Les Combats d'une Vie
Disclamer : Rien n'est à moi à part l'idée de l'histoire.
Couple : Harry/Charlie principalement. Le reste : Surprise ! :D - C'est un rating M
Thème : UA Sans magie - Armée - Famille - Romance - Drame (En fait, je crois que tous les thèmes vont être abordés :o )
Parution : Un Chapitre par semaine - plus particulièrement le vendredi ou le samedi
Histoire : Elle est en cours d'écriture. Actuellement 29 Chapitres d'écrits - elle n'est pas terminée.
Quatorzième Chapitre.
Luna.
Son ordinateur ouvert devant elle, Luna soupira alors qu'elle essayait de craquer un des nombreux codes présents sur l'ordinateur découvert chez Horace Slughorn. Lorsque son équipe et elle avait récupéré l'appareil de chez l'homme, la blonde savait qu'il ne lui serait pas aisée de trouver des informations. Elle devait d'abord faire le tri entre les divers dossiers présents, mais aussi récupérer les anciens supprimés et ceux cachés. Et après avoir passé plusieurs heures dessus, elle avait enfin réussi à tout récupérer.
Ça lui faisait toujours bizarre de travailler du bon côté de la société, elle la criminelle. La marginale. La voici maintenant, devant des ordinateurs, essayant d'aider les « gentils » au lieu de les voler, bien malgré elle. Dès que l'armée avait mis la main sur elle, elle n'avait pas eu d'autre choix que de les écouter au lieu de croupir dans une prison délabrée, tout en étant obligé d'obéir.
Dès son plus jeune âge, Luna avait été intéressée par l'informatique. Fils de reporters, elle avait très pris l'habitude de voyager à travers le monde, à la recherche du moindre scoop. Ses deux parents, propriétaires d'un site web, avaient toujours eu à leur côté un appareil informatique pour pouvoir donner le plus vite les informations recueillies.
C'était peut-être grâce à cela qu'elle avait été plongée si tôt dans ce domaine. Un ordinateur en main, elle avait essayé de comprendre les subtilités de l'appareil. Ainsi petit à petit, elle avait commencé à totalement maîtriser les bases. Quand cela ne lui suffit plus, elle se mit à essayer de pirater certains sites, sans se faire attraper. Si parfois cela marchait, il arrivait parfois qu'elle et ses parents se retrouvent à fuir, à cause de sa stupidité.
Luna avait souvent eu peur que ses parents lui reprochent sa facilité avec un ordinateur, qui les obligeaient à fuir, mais pourtant il n'avait rien fait d'autre que l'encourager, si cela lui plaisait. Malgré les voyages à travers le monde, la blonde ne pouvait qu'affirmer que ces années-là étaient les meilleures de sa vie. Mais toute bonne chose avait une fin.
Lorsque sa grand-mère tomba malade, lors de son début d'adolescence, la famille Lovegood retrouva le chemin vers leur maison. Leur arrivée en Angleterre fut pour la jeune fille une véritable épreuve. Habituée à la nature, à une certaine forme de liberté, la société anglaise fut sa pire ennemie pendant de nombreuses années. Que ce soit sa façon de s'habiller ou encore sa solitude ou ses mots trop bizarre, les autres collégiens se moquèrent d'elle, la surnommant Loufoca.
La jeune fille savait qu'elle aurait pu se renfermer sur elle et devenir une de ses filles qui se sentait mal dans leur peau à cause du stupide harcèlement des autres enfants. Mais la blonde n'était pas ainsi. Elle avait continué à vivre de sa passion, continuait à garder son style, tout en ignorant les commentaires des autres.
Seulement les choses changèrent lorsque son père se retrouva en prison, jugé pour homicide involontaire. Pour le meurtre de sa mère. Luna savait que son père aimait sa mère, comme un fou. Comme sa mère aimait son père comme une folle. Mais les deux avaient un sale caractère, se disputant très souvent, surtout lors de leur retour.
