Les Combats d'une Vie

Disclamer : Rien n'est à moi à part l'idée de l'histoire.

Couple : Harry/Charlie principalement. James/Alice. Neville/Hermione. Luna/Sirius. Le reste : Surprise ! :D C'est un rating M

Thème : UA Sans magie - Armée - Famille - Romance - Drame (En fait, je crois que tous les thèmes vont être abordés :o )

Parution : Un Chapitre par semaine - plus particulièrement le vendredi ou le samedi

Histoire : Elle est en cours d'écriture. Actuellement 29 Chapitres d'écrits - elle n'est pas terminée.

Blabla de moi :

Bonjour / Bonsoir.

Comment allez - vous ? J'ai deux bonnes nouvelles (enfin une et demie) : J'ai validé mon épreuve ! J'ai tout fini ! Je suis enfin libre, je n'ai plus rien à faire. J'ai validé tout mon travail. Je suis extrêmement soulagée. La deuxième nouvelle est que je suis tombée malade donc en arrêt pour 1 semaine, ce qui me laisse le temps de corriger et arranger mes chapitres ! Et donc publier - si tout va bien - toutes les semaines ! :D

Je tenais à vous remercier à tous et à toutes de vos nombreuses reviews. J'ai pris tellement de plaisir à les lire toutes. Vous m'avez tous et toutes touché tellement. J'ai même versé une ou deux larmes. Merci aussi à Mura ( Bienvenue dans mon histoire :) ), à Archer60 (Je suis heureuse que ça continue à te plaire ! Merci beaucoup. :)), à Aussidagility (Merci ! :D), à Julie230 (Je suis heureuse que ça te plaise ! :)), aux deux Guest (Merci beaucoup ! :D), à Guest ( Je crois que c'estmon chapitre préféré !), à NANA (voici là suite, merci ! :)), Amlou (Je suis heureuse de te connaître. La suite est là, merci ! :)) et à Cole Stewart (Ouah ! Merci beaucoup, je suis vraiment touchée !).

J'espère vraiment n'avoir oublié personne. Je suis vraiment touchée par toutes vos reviews, si j'ai oublié de vous avoir répondu, j'espère que vous m'excuserez !

Je ne vous embête pas plus.

Enjoy.

Miss Khay.


Dix-septième chapitre.

Brother

Debout devant le frigo, Harry soupira de désespoir. Seul être présent de la maison, mourant de faim, il avait essayé de la faire passer en grignotant -bien qu'il sache que cela était mauvais pour lui. Mais voilà, même les stupides apéritifs n'avaient pas réussi à faire passer sa faim. Bien sûr, il aurait pu se faire à manger. Se cuisiner quelque chose … mais il en était incapable. Lui et la cuisine étaient tout sauf amis.

S'il savait utiliser un couteau pour se battre, il était incapable de s'en servir dans une cuisine. Quand il vivait avec Charlie ou même à l'armée, les gens avaient très vite compris que c'était une mauvaise idée de le laisser faire. Ils préféraient lui faire faire des tâches ménagères. Ils n'avaient probablement pas envie de subir une intoxication alimentaire. Lui-même préférait éviter ça.

Mais il avait si faim. Il s'était couché tôt la veille au soir. Voilà maintenant une semaine qu'il avait découvert le nom de Voldemort. Et depuis, du matin, très tôt, où il s'entraînait, à l'après-midi où il essayait de joindre toutes les informations, jusqu'au soir, où il essayait de faire un compte rendu à l'armée, la semaine était passée si vite. Il commençait sa journée à six heures pour la terminer à vingt-heure parfois plus. Il avait même fini par prendre une voiture différente de son père pour qu'il ne soit pas forcé de rester avec lui. Qu'il puisse rentrer à l'heure.

Il avait à peine vue son frère de toute la semaine. Et la veille, alors que toute sa famille était réunie dans le salon, il s'était endormi sur le canapé sans même s'en rendre compte. La fatigue avait eu raison de lui. C'était son père qui l'avait secoué pour qu'il aille dans son lit. Il avait à peine eu le souvenir d'avoir monté l'escalier avant que le noir ne le reprenne.

