Les Combats d'une Vie
Disclamer : Rien n'est à moi à part l'idée de l'histoire.
Couple : Harry/Charlie principalement. James/Alice. Neville/Hermione. Le reste : Surprise ! :D - C'est un rating M
Thème : UA Sans magie - Armée - Famille - Romance - Drame - Policier
Parution : Un Chapitre par semaine - plus particulièrement le vendredi.
Histoire : Elle est en cours d'écriture. Actuellement 29 Chapitres, je n'ai plus que l'épilogue à écrire .
Blabla de Moi !
Bonjour, Bonsoir !
Que puis-je dire ? Cela fait plus de deux mois que je n'ai rien publié. Je tiens tout d'abord à m'en excuser mais j'ai repris une formation et c'est tout sauf une partie de plaisir... Comment puis-je dire ? Mes journées commencent à 8h pour finir à 22h, entre les cours et mon travail personnel mais aussi les révisions. Du coup, je n'avais plus une seconde à moi, même pour regarder la télé. Je ne vivais que de ça.
Mais voilà, je pense qu'il est temps pour moi de revivre et de reprendre cette passion d'écriture et de publication. Parce oui, vous m'avez manqué. Beaucoup. Je suis comme un junkie sans sa dose. Alors je me suis décidée de me consacrer du temps. Tous les vendredi soirs seront pour moi et la fiction. Pour publier mon chapitre et corriger le suivant (d'ailleurs si l'une de vous veut être ma correctrice).
Honnêtement, celui-là je ne l'ai absolument pas corrigé. Je vous le publie comme ça pour ne pas vous faire attendre plus longtemps. Je ne sais si encore beaucoup de monde me suit ou pas, mais voilà, je me lance quand même.
Je m'arrête là et vous laisse découvrir ce chapitre. Encore navrée pour cette longue absence.
On se retrouve en bas.
Enjoy,
Khay.
Dixième Chapitre.
His true nature.
Sa tête penchée en arrière, il essaya de pas soupirer à nouveau. Il avait reçu assez de regards noirs pour la journée, voir la semaine. Mais honnêtement, il n'était absolument pas un homme d'intelligence. L'action était dans son sang. Les stupides entraînements qu'il faisait tous les matins et soirs ne lui suffisaient plus. Son corps réclamait de l'action, de tenir son arme, de plonger la tête la première dans un piège et essayait de s'en sortir. Ou même faire n'importe quoi qui lui donnerait un peu d'adrénaline. Il avait l'impression d'être un junkie en manque de sa drogue.
Bien malgré lui, il soupira à nouveau, lui attirant à nouveau des regards noirs des collègues de son père, d'une exclamation exaspérée de Draco et d'un éclat de rire de Luna. Un sourire contrit aux lèvres, il se releva, lissa son tee-shirt vert et ajusta son pantalon noir. Sa main sur son arme de service, qu'il avait permission de porter, il la sortie et se dirigea vers la table de pause. La démontant, il prit son temps pour la nettoyer à nouveau, pour la deuxième fois de la journée. Essayant de mettre un peu plus de temps ce coup-ci. Il restait un moment avant qu'il ne rentre à la maison.
Voilà maintenant trois jours qu'il avait commençait à travailler avec son père sur l'affaire Voldemort. Si le premier jour avait été vraiment intéressant, le deuxième avait été platonique. Il avait fait que regarder son téléphone, espérant recevoir un message de Charlie. Puis il avait tenté de remplir certains rapports mais aussi de répondre le plus sincèrement possible aux réponses des policiers tout en essayant de passer outre le regard de son père et son parrain sur lui.
Après être rentré avec James chez lui, Harry avait immédiatement vu le regard soupçonneux de sa soeur, sa mère et son frère. Pourtant, il était resté calme, avait sourit et leur avait expliqué que comme son équipe n'était pas suffisamment en forme, l'armée et la police avaient pensé qu'il serait bien d'unir un peu plus leurs forces.
