Les Combats d'une Vie

Disclamer : Rien n'est à moi à part l'idée de l'histoire.

Couple : Harry/Charlie principalement. James/Alice. Neville/Hermione. Le reste : Surprise ! :D - C'est un rating M

Thème : UA Sans magie - Armée - Famille - Romance - Drame - Policier

Parution : Un Chapitre par semaine - plus particulièrement le vendredi.

Histoire : Elle est en cours d'écriture. Actuellement 29 Chapitres, je n'ai plus que l'épilogue à écrire .

Beta : Patmol25

Blabla de Moi !

Bonsoir,

Je suis encore une fois désolée, j'ai absolument pas pu poster mon chapitre avant. Entre mon école et quelques problèmes privés, j'ai eu l'impression de ne même plus avoir le temps de respirer. J'en profite maintenant tant que je fais une pause dans mes révisions pour vous donner le douzième chapitre.

Je tenais à m'excuser du manque de réponse par rapport à vos reviews, alors que ça a été un plaisir de les lire. Honnêtement, ça m'est arrivé de les relire lorsque la pression est trop lourde. Ca me permet de m'évader et de me rendre compte à quel point vous aimez ce que j'écris. Alors n'hésitez pas à me mettre autant de reviews que vous le voulez. J'essaierai d'y répondre mais je ne vous promets rien (j'ai un gros module qui arrive là).

J'ai tellement de chose à vous dire, mais je ne veux pas vous faire attendre plus longtemps et vous laisse découvrir ce chapitre.

On se retrouve en bas.

Enjoy,

Khay.


Douzième chapitre

Bad day

Debout entre sa voiture et l'immense porte ouverte du Manoir de ses parents, Drago inspira discrètement avant de rejoindre sa famille et sa compagne. Peu importe à quel point il souhaitait se trouver ailleurs, il devrait survivre le temps d'une soirée.

« Père, Mère. »

Si une petite étincelle de joie apparut dans le regard de sa mère, son père resta aussi froid que le marbre. Alors que sa mère se rapprochait de lui et l'embrassait sur la joue, son géniteur lui lança tout simplement un hochement de tête. Malgré leur forte ressemblance, Drago savait qu'ils n'avaient rien en commun.

Son regard glissa sur son père. Du haut de son mètre 85, son père avait toujours eu un maintien droit, inculqué dès la naissance. Ses cheveux blonds, malgré ses quarante ans, étaient longs, lui arrivant aux épaules. Drago savait que pour son père, ses cheveux étaient signe de sa bourgeoisie, de sa différence avec le petit peuple. Ses yeux bleus électriques ne lui avaient jamais montré rien d'autre que la déception à chacun de ses regards. Son costard noir, sa chemise blanche et sa cravate argentée lui rajoutait une certaine prestance que le fils avait toujours envié plus jeune.

Drago se souvenait encore des nombreuses leçons que son père lui avait inculqué, parfois violemment. Son enfance dans ce si grand manoir n'avait pas été heureuse. Oh bien sûr, il n'avait jamais manqué de rien. Autant sa mère que son père avait fait en sorte de lui acheter tout ce qui convenait à un jeune Lord tel que lui. Que ce soit des jeux, des animaux ou encore des gens. Son éducation avait toujours été faite à la maison. De nombreux précepteurs étaient venus chez eux pour lui enseigner les matières générales mais aussi le protocole du savoir-vivre en société et pleins de choses qu'il aurait aimé ne jamais savoir. Très jeune, il avait passé tout son temps auprès des livres qu'auprès des adultes.

Parce que oui, enfant asocial, le petit Drago n'avait jamais eu cette chance de voir l'extérieur de sa maison. L'unique moment où il avait la chance de rencontrer d'autres enfants, était lors des réceptions mondaines que donnaient ses parents. Mais même là, seule la prestance et l'argent des sa famille amenait les gens à échanger avec lui. Combien de fois avait-il vu ce regard avide sur le visage des gens ? Combien de fois avait-il été montré du regard ou du doigt en tant qu'héritier Malfoy et non pas Drago ?