Parfois, il était étonné de cette fatigue si intense. Il arrivait pourtant à faire en sorte que son corps se repose pour ne pas la ressentir. Mais là, depuis son retour, il avait cette sensation d'avoir une bien trop grande lassitude pour permettre à son corps de se reposer. Il savait qu'entre son retour dans sa famille, la mission mais aussi sa mère biologique qui essayait de reprendre contact, son esprit n'arrivait pas à se fermer. C'était probablement pour cette raison que son corps ne se détendait pas. Tant qu'il était soucieux, il ne pouvait se reposer. Peut-être était-ce aussi pour ça qu'il était si fatigué.

Ça lui faisait bizarre de se sentir ainsi. Depuis son entrée à l'armée, il avait toujours été disponible et frais. Cela lui ferait probablement un choc en repartant pour une mission. Il était sûr que ses supérieurs avaient déjà une idée du pays où ils allaient les envoyer.

C'était étrange de sentir fébrile à l'idée de repartir. Il ne voulait pas inquiéter ses parents ou faire pleurer sa petite sœur, mais quelque part, même s'ils s'étaient réconciliés, il avait fini par aimer son métier, et son poste. Même si au départ, il avait eu du mal, maintenant, il ne se voyait pas faire un autre travail. Il aimait cette sensation de servir son pays, de protéger les autres. Mais surtout cette bande qu'il avait formé autour de lui. L'armée lui avait permis de se créer une deuxième famille. De rencontrer Charlie. Mais quelque part aussi de retrouver sa famille.

Peut-être était-ce pour ça qu'il n'hésiterait pas à repartir. Il savait qu'il serait tout aussi excité à l'idée de revenir chez lui. Parce que maintenant, il en était sûr. A chaque permission, il reviendrait voir ses parents, sa famille. Il essaierai aussi d'être là pour tous les événements familiaux. Il avait encore de nombreux congés de disponible alors il se ferait un plaisir de les utiliser. Alastor serait complètement heureux de lui signer les papiers pour lui permettre d'avoir des vacances. Ou au moins des permissions spé , ça lui tardait de rentrer chez lui.

Chez lui.

Depuis combien de temps n'avait-il pas pensé à cette maison de cette façon ? Il était vraiment heureux d'avoir cette sensation d'être attendu quelque part, avec impatience. Comment était-il possible qu'en moins de six mois, il ait autant changé ? C'était si bizarre mais si plaisant. Il avait cette paix intérieure en lui, si recherchée.

Enfin, elle n'était pas complète mais suffisamment plaisante pour qu'il se sente calme. Il savait qu'il devait encore discuter avec son père par rapport à Charlie pour être plus serein. Mais surtout essayer de briser ce fossé entre lui et Neville. Il avait vraiment l'impression que sans ça, il n'y arriverait pas à se sentir mieux.

Il n'en voulait pas à son petit-frère de lui en vouloir autant. Il le comprenait même très bien. En fait, il s'en voulait surtout à lui-même. Il était celui qui avait créé ce fossé. Et encore plus en ne venant pas au mariage du plus jeune. Peut-être aurait-il dû répondre à Maugrey la fois où il l'avait appelé. Mais la mission lui permettait à peine de dormir. Il aurait été incapable de comprendre quoique ce soit. De toute façon, il ne pouvait pas changer le passé. Il essayait d'améliorer son futur avec Neville mais le gamin n'était pas son frère pour rien.

Il était aussi têtu que lui. Il était également trop rancunier. Et puis honnêtement, Harry n'avait jamais vraiment forcé la communication. Pourtant il savait qu'il devait essayer de discuter avec lui. Mais depuis l'autre soir, son petit-frère lui lançait un regard aussi noir que le charbon quand il essayait de se rapprocher de lui. C'était assez amusant de voir sa réaction. Il avait l'impression de se revoir quand il était petit. Lui et son frère étaient en train de jouer au jeu du chat et de la souris. C'était vraiment ironique.

« Tu essaie d'hypnotiser le frigo ? »

Sursautant bien malgré lui, il se retourna et croisa le regard amusé d'Hermione Granger-Potter. Lui qui pensait être seul, sachant que ses parents étaient partis rendre visite à sa tante et que sa sœur était chez une amie pour le week-end, il n'avait absolument pas prêté attention à ce qu'il se passait autour de lui.

« C'est plutôt lui qui essaie de me rendre fou, » sourit-il.

