Les Combats d'une Vie
Disclamer : Rien n'est à moi à part l'idée de l'histoire.
Couple : Harry/Charlie principalement. James/Alice. Neville/Hermione. Le reste : Surprise ! :D - C'est un rating M
Thème : UA Sans magie - Armée - Famille - Romance - Drame - Policier
Parution : Un Chapitre par semaine - plus particulièrement le vendredi.
Histoire : Elle est en cours d'écriture. Actuellement 29 Chapitres, je n'ai plus que l'épilogue à écrire .
Correctrice : Yukyo001 (Merci !)
Blabla de Moi !
Bonjour, Bonsoir !
Me revoilà avec un nouveau chapitre, un dimanche soir à 23h55. Après de nombreuses heures à finir mon travail, j'ai enfin trouvé le temps avant d'aller au lit de publier ! Comme quoi, on a toujours le temps pour tout. Surtout que le sommeil semble me fuir avec mes résultats qui m'attendent demain héhé ! J'espère que vous vous allez bien, que vous avez passé un bon week-end et que vous êtes tous prêts pour cette nouvelle semaine !
Que dire de ce chapitre ? Il est assez spécial. A la fois doux, mais avec quelques informations cachées. Il y a des choses qui ressortent et d'autres qui se répètent. J'ai changé pas mal de choses comparé à la version originale de ce chapitre. Donc j'espère qu'il vous plaira ! :)
Je tiens avant de vous laisser lire, remercier les reviewers anonymes, mais aussi les personnes qui m'ont mis en alertes et en favoris. J'ai répondu à tout le monde (j'espère, si ce n'est pas le cas, je suis désolée) et vous remercie encore une fois de continuer à me suivre malgré ma longue pause. Sur ce, je vous laisse tranquille.
On se retrouve en bas.
Enjoy,
Khay.
Onzième Chapitre.
Difficult
Assis à même le sol, son dos appuyé contre la voiture de police, les genoux relevés, ses coudes sur ceux-ci, Harry se frotta violemment la tête alors que des pensées meurtrières traversaient à nouveau son esprit.
Malgré toutes ses tentatives pour oublier les horreurs qui se trouvaient dans cette maudite maison qu'il avait investie deux heures auparavant, à chaque fois les images trouvées sur l'ordinateur de ce monstre lui revenait sans cesse à l'esprit. Tous ses essais pour penser à quelque chose de positif s'effondraient alors qu'il croisait le regard posé sur lui de Seamus Finnigan, enfermé dans une voiture de police, sous la garde des militaires. Il lui suffisait d'un pas pour faire disparaître ce sourire moqueur du visage de l'homme. D'un seul et unique pas. Qu'il ne pouvait pas faire. Pas quand le coupable était sous aussi bonne garde.
Alors qu'il se forçait à ne plus regarder son prisonnier, il posa ses yeux sur la maison devant lui. Avec son mur extérieur et ses volets blancs, la demeure de Horace Slughorn ressemblait vraiment à une banale maison de banlieue. Les quatre petites marches pour accéder à la porte d'entrée étaient tellement propres qu'elles permettaient juste d'appuyer sur le profil du chimiste. Même l'intérieur était parfaitement vieux, donnant l'impression que l'homme vivait là depuis des années.
Le papier peint, jaune avec ses stupides roses rouges, était posé sur toutes les pièces de la maison, que ce soit les couloirs, les chambres ou le séjour. Les meubles étaient probablement encore plus vieux que lui, mais pourtant si bien entretenus. Rien ne sortait de l'ordinaire. Tout était fait pour donner l'illusion que cette maison était comme n'importe quelle autre.
Pourtant une pièce se détachait du lot. Le bureau de Horace Slughorn était probablement pire que celui d'un film d'horreur. En omettant le mur où était affiché les plans et ses idées, le reste n'était guère mieux. Sur celui de droite de nombreuses photos ainsi que des articles relatant des assassinats, des explosions, des guerres de gang ou des guerres tout court tuant des innocents, qu'il considérait comme impurs, y étaient accrochés. C'était limite un sanctuaire à ces nombreux meurtriers. Certaines photos avaient même de petites croix dessinées sur elles, comme pour marquer le coup, bien que Harry se doutait que cela cachait autre chose.
