Les Combats d'une Vie

Disclamer : Rien n'est à moi à part l'idée de l'histoire.

Couple : Harry/Charlie principalement. James/Alice. Neville/Hermione. Le reste : Surprise ! :D - C'est un rating M

Thème : UA Sans magie - Armée - Famille - Romance - Drame - Policier

Parution : Un Chapitre par semaine - plus particulièrement le vendredi.

Histoire : Elle est en cours d'écriture. Actuellement 29 Chapitres, je n'ai plus que l'épilogue à écrire .

Beta : Patmol25

Blabla de Moi !

Bonsoir,

My god... Je ne sais même plus comment m'excuser. C'est une atroce sensation que de se sentir désolée et de ne pas avoir d'excuse par rapport à mon manque de publication. A part que j'ai dû passer deux modules, rien ne m'a empêché de publier pendant ses vacances... juste une sale flemme.

Même répondre aux reviews n'a pas été dans mes cordes. Je voulais juste en profiter pour me reposer... Ce que j'ai fais. Mais je ne serai quoi vous dire d'autres, à part merci de continuer à me suivre, merci de publier des reviews.

Dans une note plus joyeuse, l'une de mes résolutions est de publier semaine après semaine pour vite vous donner la fin de cette histoire. Nous en sommes d'ailleurs bientôt à la moitié. :)

Par ailleurs, je vous souhaites à tous et toutes, une merveilleuse année, quelle soit meilleure que la précédente.

Je ne vous embête pas plus. On se retrouve en bas.

Bonne lecture.

Khay


Chapitre 13

Mother.

Sa bière dans la main, Harry regarda sa petite sœur éclater de rire alors que Sirius lui racontait une blague. Son père assis à côté d'eux secouait juste la tête alors que Remus hésitait probablement à empêcher son meilleur ami de dire une autre bêtise plus grosse que lui. Pendant que sa mère, les mains posées sur l'épaule de son mari, avalait une gorgé de sa boisson. Neville, proche d'Hermione qui écoutait la conversation de son frère, essayait vainement de comprendre ce que lui disait Théodore, invité pour l'occasion. Tout comme l'était Drago, Ron, Luna et Susan, observant la famille Potter.

Son épaule posée sur le cadre de la porte du séjour, il regarda tout ce beau monde que formait sa famille. Voilà maintenant trois mois qu'il était rentré de cette dangereuse mission. Mais surtout que sa vie avait prit un tournant bien différent de celui auquel il était habitué. Bien que cela lui fasse peur, Harry avait l'étrange impression de vivre une autre vie. Positivement. Si au départ, le retour dans sa famille pour sa convalescence lui avait semblé être une bien mauvaise idée, aujourd'hui, il n'était plus totalement sûr de lui.

Rien qu'en voyant le sourire détendu de sa petite sœur, il avait l'impression d'avoir réaliser une bonne action. Il avait peut-être raté de nombreux événements dans sa vie, mais petit à petit, il essayait de se rattraper, en passant du temps avec la jeune fille. Parfois tous les deux se retrouvaient devant les devoirs de l'adolescente et le brun essayait de lui expliquer certaines connaissances qu'il possédait. Impressionnant par là sa famille. Après tout lorsqu'il était parti, il avait à peine la moyenne dans de nombreuses matières. Et voilà que la science n'avait plus aucun secret pour lui. D'ailleurs, le brun devait se rappeler de remercier son ami Ronald, de lui avoir apprit tout ce qu'il savait.

Bien qu'il restait mystérieux lorsque sa mère se rapprochait de lui pour lui demander comment il était possible que lui, Harry Potter, l'adolescent qui refusait de faire ses devoirs, soit devenu si doué. Amusé, il lui répondait que les mystères de la science ne pouvait être dévoilés. Si au départ, il avait vraiment eu peur qu'Alice le prenne mal, elle lui avait juste souri.

A son retour, le soldat n'était pas sûr de lui, de comment cela se passerait avec sa mère. Après tout, à son départ, il avait été plus dur avec elle qu'avec n'importe qui d'autre. Même lorsqu'il était rentré à la maison, il s'était rendu compte qu'il avait pu parler à coeur ouvert avec sa sœur, son frère et son père, mais pas avec elle. Malgré qu'il l'ait rassuré par rapport à Lily, Harry savait que sa mère avait peur de le perdre à nouveau. Peut-être était-ce pour ça qu'elle ne le forçait pas, acceptant juste ce qu'il lui donnait, espérant qu'un jour il s'ouvre à elle.

