« Ce n'est pas dans mes habitudes de laisser les gens derrières, tout comme toi. C'est pour ça que j'ai demandé à être dans ton équipe et pas dans une autre. »

Harry savait que les mots du blond avaient fait mouche dans son esprit. Bien sûr qu'il ne laissait personne derrière. Cela faisait bien trop mal de se retourner et de ne voir que le vide. Mais savoir que le blond avait demandé à les rejoindre pour cette raison avait toujours été une source de fierté pour lui. Et c'est ainsi que tous les deux avaient commencé à se rapprocher jusqu'à devenir des frères. Bien qu'ils se soient disputés de temps en temps après cette mini paix installée entre eux, cela se transforma plus en taquineries qu'en véritable combat des mois après.

« Peut-être qu'il serait temps pour toi de voir ta famille comme un allié et non pas comme une ennemie ? »

Ses yeux se fixèrent sur Théo alors qu'il jetait le plâtre à côté de lui. Il regarda le docteur enlever ses gants et se mettre debout face à lui, un sourire aux lèvres. Ses mains dans les poches, le brun se contenta de le regarder , attendant probablement qu'il lui parle. Parfois il se demandait si Théo était uniquement son médecin. s'il n'était pas aussi son psychologue.

« Pourtant, elle a plus été mon ennemie que mon allié. »

« Toi comme moi savons que je ne sais pas ce que c'est que d'avoir une famille, » soupira Théo, « pourtant grâce à toi, Drago, Ron et les autres, j'ai appris à m'ouvrir à vous. Petit à petit. Lorsque Noël arrive, c'est à vous que je pense. Pour mon anniversaire et les vôtres, c'est la même chose. Pourtant, j'ai toujours cette maudite peur qu'un jour vous me trahissez et que je me retrouve comme avant, seul. »

C'était sa triste vie. Né en prison d'une mère condamnée pour meurtre, il n'avait jamais eu l'opportunité de connaître son père. Après tout, sa mère l'avait assassiné le jour où elle l'avait trouvé au lit avec sa maîtresse. C'était ironique de savoir qu'une femme enceinte avait tué de sang froid son mari et de se dire que lui avait passé quelques années à en sauver. C'est pourquoi dès sa naissance, il avait été placé dans un orphelinat, et n'avait connu que ça. Lorsqu'il avait découvert l'histoire de sa famille, il avait été en colère. Beaucoup. Jusqu'à ce que Harry ne le retrouve et le rassure, en lui disant qu'au pire, il pouvait inventer sa famille. Et qu'il acceptait d'être le grand frère protecteur. Ce qu'il avait trouvé adorable.

« Tu sais qu'on ne fera jamais ça ! » S'exclama violemment Harry.

« Je sais, mais c'est ça une famille. C'est les personnes les plus proches de toi, les personnes que tu aimes le plus. Mais surtout les personnes les plus dangereuses. En un geste, une parole, elles peuvent te faire plus mal que n'importe qui. Peut-être même plus qu'une balle. Pourtant je continue à chercher après toi, à m'inquiéter pour toi. Parce que tu es ma famille, Harry. Et c'est ce que fait une famille. »

Le brun regarda son ami se rapprocher de lui et passer sa main dans ses cheveux, souriant. Malgré leur nombreux échanges, ni lui, ni Théo n'avaient l'habitude d'en parler ainsi. A part quelques 'je t'aime' amicaux lancés par ci et par là, ils ne reparlaient jamais leur relation. Ce n'était pas par pudeur ou par peur, c'était juste tellement inscrit en eux qu'ils n'en ressentaient pas le besoin.

