Réponse à la guest review : Merci pour ton message et ton soutient, ça me touche de savoir que je suis lu et apprécier :) J'espère que le reste te plairas :)Bonne lecture à toi.
Après le retour de mission de Shura, il s'écoula quelques jours avant qu'Aiolia ne prenne une décision.
C'était un jeudi, et il s'en souviendrait longtemps.
Le jeudi ou une jeune fille toqua à sa porte. Elle était plus jeune, mais bien plus mature que son âge, stricte, élégante, et certainement très belle derrière son masque.
Aiolia s'en souviendrait longtemps, car elle venue en amie. Sans qu'il ait besoin de vraiment montrer qu'il veuille son amitié.
Elle lui fit confiance presque tout de suite.
Et ça, c'était incroyable.
Quand le bruit retentit chez lui, il alla ouvrir et sans qu'il comprenne quoi que ce soit, Marine entra, avec une tarte à la myrtille dans les mains.
- Salut, j'ai fait ça, mais à mon avis elle n'est pas bonne, je ne comprends pas comment ça fonctionne vos recettes occidentales.
Aiolia n'avait VRAIMENT, rien compris. Pourquoi elle entrait comme ça chez lui ? Pourquoi elle lui parlait gentiment ? Pourquoi bon sang avait-elle fait une tarte elle même ?! Y avait-il du cyanure à l'intérieur ? C'était un piège ? Il se souvenait que l'inconnu de l'horloge avait dit qu'elle passerait… mais entre passer et violer son domicile à coup de tarte aux fruits il y a une grosse différence.
- Bonjour... euh, Marine… Qu'est-ce que tu fais là ?
- J'aime pas les moments de gêne qu'il y a parfois, alors je fais comme si on se connaissait depuis toujours pour que ça passe mieux, allé, assied toi, sors des couverts. On mange.
Aiolia ne comprit pas, mais fit ce qu'elle demandait et sortit des assiettes et des couverts. Il n'avait jamais reçu personne et regarda la tarte sans savoir quoi faire.
- Ben qu'est-ce qu'il y a ? Tu la coupes pas ?
- Euh oui pardon !
Il se précipita sur un couteau et trancha les fruits.
- Et serre les parts ?
- Oui…
Il s'exécuta, un peu gêner.
- C'est bon, je dois faire autre chose ?
- Je veux bien un verre d'eau aussi.
Il ne trouvait pas Marine chiante, il pensait juste manquer cruellement d'éducation. Et que tout ceci était normal, et il avait bien raison. Sans s'en rendre compte, Aiolia avait énormément gagné en maturité. Et bien que Marine ait eu un comportement légèrement impolie de manière volontaire, elle savait aussi que c'était pour son bien.
- Tu aimes la myrtille ? Demanda la jeune femme.
- Oui beaucoup, et toi ?
- Pas vraiment, mais une des filles en a ramené beaucoup trop. Du coup je l'ai transformée en tarte, j'espérais que ça passerait mieux.
Le lion remarqua les efforts de la jeune fille pour engager la discussion, mais il avait du mal. Il tenta maladroitement.
- Et sinon, tu… T'entraînes souvent ?
- Oui, tous les jours, comme tout le monde. Pas toi ?
- Si, je suis même obligé d'aller aux arènes, sinon j'ai des sanctions.
- À intéressant.
- Intéressant ?
- Oui, j'ai un jeune apprenti, qui n'a tendance à en faire qu'à sa tête. Je t'avoue que j'essaye de faire de mon mieux, mais j'ai du mal à le tenir, même en étant stricte. Donc les idées de sanctions et d'entrainements obligatoires m'inspirent.
- J'ignorais que tu avais un apprenti, surtout à ton âge.
- Oui. Heureusement que j'ai de l'avance sur lui, sinon… Je serais mal. Je comprends pas pourquoi le Pope ne veut pas donner l'apprentissage des bronzes à d'autres personnes plus expérimentées.