Mais le brun n'était pas sûr de lui. Pour lui, Alice Potter était sa mère. Sa raison de vivre. Malgré qu'ils ne soient pas liés par le sang, Harry savait très bien qu'il l'aimait autant que Ron aimait Molly Weasley, sa mère. Le jeune homme se rappelait des nombreuses bagarres qu'il avait enclenché, autant durant l'adolescence que dans sa vie d'adulte parce qu'on s'attaquait à sa mère. Il pouvait accepter qu'on critique son père, mais pas elle. Elle avait une place si spéciale dans son coeur que parfois il se demandait comment il avait pu ne pas avoir de contact avec elle depuis de si longues années.

Bien qu'il ait maintenant presque trente ans, sa mère n'hésitait pas à venir près de lui, le serrer dans ses bras, lui embrasser la joue ou juste lui parler. Lui rappelant qu'elle était près de lui, à tout moment s'il voulait discuter avec elle. Elle voulait tant qu'il fasse le premier pas. Mais une barrière avait été posé entre eux. Une barrière qu'Harry avait peur de briser, terrifié à l'idée de faire souffrir l'une des seules personnes à l'avoir aimé. Comme si Alice l'avait senti, elle avait gardé ses distances, acceptant la limite apposé. Elle ne pouvait pas le forcer.

Contrairement à Neville. Son petit frère semblait encore lui en vouloir depuis leur dernière conversation. Si tous les deux arrivaient à échanger des banalités, il n'en restait pas moins que son frère lui lançait de nombreux regards noirs dès qu'il le pouvait. Harry aurait pu se sentir mal s'il n'avait pas l'habitude de recevoir ceux de Drago, qui étaient beaucoup plus terrifiants. Tout comme pour sa mère, le brun savait qu'il devait briser la glace, entre lui et son frère, mais il avait l'impression que le plus jeune avait besoin de le haïr un peu plus. Avant qu'il ne puisse faire le premier pas. Malgré les nombreux sourires qu'il essayait de lui faire, Harry savait que cela l'énervait plus qu'autre chose.

Le second fils Potter faisait souvent penser à Harry, à un des soldats blessé qui devait se remettre en selle. Le Colonel savait très bien qu'il avait fortement blessé son frère. A sa place, il aurait probablement essayé de le frapper depuis fort longtemps. Mais Neville, le doux Neville, n'était pas comme lui. Il était un homme d'esprit. Il devait tout d'abord essayer de se rappeler tout ce qu'il lui reprochait. De la plus petite chose à la plus grosse. Ainsi quand tout sera bon, il rassemblerai toute sa haine et lui mettrait un incroyable coup de poing, qui le ferait déstresser et permettre à la conversation d'avancer. Il était temps que son petit-frère s'énerve vraiment contre lui. Non en fait, cela était plus simple pour lui de gérer un Neville, en colère et donc en feu, qu'un Neville tout calme et bien plus cynique.

L'armée avait beau lui avoir appris à se défendre, il avait suffisamment d'instinct de survie pour éviter une confrontation directe.

Et il aurait vraiment aimé avoir hérité de ce trait de caractère de son père. James semblait bien décidé à discuter à nouveau avec lui. Bien qu'ils se soient dit tout ce qu'il pensait, Harry avait l'impression que l'homme voulait toujours plus qu'il ne pouvait lui offrir. Il ne pouvait pas lui dévoiler certains passages de sa vie. Il n'arrivait pas à le regarder droit dans les yeux et lui dire qu'il partageait la vie d'un autre homme. Il y avait tellement de chose qu'il était juste incapable de dire.

Sauf que ce n'était pas le cas avait Alastor Maugrey. Harry savait que James était jaloux de sa relation avec le militaire. Et même s'il ne voulait pas faire souffrir son père, il n'arrivait pas à faire autrement.

Alastor avait vraiment été le second père qu'il n'avait jamais eu. L'homme qui avait prit le temps de lui expliquer comment réparer certains objets, ou comment se réparer lui-même. L'homme qui l'avait encouragé lors des nombreux matchs de rugby que se disputait l'armée entre elle. L'homme qui lui avait enseingé à ne pas avoir peur de son homosexualité. Que même si l'armée et les gens étaient idiots, il avait le droit d'aimer. Même si cette personne avait un pénis.

