Les Combats d'une Vie

Disclamer : Rien n'est à moi à part l'idée de l'histoire.

Couple : Harry/Charlie principalement. James/Alice. Neville/Hermione. Le reste : Surprise ! :D - C'est un rating M

Thème : UA Sans magie - Armée - Famille - Romance - Drame - Policier

Parution : Un Chapitre par semaine - plus particulièrement le vendredi.

Histoire : Elle est en cours d'écriture. Actuellement 29 Chapitres, je n'ai plus que l'épilogue à écrire .

Correctrice : Patmol25 (Merci !)

Blabla de Moi !

Bonjour, Bonsoir !

Il est un peu tard, mais voici mon nouveau chapitre. Vous avez été assez nombreux à aimer le précédent chapitre. J'espère que celui-là aussi continuera à vous plaire. Je vous le poste rapidement, étant un peu malade je ne vais pas trop m'attarder...

Je tenais à remercier les nouveaux followers et ceux qui m'ont mis en favoris. Mais aussi remercier Archer60 pour sa review (J'ai beaucoup aimé le passage avec le rouquin. Si tu as pu ressentir ça, c'est que j'ai bien fais mon travail. Ce chapitre est un tout petit plus calme ! Merci beaucoup de ton commentaire ! :) )

Alors, juste avant de vous laisser, je tiens à vous dire que ce chapitre est truffé de clin d'oeil à la version originale, notamment sur la fin. J'ai d'ailleurs beaucoup hésité sur le titre... mais je pense que celui est bien. Je n'en dis pas plus.

On se retrouve en bas.

Enjoy,

Khay.


Neuvième Chapitre.

Other Life

Debout devant le tableau, où se trouvait les photos du meurtre de Horace Slughorn, Harry observa la pièce dans laquelle il se trouvait. Comme dans une mauvaise série policière qui passait à la télé et que regardait Elisabeth, la section des Crimes Majeurs et du Grand Banditisme n'était pas aussi sombre qu'il le pensait. Malgré le mauvais temps, la lumière du jour était puissamment la pièce lui donnant une douce ambiance malgré les affaires qui devaient être traitées ici. Le carrelage blanc avait probablement été lavé peu de temps avant, laissant une odeur de pin dans la pièce. Les nombreuses fenêtres, alignées les unes après les autres, étaient toutes fermées. Ouvertes sur l'extérieur, il put voir la voiture de Drago, une bmw série 1 noire, stationnée dans le parking à côté de nombreuses autres voitures policières.

Sur le trajet, entre la base où ils s'étaient tous retrouvés et le poste de police, il avait longuement réfléchi à quoi dire à son père ou comment se comporter en entrant dans le bâtiment. Mais malgré toutes ses pensées, dès qu'il était rentré dans la salle de conférence, sa personnalité militaire avait prit le dessus et il s'était contenté d'observer tout le monde et de prendre sa plus puissante voix. Puis, il avait laissé Albus Dumbeldore et Amélia Bones faire les présentations des nombreux policiers.

Mais il n'en avait rien écouté, trop occupé à penser à quoi ressemblerait le bureau de son père, comme cela serait. Et il devait avouer être surpris maintenant qu'il y était. Surtout vu le nombre des différents policiers présents. En plus de son parrain, il n'y en avait que quatre de plus. Ce qui était moindre comparé à l'énorme dossier qu'il avait reçu de la part de Maugrey. Chacun des bureaux des policiers se ressemblaient. D'une couleur neutre, ils étaient tous équipés d'un ordinateur fixe. Les chaises étaient toutes roulantes, permettant sûrement à leur propriétaire d'aller vers d'autres lieux sans avoir à se lever. La seule différence était le rangement. Si sur certains, les dossiers et autres objets étaient rangés, il ne pouvait pas en dire autant pour tous.