« Pourquoi ne pas t'ouvrir à ta famille et leur permettre de faire partie de ta vie ? Si, et je dis bien si, quelque chose se passe mal, n'oublies pas qu'être une famille ne dépend pas seulement du sang. Ton autre famille est derrière toi et prête à tout faire pour que tu ne souffres pas. »

La lèvre inférieure maltraitée par ses dents, Harry tira son ami vers lui et le serra dans ses bras. Après ses paroles, il avait l'impression qu'un poids venait de s'alléger de son cœur. Il avait complètement oublié à quel point cela faisait du bien d'avoir Théo près de lui. L'homme avait toujours su comment faire ou quoi dire pour qu'il aille mieux. Il trouvait à chaque fois quel mot mettre sur ses émotions et comment le rassurer.

« Merci, » murmura-t-il en se détachant.

Debout sur ses pieds, il s'étira, sautilla sur place tel un enfant, un immense sourire aux lèvres. Il était enfin complet. Plus de plâtres !

« Bien et maintenant si on discutait de ta rencontre avec Charlie ? »

Les yeux grands ouverts, le brun se tourna vers son ami, choqué. Ce dernier éclata de rire avant de le regarder vicieusement.

« Tout se sait, Potter, et je sais tout. »

Grognant contre son ami, il s'étira le bras et soupira de bonheur en faisait craquer ses muscles.

« Il m'a appelé. Trois fois. »

Trois fois en une semaine, mais Harry n'avait pas eu le courage de répondre. Il avait l'impression que s'il venait à répondre, tous ses sentiments lui reviendraient en pleine face. Charlie avait été le seul homme qu'il avait aimé. S'il avait été une fille, il aurait probablement dit qu'il était son prince charmant, mais il ne l'était pas. Il avait totalement peur de ce qu'il ressentait pour le roux. Cela avait toujours été intense entre eux, comme s'ils étaient en total osmose. Mais Harry n'était pas prêt à revivre une aussi douloureuse rupture.

« D'après Ron, vous avez tous les deux soufferts, tu sais ? »

Bien sûr qu'il le savait ! Il n'était pas stupide ! Charlie l'avait probablement plus aimé que lui ne l'avait fait. Le roux avait vraiment tout donné pour lui. Il savait très bien que leur rupture avait été horrible pour lui aussi. Mais pourtant pourquoi revenir vers lui ? Tous les deux n'avaient plus le temps pour l'autre, qu'est-ce qui aurait bien pu changer en si peu de temps ?

« Prends ton temps, c'est tout ce que je peux te conseiller, » sourit Théo. « Bien ! Tu peux y aller ! N'oublies pas le repas prévu avec l'équipe. »

Levant la main pour le saluer, Harry se dirigea vers les autres chambres de l'hôpital, sans se soucier du reste. Un sourire aux lèvres, il frappa à l'une des portes et entra après avoir reçu l'autorisation.

Allongé sur son lit, son ami Ron le regarda, un immense sourire aux lèvres, heureux de revoir son colonel. Se rapprochant de lui, il le serra dans ses bras, soulagé. Le brun se recula et regarda son ami.

Lui et Ron se connaissaient depuis maintenant plus de dix ans. Tous les deux avaient débuté en même temps leur carrière militaire. Assignés à la même chambre, ils avaient vite appris à se connaître. Si aucun des deux ne s'étaient dévoilés au début, tous les deux avaient vite finis par s'ouvrir et devenir très proche.

Le roux lui avait très vite expliqué qu'il s'était engagé pour pouvoir aider sa famille. Avant-dernier fils d'une grande fratrie, le garçon avait une petite sœur qui faisait la fierté de toute leur famille. Ginevra Weasley avait été attendue par tous les hommes de la maison, et à sa naissance, elle avait été un moment de joie. Mais lorsqu'aux dix-sept ans de Ron, sa maladie s'était déclenchée, le roux n'avait pas eu d'autre choix. Il avait décidé d'arrêter l'école et de travailler pour aider ses parents à financer les soins de sa sœur. Entre son grand-frère, Percy qui était à l'université, Bill qui se trouvait à l'étranger et les jumeaux qui avaient ouvert leur entreprise, la famille était légèrement à court niveau argent.