- C'est vrai, après je m'estime pas capable de faire ça, mais d'autres chevaliers d'or pourraient le faire. Ils sont plus vieux et ont plus d'expérience, après, je suis sûre que tu t'en sors très bien avec lui.
- Je sais pas trop, turbulent comme il est, c'est difficile à dire, mais par rapport au temps qu'on passe à s'entraîner et son niveau actuel, on s'en sort bien, je crois.
- J'aimerais bien voir comment il s'en sort ton disciple.
- Plutôt mal, puisque je lui donne toujours trop dur pour qu'il se sente pas à la hauteur.
- Étrange stratégie, mais si ça fonctionne…
- Je fais comme je peux.
Ils discutèrent assez longuement ensemble et cela se passait franchement bien, malgré que ne pas voir le visage de Marine était perturbant, Aiolia avait l'habitude de ne pas voir les gens à qui il parlait, avec son inconnu...
La tarte était bonne et Aiolia appréciait beaucoup la demoiselle qui avait promis de revenir. Tout sourire, il se dit qu'il avait un second ami et qu'il fallait absolument qu'il aille le dire au premier… mais… Il avait dit qu'il n'irait plus. Il ne voulait plus y aller.
Aiolia resta chez lui, se préparant lentement pour l'entraînement, prêt à se faire taper dessus. Se demandant si vraiment, bouder son inconnu était la bonne solution.
C'est quand il arriva aux arènes, et que personne n'eut envie de l'affronter, car cela devenait fatigant et parfois douloureux de se battre contre lui. Il avait attendu plusieurs heures que le châtiment ne s'abatte sur lui, et finalement rien.
Il constata à quel point sa vie s'était améliorée.
Il s'entraîna seul, sur une cible en forme de pantins constituée de sac de sable enrouler autour d'un bout de bois avec une corde.
Tout ce qu'il avait toujours voulu il l'avait, il devenait un guerrier redoutable, avait une vie sociale, des gens qui l'aimait… Et pourtant… Il se sentait seul. Sans s'en rendre compte, il se rapprocha de la cible et la prit doucement dans ses bras. Fermant les yeux, profitant de l'étreinte imaginaire.
Devant quelques personnes encore présentes, il se sentit soudainement bête.
- Quoi qu'est-ce t'a ? T'as jamais fait de câlin à un mannequin ?
Lança-t-il à un passant qui le dévisageait. Il lâcha son ami inanimé, et se décida, il avait envie de le voir, il avait envie de câlins, et c'était peut être un peu tôt pour serrer Marine dans ses bras.
Alors Aiolia se résolut, devint plus mature encore, et changea d'avis. Il avait envie de le voir. Alors, pourquoi ne pas y aller ? Si ça se passait mal, c'était aussi de sa faute, L'inconnu ne pouvait pas tout arranger tout le temps à sa place.
Alors il soupira, prit sur lui et se dirigea vers l'horloge, espérant y trouver son inconnu sur le toit.
Shura était sur la corniche, regardant le dessus de l'horloge avec peur. Toute sa vie il avait sauté au-dessus du vide sans crainte, mais ces derniers temps, il avait peur, peur qu'il n'y ait personne là où il aille, ça faisait cinq jours qu'il attendait pour rien. L'attente était si pesante, et la déception si grande à la fin de la soirée.
Mais il s'était promis de toujours être là pour Aiolia. De toujours l'aider, peu importe si ça lui faisait mal. Et ainsi il ne serait plus égoïste. Car il ferait les choses pour le jeune homme, pas pour l'homme blessé qu'il était lui même.
Il ferma les yeux et sauta, et, ne pensant pas mériter de regarder le soleil se coucher, il attendit sur la dernière mezzanine, les jambes se balançant, son armure à côté de lui, il avait patrouille peu après.
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Il attendit.
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Il attendit peu, mais pour lui, ce fut une éternité.