Au fond de la pièce, un énorme meuble prenait un bout de la largeur du mur. D'un noir profond, Harry pouvait voir les diverses lettres de l'alphabet sur chacun des tiroirs, probablement pour retrouver plus rapidement les dossiers. Juste à côté de ce meuble, un pièce vitrée isolée de celle principale. Un bureau plus large que ceux dans la pièce était probablement le mieux rangé de la pièce. Deux écrans d'ordinateurs étaient apposés l'un à côté de l'autre. Quelques cadres photos semblaient traîner sur le devant du bureau ainsi qu'un bol de caramels. Sur la porte d'entrée de cette pièce vitrée, Harry pouvait lire en plein centre et en gros caractères « Commissaire James H. Potter. ».

Son regard glissa vers l'entrée où Luna se tenait debout à se servir du café pour elle, Drago et lui comme si les lieux lui appartenaient déjà. Une meuble était collé au mur. Sur le dessus, des gobelets et des tasses étaient mis en évidence, dont une avec un gros « BLACK » écrit dessus. Aucun doute son parrain faisait voir certaines misères à ses collègues. Juste à côté deux grosses cafetières étaient posées mais aussi des paquets de gâteaux et des donuts. Un sourire aux lèvres, le brun essaya de combattre son envie de rire face au stéréotype du policier. Surtout qu'aucun des policiers ne semblaient avoir le ventre d'un policier bourré au sucre, bien au contraire.

Ses yeux verts se dirigèrent vers les différents inspecteurs assis sur des chaises ou debout devant lui. Avant de venir avec ses amis, Harry avait eu accès au dossier complet de chacun d'entre eux. Toutes les missions, leurs succès, leurs défaites, leurs relations. Il avait eu en sa possession toutes les informations professionnelles mais aussi personnelles. Il ne pouvait pas se permettre de corrompre cette affaire à cause d'une seule personne. Pas quand autant était en jeu. Il savait probablement plus de choses sur certains des collègues de son père que lui-même.

Il pouvait par exemple aisément dire que la présence de Cédric Diggory dans cette section de la police n'était pas seulement grâce à son travail acharné. Bien au contraire. Le jeune homme brun aux yeux gris faisait partie d'une famille de policier. Le métier semblait se transmettre de générations en générations. Harry savait très bien que le père de Diggory mais aussi son grand-père avaient tirés deux trois ficelles auprès d'autres haut-gradés pour que son fils se retrouve ici et pas aux stups ou partie de la section des Crimes Majeurs faisait probablement bien sur un CV quand on voulait devenir Commissaire. Mais malgré tout, l'homme avait probablement du mal à se faire respecter ou les gens avaient du mal à lui faire confiance. Surtout lorsque certaines erreurs avaient été relevées dans certaines affaires auxquelles il avait participé. Ce qui n'avait permis à personne d'accepter son transfert dans cette unité. Pas quand on manquait d'autant d'expérience. Etre ici par piston n'est pas la meilleure manière pour avoir le soutien de ses collègues.

Contrairement à Shacklebolt Kingsley. Il était probablement l'homme le plus expérimenté de toute l'équipe mais pourtant il avait de nombreuses fois refusé les diverses promotions qui se présentaient à lui pour pouvoir continuer à travailler dans la section des Crimes Majeurs. Harry avait trouvé ça bizarre qu'un homme aussi âgé que Kingsley ne soit pas commissaire ou même plus, mais il avait vite compris qu'il avait choisi ce poste pour une raison particulière. Sa femme et sa fille avaient toutes les deux été tuées par un sérial killer jamais arrêté. Le Colonel savait très bien pourquoi l'homme chauve aux yeux marrons était resté. Si le meurtrier venait à faire surface à nouveau, il serait sur l'affaire. Harry savait que ses supérieurs pouvaient faire pression pour que l'inspecteur accepte la promotion, mais il doutait qu'ils fassent quoique ce soit. Après tout, Kingsley, était l'un des policiers, qui possédait le plus grand réseau d'informateurs de Londres. Son immense réseau avait sûrement permis l'arrestation d'un grand nombre de meurtriers. La menace de ne plus y avoir accès s'il venait à être obligé d'accepter un poste était finalement bien plus puissante que le reste. Impossible de faire pression sur lui.