Et il espérait vraiment que l'ordinateur, posé sur le bureau, en face de ce sanctuaire, les aiderait à comprendre ce que l'homme faisait ou prévoyait. La moindre information leur serait capitale. C'est pourquoi lorsque Luna avait allumé l'ordinateur, il était resté près d'elle, espérant pouvoir voir quelque chose. Mais lorsque les images de cadavres d'enfants ou d'adultes furent les premières informations qu'il reçut, il ne résista pas à donner un coup de poing contre le mur derrière lui, s'attirant les foudres de ses amis, qui le forcèrent à sortir et à ne plus rentrer tant qu'il ne se calmait pas.
Mais voilà que deux heures après, le calme ne semblait pas vouloir revenir. Sa nature impulsive avait repris le dessus l'empêchant de se concentrer suffisamment longtemps pour pouvoir se calmer. Sa fureur semblait sortir par tous les pores de sa peau, attirant sans aucun doute le regard des autres officiers de polices, de ses amis mais aussi des voisins de l'homme.
Les maudits voisins qui n'avaient jamais rien vu. Harry se savait injuste mais il avait besoin d'en vouloir à quelqu'un. Le brun savait très bien que les voisins de Horace Slughorn ne se seraient jamais doutés de rien. L'homme était bien trop méticuleux et intelligent pour se faire avoir. Combien en avait-il invité chez lui à prendre le café ou le thé, se faisant passer pour l'oncle lourd qui était présent lors des repas de famille.
Non, Horace Slughorn était bien trop intelligent pour se faire avoir par ce qu'il jugeait des êtres stupides et faibles. Dommage pour lui qu'il se soit cru plus malin que l'homme qu'il servait. Cela lui avait valu une mort des plus horribles. Et malgré toute son humanité, Harry était heureux de savoir qu'il avait souffert avant de mourir.
Se forçant à se lever, il expira doucement, tout en faisant rouler ses muscles. Lui qui, quelques heures plus tôt, suppliait pour avoir un peu d'action, le voilà servi. Bien qu'il aurait aimé un peu plus de résistance, le commandant savait que la plupart des chimistes n'avaient absolument aucune connaissance des arts de combat. Peut-être savait-il se servir d'une arme à feu, mais c'était probablement la seule chose qu'il maniait.
« Pas comme lui ou son meilleur ami Ron, ou encore Drago » pensa-t-il alors que les deux hommes s'avançaient vers lui.
Arrivés à ses côtés, aucun d'entre eux ne parla. Parfois ils n'avaient pas besoin de mots pour exprimer leurs émotions. Peut-être était-ce pour cela que leur équipe fonctionnait aussi bien. Il n'en était pas sûr, mais il aimait se dire que c'était pour cette raison. Ou peut-être parce que tous les trois savaient à quel point aucun mot ne suffirait à apaiser cette haine qui brûlait leur corps et les suppliait de faire du mal.
Debout devant la maison, aucun d'entre eux ne fut surpris lorsque la police scientifique ressortit une demi-heure plus tard, des cartons de preuves dans les bras ainsi que de trop nombreuses armes. Mais également lorsque peu de temps après, l'ordinateur portable sous le bras, Luna et Susan ressortirent toutes les deux, le regard encore plus sombre que celui des garçons. Sans un bruit, les deux femmes rejoignirent leurs camarades, formant à eux cinq, un cercle.
Les bras croisés, appuyé sur une des nombreuses voitures garées à côté de la maison, Charlie regarda son frère, son amant et ses collègues, en silence. Le roux n'avait jamais fait de mission avec eux. C'était la première, mais il avait depuis bien longtemps entendu parler de la réputation de ce petit groupe si destructeur. Grâce à son travail au sein du MI6, il avait de nombreuses fois jeté des coups d'œils aux dossiers de son frère dans un premier temps puis à ceux de Harry lorsque leur relation devint sérieuse.
Peut-être n'aurait-il pas dû, avait-il pensé après sa rupture avec le brun. Il avait eu de nombreux doutes sur le type de mission que faisait son amant, mais de trop nombreuses fois il se rendait compte qu'il était bien loin de la réalité. De nombreux dossiers lui avaient été refusés, parfois seul le patron du MI6 y avait accès.
C'est ainsi que le roux comprit qu'à chaque fois, les missions étaient bien trop brutales et dangereuses. Bien sûr qu'il comprenait la raison qui poussait Harry à les accepter, lui-même avait des missions dangereuses. Mais quelque part, il n'arrivait pas à s'imaginer qu'un jour, il pourrait ne pas savoir où était le brun et que ce dernier ne meurt, sans que l'armée ne le sache ou ne le dévoile vu les missions fantômes réalisées par son amant. Et encore plus lorsqu'il s'était rendu compte qu'un fou furieux s'était lancé à sa poursuite, décidé à le tuer. Alors il avait paniqué. Sa peur à la fois pour son frère et pour son petit-ami avait juste explosé et sans même y faire attention, il avait posé un ultimatum à Harry.