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Il savait qu'il devrait partir bientôt, mais il voulait rester, le plus longtemps possible.
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Au cas où il vienne, au cas où il ne le détesterait pas totalement… Au cas où il l'aimerait encore. Au cas où il soit encore utile à ses yeux.
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Il espérait, et enfin, la trappe en bas fit du bruit. Et quelqu'un entra.
- Aiolia ?!
Shura sauta en bas et atterrit sur un matelas et se dirigea en courant jusqu'à la personne qui venait d'entrer. Il ouvrit grand ses bras et le serra avec force.
- Je croyais que tu ne viendrais plus !
Soudain il se sentit poussé en arrière, et tomba, fesse contre le sol.
Soudain il se sentit poussé en arrière, et tomba, fesse contre le sol.
- Mais qu'est-ce tu m'chie? Depuis quand tu fais des câlins à Aiolia ?
Soudain la lumière s'alluma, sur Deathmask, l'air plutôt en colère.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Jte cherchait, alors j'ai suivi ton cosmos, j'allais monter t'voir, mais j't'ai vu sauté sur l'horloge. Qu'est-ce que c'est qu'ce chantier ? Pourquoi y'a des matelas partout ici ?
Shura ne dit rien, gêner, mais fronça tout de même les sourcils, fortement déçu qu'Aiolia ne soit pas là et que le cancer soit au courant. Ça n'annonçait rien de bon.
- Shura répond ! Qu'est-ce que tu fiches ?
- C'est pas tes oignons.
- Non, c'est vrai, mais si tu veux pas que je fasse… Mon moi-même, disons, t'as plutôt intérêt de me répondre.
- Et qu'est-ce que tu veux faire ? Dire qu'on a fait une cabane dans l'horloge du sanctuaire? Je suis même pas sûr qu'on te croit.
- Je pourrais aller demander moi même à Aiolia ce qu'il fait avec toi.
Shura écarquilla les yeux et se releva immédiatement. Si il savait… Si Aiolia savait… Ce serait vraiment la pire des situations, déjà qu'il le boudait...
- Tu ne dis rien ! Il n'est au courant de rien ! Il sait pas qui j'suis !
- Ohhh ça y est ? J'ai touché un point sensible ? Il ne sait pas qui tu es ? Se moqua le cancer.
Shura grogna, à deux doigts d'en foutre une à Deathmask.
- Et bien sûr, puisqu'il n'est pas au courant qu'il couche avec l'assassin de son frère… Ça la foutrait mal pour tes plans cul s'il le découvrait !
- Bordel Deathmask ferme là ! Je l'ai pas touché ce gosse ! J'essayais juste de l'aider !
- Ah "l'aider "? Tu appelles ça l'aider ? Très bien, et du coup, tu veux pas qu'on s'aide à plusieurs, tous les trois ? J'aime bien m'aider tout seul ces derniers temps, mais plus on est de monde plus on s'amuse !
- Death bon sang tais-toi !
Le Cancer se mit à ricaner, quant à Shura, il vira au blanc livide quand il entendu, un peu plus bas, un bruit se rapprocher.
- Merde ! Aiolia arrive ! Il faut que tu partes et qu'on éteigne la lumière ! Va en haut et saute !
Le Capricorne se jeta littéralement sur l'interrupteur, mais son "ami" ralluma immédiatement.
- C'est con, la lumière s'éteint pas, ça serait dommage s'il nous voyait, ça serait même pire s'il pensait que tu ramenais d'autres gens ici…
- Deathmask putain, je te jure, si tu te barres pas tout de suite…
- Qu'est-ce que tu comptes faire ? Me faire un autre câlin ?
Shura le regarda, plus sérieusement que jamais, parlant même de la gorge alors que la trappe s'ouvrait dans le sas.
- Remets-toi entre ma main et l'interrupteur, et je te jure, que tout ce que je trouve sur mon chemin, je le découpe.