Tout comme il devait être impossible de faire pression sur Rubéus Hagrid. L'homme était une immense masse de muscle. Atteignant les deux mètres, les yeux noirs foncés, les cheveux tout aussi sombres que sa barbe, Harry ne doutait pas une seule seconde de la pression que devait mettre l'homme sur les suspects. Rien qu'à le voir, personne ne devait faire le fier devant la force du tas de muscle. Père de trois enfants, marié à Olympe Maxime, directrice d'une école, joueur dans l'équipe de Rugby de la Police, l'homme n'était pas assez politique pour avoir les promotions qui aurait dû lui revenir depuis des années. Peut-être qu'en étant un peu plus fin et moins bourrin, il serait à un poste plus important, mais l'homme possédait un profond sens de la justice. Il préférait dire qu'il était mieux dans un poste où il arrêtait des criminels et non pas où il ne faisait que signer des papiers. Pourtant, il n'y avait aucun doute qu'il était probablement l'un des meilleurs inspecteurs.

Contrairement à Nymphadora Tonks. En fait, pour cette dernière, Harry ne savait pas trop quoi en penser. Major de sa promotion, elle avait brillé durant un moment malgré sa maladresse légendaire. Mais à son arrivée à la section des Crimes Majeur, cela s'était révélé plus difficiles. Surtout qu'elle fut la première femme à travailler dans cette zone. Les premières semaines, elle avait enchaîné beaucoup d'erreurs avant que son père et son parrain ne décident de discuter avec elle. Harry n'était pas totalement sûr, mais il se doutait qu'après avoir vu à quel point les êtres humains pouvaient réellement être cruels entre eux, elle avait paniqué et n'arrivait plus à gérer son stress. Cela arrivait de temps en temps lorsque la pression qui pesait sur les épaules était trop lourde. Mais après la conversation avec son père et Sirius, elle avait enfin remonté doucement la pente. Et elle n'avait réussit qu'à en devenir encore meilleure.

James Potter et Sirius Black. L'un des meilleurs duo d'inspecteurs que la section des Crimes Majeurs avaient eu. Partenaires depuis leur entrée à la Police, ils n'avaient jamais été séparés. Harry n'avait aucun doute que c'était Albus Dumbeldore qui avait permis ça. L'homme les avait probablement vu à l'école de Police et avait jugé qu'il serait bon de les laisser ensemble. Et il n'avait pas eu tort. La confiance entre les deux meilleurs amis avaient été un plus. Ni l'un ni l'autre n'avaient besoin de parler pour se comprendre. Leurs instincts de policiers ainsi que leurs propres expériences avaient fait d'eux de sacré professionnels !

Contrairement à lui. Lui était beaucoup plus dans l'action que dans la réflexion. Comme la plupart des personnes de son équipe. Il devait avouer que lors de ses missions, il préférait laisser son instinct le guider. Et jusqu'à maintenant cela l'avait plutôt aidé. Bien que Drago et Aiglon soient plus posés que les autres, aucuns d'entre eux n'avaient menés une enquête à la fois sur le terrain et dans un bureau jusqu'au bout. La plupart du temps, il menait ses enquêtes sur le terrain et ne faisait ses rapport que lorsqu'il avait le temps. C'est pourquoi il avait fait comprendre à Maugrey qu'il valait mieux avoir une équipe confirmée plutôt que des personnes telles qu'eux. Après une longue conversation, il avait eu son aval et la Police leur ordre. C'est comme ça qu'il se retrouvait aujourd'hui devant ce tableau avec le regard des divers inspecteurs le jugeant. Son jeune âge n'était vraiment pas une aide. Avoir un adulte d'à peine vint-huit ans qui leur donne des ordres n'était peut-être pas ce qu'ils espéraient.

Se tournant vers le tableau, il s'éclaircit la gorge, pointa sa main vers la photo de Horace Slughorn qui était au milieu à côté d'une autre photo.

« D'après nos informations, et comme je l'ai dis, Horace Slughorn était un des sous-fifres d'une plus grande organisation, assez secrète et bien trop puissante. Cela fait maintenant six ans que nous les poursuivons. »

« Comment avez-vous découvert l'existence de cette organisation ? » Demanda Sirius, les sourcils froncés.