L'aîné de la famille des Potter avait immédiatement vu le sourire de sa mère et son frère, soulagé. Son mensonge était passé, aucun des deux ne doutaient de lui. Bien au contraire, sa mère semblait plutôt heureuse à ce sujet. Quand elle s'était mise à lui poser de nombreuses questions, il avait juste sourit et répondu à ses questions, expliquant par là que lorsque Drago était venu la première fois, c'était cette mission qu'il lui avait montré. Et que les quelques visites qu'il avait fait était juste pour mettre au point quelques détails. Bien sûr, il ne pouvait pas mettre sa famille au courant. Sans insister sur les faits, Harry avait tout simplement était convaincant. Rien en lui ne laissait entrevoir le mensonge.
Son père l'avait regardé terrifié en même temps que son parrain. Tous les deux étaient parfaitement au courant de la situation mais aussi de la confidentialité de la mission. Aucun des deux ne pouvaient se permettre de dire quoique ce soit. Pourtant en voyant leurs yeux, Harry savait à quel point ils étaient mal à l'aise et à quel point ils voulaient dire la vérité. Mais surtout le brun avait eu l'impression que c'était la première fois que les deux hommes le voyait.
D'une certaine manière, le Colonel avait pour la première fois eu l'impression que les deux policiers le voyait tel qui l'est. Un adulte, membre de l'armée et haut-gradé. Il n'était plus le petit Harry de 17ans qui fuyait tel un lâche. Non, il restait debout et n'hésitait pas à mentir pour protéger sa famille et sa mission. Face à cette réalisation, Harry avait juste haussé les épaules et passé une soirée comme n'importe quelle autre.
Il n'avait absolument rien changé de sa façon d'être. Seuls les quelques mensonges qu'il délivrait à sa mère et son frère étaient différents. Mais il n'y faisait plus attention. Même son père faisait en sorte d'acquiescer sans oser dire quoique ce soit. Peut-être est-ce pour le mieux, avait-il pensé en finissant de rassembler toutes les parties de son pistolet.
Voilà autre chose de bizarre. Etre en tenue civile et avoir une arme a sa ceinture, chargée. Si Drago avait juste haussé les épaules, comme s'il s'en fichait, lui et Luna avaient eu plus de mal. Une arme était un objet à tuer. Et de manière efficace entre leurs mains. Aucun d'entre eux n'avaient vraiment envie de l'utiliser mais ils le feraient s'il le fallait.
« Potter, si tu pouvais décrocher ton maudit téléphone pour qu'on puisse avoir la paix ! » Hurla justement le blond, vraiment en colère.
Un sourire d'excuse, bien qu'il ne soit absolument pas désolé, il sortit son téléphone de sa poche. Il avait peut-être assez embêté ses collègues pour la journée. Mais était-ce vraiment de sa faute s'il était autant perdu dans ses pensées qu'il n'avait pas entendu son Iphone ? Et puis de toute façon, sa sonnerie était assez bien.
Ouep, il était d'humeur chieuse, comme dirait Ron.
« J'hésite. As-tu du mal avec ton téléphone ou bien fais-tu semblant d'avoir du mal quand c'est moi qui t'appelle ? »
« Bonjour Charlie, comment vas tu ? »
Assis à côté de Luna, Drago grogna attirant sur lui des regards suspicieux. Etait-ce de sa faute s'il n'aimait pas le roux ?! Il supportait déjà bien Ron, mais Charlie était une autre paire d'histoire. Il avait toujours eu du mal avec lui. Encore plus depuis qu'Harry avait souffert. Une partie de lui avait détesté l'homme pour avoir blessé l'homme pour qui il avait le plus de respect. Et ce respect ne faisait qu'augmenter avec le temps.