L'armée avait été la solution pour Ron. Chaque mois, il envoyait une grosse part de son salaire à sa famille, les aidant du mieux qu'il pouvait. Et même si dix ans après, sa sœur allait mieux, il continuait à envoyer l'argent sur un compte, prêt à être utilisé en cas de rechute. Harry avait été impressionné par l'amour familial des Weasley.

« Comment te sens-tu ? » Demanda-t-il au roux.

« Bien ! C'est ma dernière semaine dans ce trou ! Je comprends pas comment Théo peut supporter de travailler ici ! »

Le brun ricana. Lui et le roux se ressemblaient bien trop pour que cela soit vrai. A chaque fois qu'il entrait dans ce maudit hôpital, il pensait la même chose.

« Pressé de rentrer ? »

« Pressé de manger de la vraie nourriture ! »

Un éclat de rire se fit entendre dans la pièce alors qu'Harry se sentait enfin bien. Savoir que son ami pensait autant à la nourriture voulait dire qu'il allait bien. Bien mieux qu'avant. C'était ainsi qu'il savait quand Ron se sentait bien ou qu'il allait mal. S'il venait à refuser de manger, lui et les autres pouvaient crier à l'aide parce que ce n'était pas leur ami.

« Comment vont tes parents ? Rassurés ? »

« Oh oui. Ma mère m'a hurlé dessus tellement fort que tout l'hôpital l'a entendu je crois, » le roux marqua une courte pause, « elle a même crié sur Théo, tu imagines ? »

C'était ainsi qu'était la famille Weasley. Et plus particulièrement la mère de famille qui était une louve avec ses enfants. Donc cela n'étonnait pas du tout Harry de savoir qu'elle avait hurlé pour montrer sa colère et son inquiétude.

« Et tes frères ? Ils sont passés ? »

« Aurais-tu peur de recroiser Charlie ? »

Harry grimaça alors qu'il voyait un sourire amusé s'installer sur le visage de son ami.

« Je sais absolument tout, Harry. Tout. »

Un soupire franchit les lèvres d'Harry alors que Ron ricanait dans son coin. Bien sûr qu'il le saurait qu'ils s'étaient revus tous les deux. C'était obligatoire.

« Toi et Théo êtes les pires commères que j'ai rencontré. Vous battez même les voisines de mes parents. »

Son ami se contenta d'éclater de rire alors qu'il détournait son regard vers la fenêtre et passa sa main dans ses cheveux.

« Le revoir m'a rappelé à quel point il m'avait manqué. »

Hochant la tête, le roux était heureux que son ami se confie à lui. Tous les deux savaient que l'homosexualité était mal vu à l'armée. Mais pour Ron, cela n'avait jamais été un problème. Depuis le début, il était ouvert d'esprit. Alors quand son frère et son meilleur ami avaient commencé à sortir ensemble, il avait juste haussé les épaules et les avait laissé faire. Surtout lorsqu'il s'était rendu compte à quel point les deux hommes s'aimaient. C'était quelque chose de si intense, de si violent qu'il en avait été jaloux. Il avait aussi assisté à la douleur des deux hommes alors qu'ils venaient juste de se séparer. Cette peine qui avait à la fois saisi Charlie que Harry. Il les avait vu souffrir en silence, à la recherche de leur autre moitié. Mais sans jamais réussir à se retrouver. Pourtant, Ron en était sûr, tous les deux s'aimaient encore et avaient juste besoin de se le rappeler.

« C'est pour ça que tu ne réponds pas à mes appels ? »

Se retournant brusquement vers la porte, Harry regarda Charlie debout à le regarder. Les battements de son cœur lui rappelèrent alors à quel point il avait l'impression de revivre quand le roux était face à lui. Ses yeux bleus fixés sur lui le transperçaient comme s'ils cherchaient à lire en lui.

Sans le réaliser, le roux était près de lui, lui avait attrapé le bras et le tirait dans le couloir vers l'extérieur du bâtiment. Se laissant traîner, Harry laissa Charlie le jeter à l'arrière de sa voiture et s'engouffrer à son tour à ses côtés. Déglutissant, il se recula contre la portière, son crâne contre la vitre teintée alors que le roux se rapprochait de plus en plus.