Deathmask n'osa plus rien faire, puis sourit et partit vers le sommet de l'horloge.
- Très bien très bien ! À tes ordres mon bon Shura, on en reparlera plus tard.
Shura éteignit la lumière précipitamment et s'écarta un maximum, puis il entendit la trappe se fermer et la porte du sas s'ouvrir. Timidement, une petite voix s'éleva.
- Il y a quelqu'un ?
Souriant, étant rassuré de le voir, enfin, de l'entendre, mais toujours très inquièt à cause de Deathmask, Shura se jeta dans les bras du jeune homme.
- Où tu étais Aiolia ?! Demanda le plus vieux en sentant les bras du jeune homme se resserer sur lui.
- Désolé… J'avais… Un peu peur de revenir.
- Tu m'as manqué.
- Toi aussi. Je suis désolé...
Aucun des deux n'eut envie de lâcher l'autre. Mais Il le fallait pourtant.
- Viens sur les matelas, j'ai quelque chose d'important à te dire.
- Rien de grave ?
S'inquiéta Aiolia de peur qu'il ne lui en veuille ou qu'il ne veut plus jamais qu'ils se voient, ou quelque chose d'autre approchant.
- Si on veut.
Une fois assis, Shura passa sa main dans le dos d'Aiolia qui sembla presque ronronner tant le contact physique lui avait manqué.
- Avant que tu ne viennes, il y a quelqu'un qui est venu, un ami à moi qui me cherchait, j'ai cru que c'était toi… et j'ai dit ton prénom…
- Hein..?
Shura ne dit rien de plus et Aiolia réfléchit avant de dire.
- … Avant… Ça m'aurait embêté, parce que j'aurais pu avoir des ennuis, maintenant je m'en fiche, je me sens assez fort pour surmonter tout. Mais… J'ai un peu plus peur pour toi, qu'on ne t'embête si on apprend que tu traînes avec moi.
- Le truc c'est qu'en voyant les matelas, c'est pas le mot "traîner" qui est ressorti…
- Oh… Je suppose que ça te dérange ?
- Les rumeurs je m'en moque de mon côté, c'est pour toi que je m'inquiète.
- Et bien, ne t'inquiète plus pour moi. Je vais bien. Je m'en sors bien aux arènes, on ne s'en prend plus à moi gratuitement. Ça va aller, et… Je pense même que Marine va être une bonne amie à l'avenir.
- Elle est venue te voir ?
- Oui.
- Tu penses que ça marchera entre vous ?
- En tant qu'amis oui. Mais je pense que je ne lui plais pas plus que ça et... à vrais dire elle est très mignonne, mais à moi non plus, elle ne me plaît pas vraiment. Je me vois pas passer ma vie avec une femme comme ça.
- Oh… Tant pis pour cette perspective-là. Au moins tu as une nouvelle amie.
- Oui. Et toi ces derniers jours ?
- Pas grand-chose, j'étais surtout inquiet, je suis parti en mission aussi. Mais ce n'était pas très intéressant. Je suis de patrouille ce soir. Comme hier.
- Oh non… ça veut dire qu'on ne dormira pas ensemble ?
- Désolé. Mais j'ai pas le choix. C'est le deuxième soir de suite, normalement on a jamais trois jours d'affilés, alors ça sera pour demain… Si tu reviens bien demain..?
Demanda timidement Shura, qui avait un peu peur de devenir occasionnel pour le lion, qu'il ne vienne le voir que de temps en temps.
- Bien sûr que je reviens demain, promis, comme avant.
- Super.
Shura fit un petit baiser sur le front du lion qui eut envie simplement de fondre, il s'était tant inquiété qu'il était tout mielleux avec lui, c'était adorable.
Les câlins et les discussions reprirent, comme si de rien n'était, Aiolia raconta plus en détail sa journée, et Shura s'enfonça toujours un peu plus dans son mensonge.