Drago se rappelait encore très bien de son inscription à l'armée. De la colère de son père et de l'incompréhension de sa mère. Il savait très bien qu'il avait déjà un destin tout tracé. Un nom à honorer. Un héritage a perpétuer. Mais il ne pouvait pas. La pression de son père, le regard triste de sa mère, tout ça avait été son quotidien depuis ses treize ans. Les percepteurs qui s'étaient succédé, les nombreuses heures à apprendre de nouvelle chose, les cours, les réceptions, les sourires forcés, les fiançailles. Les critiques racistes de ses parents, des amis de ses parents, de ses amis avaient été son lot quotidien. Les horribles moqueries envers les plus faibles lui avaient été inculqués dès son plus jeune âge, comme s'il était une marionnette et qu'il devait faire exactement la même chose que ses parents. Détester les différences. Détester les autres. Sans même s'en rendre compte, a ses dix-neuf ans, sa vie ne valait plus la peine d'être vécue. Il ne comprenait même plus pourquoi il était venu au monde. Tout en lui était brisé.
Il avait de nombreuses fois pensé à mettre un terme à cette vie. Qui sait en se réincarnant, il vivrai une vie magique, meilleure que celle-ci. Mais il n'avait jamais pu. A chaque fois, il repensait à sa mère et sa douleur. Rien que pour elle, il ne pouvait pas. Pourtant il avait absolument besoin de trouver un moyen de fuir son maudit père. Il avait longuement cherché. Il aurait pu se prendre un appartement et partir, mais son père lui aurait financé et il aurait toujours été dépendant de lui. Il avait presque épuisé toutes ses idées lorsqu'en se promenant, il était sur eux.
Harry Potter et Alastor Maugrey.
Assis dans un café, il avait été surpris de voir arriver deux hommes en tenues militaires en plein milieu de Londres. Avant de se rappeler qu'il y avait eu une cérémonie pour saluer le courage des soldats. Les deux hommes s'étaient assis, la table derrière lui et avaient commencé à discuter de la promotion du plus jeune. Ce dernier semble-t-il avait réussi à sauver des nombreuses personnes de son unité, de diverses cultures sans hésitation et sans regrets. Drago avait eu l'impression que le jeune soldat n'aurait pas hésité à mourir si cela lui permettait de sauver de nombreuses vies.
« Je n'aurai jamais cru que l'armée me permettrait d'être si indépendant et de vivre des choses aussi extraordinaires. »
Bien sûr que cette phrase avait attisée sa curiosité. Honnêtement, il ne comprenait pas trop ce que voulait dire le jeune homme. Comment l'armée, avec une hiérarchie, limite dictatoriale pouvait l'aider à être plus libre. Il n'arrivait pas à savoir de quelle manière cela était possible pourtant le jeune homme avait un immense sourire alors qu'il discutait avec ce qui semblait être son supérieur-ami. Dans un silence, il avait continué à les écouter, s'imprégnant du sourire du brun et sa liberté.
C'est ainsi que des mois plus tard, juste avant son vingtième anniversaire, il s'était retrouvé engagé et prêt à défendre son pays. Bien qu'il ne se soit pas engagé par conviction politique ou patriotique, il avait décidé que s'il devait le faire, il le ferait bien. Même s'il s'était retrouvé avec les cheveux tellement courts que son crâne apparaissait. Malgré les réveils trop tôt, ou encore les entraînements et les ordres, il avait résisté. Il ne pouvait pas fuir à nouveau chez lui.
Pour la première fois de sa vie, il avait l'impression de vivre !
Les jours étaient passés, puis les mois et les années. Puis un jour, par pur chance, il était retombé sur l'homme qui lui avait montré la voie. L'homme qui l'avait libéré des chaînes que son père lui avait imposé. Celui qui avait créé un barrage entre Lucius et lui. Oh bien sûr, son paternel avait tenté par tous les moyens d'annuler l'engagement de Drago. Mais il avait résisté. Même s'il s'était mis de nombreuses personnes à dos. Il voulait juste rapidement devenir puissant pour pouvoir retrouver l'homme. Et celui-ci était juste venu à lui.
La deuxième fois que le blond avait vu Harry était lors d'un entraînement en plein air. L'homme accompagné d'un roux et d'une blonde avait prit la tête du footing, au côté de son instructeur, et avait été juste incroyable. C'était sa chance. Bien que l'autre homme ne l'ait pas vu, il pouvait enfin toucher son rêve du bout des doigts.