Ultimatum que le brun avait refusé, le regard aussi froid et coupant qu'un couteau. Lors de sa demande, ordre s'il était honnête, son compagnon s'était renfermé sur lui et lui avait juste dit qu'il enverrait quelqu'un prendre ses affaires. Le lendemain, après avoir essayé d'appeler son amant pour s'excuser, il était juste tombé sur le répondeur. Et cela plusieurs jours de suite, avant d'apprendre par sa mère que son frère était à nouveau parti en mission. Bien qu'il ait essayé de nombreuses fois de le joindre mais rien à faire, il avait juste perdu le contact.
C'est pourquoi lorsqu'il l'avait vu à l'hôpital, il n'avait pas hésité à lui forcer la main pour reprendre contact. Il ne pouvait pas perdre à nouveau le brun de vu. Mais lorsque ce dernier ne répondit pas au téléphone, il se sentit à nouveau perdu. Il était pourtant sûr que Harry souhaitait lui parler à nouveau, alors pourquoi ne répondait-il pas ? Ce ne fut que quelques jours plus tard qu'il eût sa réponse. Alors qu'il souhaitait juste discuter avec le brun, son corps avait réagi avant son esprit et il avait ressenti cette urgence, ce besoin viscéral de faire du brun à nouveau son amant. Malgré le fait qu'il lui ait sauté dessus, il n'avait absolument pas oublié la raison à tout cela.
Non, il n'avait absolument pas oublié à quel point son cœur s'était remis à battre alors que le brun acceptait de reprendre avec lui. De lui permettre de faire à nouveau partie de sa vie. Et Charlie se l'était promis. Il ne ferait rien, absolument rien pour briser à nouveau cette douce harmonie qui existait entre lui et son petit-ami. Pour la première fois depuis trop longtemps, il lui arrivait de sourire sans raison, juste en pensant à la voix de son brun ou ce qu'ils pourraient faire tous les deux, quand ils auraient le temps. Mais pour le moment, il pouvait se contenter de regarder le brun de loin, rassuré de le savoir en vie.
« Charlie, c'est ça ? » demanda une voix à côté de lui.
Son regard bleu rencontra le regard gris du parrain de Harry. À ses côtés, James Potter était debout, hésitant lui aussi à parler. Un sourire aux lèvres, il décroisa les bras et attrapa la bouteille d'eau que lui tendait Black, tout en se redressant. Il était absolument certain qu'aucun des deux hommes ne connaissaient la relation qui le liait à Harry. Mais pourtant, il se doutait de la raison pour laquelle il venait lui parler. Le jeune Potter ne savait pas composer avec les non-militaires.
« Sirius, James, que puis-je faire pour vous ? » questionna-t-il après avoir avalé une gorgée d'eau, amusé bien malgré lui.
« Eh bien » commença doucement Sirius, en jetant de petits regards à la fois à son meilleur ami mais aussi à son filleul. « Avant de partir en mission avec Harry, nous avons échangé quelques mots … et »
« Laissez-moi deviner, rigola le roux, Harry vous a donné un ordre et vous a dit que si ça ne vous plaisait pas, vous pouviez aller voir ailleurs s'il y était ? »
Surpris, Sirius hocha la tête. Depuis que la mini-dispute s'était déclenchée, son filleul ne lui avait pas parlé, et encore moins regardé. Il avait l'impression de revenir quelques semaines auparavant, où il tentait de faire comprendre au brun qu'il était désolé et qu'il y avait un mur entre eux. L'inspecteur de police savait très bien qu'il n'aurait rien dû dire mais son inquiétude pour son filleul avait été bien trop grande. Il avait toujours cette impression d'avoir un jeune adolescent devant lui, qu'il devait protéger de la colère inutile de son père. Il avait oublié à quel point il était devenu un adulte sans lui.
« Ne vous en faites pas, Harry a déjà dû oublier ce qu'il vous a dit. Les trois quarts du temps, quand il a une mission, il est toujours comme ça. Son corps et son esprit simulent la mission, avec toutes les possibilités. Il n'aime pas vraiment que quelqu'un vienne le gêner » expliqua l'agent.