Ses yeux verts semblaient hésiter à se fixer quelque part, allant des yeux du roux jusqu'à ses lèvres. Son cœur tambourinant dans sa poitrine, il ne se sentit pas agripper les bras du roux alors que ce dernier le dominait totalement. Charlie avait toujours été trop grand pour lui.

La bouche entrouverte, il laissa l'autre homme se rapprocher de lui, doucement, comme pour l'apprivoiser. Le souffle du roux sur ses lèvres, il combla de lui-même les quelques centimètres et l'embrassa. Une explosion de sentiment le traversa violemment. Tous les souvenirs et les sensations qu'il avait ressenti en présence du roux venait de se rappeler à lui. A quel point avait-il oublié la texture des lèvres de l'homme. La douceur de ses mains qui se faufilaient sous son pull. La taquinerie de sa langue qui demandait à rejoindre la sienne.

Se cambrant pour être plus proche du roux, un gémissement s'échappa de ses lèvres alors que son érection rencontrait celle de Charlie. Cela avait toujours été ainsi. Au moindre effleurement, au moindre baiser, il se retrouvait excité. Totalement. Tout son corps avait besoin de montrer à quel point il était dépendant du roux. Tant que le roux ne le lâchait pas, son excitation ne descendrait pas. Parfois un simple regard le rendait fou.

Les bras en l'air, il laissa le roux le débarrasser de son haut, le laissant torse nu et lui mordillant le cou, alors qu'il ondulait contre lui. Ouvrant la ceinture de l'autre homme, il gémit en sentant la langue de Charlie effleurer un de ses tétons alors que l'une de ses mains caressait ses fesses.

Le pantalon de l'autre homme totalement ouvert, il se redressa légèrement et le descendit totalement en même temps que le boxer. L'érection du roux le laissa comme chaque fois ébahi. Charlie avait toujours été gâté par la nature. Il avait toujours eu du mal à comprendre comment le sexe de son ancien petit-ami avait pu entrer en lui.

Remarquant le sourire aux lèvres de l'homme, il le regarda se redresser et retirer son haut. Son torse sous ses yeux, Harry se redressa et l'effleura doucement, comme pour se rappeler à quel point cela lui avait manqué. Traçant de ses doigts chaque abdo de son ami, il effleura les deux tétons et retraça doucement le torse jusqu'à descendre ses mains vers l'intimité du roux. Alors qu'il touchait le sexe, l'homme aux yeux bleus les ferma et laissa échapper un gémissement.

Dégageant la main de Harry, Charlie se pencha vers lui et l'embrassa passionnément, comme si demain n'existait pas tout en ouvrant le pantalon du brun. Lui retirant ses chaussures, il tira sur le jean et le jeta vers la pile de vêtements. Tous les deux nus, le roux se cala contre le dossier du siège et tira le brun vers lui, le faisant s'asseoir à califourchon sur lui. Sans le quitter des yeux, il posa ses mains sur ses fesses le rapprocha de lui, faisant rentrer en contact leurs deux érections.

Le roux déposa des baisers sur les joues, le nez du brun avant de se jeter sur ses lèvres tout en ondulant des hanches. l'une de ses mains glissa vers l'anus du plus jeune. Son index taquina doucement le petit brun. Ne sentant aucune résistance, il enfonça son doigt totalement tout en continuant à onduler et en regardant l'expression de Harry. Sentant qu'il était habitué, il rajouta un deuxième doigt alors que son autre main se dirigeait vers l'érection du brun et ses lèvres suçotaient sa peau.

Sans quitter le brun du regard, le roux rajouta un troisième doigt et laissa échapper un sourire alors qu'il venait de trouver la prostate de l'homme qu'il aimait. Sans cesser ses mouvements de doigts, il déposa le brun sur la banquette et se positionna au-dessus de lui, excité par l'expression indécente de Harry. Alors qu'il retirait ses doigts et se positionnait pour le pénétrer, il se fit arrêter.