Après avoir demandé à son supérieur le nom de lu brun, il avait fait toutes les recherches possibles et inimaginable pour en savoir plus. Il avait rusé du mieux qu'il pouvait pour avoir les informations, mais une fois en main, il s'était décidé. Il voulait observer encore plus prêt cet homme qui respirait la liberté. C'est ainsi que lorsque son supérieur lui demanda l'affectation qu'il souhaitait, il n'avait pas hésité et demander à être dans l'équipe du Commandant Potter. Si son supérieur l'avait averti que cela serait compliqué pour lui, il ne s'était pas découragé. Peu importe ce que faisait le brun, il avait l'impression que cela avait du sens pour lui. Même s'il le détestait, il était toujours là.
Et ses efforts avaient payés. Harry Potter l'avait accepté dans son équipe. Peu importe à quel point il s'était répété cette phrase, il avait toujours eu du mal à y croire. Mais lorsqu'il s'était rendu compte qu'il faisait pas partie d'une équipe mais d'une famille, son coeur avait explosé de joie. Sans jugement, aucun des membres de cette « famille » ne l'avait forcé à se livrer. Personne n'avait rien dit la première fois que Lucius était venu piquer une crise, exigeant que son fils quitte l'armée, après que ce dernier se soit blessé.
Harry était resté debout, le regardant de ses yeux verts remplis de colère et avait fait barrage de son corps entre lui et son paternel. Il n'avait demandé aucune explication. Il n'avait pas insisté. Il lui avait plutôt donné le conseil de changer de numéro d'urgence s'il ne voulait pas son père l'emmerde à chaque fois qu'il serait blessé. Parce que maintenant qu'il était l'un des leurs, il le serait, et plus souvent qu'il le pensait. Sans même avoir réfléchi, il avait demandé au brun d'être son numéro, s'en voulant d'être autant impulsif, avant que son Commandant ne lui propose de mettre Alastor Maugrey à sa place. Le militaire endurci était bien meilleur que lui en matière de jugement.
Et ça, Drago ne pouvait le nier. Sa première rencontre avec l'homme avait été … bizarre. Après l'avoir regardé durant de nombreuses minutes, il avait finalement hoché la tête et s'était toujours vers Harry, un air appréciateur avant de les entraîner d'en un entraînement censé amélioré leur vigilance. Vigilance constante était la devise de l'homme. Cette rencontre avait laissé le blond perplexe. Quand il avait demandé à Ron et Harry ce que cela signifiait, les deux hommes avaient paru un peu gênés avant de soupirer et de lui répondre.
« Alastor semble penser que son œil gauche permet de voir à travers les gens, » avait dit le Commandant une main dans les cheveux, « savoir s'ils sont fidèles à notre cause, ou si cela est un façade. C'est toujours un peu spécial, mais jusqu'à aujourd'hui, il ne s'est jamais trompé. C'est un œil magique si tu veux. »
Si la situation n'avait pas été aussi bizarre, Drago en aurait ri mais finalement, après l'avoir revu de nombreuses fois et avoir supporté ses maudits entraînements, il ne pouvait plus le nier. L'homme était puissant. Bien trop pour son âge. Ce qui lui avait valu son respect, jusqu'à ce qu'il l'affuble de ce maudit surnom.
Fouine.
Après s'être rendu compte des compétences monstres pour dénicher des informations sur les gens et avoir été l'un des meilleurs interrogateurs, l'homme s'était retourné vers lui et lui avait dit qu'il faisait un très bon travail de fouine. Avant de s'arrêter et d'annoncer à Harry qu'il avait un très bon surnom pour lui. Bien sûr, le brun n'avait jamais rien voulu entendre de sa part, et depuis il s'y était fait. Bien qu'il aurait préféré un surnom tel que BG. Mais bon, si cela lui permettait d'être dans la meilleure des équipes, il acceptait n'importe quel nom.