Les deux policiers ne surent pas s'ils devaient se sentir rassurés ou terrifiés par les paroles de l'autre homme. Bien que Harry ait été à leurs côtés durant les jours précédents, ils avaient oublié que l'aîné des Potter était maintenant un adulte et non pas un adolescent. Que l'homme qu'il était, avait probablement dû faire face à de pires situations et qu'il savait ce qu'il faisait.
« Il …, murmura doucement James, il a l'habitude de faire ce genre de mission, n'est-ce pas ? Cela a été bien trop rapide pour que ce soit la première ou deuxième fois qu'il faisait cela. »
Bien qu'il ait posé la question, le père Potter n'était pas tout à faire sûr de vouloir entendre la réponse. Bien sûr, depuis quelques jours, il comprenait très bien que son fils ait eu des missions pire que ce qu'il pouvait penser. Une part de lui était totalement pétrifiée à l'idée de le laisser repartir et faire une mission qui l'enlèverait à lui. Il savait très bien que son fils repartirait après que l'enquête soit finie, et cela l'effrayait.
« Je suis désolé, soupira Charlie, j'aimerai beaucoup vous faire partager certaines informations, mais vous n'avez pas les accréditations nécessaires. Tout ce que je peux vous dire, c'est que votre fils a sauvé de nombreuses vies. Bien qu'il les ait refusé, il a reçu beaucoup de médailles pour sa bravoure. »
« Vous semblez en savoir beaucoup sur lui, parla Sirius, êtes-vous proches ? »
Un sourire mystérieux aux lèvres, Charlie avala une gorgée d'eau tout en regardant Harry et ses amis qui commençaient à bouger, après que ce dernier raccrocha son téléphone.
« Ron est mon frère, alors il m'est souvent arrivé de croiser Harry. Très souvent. »
Alors que l'homme aux yeux gris ouvrait la bouche pour parler, ledit Ron arriva près d'eux, un regard suspicieux sur son frère qui haussa juste les épaules en retour.
« Le Général nous attend au bureau avec Dumbeldore. On bouge. Je peux monter avec toi ? Si je monte avec ce trou de balle, il montra la voiture avec Seamus Finnigan, j'ai bien peur de le tuer avant qu'il ne soit interrogé. »
Sans quitter son sourire, le grand frère invita le plus jeune à le suivre. Assis derrière le volant, Charlie ne parla pas, bien qu'il ressentît le regard bleu se poser de nombreuses fois sur lui, essayant probablement de découvrir dieu seul sait quoi. Absolument pas gêné par le regard de son petit frère, il continua de regarder la route devant lui, tapotant de son doigt le volant au rythme de la musique.
« J'en étais sûr ! » s'exclama brusquement Ron.
Cela restait toujours un mystère pour Charlie que son frère réussisse des missions ou le calme était requis.
« Quoi encore ? »
« Oh non, non, fais pas ça, sinon je peux t'assurer que j'irais tout rapporter à maman ! »
« Tu as quel âge, sérieusement ? » grimaça le plus grand à l'idée que sa mère soit au courant.
« Tu es de nouveau avec Harry ! »
Soupirant bruyamment, il continua à rouler, se sentant soulagé alors que le panneau de la police s'afficha devant lui. Il allait enfin se débarrasser de son idiot de frère.
« Tu ne veux pas me raconter ? »
Sans répondre, il se gara, arrêta la voiture, détacha sa ceinture et se tourna vers lui, la main sur l'ouverture de la portière.
« Nous avons fait l'amour dans cette voiture, veux-tu savoir où ? » demanda-t-il vicieusement, se sentant heureux alors que son frère sortait rapidement de la voiture, hurlant à quel point c'était absolument horrible d'entendre ça !
C'est dans la bonne humeur qu'il rentra dans les bureaux des Crimes Violents, rejoignant les inspecteurs et militaires déjà présents. Un sourire aux lèvres, il haussa à son tour les épaules alors que son compagnon le questionna du regard surpris par sa joie. Puis il se pencha et remarqua l'air de Ron et son marmonnement. Secouant la tête, Harry décida de ne pas se mêler des affaires familiales de la famille Weasley. Il n'était pas sûr d'y survivre.
« Comment vas-tu fiston ? » demanda une voix bourrue à ses côtés.
Sans tenir compte des yeux qui le suivaient, Harry se rapprocha de celui qu'il considérait comme son mentor et le serra dans ses bras. Ne prêtant pas attention aux bruits et aux paroles derrière lui, il respira et expira comme lui avait de nombreuses fois appris l'homme lorsque ses sentiments le submergeaient.