Tant de chose que James aurait dû lui dire. Mais voilà, un autre homme l'avait fait. Bien qu'il essayait de se rapprocher de son père, Harry savait très bien qu'il courrait voir Maugrey en premier en cas de problème. Pas parce qu'il était son supérieur. Seulement il avait plus confiance en l'homme qu'en sa famille. Le brun savait que c'était une mauvaise idée. Mais peut-être que quelque part, au fond de lui, il était pétrifié. Il avait beau avoir ouvert une porte dans sa vie à son père mais une bonne dizaine d'autres étaient toujours fermées.

Malgré tout, James essayait à chaque fois de se rapprocher de lui, la main sur la poignée d'une porte de sa vie, mais ne la forçant, attendant qu'elle s'abaisse d'elle-même et lui permettre de faire un peu plus partie de ce qu'il vivait. Et cela terrifiait Harry parce que plus il avançait dans le temps et plus il sentait ses barrières céder l'une après l'autre. Finalement, il était bien naïf de croire que son père ne le connaissait pas si bien. Il avait dû faire attention, à bien des choses lorsqu'il était enfant et adolescent.

« Tu ne te joins pas à eux ? »

Sans avoir besoin de se retourner, Harry savait que Charlie approchait de lui, posant simplement son épaule sur le cadre opposé.

Son regard vert dans celui du roux, le jeune homme essaya de se rappeler pourquoi lui aussi était invité à cet repas dominical, comme disait si bien son parrain. Ses parents avaient, semble-t-il, voulu rencontrer les personnes avec qui leur fils faisait ses missions. Si au départ, Harry allait tout simplement rejeter l'invitation, il avait totalement oublié l'appétit de Ron, qui avait accepté sans même demander l'avis des autres.

C'est ainsi qu'en ce dimanche, ils étaient tous réunis, échangeant de simple parole entre eux. Aucune question concernant leur travail n'avait été abordée. Les sujets d'actualités étaient également passés à la trappe. Peut-être qu'ils avaient peur de déclencher une guerre mondiale entre eux s'ils n'étaient pas d'accord les uns avec les autres. Et Harry savait à quel point, tout ce beau monde avait des idées bien différentes les uns des autres.

« J'essaie de profiter du calme avant de me jeter dans la gueule du loup. »

Seul un sourire lui répondit. Depuis le début, ses amis militaires ne faisaient que lui jeter des regards inquiets. Après avoir fini sa nuit chez le roux, Harry les avait réunis, ainsi que Maugrey, dans un des bureaux de l'armée et avait échangé les informations obtenues par Drago. Le brun se rappelait de la compassion dans les yeux de Susan, alors que ceux de Luna et Drago étaient restés vide. Tous les trois savaient qu'avoir une famille ne voulait rien dire.

Enfin c'était ce que le brun pensait avant de revenir dans sa famille. Qui l'était pour le moment. Peut-être qu'après leur avoir annoncé son intention de revoir Lily pour des explications, tout ne se passerait pas comme il l'espérait. Il était totalement pétrifié à l'idée de revoir sa génitrice. Mais il savait qu'il n'avait pas d'autre choix. Il était obligé pour pouvoir arrêter les horreurs de Voldemort. Bien qu'il ne sache pas le rôle de sa mère dans cette organisation, il pouvait affirmer avec certitude que Severus Snape était un dangereux criminel à la solde de l'organisation.

Si au départ, il ne voulait pas faire de supposition, lorsque le dossier, bien épais de l'homme lui était parvenu, il n'avait rien pu faire d'autre qu'accepter la réalité. L'homme, chercheur en produits chimiques, travaillait auprès d'une agence privée et manipulait des dangereux produits. Les services secrets, étant obligé d'enquêter sur ses hommes et femmes, pour être sûr que la ville ne craignait rien, avaient très vite découvert que le chercheur n'était pas aussi blanc qu'il aimait le faire croire.

Fils de Tobias Hankel Snape, le garçon avait grandi au Privet Drive, près de la maison d'enfance de Lily Marie Evans. Tous les deux avaient grandis ensemble. Jusqu'à ce que le jeune Snape ne soit enlevé par les Services Sociaux lorsque l'une des institutrices de l'enfant ne remarque les marques de coups sur l'enfant. Durant des années, l'enfant surdoué mais probablement incompris fût baladé de maison en maison, parcourant le pays dans l'espoir de trouver une famille. Mais comme dans de nombreux cas, la plupart des familles d'accueils n'arrivaient pas à briser la carapace de l'enfant et le renvoyaient dans le système. Après avoir fugué quelques fois, le petit garçon était resté sage, se lançant dans les études et obtenir ses diplômes quelques années plus tard. Durant un an après sa majorité, personne ne sût ce qu'il était devenu. Ayant quitté l'Angleterre pour la Russie, personne ne s'attendait à le revoir revenir.