Il avait bien sûr essayé d'en discuter avec son père. Il avait lu dans certains livres des choses telle que l'amitié, l'amour et autres sentiments. Alors il avait essayé de comprendre pourquoi certaines personnes préféraient partir à la recherche de ses sentiments plutôt que de l'argent tel que son père. Bien mal lui en a prit. Son paternel était rentré dans une colère noire, détruisant le peu d'intérêt qu'il en avait. Du moins extérieurement. Intérieurement, il s'était mis à observer les gestes, les visages et les émotions de toutes les personnes qu'il croisait, essayant de mettre un nom sur leurs expressions.

C'est ainsi qu'il avait découvert les sourires d'amour échangés entre deux des serviteurs de son père. La douce tendresse d'une jeune employée alors qu'elle caressait son ventre. La peine d'un homme qui se faisait renvoyer. Pour lui, enfant gâté, c'était découvrir un nouveau monde, qu'il ne connaissait pas. Et plus il découvrait de chose, plus il devenait avide.

Dès son plus jeune âge, il avait été avide de comprendre l'humain. Pourquoi, comment. Il avait eu ce besoin de comprendre. Il ne l'avait jamais regretté. Bien au contraire, il avait eu l'impression d'approcher de la normalité des autres. Peut-être était-ce grâce à cela qu'il n'était pas un Parfait Malfoy, aujourd'hui ?

« Aaaah, Drago, » appela une voix alors qu'il s'installait à la table des convives, « je suis heureux de te revoir. Ta tante n'a pas arrêté de demander après toi et ta compagne. »

D'un simple mouvement de tête, le blond salua son oncle Rodolphus Lestrange en laissant parcourir son regard dans la petite salle de bal. La longue table, où était posée des couverts mais aussi de nombreuses boissons, prenait plus de place que les petites décorations accrochées au plafond.

Assis à la droite de son père, qui était en bout de table et face à sa mère, il laissa parcourir son regard. La chaise vide à côté de Narcissia Malfoy ne le resta pas longtemps alors que sa tante Bellatrix s'y installait.

« Mon cher neveu, enfin te voici parmi les tiens, » salua la femme, « je ne comprends toujours pas ce que tu fais avec ces … personnes. »

Ses yeux gris perçants, comme ceux de sa mère, se posèrent sur lui. Drago avait toujours trouvé sa tante magnifique. Du haut de son 1m68 et de ses magnifiques courbes, la femme avait de nombreuses fois attiré le regard. Toute son apparence donnait envie de la connaître. Il n'était pas rare pour elle d'attirer autant l'attention. Que ce soit des plus âgés ou des plus jeunes. N'ayant pas d'enfant, Drago n'avait jamais compris pourquoi, la femme avait toujours refusé de quitter son conjoint pour un autre. Pourtant le blond savait que sa tante était tout sauf fréquentable.

« Vous savez très bien que je vise un poste suffisamment puissant pour pouvoir empêcher la … nuisance de salir notre si puissante force, ma tante. »

Restant maître de soi-même, il tourna son regard vers son oncle qui hochait la tête. L'homme était d'un esprit si simple qu'il suffisait juste de faire semblant d'insulter les personnes qu'il n'aimait pas pour s'attirer son soutien. Plus jeune, le blond n'avait jamais compris comment la si puissante entreprise de l'homme pouvait continuer à fonctionner alors qu'il n'était qu'un … idiot. Et la raison lui avait semblé si simple. Sa tante mais aussi Rabastan Lestrange. Le frère de son oncle.