« Tout va bien » chuchota Maugrey en passant sa main dans les cheveux du brun. La tension dans les épaules du jeune homme était bien trop puissante pour qu'il ne la ressente pas. Entre sa famille et Voldemort, son protégé ne devait probablement plus avoir le temps de laisser son esprit se reposer et penser à autre chose. Son regard se dirigea vers le seul agent secret de la pièce, les yeux froncés. Sans même avoir besoin de parler, il lui désigna le brun et d'un mouvement de tête, il lui fit comprendre qu'il devait faire quelque chose. Haussant les épaules, Charlie acquiesça.
« Bien » s'exclama finalement Dumbeldore après avoir vu James se diriger vers son fils. Il se doutait que l'homme n'était pas heureux de la situation, mais il ne pouvait pas intervenir. « Et si nous revoyons ce que nous savons ? »
Chacun assis sur une chaise, Harry et Drago restèrent debout, en retrait, chuchotant. Aucun des militaires ne semblaient surpris de l'attitude des deux hommes et commencèrent la réunion sans eux.
« J'ai cru comprendre, commença Maugrey, que nous devions élever le niveau de sécurité ? »
« C'est Harry qui le pense, et on est plutôt d'accord avec lui » soupira Ron, un regard sur les deux hommes. « Rien ne prouve qu'une arme chimique a été créé tout comme rien ne prouve qu'elle n'a pas été créée. »
« J'ai déjà demandé à ce que l'on recherche l'existence d'un laboratoire ou d'une pièce louée par Horace Slughorn ou encore par Seamus Finnigan, informa Charlie, malheureusement, une urgence a retenue nombreux de nos agents. Je doute que nous ayons cette information avant quelques jours. »
La main sur son menton, le Colonel suivit du regard Harry et Drago alors qu'ils s'asseyaient avec eux.
« Après avoir vu toute cette merde présente dans le bureau, on peut être sûr que la mort d'Horace Slughorn est due à une trahison, comme on le pensait, soupira le blond, je ne veux pas m'avancer, mais il correspond totalement au profil. Homme blanc, haute position sociale sans aucune reconnaissance. Même s'il était professeur, cela fait de nombreuses années qu'il n'a pas exercé. Si on fouille, je suis sûr qu'on pourra voir que la raison de son licenciement est due à son comportement, et peut-être a-t-il été remplacé par une des personnes qu'il jugeait « impur ». »
« Malgré sa stupidité à vouloir doubler Voldemort, il montre que ce dernier a bien l'intention de se faire connaître ici. On peut supposer qu'il va attaquer ici aussi. De ce que je sais, l'homme est patient, peut-être bien trop pour Horace. Je pense que nous avons gagné quelques temps avec la mort du chimiste. Pourtant on devrait envoyer quelques militaires aux lieux affichés sur le mur. Toute personne suspecte devra être arrêtée sur le champ. On ne peut pas prendre de risque, » soupira Harry.
Hochant la tête, Drago se retourna alors que l'assistante du procureur venait d'entrer dans la salle. Se levant, il se rapprocha de la jeune femme aux cheveux châtains et aux yeux noisettes et la serra contre lui, amoureusement. Katie Bell lui rendit son étreinte, un peu nerveuse avec les nombreux regards qui se posaient sur elle. Intimidée, elle essaya de sourire avant de se rapprocher d'Albus Dumbeldore, Drago à ses côtés.
« Commissaire Dumbeldore, Amélia Bones m'envoie afin d'avoir les dernières informations. »
« Aaaah, j'ai bien peur de ne pas en avoir, lui sourit l'homme âgé, le Colonel Potter allait justement nous faire un rapport, si vous voulez vous joindre à nous ? »
« Bien sûr » s'exclama joyeusement la jeune femme.
Le regard froid d'Harry se posa sur elle, alors qu'elle cherchait une chaise du regard. Son esprit se mit à réfléchir. Autant il respectait la justice, autant il ne pouvait pas la permettre de l'avoir en travers de son chemin. Détournant son regard de la jeune femme, il croisa celui de Charlie qui hocha la tête puis celui de son supérieur qui lui donna aussi son accord. Une fois qu'il fût sûr d'avoir l'attention de tout le monde, il prit juste un ton froid.