S'il s'était finalement fait une opinion de toutes les personnes de sa famille, il était encore un peu perdu face à Hermione. Bien qu'ils aient échangés quelque parole, ce n'était pas aussi poussé qu'avec les autres. Quelque chose en la jeune femme dérangeait le militaire. Peut-être était-ce son côté psy. Ou la sensation qu'elle était différente de lui. Il n'était pas sûr, mais il n'avait jamais cherché très loin avec la jeune femme. Bien qu'il aurait pu faire autrement, après tout elle était sa belle-sœur.

Pourtant la jeune femme était sympathique. Elle était très intelligente, trop peut-être, jolie et amusante. Elle était vraiment parfaite pour son frère. Mais il n'y arrivait tout simplement pas. Il voulait pourtant essayer de faire plus vu qu'elle faisait partie de sa famille. Mais non. Son instinct criait à la fuite. Enfin ce qu'il pensait être son instinct. Il y avait un côté de la jeune femme qui lui posait problème. Mais il n'arrivait pas à trouver quoi.

« Je venais pour me préparer à manger, veux-tu déjeuner avec moi ? »

« Vraiment ? Ça serait vraiment super ! »

Bon, peut-être l'avait-il mal jugé. Enfin c'était probablement son estomac qui parlait, mais il s'en fichait. Il allait enfin se mettre quelque chose de consistant sous la dent ! C'était que du bonheur. Lui qui était sur le point de commander quelque chose ! Se reculant avec un sourire, il la regarda sortir des légumes et du blanc de poulet, avant de se mettre au travail.

« As-tu besoin d'aide ? »

« Vu ton regard désespéré envers le frigo, je préférais faire tout toute seule, » se moqua-t-elle. « J'aimerai vraiment manger avant d'aller travailler. »

Un sourire contrit, il se posa sur un des tabourets, se servit un verre de coca, tout en la regardant cuisiner.

« Tu sais que le coca est mauvais pour la santé mais aussi pour les dents ? »

« Probablement. Mais de temps en temps, ça ne fait pas de mal, non ? En veux-tu un verre ? »

Alors que la jeune femme refusait son verre, il sortit son téléphone et envoya un message à Sirius, lui demandant de venir dans l'après-midi s'il n'était pas occupé. Le jeune militaire devait recevoir un énorme colis dans la journée et il espérait vraiment que son parrain l'aiderait. Il n'en doutait pas, mais il attendait avec impatience de le voir.

« Tu es …, » l'interpella Hermione, avant de soupirer, « comment puis-je dire ? Y'a-t-il un quelconque problème entre nous ? »

Surpris que la jeune femme s'en soit rendu compte, il la regarda. Les sourcils froncés, elle alternait son regard entre lui et les légumes qu'elle coupait. Prenant une gorgée de sa boisson, il se mit à réfléchir doucement à comment aborder le sujet.

« Je ne pense pas qu'il y ait un problème, je suis assez méfiant, j'imagine que j'ai juste besoin de te connaître un peu plus. »

« Que veux-tu savoir ? Ou plutôt que ne sais-tu pas encore ? »

Elle n'était pas naïve. Elle savait très bien qu'il avait fait des recherches sur elle. Il n'aurait jamais pu la laisser faire partie de sa famille, si elle représentait une quelconque menace.

« Je sais que tes deux parents sont tous les deux des dentistes, que tu as vécu dans le quartier Hampstead. Tu as fais des études de psychologie et psychiatrie. Tu as des amis comme tout le monde. Pas une seule infraction à ton dossier. Tu es très appréciée dans l'hôpital où tu as fais ton internat, comme auprès de tes professeurs. »

« Qu'est-ce qui te gêne dans tout ça ? »

« Tu es … trop parfaite. Beaucoup trop. Tu sembles sortir d'un livre, telle une super héroïne. Rien ne va de travers avec toi. C'est ça qui me gêne. Tu as l'air d'être … je ne sais pas comment dire. »

« Je te remercie pour le compliment, » sourit-elle, « mais je t'assure que je ne suis pas parfaite. J'ai souvent été seule quand j'étais jeune. Mon côté Miss-je-sais-tout m'a toujours posé problème. J'ai été victime de nombreuses moqueries. C'est pour ça que je suis devenue psychiatre par ailleurs. Pour pouvoir aider les autres. Comme j'aurai aimé qu'on m'aide. »

Sans parler, il laissa la jeune femme parler, l'observant. Ses mouvements fébriles, probablement inquiète de se livrer ainsi. Son regard était légèrement vague malgré qu'elle surveillait avec attention le repas.