« Il n'y a eu personne depuis toi, alors …, » murmura timidement le brun.

« J'irai doucement, » répondit le roux tout en l'embrassant, heureux de la confession.

Tout en douceur et le regard sur l'autre, il commença à le pénétrer délicatement, s'enfonçant en lui doucement. Alors qu'il était enfin dans le brun, Charlie posa sa tête sur celle de son compagnon et respira profondément l'odeur de l'autre. Depuis combien de temps rêvait-il de posséder à nouveau ce corps ? Embrassant le brun, il se redressa et entama un lent mouvement de va-et-vient, cherchant à nouveau la prostate de l'autre. Lorsqu'il la trouva à nouveau, il accéléra le rythme, la touchant violemment à chaque fois, entraînant Harry de plus en plus vers l'orgasme.

Le dos arqué, le jeune Potter se libéra en criant le nom de son partenaire alors que Charlie se libérait en lui. L'orgasme les ayant tous les deux dévastés, ils restèrent l'un sur l'autre allongé dans une position bizarre dû à l'étroitesse du véhicule.

Après de nombreuses minutes, Charlie toujours en Harry, se redressa doucement et embrassa le brun, caressant ses cheveux.

« Lorsque nous nous sommes séparés, j'ai essayé du mieux que je pouvais de t'oublier. Je me suis dis qu'après la deuxième rupture, nous n'étions pas fait pour être ensemble finalement. Alors je m'étais dis que c'était le bon moment pour passer à autre chose. J'ai tout tenté. Mais je n'ai jamais réussi. Lorsque je rencontrais quelqu'un,je le comparais à toi. Lorsque je voyais un couple, je t'imaginais à mes côtés. J'ai beau essayé de fuir, Harry, mais mes sentiments me reviennent à chaque fois en pleine face. »

S'appuyant sur ses coudes, le roux fixa le brun, un sourire triste aux lèvres.

« Je suis totalement et complètement amoureux de toi. »

Un hoquet s'échappa de la bouche d'Harry alors que les paroles du roux résonnaient dans sa tête.

« Je t'ai cherché après notre rupture mais tu étais déjà en mission et à chaque fois que j'essayais de te retrouver, je n'y arrivais pas. Quand je t'ai vu à l'hôpital, mon cœur s'est remis à battre comme la première fois que je t'ai vu. J'avais enfin ma chance de te retrouver. »

Sa main caressa doucement la joue du brun.

« Je suis prêt à faire toutes les concessions qu'il faut, Harry. J'ai compris que ma vie ne vaut pas la peine si tu n'es pas avec moi. J'ai besoin que tu me laisses une chance, s'il te plait ? »

Alors qu'il ouvrait la bouche pour lui répondre, son téléphone sonna. Autant Harry que Charlie connaissaient cette sonnerie. La sonnerie réservée aux urgences. Se retirant du brun, il lui attrapa son téléphone et lui donna. Soupirant face à la non-réponse de l'homme qu'il aimait, il commença à se rhabiller en même temps.

Habillé, Harry continua à écouter les ordres qui lui venaient de Maugrey, tout en fixant le roux. Sa déclaration l'avait touché. Bien sûr qu'il voulait recommencer à vivre sa relation avec lui. Il ne savait juste pas comment lui faire comprendre ça. Appuyant sur la touche pour couper le micro, il se redressa d'un habile mouvement et se retrouva assis sur l'autre homme.

Les yeux verts fixèrent les yeux bleus, un sourire aux lèvres, avant de se pencher et de l'embrasser, délicatement.

« D'accord, allons-y doucement, » murmura-t-il aux roux qui lui fit un immense sourire, avant d'ouvrir la portière et de sortir pour enfin récupérer son véhicule, tout en saluant son … petit ami ?