Les fesses posées sur le bureau de Hagrid, James regarda son fils échanger un coup d'œil avec Drago avant de soupirer.

« Il y a maintenant sept ans, j'étais en mission dans une partie du monde pour récupérer un disque dur contenant des informations sur une prochaine attaque terroriste. La mission a été décidé après avoir reçu un message anonyme nous relatant divers attaques qui avaient eu lieu à travers le monde. Après avoir utilisé toutes nos ressources nous avons pu découvrir d'où venait la plupart des ordres, » commença Harry, légèrement crispé. « Pour faciliter la mission, nous devions infiltrer une base pour récupérer l'objet. Drago et Luna étaient les seuls présents avec moi. Les autres étaient … indisponibles. Un autre camarade est venu avec nous. »

Drago se redressa, tout en attrapant un café et le posa dans les mains d'Harry.

« La mission a été un total succès au début. On a infiltré la base, récupéré le disque et commencé à partir. Drago et Luna ont prit les devants après qu'il y ait eu un soucis de communication avec la base. A ce moment-là, alors qu'on était séparé en deux équipes de deux, je me suis fais attaqué par cette organisation. »

Un frisson de terreur traversa James alors que les yeux de son fils devenaient vide.

« J'ai été fais prisonnier à ce moment-là. Durant un petit moment, j'ai… passé du temps avec le chef de cette organisation, » Harry leva sa main vers le haut du tableau où un point d'interrogation était dessiné, « la seule chose que l'on sait de lui est qu'il se fait surnommer « Lord Voldemort », qu'il a entre quarante et cinquante ans, et est britannique. On ne connaît ni son nom, ni son prénom, rien. »

Se raclant sa gorge, ce fut Cédric Diggory qui se lança et posa la question que tout le monde avait en tête.

« Quand vous dites que vous avez passé du temps avec lui, que voulez-vous dire ? »

« Que j'ai été torturé durant des jours afin qu'il sache à quel point on était proche lui et moi. »

Un hoquet franchit la bouche de nombreuses personnes présentes et plus particulièrement de James. Bien sûr qu'il savait que son fils faisait des missions pour l'armée mais pas ce genre là ! Il se doutait qu'il ne devait pas vivre de bonne chose mais pas à ce point là. Son fils avait été torturé ! Combien de fois l'avait-il été ? A quel point l'avait-il été ?

Le père Potter n'était pas naïf au point de croire que l'armée était une balade de santé mais là, ça dépassait l'entendement. Il savait très bien que son fils était bien trop haut-gradé pour que ça soit aussi simple et normal pour son âge. Il savait qu'il faisait des missions à travers le monde. Il savait qu'il se battait pour sa vie ! Mais la torture avait toujours été exclu de son esprit. Jusqu'à aujourd'hui. Son petit monde tout rose venait de se briser. Son fils, Harry Potter, avait été torturé. Combien de fois cela était arrivé ? Quel genre de groupe avez touché à son garçon ? A quel point l'avait-il touché ? Comment ? Il avait cette sensation d'étouffer sous l'information qu'il venait d'obtenir.

« Après ça, » repris la voix froide de Drago, alors que Harry gardait son regard dans celui de son père, comme pour lui montrer qu'il était vivant et toujours là, « nous avons mis un petit moment pour réussir à retrouver le Colonel, mais nous y sommes parvenus, grâce des moyens peu orthodoxe. Suite à la découverte de la planque, nous l'avons prise d'assaut. Malheureusement, la plupart d'entre eux ont disparus. Nous avons juste réussi à récupérer quelques informations. »

Si James devait décrire Drago Malfoy, il dirait froid et antisocial. Pourtant à chaque fois que son regard se portait sur Harry, il s'éclaircissait légèrement. C'était assez impressionnant de voir le changement de personnalité du jeune homme. Pourtant cela rassurait James de savoir que pendant ces dix ans, son fils avait eu quelqu'un auprès de lui. Et que cette personne soit toujours là.