« J'ai mis du temps à m'ouvrir. Honnêtement, sans ton frère, je doute que j'aurai des amis aujourd'hui. Il a été l'un des premiers à voir au-delà de la façade. »

Elle sourit et regarda le brun.

« Sais-tu comment nous nous sommes rencontrés ? »

« Non. »

« Lors de la rentrée officielle. Il était totalement perdu, il ne savait absolument pas vers où il devait aller. Je l'ai guidé à travers les amphis pour lui montrer l'endroit où on était réuni. Je pensais à ce moment-là qu'il partirait loin de moi, mais, il est resté. On a commencé à discuter, à rigoler, puis à se confier, » sourit-elle. « Il m'a beaucoup apporté. Pour moi, il était vraiment parfait. Il s'est même mis à dos certaines personnes qui trouvaient que j'étais trop miss-je-sais-tout. »

Elle en avait beaucoup souffert dans le passé. Elle avait tellement eu l'habitude que certaine personne vienne vers elle pour qu'elle les aide avec leur devoir. Elle avait cru que quelque part, Neville était comme ça aussi, mais non, il n'avait pas cherché après elle. Au contraire. Il ne lui avait jamais demandé d'aide, préférant travailler tout seul. C'était même elle parfois qui lui posait certaines questions par rapport aux compositions de médicaments.

« Sans même m'en rendre compte, je suis tombée amoureuse de lui. Il me faisait sentir si bien. On a commencé à sortir ensemble, une fois que j'eus assez de courage pour me confesser. »

Et il lui en avait fallu du courage. Elle avait réussi avec beaucoup de difficulté mais elle l'avait fait. Un jour, elle s'était rapprochée de lui et l'avait tout simplement embrassé sur les lèvres lui demandant de sortir avec elle. Neville avait été surpris pendant un instant avant de rougir et d'accepter. Cela avait été marrant de se rendre compte qu'un aussi bel homme que son mari était si timide.

« Il ne m'a parlé de toi que bien plus tard, » elle regarda l'expression du brun. Cela devait lui faire bizarre de savoir qu'il était un sujet tabou pour son frère. « Je ne devrais pas te dire ça, mais, tu lui as fais beaucoup de mal. Il a toujours eu cette cicatrice en lui qui l'empêchait de guérir. Tu es son grand-frère. Il a essayé de te prendre comme modèle étant petit, mais quand tu es parti, il a vraiment souffert. »

Elle savait qu'elle aurait dû se taire, mais elle avait mal à la place des deux crétins qui voulaient tant se rapprocher mais que leur fierté empêchait. Elle savait que son mari tenait beaucoup à son frère. Il l'aimait de tout son cœur. Elle se rappelait la joie sur son visage lorsqu'il était revenu. Puis de sa peur à s'habituer à lui.

« Il a toujours envié ta capacité à passer à autre chose aussi facilement. Tu as l'air si fort, à ses yeux, que si quelque chose devait t'atteindre, tu te protégerais suffisamment pour ne pas souffrir. Contrairement à lui. Il n'en est pas capable. Et lors de ton départ, il n'a pas su se protéger. Il a eu l'impression que tu l'abandonnais. »

Elle essaya de ne pas sourire alors qu'elle se rendait compte que lui aussi avait souffert. Déposant une assiette devant son beau-frère, elle ne sursauta pas alors qu'elle vit la silhouette de Neville se poster à côté de la porte. Harry ne l'ayant pas remarqué.

« C'est faux ! » S'exclama le militaire. « Je t'accorde que mon départ a été rapide. Je n'y ai même pas pensé ! J'ai juste eu besoin de fuir ! Mais je t'assure qu'une fois que je me suis rendu compte de ce que j'avais fais, j'ai souffert aussi ! J'ai laissé Neville derrière moi. Même si je ne le montrais pas, il est mon petit-frère ! Je ne suis pas si insensible. J'ai voulu le contacter, essayer de discuter avec lui, mais j'en étais incapable ! »

« Pourquoi ? »

Sursautant bien malgré lui, Harry se tourna vers la porte et regarda son frère. Surpris de la voir debout, il nota la furieuse expression du cadet des garçons Potter. Il n'était pas sûr de vouloir continuer cette conversation sur le coup. Pourtant, comme si la jeune femme jugeait cela nécessaire, elle posa simplement une main sur l'épaule de son mari et sortit de la pièce.