« Dans combien de temps ? »
Se reconnectant à la réalité, il regarda le sourire du brun. Il n'était pas naïf. Son ami avait probablement reprit sa relation avec le roux. Drago ne pouvait pas le nier. Les deux hommes étaient probablement des âmes sœurs. Le coup de foudre avait été une évidence pour eux deux. C'était juste Harry et Charlie. Drago avait souvent eu l'impression que les deux hommes se comprenaient sans se parler. Leurs esprits étaient juste connectés. Le blond avait souvent rêvé de vivre ce même amour. Pourtant lorsque les disputes se déclenchaient entre les deux hommes, une bombe nucléaire aurait pu exploser que leurs passions colériques seraient restés. Les yeux verts se fonçaient et rencontraient les yeux bleus électriques. Personne n'aimait être entre les deux hommes quand ça n'allait pas entre eux. Et tout le monde était heureux que les disputes n'aient pas été trop fréquentes. Sauf peut-être les concernés qui aimaient la réconciliation qui en suivait.
Drago savait que peu importe s'il détestait le roux, aucune autre personne ne serait bien pour son ami. La place était prise et il était impossible de déloger l'homme du cœur du Commandant. Et l'inverse était vrai aussi. C'est pourquoi, il ne dit rien alors que le brun raccrochait, légèrement gêné. De toute façon, il était probablement le seul avec Luna à l'avoir remarqué.
« Votre attention s'il vous plaît, » interpella Harry. « Dans moins de trente minutes, un collègue va venir avec l'adresse de Horace Slughorn, mais aussi des plans de la maison. »
L'attention de toute le monde se porta sur lui alors que l'excitation montait chez les militaires. Enfin un domaine qu'ils connaissaient. Un sourire aux lèvres, Harry regarda les policiers.
« Je sais que vous avez envie de foncer dans la maison, mais je vais vous demander de nous laisser gérer ça. Si quelqu'un est caché dans la maison, nous devons le capturer vivant. Nous sommes plus habilités à cette intervention. »
Plusieurs exclamations contrariés se firent entendre dans la pièces alors que les inspecteurs comprenaient ce que leur demandait le brun.
« Enfin Harry ! » Grogna son parrain. « Tu ne peux pas nous demander de rester en arrière ! C'est notre affaire à tous ! Pas uniquement celle de l'armée ! »
Son regard d'habitude si neutre se glaça, le rendant vert sombre, tirant vers le noisettes, rappelant au Black le regard de son ami lorsqu'il se mettait en colère. Peut-être n'aurait-il pas dû dire ça à son filleul mais honnêtement, comment pouvait-il leur demander de rester de côté ? Eux aussi comprenaient l'importance de cette enquête !
« En tant que responsable de cette affaire, c'est un ordre, Inspecteur Black. Si vous n'êtes pas content, je peux tout aussi bien vous faire muter ailleurs le temps que votre équipe soit disponible. »
L'atmosphère de la pièce se gela. La voix froide d'Harry ne laissa aucun doute à Luna. Il était passé en mode Colonel. La voix du chef, comme l'appelait Ron. Rare était les fois où son supérieur utilisait ce ton ou même ce regard. Mais il avait cette capacité de détruire en quelques paroles l'ambiance d'une pièce et de montrer qu'il ne fallait pas le sous-estimer.
Les seuls fois où il avait utiliser le même ton étaient lorsque Voldemort était en question. Toutes les personnes habilitées le savaient. Le terroriste était un monstre de puissance et de folie qui avait une étrange fascination pour Harry. Tout le monde se rappelait lorsque le Colonel avait reçu le premier « cadeau » de l'homme pour leur anniversaire de rencontre. La tête d'une personne de couleur. Un ancien camarade de Ron et Harry à l'armée. Les trois hommes s'étaient engagés en même temps. Bien que Dean Thomas avait préféré le calme et s'était dirigé vers d'autres horizons, ils avaient tous les trois gardés contact.