Mais au bout d'une année, l'enfant prodige fut de retour au pays. La même année de son retour, Tobias Hankel Snape se retrouva à l'hôpital. Sans lien avec son fils, l'homme avait semble-t-il, été empoisonné. Avant de mourir, laissant à son fils son riche héritage. Selon le dossier de l'homme et l'agent présent lors de l'enterrement, le jeune adulte n'avait versé aucune larme, parlé avec personne. Il avait juste regardé son père, sans lueur.

Depuis l'homme avait été plutôt discret. Il n'avait jamais cherché à se démarquer. Il avait plutôt une petite routine. Travail, maison. Parfois il sortait au restaurant, mais jamais rien de bien extravagant. Enfin jusqu'à ce qu'il se marie à son tour avec Lily Evans.

Quand Harry avait demandé s'il y avait un dossier sur sa mère, il avait bien vu l'air fatigué de son compagnon. Pourtant ce dernier avait juste attrapé un petit dossier, moins gros que celui de son actuel mari. C'était dans un état de fébrilité, que le soldat avait ouvert le dossier et parcouru. Mais rien de bien sordide, comme pour Snape, n'en était ressorti. Mais Harry savait. Malgré que le dossier soit vide, cela ne voulait pas dire qu'elle était innocente.

C'est ainsi, qu'après avoir longuement discuté, avec ses amis, il avait décidé qu'il reprendrait bien contact avec Lily pour avoir les informations. Mais qu'après cela, il couperait définitivement le lien. Elle n'était plus personne dans sa vie. Seulement voilà, le jeune Harry était pétrifié de faire du mal à Alice, inconsciemment. Cela faisait au moins deux jours qu'il avait le numéro de la rousse, mais par respect pour sa mère ou par crainte, il n'avait jamais réussi à passer ce coup de fil. Pour la première fois depuis dix ans, il faisait passer l'intérêt d'une personne avant celui de la mission. Et il n'était pas habitué à ça.

« Tout va bien, chéri ? » Demanda sa mère, alors qu'elle passait à côté de lui après qu'il ait acquiescé.

Ses pas le forcèrent à la suivre dans la cuisine où elle cherchait dans le frigo la bière avant d'attraper les bouteilles de vins. En silence, il observa tous ses mouvements. Sa douceur alors qu'elle chantonnait une chanson qu'elle lui murmurait petit. Son sourire, qu'elle ne perdit pas malgré l'inquisition de son regard. Tout en elle l'empêchait de la blesser. Elle était sa mère.

« Si je reprenais contact avec Lily, m'en voudrais-tu ? »

Alice leva son regard vers le jeune homme qu'était son fils. Depuis quelques temps, elle avait l'impression qu'il la suivait du regard, essayant de lire en elle. La mère de famille n'avait pas cherché à faire pression sur son fils. Malgré qu'il ait gagné dix années depuis la dernière fois qu'elle l'avait vu, il restait toujours le même petit garçon, qui ne savait pas interagir. Peu importe à quel point il avait grandi, le domaine sentimental et familial restait probablement pour lui un mystère. C'est pourquoi elle ne lui avait rien dit. Attendant qu'il fasse le point tout seul pour ensuite venir vers elle.

« Veux-tu reprendre contact avec elle ? » Demanda-t-elle, tendrement.

Malgré le calme apparent dont elle faisait preuve, une tempête s'était déchaînée dans son esprit. Elle savait très bien que son fils voudrait un jour ou l'autre rencontrer la femme qui l'avait mis au monde. Bien que son conjoint lui ai affirmé qu'Harry n'avait aucun intérêt, elle savait. La plaie laissée par l'abandon de sa mère devait tôt au tard se cicatriser. Et ce n'était pas en restant hermétique à la femme qu'il y arriverait.