« J'ai demandé Pourquoi ! Pourquoi n'as-tu jamais appelé ?! Est-ce parce que je ne suis que ton demi-frère et non pas ton frère ? C'était une manière pour toi de me rejeter ? Après tout, tu me détestes, pas vrai ?! Tu ne m'as jamais aimé ! »

Harry se releva violemment, envoyant valser le tabouret sur le sol.

« Qu'est-ce que tu racontes, nom de dieu ?! C'est totalement stupide ! »

« Arrête Harry, ne me prends pas pour un idiot ! Tu m'as toujours détesté ! Tu me l'as fais ressentir chaque jour depuis qu'on est gamin ! »

Neville avait toujours eu cette impression. Dès qu'il avait eu onze ans, son frère avait commencé à changer. S'éloignant de lui. Peu importe combien il essayait, il avait la sensation de se faire encore plus haïr par lui. Quelque part, il avait beaucoup jalousé sa petite sœur qui obtenait toujours tout de l'aîné. Il avait cru qu'il était le problème. Il le croyait toujours. Savoir qu'il n'était que son demi-frère n'était qu'une excuse pour lui pour le fuir définitivement.

« Je ne t'ai jamais détesté ! » Cria Harry, avant de grimacer alors que les bouts de verre de sa boisson s'enfonçaient dans sa main. Il ne s'était pas rendu compte qu'il l'avait brisé.

« Bouges pas, » ordonna Neville, calmé, « je vais chercher de quoi te soigner. »

Sa main valide dans ses cheveux, Harry soupira alors que son frère sortait de la pièce. Se reculant, il attrapa le tabouret, le remit debout et se rassit dessus. Ce n'était pas de cette manière qu'il avait l'intention de parler à son frère.

Il ne s'était vraiment pas attendu à ce que ce dernier pense qu'il le détestait. C'était stupide. Il est vrai qu'il n'était pas du genre très expressif, contrairement à Neville qui n'hésitait pas à ressentir pleinement ses sentiments. Tous les deux étaient l'opposé de l'autre. La où lui était introverti, son frère était extraverti. C'était assez marrant de voir à quel point il était si différent pour deux frères.

Sans parler, il laissa son petit-frère prendre sa main alors qu'il revenait dans la pièce. L'observant, il remarqua ses joues rougies, ses sourcils froncés et la légère moue. Peu importe à quel point le temps passé, certaines expressions restaient les mêmes.

« Tu faisais la même tête, petit, quand on te refusait quelque chose, » sourit doucement, levant sa main valide alors que Neville allait parler, le faisant taire. « Je me rappelle quand tu voulais dormir avec moi et que je refusais. Tu avais toujours cette petite moue aux lèvres. J'ai de nombreuses fois craquées devant elle. C'était bas de ta part, Potter. »

Neville leva les yeux vers son frère alors qu'il entendait de la tendresse dans la voix de son frère. Les yeux verts dans le vague, un petit sourire aux lèvres, il se sentit lui aussi transporté dans le passé, se rappelant de toutes ses soirées à supplier son frère de le laisser venir à lui. Peut-être avait-il omis ces souvenirs pour ne pas souffrir ? Pourtant il se rappelait encore l'amour que lui avait porté son frère alors qu'il était jeune.

« Je ne te déteste pas, et ne l'ai jamais fais, » reprit Harry. « Je t'ai jalousé. Non, j'ai jalousé ta relation avec Papa. C'était un supplice pour moi de vous voir proche alors qu'avec moi, il était si distant. J'ai cru que c'était parce que tu étais là qu'il ne m'aimait pas. J'étais jeune et stupide. Pourtant, même lorsque je t'engueulais et essayais de mettre de la distance entre toi et moi, je ne t'ai jamais haï. Jamais, Neville. »

Levant sa main valide, il la posa sur la tête de son petit-frère.