Si sa mère n'avait aucun problème avec le fait de vivre à Londres, une vie calme, délivrant des articles sur les lieux à fréquenter dans la ville, ce n'était pas le cas de son père. Oh non. Son père était un aventurier dans l'âme. Il avait toujours eu des folies de grandeurs. Il désirait dévoiler les secrets les mieux gardés de tous les gouvernements. Exposé leur cupidité, leur enrichissement sur le dos des pauvres. Mais sa mère n'était pas d'accord. Ils ne pouvaient plus se le permettre. Pas maintenant qu'ils étaient installés dans une ville où leur fille faisait ses études. Il en était hors de question.
Son père avait de nombreuses fois proposé qu'ils repartent à l'aventure, à découvrir le monde, comme ils avaient tant fait de fois. Mais sa mère était restée campé sur ses positions. Il en était hors de question. Et alors qu'une énième dispute explosait entre eux, l'homme avait eu des mots violents, comme sa mère. L'un reprochant à l'autre de ne pas l'aimer. De ne pas aimer leur fille comme elle le méritait. Jusqu'à ce que son père, totalement inconscient, poussa sa mère dans les escaliers. La tuant sur le coup.
Terrifié, au lieu d'appeler la police pour leur signaler l'accident et avoir une petite peine, l'homme avait caché le cadavre de sa mère dans une des terres que possédait leur famille. Avant d'appeler la police, leur disant que sa femme n'était pas rentrée.
Des années plus tard, la jeune fille se sentait dépitée par la stupidité de son père. Pendant des semaines, l'homme avait fait semblant de ne rien savoir. D'être innocent. Mais Luna avait appris une chose depuis son plus jeune âge. La vérité finissait toujours par ressortir. Et elle était ressortit, un soir alors que les inspecteurs venaient arrêter son père pour homicide. L'homme sembla, alors, récupérer un minimum d'intelligence et avait plaidé coupable. Il avait même refusé d'alléger sa peine. 15 ans de prison. L'homme en avait fait déjà dix. Sans jamais voir sa fille. Et Luna n'était pas sûre de le revoir après sa sortie.
Lorsque son père fut jugé et emprisonné, la jeune fille s'était très vite retrouvée dans le stupide système du gouvernement. Sauf que personne, personne ne voulait d'une adolescence dérangée. Son casque sur les oreilles, son look totalement à l'ouest, ses boucles d'oreilles en forme de radis, sa manie de parler seule … tant que chose qui faisait fuir les gens. C'est ainsi que pendant plusieurs mois, elle avait supporté ces regards de parents qui semblaient sceptique. Jusqu'au jour où elle en eut marre.
Décidée à reprendre sa vie en main, Luna avait tout simplement pris ses affaires, son ordinateur et avait quitté la famille d'accueil où elle était placée. Sans prévenir personne. Pendant presque deux ans, elle avait vogué ici et là, s'endormant dans des foyers pour sans-abris, passant ses journées dans un cybercafé à pirater des dizaines de sites, demandant des rançons pour libérer leur site. Tout se passait bien, malgré son travail criminel. Cela ne lui posait aucun problème. Elle était prête à tout pour vivre, sans l'aide du gouvernement. Après tout, elle n'était qu'un numéro de dossier pour eux.
Enfin, c'est ce qu'elle croyait. Jusqu'au jour où il l'avait piégé. Luna se rappelait encore quand Maugrey s'était rapproché d'elle, se présentant comme un client. Avec son visage mutilé, la jeune femme avait vraiment pensé qu'il trempait dans des affaires louches. Il lui avait expliqué sa demande et la jeune femme s'y était mise. Le prix lui convenant parfaitement. Même si le site lui avait donné des difficultés, elle avait réussi.
Et c'était retrouvé le soir même dans une prison, Dieu seul savait où. Pendant plusieurs heures personnes ne lui avaient parlé. Elle n'avait eu aucunes informations. Rien n'avait filtré. Puis d'un coup, Maugrey était réapparu devant elle, en silence. Il l'avait juste regardé pendant plusieurs minutes avant de sourire. Et de lui imposer sa demande.
La prison ou l'armée.