Quand Harry avait eu son « cadeau », sa colère avait été ignoble, il avait été impitoyable avec tout le monde, les blessant du mieux qu'il pouvait. Le brun avait eu besoin de faire du mal aux autres pour soulager sa peine. Même s'il savait qu'il n'était pas raisonnable, il avait juste fuit tout le monde et quand les autres se rapprochaient de lui, il faisait en sorte de les faire partir. Il n'était pas prêt. Pas après avoir appris que l'homme le considéré comme son égal. Que grâce à lui et la cicatrice en forme d'éclair sur son front était le symbole de leur connexion.
Il avait fallu beaucoup de jours, de patience, de blessures et de colère avant qu'Harry ne revienne avec Maugrey, plus calme et désireux de détruire l'homme. Malheureusement, il n'avait jamais eu de piste de solide. De temps en temps, il réussissait à se rapprocher d'un d'entre eux avant que la piste ne se coince et qu'ils repartent de zéro. Mais pour la première fois depuis cinq ans, ils avaient enfin un bout. Réussir à avoir deux personnes de l'organisation dans un même pays, en même temps était une bénédiction pour eux. Ils avaient été plus proche de Voldemort depuis deux mois qu'en cinq ans de travail.
Alors oui, peut-être que les policiers pensaient que son patron abusait en utilisant ce ton et en donnant un ordre à un homme plus vieux que lui, et son parrain de surcroît mais pour Luna et Drago, aucun de leurs avis ne comptaient. Pas quand ils n'avaient pas l'histoire complète. La torture de Harry n'était que le haut de l'iceberg. Et sans les bonnes accréditations, aucuns des inspecteurs ne pourraient comprendre.
« Bien, » murmura la voix froide d'Harry alors que le silence s'imposait, « Luna appelle Pouffy, elle a une vingtaine de minutes pour être là. Drago, appelle le Général et informe-le des dernières informations. »
Téléphone en main, les deux militaires s'exécutèrent alors que Harry sortait de la pièce et partait dieu seul sait où. Le silence resta alors qu'ils passèrent tous les deux l'appel ordonné par leur chef. Tout en continuant à feuilleter la vie de Horace Slughorn, le blond se rendait bien compte des nombreux regards qui leur étaient lancés. Pourtant, il ne bougea pas, continua son travail, jusqu'à ce que Harry revienne une vingtaine de minutes plus tard accompagné de Pouffy.
Luna se redressa alors que son amie rentrait dans la pièce. Ses yeux bleus scannant la pièce a leur recherche. Les cheveux roux attachés en natte claquèrent sur son dos alors qu'elle se dirigeait rapidement vers la blonde pour la prendre dans ses bras, un sourire aux lèvres. Un énorme sac noir était accroché à son épaule au dessus de sa veste rouge en cuir. Son jean noir contrasté totalement avec son tee-shirt blanc. En fait, toute sa tenue contrastait avec son visage doux et souriant.
« Désolée, je sors juste d'une sortie familiale ! » Rigola-t-elle alors que Drago la serrait dans ses bras, un sourcil levé à cause de sa tenue, inhabituelle. « Si tu savais à quel point j'ai été heureuse de recevoir l'appel de Luna ! »
« Tu dois être la seule à être heureuse d'être appelé par Luna, » ricana le blond alors qu'Harry passait un bras autour de l'épaule de la rousse.
« Hé ! » s'exclama la jeune fille en donnant un coup sur l'épaule de Drago.
Heureuse d'être avec son équipe, Susan se tourna vers les policiers. Elle avait croisé Harry à l'entrée et il lui avait expliqué que les événements s'étaient compliqués lorsque son parrain avait voulu intervenir. Elle n'avait rien dit et juste sourit. Harry était juste Harry parfois. Un impulsif avec un sens du danger trop … dangereux ?
« Bonjour, » salua-t-elle, « je m'appelle Susan et je fais partie de l'équipe de Harry. J'espère que nous nous entendrons bien. »
Alors que James se levait pour faire les présentations, la jeune fille leva sa main vers lui.