« Comme je le disais, nous essayons encore de craquer l'ordinateur de l'homme. J'imagine que cela prendra un peu de temps » le brun ignora le regard vexé que Luna lui lança. « J'aimerais que durant ce temps, nous fouillons tous les dossiers trouvés et voir si nous pouvons avoir une quelconque information. »
« Je vais aller en informer ma supérieure alors » coupa-t-elle. Voilà l'une des raisons pour laquelle Harry n'arrivait pas à la supporter. « Drago, nous voyons-nous toujours chez tes parents ce soir ? »
« Bien sûr » sourit le blond alors qu'il raccompagnait sa petite-amie.
Un silence pesant s'installa alors que la jeune femme partait et que Drago venait se réinstaller. Harry venait de mentir à une responsable de la justice sans scrupules et personne, pas même Maugrey, n'avait contredit ses propos.
« Est-ce que … Pourquoi ? » demanda finalement Tonks.
« Pourquoi quoi ? » demanda Susan, alors que son commandant sortait son téléphone, tapotant un message rapidement.
« Pourquoi ne pas lui avoir dit que nous avions un suspect ? »
« Parfois l'omission vaut mieux qu'une vérité, mademoiselle. Peu importe le moyen d'avoir nos réponses, il faut savoir franchir les lignes » parla mystérieusement Maugrey.
Les paroles laissèrent la jeune femme perdue. Elle n'était pas sûre de savoir ce qu'il voulait dire. Regardant ses collègues, elle fut surprise de voir de la colère dans le regard de Hagrid.
« Ce que veut dire cet homme est qu'ils vont probablement torturer Seamus Finnigan pour avoir leurs informations ! » S'exclama l'homme. « Si la justice venait à connaître le nom de cet homme, ils ne pourraient pas se le permettre ! »
Sans lui répondre, Harry se leva et s'étira. Malgré les paroles de Hagrid, cela ne l'empêcherait sûrement pas de dormir de savoir ce que deviendrait l'homme. Sa mission à lui était de récupérer la cible. Le reste n'était plus son problème. Qu'il soit torturé ou cajolé, il s'en fichait. Tant qu'il avait ses informations et sans avoir besoin de se salir les mains, cela lui allait totalement.
Saluant tout simplement ses collègues et supérieurs, il se dirigea vers la sortie avant de se faire rattraper par Charlie. Sans avoir besoin d'ouvrir la bouche, les deux hommes se dirigèrent vers la voiture du roux. La musique en fond, ils prirent un chemin que le brun ne connaissait pas.
« Peu importe où tu m'emmènes Weasley, je ne coucherai pas avec toi. Je suis bien trop fatigué. »
« Je sais, sourit le roux, je promets de te laisser te reposer avant de te sauter dessus. »
Levant les yeux au ciel, il ne se sentit pas s'endormir sous la douce caresse de Charlie sur la cuisse. Même lorsque le roux lui secoua l'épaule, il n'ouvrit qu'un œil et se dirigea vers l'appartement de son amant. Sans même y faire attention, il le suivit dans ce qu'il supposa sa chambre, retira son pantalon et son haut, restant en boxer, et se glissa sous les draps. Avant que le sommeil ne le prenne vraiment, il sentit les bras découverts de Charlie le rapprocher de lui. Soupirant d'aise, il s'endormit.
« Ton téléphone » grogna le roux, des heures plus tard, en le poussant.
Clignant des yeux, Harry essaya de se resituer. Il ne savait même pas depuis combien de temps il dormait. Se forçant à se bouger, il attrapa son téléphone et regarda le prénom de Drago s'afficher. Décrochant, il posa son téléphone sur son oreille, les yeux fermés, il essaya de pas céder à son envie de rejoindre son amant dans le sommeil.
« Harry, on est dans la merde ! »
Cette simple phrase fit disparaître les dernières traces de son envie de dormir.
Fin du chapitre.
Il semblerait que les problèmes s'installent ... héhé ! A votre avis, que se passe-t-il ? Pourquoi sont-ils dans la merde ?
Harry qui découche ? Est-ce que cela va attirer des questions sur où il était ? Devra-t-il dévoiler des informations sur sa relation avec Charlie? Ou saura-t-il trouver une bonne excuse ?
Quant à l'enquête ... avance-t-elle ou stagne-t-elle ?
En relisant, je me rends compte qu'il y a des petites informations, assez apparente, mais pourtant difficile à les voir :)
Allez, je vous laisse pour ce soir.
La suite arrive dimanche prochain.
A très vite,
Khay.