« Nous avons fouillé un peu partout dans la planque, et c'est ainsi que ça a vraiment commencé, » repris Harry. « Nous avons découvert que les recrutements avaient souvent lieu lors des regroupements d'extrême droite. La plupart des personnes qui sont approchées n'ont jamais eu l'occasion de rencontrer celui qui se fait appeler Voldemort. La promesse d'une vie meilleure, de se débarrasser des « sangs impurs ». Très vite séduist, ils prennent part à l'organisation et se retrouve très vite engrenés et à la tête d'attentats suicides. »

Reprenant son souffle, le Colonel se tourna vers le tableau et montra trois points d'interrogation qui se trouvait juste en-dessous de celui de Voldemort. Avant que son téléphone ne sonne lui signalant un message. Il s'éloigna de quelques pas les sourcils froncés, avant de revenir alors que Luna lui signala qu'elle prenait parole.

« Nous savons que Voldemort a ce qu'il appelle ses Mangemorts. Ses bras droits. Nous ne connaissons qu'un seul nom pour le moment, mais je ne peux vous le donner. Il y a une habilitation derrière et je doute que vous la possédiez, » continua Luna. « On peut vous dire que chacun de ses lieutenants a un rôle particulier. Le premier gère les finances du groupe alors qu'un autre est plus dans la création d'armes biologiques. Pour la dernière personne, nous ne sommes pas tout à fait sûr. Nous y travaillons encore. C'est une organisation, vraiment très complexe. Nous avons mis plus d'un an pour réussir à comprendre comment elle était structurée. »

« Nous savons que ces trois mangemorts ont chacun des personnes de confiance sous leurs ordres. Nous ne savons pas grand-chose sur elle. Horace est l'une d'elle, » reprit Harry, alors qu'il montrait un petit point sous le point d'interrogation du milieu, avec la photo d'Horace. « Son tatouage de tête de mort est un indication de leur lien avec l'association. »

Un silence prit place dans la pièce alors qu'Harry jetait son gobelet de café. Luna prit sa place devant le tableau pendant qu'il se dirigeait à côté de son père, posant à son tour ses fesses sur le bout du bureau. Malgré tout ce qu'il pouvait dire, il savait à quel point James devait paniquer à l'idée que son fils se soit fait torturer de nombreuses fois. Et même si leur relation n'était pas stable, il pouvait au moins faire un effort et se rapprocher de lui pour le réconforter, bien que ce ne soit pas sa tasse de thé.

« Il y a maintenant presque deux mois, le MI6 m'a convoqué après avoir reçu une information à propos d'un atterrissage illégal dans le pays. Ce vol venait d'un de nos pays à risque. Une seule photo en est ressortie, celle d'Astoria Grengass. Nous pensons qu'elle est une des bras droit d'un des lieutenants. Nous avons réussi à retrouver son adresse ainsi qu'accès à son ordinateur. Et c'est là où moi j'interviens ! » Ricana la jeune fille.

« Comment ça ? » Demanda Sirius.

Un sourire aux lèvres, Harry regarda le brin de folie qui venait d'apparaître sur le visage de son amie. Il se crispa bien malgré lui alors que la jambe de son père venait se coller à la sienne et que son bras passa derrière son dos. Pourtant il ne bougea pas. Il n'aimait vraiment pas quand quelqu'un se rapprochait trop près de lui, mais pour une fois il pouvait faire un effort. Alors il garda le silence et se contenta de regarder Luna.

« Je suis ce qu'on peut appeler une hacker pro ! Je suis probablement l'une des meilleures dans mon domaine ! C'est comme ça que j'ai réussi à découvrir que le vilain pas beau est déjà sur notre territoire ! »

« Le seul problème qui se pose est que nous sommes … limités ici. Nous sommes plus habilités pour les missions extérieures qu'intérieures, » soupira Drago.

« Pourquoi notre homme aurait été assassiné ? Se débarrasser d'un chimiste, c'est un peu mettre en péril leur plan ? » Demanda Kingsley.