« Si je n'ai jamais appelé à la maison, c'est à cause de ma peur. Je l'ai déjà dis à papa, mais j'ai vraiment eu peur qu'en vous appelant, mon envie de rentrer ne soit trop forte. Mais que vous ne vouliez plus de moi. Je n'étais que l'enfant de James. Pas celui de maman. »

« C'est stupide de penser ça ! »

« J'étais stupide. J'avais l'impression qu'un immense mur infranchissable s'était mis entre nous. C'est débile, mais c'est comme ça. J'étais incapable de vous contacter. »

Alors que Neville finissait de soigner sa main, il ne parla pas, attendant simplement.

« Pourquoi avoir changé le numéro de ton contact d'urgence ? »

« Par peur d'être rejeté, j'imagine. Ou pour ne pas vous inquiéter. Je ne suis pas sur moi-même, Neville. J'avais juste peur qu'en vous appelant vous ne veniez pas. Et puis j'ai aussi vu toutes ses familles venir voir leur enfant, blessé, totalement accablé. Je cherchais peut-être à vous épargner ça. C'est confus. »

« Et …, » se raclant la gorge, le cadet regarda son aîné, « pour mon mariage ? »

Cela l'avait vraiment blessé de ne pas avoir son frère à ses côtés. Combien aurait-il aimé le voir, ne serait-ce que quelques secondes pour le plus beau jour de sa vie.

« Je ne t'ai pas menti. J'étais vraiment en mission. Elle a duré presque un an. Après, je n'étais pas en état de rentrer. J'ai eu un temps de rétablissement. Quand je suis rentré et que j'ai lu ton invitation, il était trop tard. J'ai voulu t'envoyer un message ou même passer te voir, mais je n'étais pas sûr d'en avoir le droit. J'ai raté ton mariage après tout. Je me suis dit que tu devais vraiment me détester. »

« Comme si c'était possible, » ronchonna le plus petit.

Un sourire aux lèvres, Harry regarda Neville. Peut-être était-ce une bonne idée de discuter ainsi, finalement.

« Je sais que je ne suis pas expressif. J'ai dû mal à nommer mes sentiments. Je suis parfois incapable de les montrer. Je sais que j'ai toujours cet air froid sur le visage qui fait sentir les gens mal. Mais. J'essaie de lutter depuis que je suis à la maison. Je suis à l'aise ici. J'aime les repas de famille qu'on partage. J'aime le calme qu'il y a parfois quand on est tous réuni. Ou les blagues, pas drôles du tout, de Sirius. La délicatesse et la sincérité de Remus, » Harry laissa échapper un rire, « bon j'avoue ne pas aimer le petit-ami d'Eli mais je me soigne. »

Neville lui répondit par un sourire. Lui-même avait eu du mal avec le copain de sa petite-sœur, mais c'était forcé à l'accepter.

« L'armée va te rappeler, pas vrai ? » Demanda-t-il. Harry acquiesça. « Que vas-tu faire ? Une fois ta mission finie ? »

« Eh bien, si tout le monde est d'accord, je reviendrais, » sourit le plus âgé. « Je te l'ai dis p'tit-frère. J'aime être ici, c'est ma maison. J'aime toutes les personnes qui y vivent. J'avais oublié ce sentiment qu'on ressent quand on sait qu'on est attendu quelque part. A quel point il faisait du bien. »

« Papa et maman le savent ? »

« Papa oui, je n'ai pas eu le temps d'en discuter avec maman. Tu es la deuxième personne à le savoir. »

Le silence reprit possession de la pièce alors que chacun des deux digérés cette longue conversation. Même si certains non-dits étaient toujours présents, ils avaient l'impression d'avoir fait un grand pas dans leur relation. Le froid avait cessé. Tous les deux pouvaient espérer reprendre leur relation fraternelle.

« Je t'aime, tu sais ? » S'exclama brusquement Neville, avant de rougir face à son audace. D'un coup, il avait ressenti ce besoin de le dire à son frère. Il avait ce poids, s'il ne lui disait pas, il ne savait pas quand ce présenterait à nouveau cette chance.

« Tout comme je t'aime, Neville. »


Fin du chapitre.

Je ne sais pas quoi penser de ce chapitre. Je l'aime beaucoup, mais j'ai l'impression de ne pas l'avoir autant exploité que je le voudrais.
Mais il était nécessaire pour la suite.

Dites-moi ce que vous en avez pensé ? L'avez-vous aimé ? Avez-vous aimé la réconciliation ?

J'attends vos messages avec impatience.

A très vite,

Khay.