Elle avait très vite compris qu'elle avait été surveillée par ses hommes, probablement durant des mois. Elle se doutait bien que ce qu'ils avaient vu leur avait plu. Elle ne s'était jamais autant détestée que ce jour où elle avait dû faire ce choix. Pendant des jours l'homme était venu, essayant de la convaincre, lui montrant les bons côtés. Elle avait mis du temps avant de céder. Mais elle l'avait fait. Bien sûr, elle avait été terrifiée à l'idée d'intégrer le service des renseignements de l'armée. C'est pourquoi elle avait expliqué à l'homme que si elle rentrait dans l'armée, elle rentrerait de la même manière que les autres. Elle ne serait qu'un numéro de dossier parmi les autres.
Alors qu'elle pensait recevoir un refus, l'homme avait juste sourit et lui avait répondu qu'il savait très bien où la placer. C'est ainsi qu'après sa formation de base, elle s'était retrouvée mutée dans l'équipe Poudlard. Avec Harry pour responsable et Ron et Drago comme compagnon. Seule fille, la blonde avait pensé devoir faire ses preuves. Elle pensait être tombée dans une de ses équipes de machistes. Mais non. Les trois garçons l'avaient accueilli normalement, sans la juger. La jeune fille savait très bien que son chef avait eu accès à son dossier. Pourtant, il n'avait jamais rien dit et l'avait laissé s'intégrer à son équipe, calmement. Elle avait alors commencé à sortir avec eux boire un verre, puis manger ensemble. Elle avait même passé des vacances avec Harry, que tous les deux lors d'une permission.
Son Colonel avait été un vrai mystère pour elle. Au début, le jeune homme brun l'avait attiré. Qui pouvait nier la beauté de l'homme ? Mais il avait très mis un stop à son rêve, bien qu'aujourd'hui elle continuait à fantasmer sur lui, et des fois sur lui et son compagnon. Lorsqu'elle l'avait dit au brun, il avait juste soupiré et fais un signe de la main, habitué à elle. Harry avait toujours été ainsi. Balayant d'un simple geste ses tracas. Il n'avait presque jamais eu besoin de faire preuve d'autorité avec elle. Il l'avait souvent écouté. C'est comme ça qu'en même pas un an, elle s'était ouverte à lui, lui racontant son histoire. Il l'avait juste écouté, puis demandé si elle avait besoin de ses conseils. Après sa réponse négative, il ne lui avait jamais reparlé de son histoire, sauf quand elle le faisait, elle. Quoique la seule fois où il en avait reparlé était lors de leur voyage à Hawaii où tous les deux s'étaient tatoués le corps.
Son colonel était définitivement un homme avec qui elle aimait travailler. C'est pourquoi elle faisait de son mieux pour pirater le site. Elle voulait vraiment mettre un terme à l'organisation de Voldemort. Un homme qui ne devrait même pas exister.
« Luna ? » Relevant son regard de son ordinateur, la jeune blonde regarda l'homme qui venait de l'appeler.
Peu importe à quel point depuis le début de cette mission, elle essayait d'ignorer Sirius Black, elle n'y arrivait pas. Dès que son regard gris se posait sur elle, tout son corps frissonnait. Elle avait l'impression de redevenir cette adolescente face à son premier béguin. Tout en l'homme appelait au sexe. Seigneur, combien de fois avait-elle bavé devant l'inspecteur !
Bien sûr, Harry avait très vite découvert son fantasme. Un simple rictus lui avait répondu alors qu'elle rougissait telle une pucelle. Peut-être était-ce une manière de lui dire de foncer. Mais elle ne savait pas comment faire. Lorsqu'il s'agissait de se trouver un coup d'un soir, c'était simple pour elle. C'était même trop facile. Mais là ! Là ! Un coup d'un soir ne lui suffirait pas. Elle avait besoin de plus. Pour la première fois depuis des années, elle s'imaginait vivre auprès de l'homme. Elle se sentait tellement stupide. Bien sûr, Drago s'était tout simplement moqué d'elle lorsqu'elle lui en avait parlé. Susan avait soupiré et était partie. Ron lui était pire que les autres. Le seul qui l'avait vraiment aidé avait été Charlie.