« Voldemort est ce qu'on peut appeler un narcissique. Je pense qu'il essaie d'attirer l'attention sur lui, montrer que peu importe où il se trouve il peut faire ce qu'il veut et personne ne peut l'arrêter, » soupira Harry, attirant les regards sur lui. « Mais je ne connais pas du tout cet Horace, ni son adresse, ni rien. C'est pourquoi nous avons besoin de découvrir où il vit, où il a grandit, où il a voyagé, mais surtout pourquoi Voldemort l'a tué. »

« Nous sommes plutôt soulagé qu'il ait tué un de ses chimistes, » continua Drago. « Cela signifie que peu importe son plan, il aura besoin de temps pour le prévoir. Si le temps est son ennemi, pour nous, il sera notre ami. »

Un lourd silence s'installa dans la pièce, chacun essayant d'assimiler les informations que venaient de leur donner les soldats. C'était vraiment très dur de savoir que quelque part dans le monde, il y avait des terroristes prêts à attaquer leur pays brusquement. Malgré le fait qu'ils aient un peu de temps devant eux, cela ne signifiait pas que la mission avait moins de risque. Surtout qu'il était impensable d'en avertir le peuple sous peine de déclencher une panique générale.

« Est-ce qu'il n'y aura que vous trois pour l'affaire ? » Demanda James en se retournant vers Harry.

« Non, il y a une autre personne qui devrait nous rejoindre, quant à Ron, nous ferons appel à lui lorsqu'il sera nécessaire. »

Alors qu'il allait reprendre la parole, le téléphone de Harry sonna. Le tirant de sa poche, il haussa un sourcil alors que le nom de Charlie apparaissait. Sachant que cela ne faisait même pas une journée qu'il avait quitté l'homme, il trouvait ça légèrement suspect. Surtout lorsqu'il n'était pas dans le genre de son… compagnon de l'appeler aussi souvent. C'était plutôt le contraire. Peut-être était-ce là l'effort dans il parlait ? Se tournant vers son père, il lui demanda un endroit calme. Après que James lui ai permis d'emprunter son bureau, Harry ferma la porte derrière lui, s'appuya dessus et rappela le roux.

« Je pensais que tu m'ignorais encore, » murmura la douce voix de Charlie.

« Comme si cela était possible après ce que l'on a fait dans ta voiture. »

« Il est toujours marrant de voir à quel point tu as toujours du mal à dire que nous avons fais l'amour, » taquina-t-il.

« Pour pouvoir dire ça, il m'aurait fallu un peu plus de tendresse et un autre endroit que ta banquette arrière. »

« Est-ce une façon de me pousser à t'inviter à dîner et tenter de te retenir pour que tu dormes chez moi et que je profite de ton corps ? »

« Tu n'es qu'un pervers, Charlie, » rougit Harry alors que l'homme au bout du fil éclatait de rire.

« Toujours avec toi, » chuchota-t-il. « Pour que je puisse t'inviter à dîner, il faudrait que je le fasse devant toi et non pas par un téléphone. »

« Est-ce une manière de savoir quand nous nous reverrons ? »

« Pas tout à fait. Je dis juste que l'on va se voir et assez vite. J'ai été assigné à ton enquête. »

« Assigné ? Vraiment ? » Ricana le brun alors qu'un léger silence s'installait au téléphone. « Si tu me connais, n'oublie pas que je te connais aussi. »

« Bien, un partout. »

Un sourire aux lèvres, Harry se retourna en entendant quelqu'un frapper à la porte. Invitant son père à rentrer, il le regarda s'asseoir sur un des fauteuils à côté de lui.

« Tu as de la visite ? » Demanda Charlie alors qu'il lui répondait que oui. « Très bien, je t'appelais juste pour te dire que nous sommes proches d'avoir une adresse. Nous aimerions prendre part à cette mission. »

« Prendre part ou en prendre le contrôle ? »

« Prendre part. Tout le SIS ainsi que l'armée sait à quel point cette mission t'appartient. Tu es celui qui connaît le mieux l'homme. En prendre le contrôle nous ferait perdre du temps. »

« Très bien. Te verrais-je ou m'enverras-tu l'information ? »

« J'espère que c'est une question rhétorique Potter et que tu te doutes de la réponse. »

« Je voulais juste m'en assurer, » ricana le brun avant de raccrocher.