« Je vous connais tous. Pas besoin de présentations. »
Et alors que le silence s'imposait dans la pièce, les quatre militaires commencèrent à discuter entre eux des derniers potins de l'armée comme si tout était normal. Comme si dans quelques minutes, heures ils n'allaient pas lancer d'attaque contre un puissant terroriste.
« Bonjour, » salua clairement un roux en rentrant la pièce après avoir toqué.
Un sourire aux lèvres, Harry se dirigea vers les roux et le salua doucement. Le regard de Charlie le détailla du haut jusqu'au bas alors qu'il ressentait la tension de son amant. Un simple roulement des yeux lui répondit que cela n'était rien. Sans perdre de temps et après s'être présenté aux policiers, il demanda où il pouvait s'installer. Alors que tout le monde se mit en rond autour de lui, il alluma son ordinateur et utilisa le projecteur déjà présent.
« Bien, on a réussi à avoir des images thermiques comme je te l'ai dis, » parla doucement le roux, son regard sur les images. « La maison ne se compose que d'un rez-de-chaussée. Il y a quatre pièces en plus de l'entrée. Le séjour, deux chambres et un bureau. Grâce aux images thermiques, on a pu au moins définir qu'une personne est présente. »
« Un nom ? » Demanda Susan.
« Grâce aux caméras, on a un visage et un nom oui. Seamus Finnigan. Homme de 27ans, célibataire. Il est en plein doctorat pour devenir chimiste. Son père est décédé à cause d'une guerre des gangs. Sa mère s'est remarié à un autre homme et depuis elle ne l'a pas revu. »
« Y'a-t-il un soupçon d'explosifs ou autres dans la maison ? »
« On a récupéré quelques reçus, les deux hommes ont acheté certains produits qui pourraient permettre la création d'une bombe chimique. Mais comme cela ne date que d'une semaine et vu que Slughorn est mort, on a un doute. »
« Par précaution, on va prendre Ron et le service de déminage avec nous, » soupira Harry. « Bien, répartition. Je serais en tête, Drago tu suivras, Luna derrière, nous serons suivis par les soldats envoyés par Alastor. Susan, essaie de trouver une position pour pouvoir te placer avec ton sniper. Charlie tu nous guideras depuis l'extérieur. »
Alors que chacun des militaires hochaient la tête, le Commandant se tourna vers son père et les policiers.
« Dès que nous serons rentrés, que nous aurons sécurisé la zone, et que nous dirons qu'elle est sans danger, vous pourrez rentrer. Pas avant, pas pendant. Quand on vous l'ordonnera. »
Après avoir reçu l'approbation des policiers, il se tourna vers Charlie qui débranchait son ordinateur. Sans laisser le temps à quiconque de parler, il se dirigea vers le parking où les voitures étaient garées. Ouvrant le coffre, il plongea la main vers le gilet pare-balle ainsi que vers l'arme automatique qui lui permettrait de lancer l'assaut.
En silence, il monta dans la voiture à côté de Drago alors que Luna et Susan montaient à l'arrière. Charlie dans une autre voiture leur fit des appels de feux pour signaler sa présence. Juste derrière eux, son père et les policiers les suivirent. Sans activer les sirènes, les diverses voitures se garèrent dans une rue annexe à celle où la maison se trouvait. Ron et les soldats déjà présents saluèrent leur Commandant alors que ce dernier vérifié que tout était bon.
« Bien, on va tenter une invasion silencieuse, » expliqua-t-il. « Pouffy, tu as trouvé un bon endroit ? » La jeune fille acquiesça avant de partir. « On reste en contact radio, dès que le paquet est sécurisé, vous lancerez l'assaut, » ordonna Harry à un des soldats. « Dès que Ron aura dit que tout va bien, James, vous pourrez rentrer et faire ce que vous voulez. »
Alors que chacun hochait la tête, le brun attrapa la casquette que lui tendait son ami blond et la mis sur sa tête. Son insigne militaire au-dessus de son gilet pare-balle, il activa la mini-caméra qui permettrait à tout le monde de suivre leurs mouvements. Inspirant profondément les yeux fermés, il les rouvrit une fois qu'il fut sûr que l'adrénaline était bien présente dans son corps.