Enfin. Aider. Pas du tout. Il l'avait complètement perturbé ! Le roux l'avait regardé, un sourire attendri. Puis il lui avait dit qu'il avait ressenti la même chose la première fois qu'il avait vu Harry. Et vu à quel point les deux hommes étaient fous amoureux l'un de l'autre, Luna se demandait vraiment si elle aimait l'homme. Et même si c'était le cas, une relation était probablement impossible entre eux.
Alors qu'elle n'avait que vingt-six ans, l'homme en avait plus de quarante. Plusieurs années de différences. Bien sûr, elle s'en fichait totalement. Mais est-ce que le policier pensait la même chose ? Et puis est-ce qu'il supporterait toutes ses petites choses qui la rendait différente ? Si c'était le cas, arriverait-il à la supporter longtemps ? Mais surtout, était-il vraiment possible d'imaginer une relation entre eux ? Toutes ses questions la rendaient folle. Plus que d'habitude. Surtout que ce crétin de Black ne se rendait pas compte de l'effet qu'il lui faisait !
« Oui ? » Demanda-t-elle, doucement, s'attirant un gloussement de Susan.
« Sais-tu où est Harry ? »
Bien sûr qu'elle savait où était le filleul de l'homme. Mais seigneur, ne pouvait-il pas lui demander plutôt des choses personnelles ? Telle que sa couleur favorite ou son plat préféré pour pouvoir l'inviter au restaurant ?!
« Il avait un rendez-vous avec Drago. »
« Oh ? En rapport avec l'enquête ? »
Bien sûr que c'était en rapport avec l'enquête, mais elle ne pouvait rien lui dire. Elle aussi avait reçu le message d'Alastor, deux jours auparavant pour leur dire qu'ils avaient réussi à avoir des informations.
Malgré qu'aucun des inspecteurs n'aient rien demandé, Luna savait très bien qu'ils n'avaient pas oublié Seamus Finnigan. L'homme avait été emmené dans un des sites noirs de l'armée. Accompagné du MI6, Maugrey avait absolument tenu à assister à l'interrogatoire. Il ne voulait rien rater. Le criminel avait été plutôt résistant et n'avait parlé que récemment. Dès qu'Alastor avait eu les informations, il avait directement pris le chemin vers l'aéroport pour revenir en Angleterre. Il leur donnerait à ce moment-là, les renseignements.
Contrairement à ce que pouvait penser Hagrid, Seamus Finnigan avait bel et bien était emmené dans un autre pays afin de pouvoir être interroger. Cela n'était probablement pas constitutionnelle. Mais les moyens justifiaient la fin. Dès que le MI6 et le Chef d'Etat-Major avait donné son accord, le criminel n'existait plus. Bien sûr, les parents de Seamus avaient lancé un avis de recherche, leur fis ayant disparu. Mais personne n'obtiendrait sa localisation. L'enfant était porté disparu et il ne serait probablement jamais retrouvé. Il devait absolument disparaître de tous les radars.
Son extrémisme ne pouvait remettre les pieds en Angleterre. Il était tout simplement hors de question qu'un homme, avec des idées de destruction, revienne et réalise ses sombres plans. L'armée y veillerai. Si au début elle avait eu du mal avec cette idée, de destituer une personne de ses droits, maintenant elle l'acceptait, tant que la personne était coupable.
« Aucune idée ! Je ne les ai pas vu de la journée. »
Un simple sourire aux lèvres, elle remarqua le froncement de sourcil de l'homme. Arriverait-elle vraiment à berner un policier ?
« Oh, Drago n'est pas là ? » Demanda une voix près de la porte.
Soupirant face à ses personnes qui parlaient pour émettre une évidence, Luna regarda Katie Bell se rapprochait de Susan. Sans la quitter des yeux, la blonde se demanda pendant quelques minutes, si elle devait encore jouer son rôle de gentille fille ou si elle pouvait se permettre d'être une garce, tant qu'Harry et Drago n'était pas là.