Sauf qu'elle était vraiment terrifiée à l'idée de laisser son petit garçon discuter avec la femme. Elle ne savait pas quelle peur prédominait mais Alice savait que Lily avait la possibilité de détruire Harry ou de lui permettre d'avancer. Savoir pourquoi sa mère l'avait abandonné était peut-être la meilleure manière pour qu'il puisse tourner la page. Mais si la mère de famille était honnête, elle savait qu'elle avait peur que son fils découvre qu'il avait plus de facilité avec la femme qu'avec elle, et de voir sa place se faire voler. Bien qu'elle soit la première à avoir volé la place de mère à Lily.

« Je ne sais pas, » murmura le brun, alors que Neville rentrait dans la pièce, observant sa mère et son frère. « Une part de moi aimerait la rencontrer et découvrir. Mais, si tu penses ne pas pouvoir le supporter ou si cela te blesse, alors … je ne le ferai pas. »

Pour la première fois, Alice avait l'impression de revoir ce jeune garçon qui se rapprochait d'elle, essayant de comprendre pourquoi son père ne l'aimait pas. Que devait-il faire pour que le grand homme lui ouvre ses bras ? Elle se rappelait très bien des nombreuses heures qu'il avait fallu pour calmer le petit garçon. Oui, peu importe, son âge ou son grade, Harry était définitivement son garçon.

« Si tu as envie de la rencontrer, je ne te retiendrais pas. Pour moi, tu es mon garçon, mon fils. Je te l'ai déjà dis Harry, malgré notre manque de lien de sang, tu es une partie de moi. Je suis aussi fière de toi que de Neville. Je m'inquiéterai toujours pour toi. Quoique tu fasses, je t'aimerai toujours. »

« C'est juste que … je ne veux pas que tu penses que je vais la rencontrer pour te remplacer ou autre. Tu seras toujours ma mère. J'ai juste besoin de combler les vides. »

« Alors nous sommes d'accord, tu es mon fils et je suis ta mère. Et en temps que ta maman, je pense que cela est une bonne idée que tu la rencontres. »

D'un coup, sans vraiment comprendre, un déclic se fit dans l'esprit d'Harry. Un nœud qu'il ne pensait pas avoir se défit en lui. Une sensation de légèreté le prit alors qu'il allait vers sa mère. Attrapant les bouteilles, il les tendit à Neville et d'un mouvement de tête lui demanda de partir. Malgré son indignation, le plus jeune fit ce que son frère lui demanda. Une fois que le second homme ait quitté la cuisine, Harry ne résista pas et serra la femme dans ses bras.

Le nez dans le creux de son cou, il ressentit la douce odeur qui venait de sa mère. De la même manière qu'un anti-dépresseur, l'odeur le calma instantanément et lui permit de faire disparaître toutes les barrières qu'il avait mis entre lui et sa mère. Le jeune homme ne sut combien de temps il resta dans cette position. Lorsqu'il libéra sa mère, au lieu de lui permettre de repartir dans le séjour, il lui attrapa sa main et la fit sortir dans le jardin. Assis sur une des chaises extérieures, il attrapa son téléphone sans lui lâcher sa main.

« Allo ? » Entendit-il.

Reprenant courage, le regard de sa mère dans le sien, il se racla la gorge.

« Allo, Lily ? »

Il ne sût pas vraiment comment la femme comprit, mais elle savait qui il était. En entendant la profonde inspiration qui vînt de l'autre côté du téléphone, il ne pouvait qu'imaginer à quel point elle ne s'attendait pas à son coup de fil.

« Ha … Harry, n'est-ce pas ? »

« Oui, c'est moi. »

« Oh mon dieu, » pleura-t-elle au téléphone. « Je ne … Je ne pensais pas que tu m'appellerais. »

« Je ne pensais pas que je le ferais. Mais ma mère pense que c'est une bonne idée de savoir ce que tu me veux. »

Un silence se fit entendre alors qu'Alice venait à resserrer la main de son garçon. Elle n'aurait jamais cru qu'il dirait à la femme qui l'avait mis au monde que l'idée venait d'elle. Honnêtement, elle n'avait pas pensé qu'il dirait à Lily qu'il avait déjà une mère.

« Pourrions-nous nous rencontrer ? »

« Bien sûr. »

« Est-ce que ce mercredi après-midi c'est possible ? » demanda-t-elle. « Nous pourrions nous voir dans ce bar qui a ouvert au centre ville ? Si tu veux je peux t'envoyer l'adresse par message ? »

« Cela sera plus simple. »

« Je …, » commença-t-elle.