Son regard sur l'autre homme, il ne put s'empêcher de remarquer à quel point les deux frères se ressemblaient. Les mêmes cheveux noirs, comme les mêmes yeux noisettes. Le menton pointu et le nez aristocrate. Il avait souvent pensé qu'ils étaient jumeaux tant ils étaient identiques. Mais Drago ne ferait jamais l'erreur de sous-estimer Rabastan. L'homme était probablement un génie caché. Il lui suffisait d'un coup d'oeil pour comprendre des tonnes de choses. Plus jeune, le blond avait beaucoup appris auprès de lui.

« Je comprends bien, mon neveu, » reprit la femme, le forçant à se concentrer sur elle, « mais si tu le souhaites, je peux peut-être échanger quelques mots avec les bonnes personnes pour que tu sois mieux … placé. »

Ses yeux gris se fermèrent ne laissant aucune émotion apparaître. Sa tante n'était pas si naïve. Malgré les dernières années à réussir à les berner, il savait très bien qui ils avaient face à lui.

« Si vous faites cela ma tante, ne pensez-vous pas que les soldats vont avoir plus de mal à m'obéir ? Imaginez que je réussisse à 'gagner leur confiance', je pourrais leur demander de faire des tonnes de choses pour moi. »

La femme se détendit alors brusquement. Drago le savait. Depuis le début, c'était juste un test pour savoir s'il était toujours de leur côté et non pas leur ennemi.

Parce que le blond le savait. Oh oui, il savait très bien ce que faisait vraiment son père. Comme sa tante. Ou ses oncles. Il était au courant d'absolument tout. C'est pourquoi il était revenu vers eux des années avant. Il se rappelait encore de la phrase de Maugrey.

« Sois proche de tes amis, mais encore plus de tes ennemis. »

Parce qu'avant d'être sa famille, ils étaient bel et bien ses ennemis. Si au début il en avait douté, maintenant, il en était certain. Sa famille avait des liens avec l'organisation de Voldemort. Drago n'était pas totalement sûr de leur rôle à chacun, mais il savait que sa tante et son père étaient des fidèles, des Lieutenants-Mangemorts. Ils ne savaient pas leur position auprès de l'homme mais il était conscient de leur engagement.

Il se rappelait encore très bien lorsqu'il avait apprit leur lien. Après avoir sauvé Harry et fouillé dans les affaires de la cachette, il l'avait vu. Le cachet de l'entreprise de sa tante et de son père. Au départ, il avait pensé que l'homme avait juste fait appel à eux de temps en temps. Aucun de ses amis n'avaient rient dit, hochant juste la tête aux paroles de leur camarade.

Mais voilà que le MI6 avait brisé son dernier espoir. Depuis maintenant quelques années, les famille Malfoy et Lestrange étaient étroitement surveillées. De nombreux virements suspects avaient été organisés. Mais aussi des achats illogiques. Si les agents avaient pensé que cela concernait une fraude fiscale, ils avaient vite changé d'avis en voyant les rapports de certains pays.

Drago se rappelait à quel point il avait eu du mal à s'en remettre. Il savait que sa famille était raciste et stupide. Mais pas des meurtriers. Pas d'horribles personnes comme le décrivait les nombreux rapports qu'il avait lu. Il en avait longuement vomi, crié et insulté avant d'accepter. Et encore, il avait eu besoin de ses camarades, Ron et Harry pour pouvoir avancer. Surtout lorsqu'il avait appris que le MI6 faisait pression sur son chef pour pouvoir se servir du blond. C'était probablement la première fois que les agents avaient une piste aussi solide.

Mais Harry avait toujours refusé. Drago n'avait pas à faire leur sale travail. Qu'il n'avait pas à se mettre sa famille à dos, même si c'était des suspects. Qu'il refusait de voir son ami encore plus brisé. Le blond savait que le brun en avait beaucoup souffert, recevant corvées sur corvées. Blâme sur blâme. Pourtant il avait résisté. Jusqu'à ce que lui-même, dise ce qu'il voulait le faire. S'il pouvait mettre un terme à l'horreur que ses parents créaient chaque jour, il se devait de le faire.