« Au fait, » repris la voix de l'assistante du Procureur, « as-tu réussi à obtenir quelques informations de l'ordinateur ? »
Abaissant l'écran du pc portable, elle posa ses mains dessus et regarda la stupide femme devant elle. Peu importe combien elle essayait, elle n'arrivait pas à agir comme Susan qui discutait avec elle.
« Ce n'est pas son ordinateur, » répondit la blonde, un sourire vicieux sur les lèvres. « Et quand bien même c'est le sien, je ne suis pas autorisée à donner des informations aux personnes n'ayant pas les droits pour les connaître. »
La colère déforma quelques instants les traits de la femme, réjouissant Luna. Elle savait qu'elle pouvait être emmerdante quand elle s'y mettait. Et elle allait montrer à cette garce à quel point.
« Je suis l'assistance du Procureur. J'ai tous les droits, Lovegood. Si tu as un problème contre ça, je peux toujours faire en sorte de te mettre au même endroit que ton père. »
Debout sur ses pieds, elle allait se rapprocher de la femme pour lui donner une bonne raison pour la mettre en prison, lorsque Sirius lui attrapa le bras alors que Cédric se rapprochait de la femme, l'informant qu'il allait lui donner les dernières informations obtenues. Se laissant traîner, la blonde ne quitta pas la femme du regard jusqu'à ce que la porte se referme dans une des salles de réunion.
La tête contre la porte, elle soupira. Parfois la colère qu'elle ressentait lui faisait faire n'importe quoi, bien malgré elle. Si Harry avait été présent, la blonde pouvait être sûre qu'elle aurait été de corvée pour au moins une bonne semaine. Sans bouger, elle ouvrit les yeux et croisa le regard de Sirius.
De quoi avait-elle peur ? Que l'homme refuse ? Ce n'était pas le premier et sûrement pas le dernier. Et puis pouvait-il vraiment continuer ainsi ? Faire semblant qu'elle ne ressentait rien et partir une fois l'enquête terminée ? Elle avait besoin de savoir. Ce n'était pas elle. Elle était une femme qui n'avait jamais peur de rien. Les questions sortaient de sa bouche avant même qu'elle y réfléchisse. Alors pourquoi ! Pourquoi était-elle autant terrifiée ?
« Ça va mieux ? »
Hochant la tête, la jeune fille se mordilla la lèvre inférieure. Elle était un soldat. Elle avait affronté des centaines d'ennemis. Inviter un homme ne devrait pas être très compliqué, n'est-ce pas ?
« Veux-tu …, » commença-t-elle, avant d'inspirer et expirer brusquement.
Dieu ! Elle était Luna Lovegood ! Et elle allait montrer à cet homme quel genre de personne elle était.
Se redressant elle se rapprocha rapidement de lui, se mit sur la pointe des pieds et posa ses lèvres sur celle de l'homme. Collant son corps à celui de son vis-à-vis, elle passa ses bras autour de son cou, caressant de sa langue les lèvres de Sirius, le suppliant de lui donner l'accès à sa bouche. Accès qui lui fut accordée rapidement alors que l'homme passait ses bras autour du dos de la blonde, essayant de la rapprocher encore plus.
Rassurée de ne pas être rejetée, la jeune fille retira un de ses bras du cou de l'homme, la laissant se balader doucement à travers son dos pour atteindre son postérieur. Sans comprendre, son dos rencontra la porte alors que Sirius se faisait pressant, collant son érection contre elle. Ramenant ses deux mains sur le torse de l'homme, elle commença à déboutonner la chemise lorsque quelqu'un frappa à la porte.
« Charlie est là et souhaite te voir, Luna. »
Son front se posa sur l'épaule de l'homme alors que Susan partait. Un soupir aux lèvres, elle jeta un regard vers Sirius qui posa ses lèvres sur les siennes.