Une main dans les cheveux, il regarda son téléphone, le rangea dans sa poche et desserra sa cravate. Sans quitter son père des yeux, il se posa à son tour sur le deuxième fauteuil. Ouvrant sa veste, un léger silence s'imposa dans la pièce alors que les deux hommes se regardaient.

« Combien de missions telles que celles-ci as tu fais ? » Murmura finalement James.

« C'est classé confidentiel. »

« Je suis ton père, Harry. Pas un inconnu. Je n'irai pas le crier sur tous les toits. »

« Ce n'est pas de toi dont j'ai peur mais pour toi. »

Et Harry ne mentait pas. Il avait fait un paquet de missions. Certaines dangereuses, d'autres toutes simples. Il avait eu de nombreuses identités, toutes différentes avec de nombreuses histoires à raconter. Il avait infiltré certaines organisations et tué des personnes qui devaient probablement chercher à le tuer ou lui faire du mal. Peut-être était-ce aussi pour cette raison qu'il ne voulait pas rentrer à la maison. De peur de leur apporter des problèmes ou ses ennemis.

« Très bien, je ne demanderai rien alors. Mais j'ai juste besoin de savoir. As-tu vécu de nombreuses fois ces … séances ? »

« Pas aussi souvent qu'on le croit. »

« Mais tu as été entraîné pour y résister ? »

« Oui. »

James était pétrifié. Même s'il avait dit à Harry qu'il avait besoin de savoir, il n'en était plus trop sûr. Certaines choses étaient plus douloureuses à entendre qu'à ignorer. Etait-ce vraiment une bonne idée de savoir à quel point son garçon avait souffert ? Surtout lorsqu'il ne pouvait rien y faire ?

« Quand on rentrera, est-ce qu'on peut dire à ta mère qu'on travaille ensemble ? »

« Sachant qu'on devra faire du covoiturage pour aller au bureau, je ne vois pas de raison de ne pas lui dire. »

« Et si elle demande pourquoi ? »

« Elle a déjà dû recevoir la visite d'un membre de l'armée qui lui a dit qu'il venait récupérer des affaires d'entraînements. Je vais aider certains policiers à améliorer leur auto-défense. »

C'est seulement à ce moment-là que James comprit à quel point il ne savait absolument rien à propos de son fils. Une part de sa vie était totalement et complètement secrète. Il n'était même pas certains de découvrir cette partie un jour. Il n'était pas certain de vouloir la découvrir en fait. Il avait presque peur de ce que ça cachait. Il avait de nombreuses fois regrettait le départ de Harry, se le reprochant. Mais jamais aussi violemment qu'aujourd'hui.

« Je ne t'en veux pas, » soupira Harry, « et tu n'as aucune raison de t'en vouloir. »

Pourtant si, James s'en voulait. Il avait l'impression de mourir sous le poids de la culpabilité.

« Honnêtement, je crois que l'armée a été la meilleure des décisions de ma vie. J'ai appris à faire face à certaines situations, à ne plus fuir. Je vais pas te dire que tout était super, parfait et tout. Je dirais même que parfois j'avais vraiment envie de partir loin. Mais j'ai réussi à me faire des amis, proches, et d'autres choses dont j'étais incapable de comprendre adolescent. »

« Mais tu as souffert ! »

« Tout comme j'aurai souffert si j'étais resté. Soyons réaliste. J'empruntais le mauvais chemin. Le vol de ta voiture a été la limite. Tu sais comme moi à quel point tout va vite quand on est de l'autre côté. L'armée a canalisé cette personnalité et a permis, bizarrement, de refaire sortir en moi des … choses que je ne pensais pas avoir. »

Sa main dans ses cheveux, James regarda son garçon.

« Des choses ? »

« Ouais, des traits de caractères que je ne pensais pas avoir et que je t'ai toujours reproché. »

Les sourcils haussés, il regarda Harry attendant qu'il lui réponds.

« Le courage, la solidarité, la confiance, l'optimisme aussi » murmura le fils. « Je me suis souvent demandé ce que j'avais pris de chez toi. J'ai mis du temps à l'admettre, mais peut-être qu'on se ressemble plus que je le pensais. »

« Tu veux dire à part le fait qu'on ait les mêmes cheveux, la même forme du visage et les mêmes tocs ? » taquina James.