C'est ainsi qu'à chaque permission, il venait rendre visite à ses parents, faisant part de son dégoût envers les personnes différentes d'eux. Tout ce qu'il pouvait pour ne serait-ce qu'avoir une information.

« J'ai entendu dire que tu étais en mission ici, à Londres, » son père attira son attention froidement.

« En effet, un cadavre a été retrouvé. La police nous a demandé notre aide. »

« Quelle affaire ? » Demanda avidement sa tante.

Avalant une gorgée de son vin blanc, il posa son regard sur la femme. Elle savait très bien sur quelle affaire il était. Il savait déjà tout ce qu'il y avait à avoir.

« Il semblerait qu'ils aient découvert un cadavre lié à une quelconque organisation … terroriste. Albus Dumbeldore, » cracha-t-il, « a demandé à notre supérieur de les assister. »

« Et vous avez découvert quelque chose ? »

« Nous avons réussi à récupérer un ordinateur, mais il est bien protégé. L'ordinateur de l'homme est auprès d'une quelconque agence militaire. J'imagine que l'armée va nous demander de laisser tomber et de réaliser enfin une vraie mission. »

Sa réponse sembla faire plaisir à sa tante alors qu'elle le regardait, souriant comme une folle. Bien sur qu'elle en était heureuse !

« Oh et cet homme tué ? Comment s'appelle-t-il ? »

« Horace. Horace Slughorn. »

Un simple hochement de la tête lui répondit alors que la femme se tournait vers son mari, un immense sourire aux lèvres. Pour une fois que les informations lui plaisaient.

« Comment s'appelle l'homme sous qui tu es sous son commandement ? » Demanda froidement son père.

« Harry Potter. »

« Potter ? » S'exclama une voix.

Tournant son regard vers lui, Drago observa l'homme sombre. Ses cheveux noirs attachés en petite queue de cheval, ses yeux aussi sombre que la nuit, l'homme le fixait surpris. Un sourcil était haussé, attendant une réponse.

« Oui, le Colonel Harry James Potter. »

« Oh, Severus, » ricana son oncle Rabastan, « James Potter. N'est-ce pas le nom de l'ex-mari de ta femme ? »

Malgré sa surprise, le blond essaya de rester calme. Il ne pouvait pas se permettre d'être choqué. Pas maintenant. Pourtant il sentait ses mains devenir moites, son coeur battre trop fort. Il n'avait qu'une envie, sortir son téléphone et appeler son ami, mais il ne pouvait pas. Seigneur, il était totalement perdu.

« En effet, » répondit finalement Narcissia alors que Severus avalait une gorgée de son vin. « Lily Evans était avant mariée à James Potter. »

« Oh Severus, » se moqua Bellatrix, « cela fait-il du fils de Potter ton beau-fils ? »

« Connaissez-vous le père de Potter ? » Demanda-t-il.

Tous les regards se braquèrent sur lui avant de replonger vers Severus.

« Pas nous, mais je sais que Severus a toujours détesté James Potter, » ricana sa tante. « Ne lui a-t-il après tout pas volé sa femme ? La séduisant alors qu'elle était mariée et qu'elle avait un enfant ? N'as-tu pas séparé une mère de son enfant, Snape ? »

« Il est probablement le plus tordu d'entre nous, » reprit son oncle Rodolphus. « N'est-il pas après tout le préféré de notre cher maître ? »

Sans se rendre compte des informations qu'il venait de livrer, Rodolphus perdit vite son sourire alors que Severus Snape tournait son regard glacial vers lui.