« Que dirais-tu qu'on se voit pour discuter de tout ça ? »
Incapable de parler, la blonde hocha la tête alors qu'elle sortait de la pièce après s'être rendue présentable. Un sourire aux lèvres, elle salua Charlie qui la regardait, souriant lui aussi. Pas de doute l'homme était au courant de ce qu'elle faisait peu de temps avant. Tout en soupirant, il lui pointa du menton l'ordinateur.
Tous les deux se rapprochèrent du bureau où le roux sortit un disque dur externe et le brancha, copiant les nombreux documents. Charlie laissa la jeune femme faire tout en jetant un coup d'œil au père de son compagnon.
Harry lui avait dit que sa mère était au courant de leur relation et l'avait bien pris. Bien sûr le roux n'avait jamais eu aucun doute à cette information. Mais le père ne savait rien. Ou prétendait ne rien savoir. Charlie n'était pas sûr.
Bien que sa relation avec Harry était récente, l'homme avait vraiment envie de s'installer à nouveau avec le brun. Vivre comme un couple sans se cacher. Mais il savait que son compagnon était légèrement terrifié à l'idée d'en parler avec son père. Pour la première fois depuis des années, le brun s'était rapproché de son père. Il n'était pas prêt à tout perdre. Pas pour le moment.
Charlie savait que tôt ou tard, Harry en parlerait avec son père. Lui-même avait été dans cette situation des années auparavant, lorsqu'il avait découvert son homosexualité. Affronter ses parents avaient été une des plus dures épreuves de sa vie. Les regarder dans les yeux et leur dire qu'ils préféraient les hommes aux femmes. Leur faire comprendre, qu'à moins l'adoption, jamais il n'aurait d'enfant à lui. Il avait tellement eu peur de voir le dégoût apparaître sur le visage de sa mère ou de son père.
Malgré que son frère, Bill, lui avait attesté qu'il n'avait rien à craindre, il en avait été pétrifié. Si son frère avait plutôt bien pris la chose ce ne serait pas forcément le cas pour ses parents. Pourtant le roux s'était vite rendu compte qu'il avait tort. Ses parents l'avaient accepté. Tout simplement. Ils n'avaient pas cherché après des informations, ils avaient juste accepté. Sa mère lui avait certifié qu'il restait son fils, peu importe s'il préférait les garçons.
Comme si cela avait été un déclic, le roux se rappelait du nombre d'appels qu'elle avait passé, lui demandant quand il lui présenterait quelqu'un. Il se rappelait encore très bien de son regard joyeux le jour où il avait présenté Harry comme son petit ami. Ou encore son câlin lorsqu'il lui avait dit que plus rien n'allait entre lui et son compagnon. Sa mère avait aussi été là alors qu'il venait de se séparer du brun. Depuis ce jour, il était vraiment soulagé que sa mère soit au courant pour lui rapporter du réconfort.
Il n'arrêtait pas d'essayer de rassurer son compagnon par rapport à son père, mais Charlie savait qu'il n'était pas prêt. Alors silencieusement, il acceptait le peu de temps que lui accordait le brun. Profitant des petits moments entre eux. Et puis, s'il était honnête, cette relation secrète avait définitivement quelque chose d'excitant !
« Tiens, » soupira Luna, « si jamais tes gars arrivent à en tirer un truc, tu m'appelles ? »
« Bien sûr ! »
Alors qu'il allait sortir pour regagner son bureau, il vit Albus Dumbeldore, Alastor Maugrey et Amélia Bones rentrer dans la pièce. Alors que Katie Bell se rapprochait de sa patronne, pour lui demander la raison de sa présence, Charlie vit son compagnon et Drago franchir à leur tour la porte, le regard sombre.
Le roux regarda le blond passait un coup de fil, alors qu'Harry se rapprochait de son père, murmurant doucement, pour n'être entendu que de lui.