« Ah désolé, il faut que j'y aille. A mercredi. »

Sans même lui laisser le temps de répondre, il raccrocha. La tête penchée en arrière, il resta silencieux alors que sa mère serrait fort sa main dans la sienne. Il n'aurait jamais cru que cela aurait été aussi dur de devoir parler avec Lily. Même s'il essayait de faire l'homme fort, la femme n'en restait pas moins sa mère qui l'avait abandonné. Peut-être était-ce une mauvaise idée finalement.

« Bien, » entendit-il sa mère parler. Relevant la tête, il regarda le petit sourire malicieux qui se dessinait sur ses lèvres. « Maintenant que nous avons passé un cap, » Alice se pencha vers lui, « est-ce que les abdominaux de Charlie sont aussi parfait qu'ils ont l'air d'être ? »

« Maman ! » s'écria le brun, en rougissant.

« Quoi ? Ne puis-je pas demander à mon fils si son compagnon est un bon coup ? »

« Oh seigneur, tuez-moi ! »

Un éclat de rire résonna alors que la femme regardait le visage rouge de son fils. Malgré toute la volonté que ce dernier avait mit pour cacher sa relation avec son compagnon, elle n'était pas naïve.

Charlie avait été l'un des seuls à pouvoir approcher son fils. Le roux avait toujours un petit regard sur lui, s'assurant qu'il allait bien. La manière dont son corps semblait vouloir se rapprocher du brun. Le sourire tendre qu'il avait quand il parlait au brun. Ou juste ses yeux amoureux qui se posaient sur Harry dès qu'il rentrait dans la pièce. Alice était d'ailleurs surprise que son mari n'ait encore rien découvert à leur sujet.

« Allons, veux-tu que je te couvre pour que tu puisses passer la nuit chez lui ? Peut-être pourras-tu lui rendre cette chemise blanche, un peu trop grande pour toi, que tu as ramené de chez lui ? »

« Maman ! J'ai vingt-huit ans ! Je n'ai pas besoin que tu me couvres ! Et par pitié, arrête t'imaginer des choses ! Il ne s'est rien passé entre lui et moi ce soir-là ! »

« Vraiment ? Mais cela veut dire qu'il s'est bien passé des choses entre vous, un autre jour ? »

Dans un soupir, sans perdre ses joues rouges, il rentra dans le séjour, suivit de sa mère. Assis sur une des chaises à côté de Charlie, il lui jeta un regard noir alors que le roux se penchait vers lui, inquiet, faisant éclater de rire sa mère. Malgré la gêne occasionnée par l'attitude de sa mère, le jeune homme profita de l'après-midi auprès de ses proches. Ne voyant pas l'heure passer, aucun d'entre eux ne quitta la table avant que le téléphone de sa sœur ne sonne. Son petit-ami qui semblait réglé comme une montre continuait à l'appeler malgré toutes les tentatives d'Harry pour lui faire oublier ce… garçon.

« Tu sais, ta sœur pensera sûrement la même chose de moi, une fois qu'elle saura que nous sommes ensemble, » taquina son compagnon.

« Tais-toi Weasley ! »

« Allons Harry, c'est normal, elle est en âge de … »

« Tu n'as pas intérêt à finir cette phrase, » grogna-t-il entre ses dents.

Un simple sourire angélique lui répondit alors qu'Harry se levait pour raccompagner ses amis à la porte alors que chacun rentrait chez lui. Alors qu'il refermait la porte derrière lui, le brun se mit à penser que cela pourrait être intéressant de refaire ce repas. Après tout entre sa famille, et ses amis -qui était aussi sa famille- le courant été bien passé. Les éclats de rires qu'il avait entendu et les nombreuses conversations échangées entre eux avaient permit à tout le monde de se détendre. Pendant plusieurs heures, le brun avait oublié tous ses soucis. Se concentrant sur le moment présent. Pourtant lorsque son téléphone sonna annonçant un message de Maugrey, Harry sût que ce moment de détente était fini.

« Nous avons les informations. »


Fin du chapitre.

Très bien, je pense que les choses sont bien clairs pour les prochains chapitres ... Même si rien ne dit que Harry et Lily vont vite se rencontrer.

A votre avis quelles informations Maugrey a à donner à Harry ? :)

Oh et Alice est au courant de la relation entre Harry et Charlie. Mais est-elle la seule ?

J'attends vos retours avec impatience ! :)

Encore une bonne année à vous.

Khay.