Assis derrière le volant de sa voiture que Théo avait conduit ce matin devant l'hôpital, il perdit immédiatement son sourire alors que les paroles de Maugrey venaient de lui mettre une claque. Après avoir raccroché avec l'homme, il resta quelques instants indécis sur les mouvements à suivre. Peu importe à quel point il avait fait un pas dans sa vie, il avait l'impression que dans peu de temps, il en ferait bien trop en arrière. Un sourire amère sur les lèves, il claqua son front contre le volant, avant de se décider. Il pouvait en faire un, pour essayer de se racheter. Recherchant son père dans ses contacts, il lui envoya un texto.

« Je suis désolé. »

Le regard sur l'immense tableau présent dans leur salle, James sentit Sirius se rapprocher de lui. Voilà maintenant un jour qu'ils étaient tous les deux sur la même enquête. La veille, ils avaient été appelé au centre de Londres dans une petite ruelle sombre pour un cadavre, découvert par un gérant de bar. Tous les deux étaient partis sur les lieux, ne se doutant pas du tout de ce qu'ils allaient découvrir.

Allongé sur le sol, un homme aux cheveux gris, de petite taille avait le pantalon baissé sur les chevilles. Une balle dans la tête, une balle dans le cœur et une balle dans les parties intimes, les deux policiers savaient que c'était une pure et simple exécution. La victime à la moustache grise avait les yeux ouverts vide de vie. Sur le bras droit se trouvait un tatouage vert représentant un crâne avec un serpent lui sortant par la bouche. Un jour plus tard, aucun des deux n'avaient découvert quoique ce soit. Même pas le nom de l'homme. Il était un total mystère pour la police entière.

Un soupir aux lèvres, il attrapa son téléphone. Cela faisait maintenant plus de deux heures que Harry lui avait envoyé ce drôle de texto et il s'était demandé pendant un court instant si son fils ne s'était pas trompé de destinataire. Bien qu'intérieurement il avait cette petite voix vicieuse qui lui susurrait que son fils s'excusait d'avoir fuit encore une fois. Surtout que maintenant qu'il était libéré de ses plâtres, plus rien ne pouvait le retenir. Pourtant, il se forçait à ne pas l'écouter, il connaissait son fils et ce n'était pas son genre. Il ne partirait pas en envoyait un simple texto. Du moins, il l'espérait.

« James ? » l'appela Sirius. « On est convoqué par le chef. »

Le père Potter suivit son meilleur ami dans une des salles de conférence. Tous leurs collègues du département des Crimes Majeurs, du Grand Banditisme et Anti-terroristes étaient déjà présents. Chacun d'entre eux salua James. Chef de sa division, l'homme ayant l'habitude d'en recevoir. Assis en bout de table, il échangea quelques informations avec ses subalternes lorsque Albus Dumbeldore, Commissaire en Chef du Commissariat de Londres et Amélia Bones, Procureur Générale entrèrent. Pensant qu'ils n'étaient que tous les deux, James garda son regard sur eux lorsqu'une exclamation se fit entendre.

Son regard se porta alors sur les personnes qui suivaient les deux autres. Drago Malfoy suivait Amélia dans un costume de cérémonie bleue, son grade afficher sur ses épaulettes. Les cheveux tirés en arrière et sa casquette sous le bras, l'homme se contenta de darder un regard glacial sur l'ensemble de la pièce. Suivi de la jeune fille qui avait embrassé son fils à l'hôpital, habillée elle aussi de son costume de cérémonie, le visage fermé. Terrifié, James fixa la dernière personne qui venait de fermer la porte.

Harry Potter.

Debout devant tous les autres, James regarda Dumbeldore prendre la parole alors que Harry laissait son regard parcourir la pièce.

« Bonjour, » salua le vieil homme. « Je sais que bon nombre d'entre vous se pose des questions, je vais essayer d'y répondre du mieux que je peux. »

Le commissaire se tourna vers les trois militaires et agita sa main devant chacune d'entre-elle.

« Je vous présente le Sous-Lieutenant Luna Lovegood, le Lieutenant Drago Malfoy et le Colonel Harry Potter. »

Chacune des personnes hocha la tête. Puis Dumbeldore invita Harry a avancer à sa place et expliquer la raison de sa présence.