« Oui, Mère ? C'est Drago. Je t'appelais pour te dire que Katie et moi allons partir quelques jours en vacances. J'aimerai lui faire ma demande, alors si vous n'arrivez pas à nous joindre, cela est normal. »
Surpris, James donna ses menottes à son fils alors que le Malfoy finissait sa conversation, raccrochant son téléphone. Son regard glissa vers l'assistante du procureur qui semblait surprise de cette information et qui se rapprochait de son compagnon. Et alors qu'elle allait toucher le blond, il vit son fils se placer derrière elle. Il attrapa ses deux bras, les mit dans son dos et lui passa les menottes. Un silence prit place dans la pièce, alors que les nombreux inspecteurs ouvraient les yeux.
« Katie Bell, vous êtes en état d'arrestation pour tentative de meurtre, trahison, entrave à une enquête en cours et terrorisme. » Le brun tourna la jeune femme vers les inspecteurs.
Personne n'osa parler alors que la jeune femme semblait choquée, regardant Drago droit dans les yeux.
« Que … Chéri, dis-moi que c'est une blague ? Enfin tu me connais ! Tu sais bien que je suis incapable de faire du mal à quiconque. »
Un ricanement sorti de la bouche du blond alors que des militaires franchissaient le pas de la porte.
« Voilà maintenant un peu plus d'un an qu'on m'a demandé de mener à bien une mission. Certaines preuves en rapport avec l'organisation de Voldemort avaient disparu, sans raison, empêchant toute personne à remonter vers lui. On nous a demandé avec mon équipe de chercher la raison, » expliqua le blond. « Devine ce que j'ai découvert ? »
Seul le silence lui répondit.
« Je t'ai découvert toi. Tu as été discrète. Alors un jour, on a tendu un piège. Une fausse enquête. Une fausse preuve. Un faux procès. Tout a été créé pour que tu fasses une erreur. Et tu l'as faite. L'armée m'a demandé d'avoir une relation avec toi pour obtenir le plus d'informations mais surtout t'en donner des fausses. »
Les yeux grands ouverts, Katie comprit alors le piège dans lequel elle était tombée. Elle aurait dû s'en douter. Tomber sur le blond par hasard, un soir comme ça, c'était impossible. Leur début de relation, la façon dont il avait décidé de se rapprocher de ses parents. Comment avait-elle pu être aussi stupide ?!
« Je te remercie de tous les renseignements que tu m'as donnés. Sortir avec toi a vraiment été un plaisir. Mais je suis désolé, notre relation se termine maintenant. »
« Comment as-tu osé ?! » Rugit la femme alors que la colère prenait possession de son corps. « Sais-tu ce qu'ils te feront quand ils sauront que tu es un traître ?! Ils te tueront ! Tu crois vraiment que le Maître va rester sans rien faire alors que je vais disparaître ?! » Katie éclata d'un rire hystérique. « Tu vas mourir, Drago. Tu vas rejoindre ta stupide petite-amie ! J'aurai dû m'en douter ! Tu étais déjà souillé ! »
Restant calme, Harry jeta un regard au blond alors que les militaires encadraient la femme.
« A l'heure actuelle, Drago Malfoy et Katie Bell sont à bord d'un jet privé qui va les mener à Hawaï. Arrivé là-bas, le couple va se promener près d'une falaise. Katie va tomber. Deux jours plus tard son corps sera découvert. Grâce à son empreinte dentaire, on découvrira très vite son identité. Drago étant triste va demander à ce que le cadavre de sa compagne soit incinérée. A ce moment, pour le monde, Katie Bell sera morte. »
« Tu vas mourir Harry Potter. Le maître connaît ton prénom, tu sais ! Il n'attend que le bon moment pour te détruire ! Il est si proche de toi ! »
Doucement, le brun se rapprocha de la jeune femme et la regarda droit dans les yeux. Un sourire vicieux sur les lèvres, il ne releva pas le tremblement de la jeune femme, alors que son regard se faisait glacial.
« Je suis bien plus proche de ton Maître qu'il ne l'est de moi. »
Alors que la jeune femme allait lui dire qu'il avait tort, il tendit une main vers Drago, qui lui donna une photo. En silence, il mit l'objet devant son regard, lui attirant un regard incrédule.
« Je suis sûr que notre cher Tom Jedusor sera très heureux de savoir que nous sommes, maintenant, à égalité. »
Fin du chapitre