« Bizarrement … oui, » rigola Harry.

« Je suis pas sûr que ça soit une bonne chose pour toi, » soupira finalement James. « Tu sais à quel point je suis têtu ? »

« Tu sais à quel point je le suis aussi ? J'imagine que tu recevras quelques mauvais regards quand mes camarades se rendront compte que j'ai hérité ça de toi. »

Un sourire aux lèvres, James se redressa. Il était temps de rentrer à la maison. Surtout en voyant que presque plus personne n'était présent. Pendant l'appel de son fils, Luna et Drago avaient fini le débriefing, avant de leur dire de rentrer se reposer pour mieux travailler le lendemain. Ce que tout le monde avait fait plus ou moins lentement. Tendant la main à son fils pour l'aider à se relever, il tira doucement.

« Allez rentrons à la maison, ta mère doit nous attendre. »

Pour la première fois depuis plusieurs années, les deux hommes prirent ensemble le chemin qui menait à la maison dans la voiture de James mais surtout dans une douce ambiance. James avait juste regardé son garçon alors qu'il conduisait vers leur domicile et pour la première fois il notait des choses qu'il n'avait jamais remarqué avant.

Son visage était exactement comme le sien, la même bouche et le même nez. La forme des yeux étaient différentes, plus douce chez Harry. Les mêmes lunettes rondes. Il remarqua pour la première fois une légère cicatrice sur le front de son fils, cachée par ses cheveux. Surpris de ne pas l'avoir remarqué avant, il se pencha en avant et y fit plus attention. Sans s'en rendre compte, il leva sa main et recula les cheveux de son fils vers l'arrière et vit enfin la cicatrice en forme d'éclair. S'il n'avait pas regardé son fils avec autant d'attention, il n'était pas sûr qu'il l'aurait vu.

« Je n'avais jamais vu cette cicatrice avant, » murmura-t-il.

« Elle a eu le temps de guérir en sept ans et de commencer à se faire moins voyante. Surtout lorsque je ne me coupe pas les cheveux. »

Acquiesçant, James regarda la route qui défilait sous ses yeux. Seul le bruit de la musique prenait place dans la voiture.

« Pourquoi personne ne savait pour ce groupe ? »

« Disons que Voldemort ne laissait jamais personne de vivant derrière lui pour qu'il puisse en parler et avertir de sa dangerosité. »

« Pourtant, toi tu es vivant, » murmura le père, « et tu en parles. »

Un petit silence s'installa. Harry savait bien ce que son père voulait dire. En fait lui-même savait. Cette mission était personnelle. Peu importe les moyens qu'il devrait déployer, il les utiliserait, tant que cela arrêtait ce monstre de Voldemort. Parce que l'autre homme aussi faisait tout pour l'arrêter lui et uniquement lui. Le jeune Potter savait très bien qu'il avait une place spéciale dans cette maudite organisation. Une place unique.

« Qu'es-tu pour cet homme ? »

Un soupir s'échappa de ses lèvres, alors qu'il se garait devant le garage de ses parents. Les mains sur le volant, il se tourna vers son père et le regarda dans les yeux.

« Pour certains d'entre eux, je suis une sorte d'Elu. Je crois que j'ai même des surnoms. »

« Lesquels ? » Demanda James alors qu'un frisson de terreur le cloua sur place.

« Pour l'armée, je suis le Survivant, alors que pour eux je suis l'Indésirable N°1. »

« Pourquoi ? »

James se sentit mal sous la puissance du regard vert de son fils.

« Parce que je suis le seul à avoir survécu à la mort. »


Fin du chapitre.

Comme je l'ai dis, il y a des tonnes d'allusions à la version originale (que je suis en train de relire). Qu'en avez-vous pensé ? Des idées de ces supers mangemorts ? Est-ce que la relation de Harry et James semble sur le bon chemin ?

Avez-vous aimé mes policiers ? Leur personnalité ? Je dois dire que j'ai longuement hésité, mais c'était ceux qu'il me fallait.

N'hésitez pas à me laisser vos avis.

A très vite,

Khay.