« Hier, vous avez découvert un cadavre à Londres. Habituellement, l'armée ne se mêle pas des affaires de la police mais ceci est un cas spécial, » parla puissamment son fils, froidement, imposant. « L'homme qui a été tué s'appelle Horace Slughorn. L'armée est sur sa trace depuis maintenant quelques années. Nous ne connaissions pas exactement sa localisation mais il était surveillé de par ses facilités et ses connaissances en physique chimie. »

James regarda son fils jeter un coup d'oeil vers Drago qui haussa les épaules.

« Horace Slughorn fait partie d'une association de malfaiteurs d'extrême droite, des terroristes, qui pense que seuls les gens de « race blanche » ont le droit de vivre. Il a créé de nombreuses bombes dans divers partie du monde qui ont tué plus de personne qu'on ne pourrait l'imaginer. Mon équipe et moi sommes à la poursuite de son association depuis quelques années maintenant. »

Se raclant la gorge, Harry regarda Luna qui transmettait des dossiers à chaque personne présente dans la pièce.

« La seule manière de reconnaître les membres de ce groupe de terroristes est le tatouage que vous avez vu. Nous connaissons certains membres de ce clan. D'autres sont inconnus à ce jour. La découverte de ce cadavre est un grand pas pour nous. »

« C'est pourquoi, en accord avec le Ministre des Affaires Intérieures, nous avons décidés que l'unité du Colonel Potter sera en charge de l'affaire. Bien sûr, la Police sera aussi de la partie, mais vous travaillerez sous les ordres de l'armée et plus particulièrement du Colonel, » termina Amélia Bones, d'un ton qui ne permettait à personne d'émettre une objection. « Il est hors de question que ces terroristes fassent quoique ce soit dans notre pays. »

Et alors que James plongeait son regard dans celui de son fils, il comprit. Son fils était maintenant son supérieur. Mais surtout il allait découvrir une partie sombre du métier de son garçon. Une partie qui le terrifiait.


Fin du chapitre.

Très bien. Fiou. Beaucoup d'informations comme j'ai dis.

Tout d'abord, on en apprends plus sur la vie de Ron et Théo. Mais également quelques informations sur Drago et Harry. Qu'en pensez-vous ? Ca vous plait ?

On voit les petits changements dans la famille Potter, sauf avec Neville. Les inquiétudes sont toujours là, mais ils commencent enfin à avancer. Sauf qu'avec l'affaire, est-ce que cela ne va pas plus les distancer ? Ou bien les rapprocher ?

Oh et l'immense rapprochement Charlie/Harry. Certains ont pensé que je mettrais du temps à les mettre en couple et au final : pas du tout ^^ Surpris ? Heureux ? Ca va trop vite ?

D'ailleurs, voilà enfin les informations à propos du fameux dossier ! Vous qui l'attendiez depuis si longtemps. J'ai beaucoup hésité avec tout ce qui se passe un peu dans le monde à aborder ce thème, qui est tout sauf facile. Le terrorisme, la haine, le racisme, l'homophobie... J'ai eu de nombreux moments de doutes au moment de l'écriture. Mais je l'ai fais. Parce que c'est pas un sujet qu'on devrait taire. En parler c'est déjà le combattre. Mais surtout montrer qu'il faut se battre contre tout ce monde. Parce que c'est un peu ce qu'est la communauté de FF net.

On représente une partie de cette fabuleuse population qui aime le monde, qui aime les autres, ouverte d'esprit, et si forte. Je pense qu'on peut en être fier/fière. Parce qu'on est les premiers à se lever contre toutes ces mauvaises choses que sont la haine, l'homophobie et le racisme. En lisant des histoires, en les écrivant, en les commentant, vous êtes exceptionnel(le)s. Sachez-le.

J'espère que ça va vous plaire, plus particulièrement la suite.

Merci de votre lecture,

A très vite.

Khay.