« Je suis assez tordu pour faire de ta disparition un simple accident Lestrange, » menaça l'homme. « Fais bien attention à tes paroles. Je n'ai pas fais d'erreur moi. »

Les yeux plissés, Drago amassa le plus d'informations possibles, se rappelant des mots de chacun et essaya de ne pas les oublier. Pour la première fois depuis ses nombreuses visites chez ses parents, il avait enfin un début d'enquête. Il avait un nouveau nom. Toujours sans émotions, il essaya de supporter la longue et dure soirée. Répondant franchement à toutes les questions, il ne put s'empêcher de sourire alors que la soirée touchait à sa fin. Sans précipitation, il salua sa famille, déposa sa petite amie avant d'arriver chez lui et de sortir son téléphone.

« Harry, on est dans la merde ! »

Calmement, ledit Harry écouta toutes les informations que lui livrait son ami. Aucune émotion ne s'afficha sur son visage alors que son corps se crispait de plus en plus. Au fil de la conversation, il parla peu, juste de quoi faire comprendre à son ami qu'il écoutait. Son poing serré sur le lit, il ne sentit même pas Charlie se lever derrière lui et quitter la chambre.

« Que fait-on ? » Demanda finalement Drago.

« On doit en parler aux autres, et à Maugrey. On ne peut pas prendre de décision comme ça. On a aussi besoin de confirmer toutes les informations que tu as reçu. »

« D'accord, » soupira l'homme blond. « Hey, Harry ? »

« Oui ? »

« Je suis désolé. »

« Pas autant que moi, Drago. Pas autant que moi. »

Raccrochant, il jeta son téléphone à même le sol et bascula sa tête en arrière. Inspirant et expirant bruyamment, il essaya de se débarrasser de toute la colère qu'il avait en lui. Mais plus il essayait moins il y arrivait. Il savait très bien ce qui allait se passer lorsque Maugrey aurait l'information. Il devra essayer de se rapprocher de sa mère. Pour atteindre Severus Snape. Mais seigneur, il ne pouvait pas faire ça ! Pas quand il avait déjà quelqu'un qui occupait la place de sa mère.

Il savait très bien qu'au moment où il demanderait le numéro de téléphone de Lily, sa mère adoptive en souffrirait. Elle ne comprendrait pas pourquoi d'un coup brusquement il souhaiterait discuter avec elle. Elle le prendrait bien mal. Et il ne voulait pas la blesser plus qu'il ne l'avait fait dans le passé.

Et il n'imaginait même pas la réaction de son père ! Déjà qu'il avait eu du mal lorsqu'il avait vu sa proximité avec Alastor. Alors là, il aurait l'impression de lui planter un autre couteau dans le dos. Si seulement il pouvait lui expliquer. Mais non, ça lui était interdit. Son père n'avait pas accès à toutes les informations. Il ne connaissait que la surface. Et puis même s'il le savait, il ne laisserait jamais son fils mener cette mission. Il ne pourrait pas le laisser faire face à ce danger.

Une bière apparut devant lui. Levant les yeux, il regarda son petit-ami, debout, inquiet. Le brun attrapa la boisson, remerciant à demi-mot l'homme. Assis sur le lit, il laissa son regard courir dans la chambre. Lorsqu'il était arrivé, il n'en avait pas eu l'occasion, fatigué par les événements. Mais maintenant, il avait cet instant. Et il espérait qu'en observant les murs chaleureux de la pièce, sa colère diminuerait. La simple commode et petite armoire définissaient bien son compagnon. Son regard fixé sur le haut de l'armoire du roux, un petit rire lui échappa alors qu'il remarquait la peluche.

Déposant sa bière sur la table de chevet, il se leva et l'attrapa. Un petit dragon. Il s'en rappelait très bien de cette peluche. Du moment où il l'avait gagné. De la demande qui en avait suivi.

« Je pensais que tu l'avais jeté, » murmura-t-il, ému.