Dans une course silencieuse, il s'élança vers la porte blanche de la maison ciblée. Doucement, alors que Drago et Luna se postaient des deux côtés de la porte, il crocheta la serrure. Inspirer. Expirer. La porte s'ouvrit montrant l'entrée et son vieux papier peint.
« Il est en train de se faire un sandwich, dans la cuisine, à ta droite. »
La voix de son amant ne le perturba pas. Il était trop ancré dans sa mission. L'arme pointée devant lui, il avança. Sans bruit, il se colla au mur extérieur de la cuisine. S'avançant jusqu'à la porte, il leva son poing fermé et s'arrêta, ses camardes derrière lui. Attrapant un couteau de sa poche, il le pointa vers la porte de la cuisine. Le reflet de l'homme se projeta sur la lame. De dos, la cible ne le voyait pas. Inspirant, il retient sa respiration. Son souffle coupé, il s'élança discrètement vers sa cible. Son bras droit s'enroula autour du coup de l'homme alors que le gauche maintenant la tête en place. Et il compta. Sans desserrer son étreinte, il sentit sa cible s'effondrait. Et il laissa enfin l'homme respirer alors que l'inconscience le tenait.
Faisant signe à Luna, il reprit son arme en main. Drago se posta à côté du corps, derrière le mur. L'arme en poing, Harry avança doucement mais prudemment. Sans perdre sa concentration, il vérifia toutes les pièces sauf le bureau vers lequel ils se dirigèrent.
La main de la blonde sur la poignée, il lui fit signe. Dès l'instant où la porte s'ouvrit, il s'élança vers l'entrée. Et s'arrêta alors que l'horreur le saisissait. Reculant et refermant la porte, il partit voir Drago.
La mission était un succès.
« Ici Team Poudlard, la voie est libre. »
Le regard de ses amis se posa sur lui alors qu'il repartait vers le bureau. Son arme dans son dos, il garda les yeux ouverts alors qu'il rentrait à nouveau dans la pièce, vite rejoint par les membres de son équipe.
« Voilà, la raison pour laquelle il a été exécuté, » murmura Charlie, derrière eux. « Il avait l'intention d'attaquer en solo. »
« Personne ne double Voldemort. Pas même ses mangemorts, » grogna Drago.
En silence, ils observèrent sur le mur sept cartes d'endroits spéciaux de Londres. La zone de la communauté gay, celle des musulmans, celle des africains, celle des juifs, celle des latinos, celle des bouddhistes et celle des japonais. Que des ennemis de la « race pure » de Voldemort et Horace Slughorn.
« Seigneur, » murmura son père derrière lui.
« Les Sept Horcruxes, » lit-il sur le mur. « Les âmes du diable. Les lieux de dépravations, des indésirables et des maudits. Chacun de ces lieux est un lieu à risque, » frissonna Harry.
S'avançant vers le mur, il regarda les diverses photos accrochés sur le mur. A chaque fois qu'il ne pensait pas pouvoir voir pire, l'horrible nature humaine se rattrapait à lui. Les sourcils froncés, le regard sombre, il se tourna vers ce qui semblait être la première équipe à faire face à la cruauté des « sangs-purs ». Peu importe à quel point il le voyait, il savait qu'il n'avait pas le choix. La situation était assez clair pour lui.
« Drago appelle Maugrey. Il faut élever le niveau d'alerte de la ville. Charlie, tu ferais mieux de faire de même. James, également. »
Son regard parcouru toutes les personnes présentes.
« On rentre en guerre. »
Fin du Chapitre.
Très bien. Ce chapitre est assez intense en émotion, en révélation passée et en futur.
Que pensez-vous de ce retour ? Avez-vous aimé ? Ou pas du tout ?
J'attends avec impatience vos retours.
A très vite,
Khay.