« Comment veux-tu que je me débarrasse du témoin de notre premier baiser ? »

Et Harry s'en souvenait comme si c'était hier. Lors d'une permission, Charlie l'avait invité à l'accompagner à la fête foraine. N'y étant pas allé depuis des années, le brun avait accepté, heureux. Surtout qu'il allait accompagné l'homme de tous ses fantasmes. Après avoir passé une merveilleuse soirée, Harry se rappelait avoir rit lorsqu'il s'était arrêté à un stand de tir où le petit Dragon aux yeux bleus était à gagner.

« Je veux celui-là, » avait-il rit.

Et le roux avait juste sourit à sa joie et avait commencé la partie. Faussement inquiet, Charlie avait tiré chacune des balles faisant éclater à la fois les ballons mais aussi la joie d'Harry. Fier de lui, il avait réceptionné la peluche des mains du forain avant de se tourner vers le brun.

« Ne mériterais-je pas d'un remerciement ? » demanda-t-il en tendant la peluche à l'homme qu'il convoitait.

Harry se rappelait très bien d'avoir rassemblé tout son courage, rougit fortement avant de se mettre sur la pointe des pieds et de poser enfin ses lèvres sur celles tant désirées. L'explosion de sentiments qu'il avait ressenti avait été si puissant que sa tête lui en était tournée. Pourtant le roux avant passé un de ses bras autour de sa taille, le rapprochant de lui et demandant la permission d'envahir sa bouche avec sa langue. Permission qu'Harry lui avait très vite donnée. Puis ils s'étaient séparés, tous les deux haletants. La déferlante de sentiments qui les avait saisi les avait laissé tous les deux hagards, avant que le roux n'embrasse le sommet du crâne du brun, heureux.

« Si tu savais depuis combien de temps je rêvais de ce baiser, » avait-il murmuré.

« Aurions-nous perdu du temps ? » avait taquiné Harry.

Oui ils en avaient perdu, mais ils avaient très vite fait en sorte de se rattraper. Leur couple avait été une évidence. La confiance entre eux avait été parfaite. Tout avait été parfait. Même les disputes. Harry se rappelait très bien des nombreuses fois où l'un des deux avaient invoqués le Dragon en peluche comme solution pour mettre fin à la bouderie de l'autre.

Le serrant dans ses bras, il leva ses yeux vers le roux. La lèvre inférieure, il se mit à réfléchir à la meilleure façon de poser la question. Avant de se décider d'être franc.

« Connais-tu le nom de Severus Snape ? »

« Oui, » répondit simplement Charlie, un triste sourire aux lèvres. Le moment de vérité était finalement venu.

« Est-il vraiment marié à Lily Evans ? »

« Oui. »

Déglutissant bruyamment, Harry regarda Charlie déposer sa bière à son tour avant de se rapprocher du lit. Le roux s'allongea sous les couvertures avant de tirer le brun vers lui. Sa tête sur l'épaule de son compagnon, il inspira son odeur alors que le bras de ce dernier lui caressait le dos.

« Est-il lié à Voldemort ? »

« Oui. »

Se forçant à rester calme, le brun plongea son nez dans le cou du roux qui resserra son étreinte. Charlie savait à quel point son petit-ami avait besoin de courage. Il avait déjà comprit que le brun avait pensé à toutes les possibilités. Mais qu'aucune d'entre elle ne le soulagerait. Il savait à quel point Harry avait mal. Accepter de refaire partie de la vie de Lily et de faire souffrir sa famille alors qu'ils venaient juste de se retrouver. Ou ne rien faire, et laisser passer une chance de mettre un terme aux actes de Voldemort.

« Que dois-je faire ? » gémit le brun, brisant le cœur du roux à sa voix si souffrante.


Fin du chapitre.

J'imagine que vous êtes surpris. Certains s'étaient doutés de quelque chose comme ceci et me l'ont posté en reviews.

Alors. Harry va t il revoir Lily ou bien refuse t il de faire souffrir sa mère ?

L'apparition tant attendue de Severus et des 'Mangemorts". Avez-vous aimé ?

Dites moi tout. J'ai hâte de vous lire.

A très vite,

Khay.