Allongé sur le côté, le dos contre le torse de Shura, le lion n'avait plus envie de parler de quoi que ce soit, et redoutait simplement le moment où son inconnu devrait partir faire sa patrouille. Il jouait avec sa montre, allumant régulièrement le cadran toutes les minutes pour vérifier l'heure et voir l'inévitable arrivé.
- Je pars à moins le quart.
- Hm…
- Ne sois pas triste… Je serais là demain, ou je peux revenir à la fin de ma patrouille si tu veux ?
- Non, tu finis tard, tu vas être fatigué.
- Oui, mais passer du temps avec toi ça me repose.
- Je ne vais pas être capricieux, j'attendrais demain…
Shura enfouit son visage dans la nuque du lion et resserra ses bras autour de lui. Il avait un mauvais pressentiment, très mauvais, sûrement à cause de Deathmask. Mais il se rendait bien compte à quel point lui même n'arrivait pas à se libérer l'esprit d'Aiolia. Il était sûrement amoureux, il le savait, mais il ne pensait pas que c'était une bonne chose pour son ami le lion. Puis, bâtir une relation dans le noir, basé qui plus est sur un mensonge, il ne pouvait s'y résoudre.
- Comment fait-on… Si demain mon ami vient te dire qui je suis ?
- Je ne l'écoute pas ou je me réjouis de simplement connaître ton nom. Tu ne crois pas ?
- Hum… J'espère.
- Puis, je ne déteste personne, faut que tu arrête de douter.
- Quand tu me dis ça, comme je sais que ce n'est pas vrais, j'ai l'impression que tu me mens. C'est assez atroce.
- J'étais persuadé que tu me rejetterait aussi si je te disais qui j'étais, et pourtant, tu es toujours là pour moi.
- Je t'avais promis.
- Tu voudrais que je te promette aussi de ne pas te repousser si ça peut te rassurer ?
- Non… Je ne préfère pas… Je veux que tu puisse tenir toute tes promesses.
Shura soupira, alors Aiolia se décida.
- Tant pis, je te promets, que peut importe qui-
Il fut coupé par la sonnerie de la montre de Shura, qui annonçait qu'il était l'heure. Il embrassa sa nuque et se leva.
- Pas de promesse le chevalier d'or, ça n'en vaut pas la peine.
- Mais… Je sens bien que ça te tracasse. Si tu me disais, on en serait débarrassé.
- Non. Ma réponse est toujours ferme et négative.
- ...Bien…
Shura partit chercher son armure dans un coin, et la mit sur son dos.
- Ne descend pas tout de suite, le temps que je m'habille et que je parte.
- D'accord. Passe une bonne patrouille.
- Et toi une bonne soirée Aiolia.
Ils se firent un sourire, bien que dans le noir il ne pouvait se voir, puis Shura partit par le bas de l'horloge. Finalement Deathmask ne les avait pas embêtés et était simplement parti. Heureusement d'ailleurs.
Tout en bas. Shura mit son casque et son armure, glissant sa cape plier proprement dans la pandora box sous les épaulettes de son amure. Shura était officiellement en service, cachant sa box derière une colone. Il commença à prendre le sentier tranquillement avant de rejoindre le village. À peine quelques minutes plus tard, il vit sortir du petit sentier Aiolia qui chercha autour de lui et qui s'avança avec crainte jusqu'au brun, qui fut assez surpris et mal à l'aise de le voir ainsi l'approcher. Et si… Il avait deviné ? Pensa Shura.
- Capricorne. Pas que j'apprécie te parler, mais tu n'aurais pas vu quelqu'un passer ?
Le cœur de Shura rata plusieurs bonds, mais vu la façon de s'adresser à lui, il est clair que le lion ne se doutait de rien.
- J'ai vu un silver partir par là. Pourquoi ?
Il pointa l'opposé de sa direction.
- Pour rien. Merci du renseignement.
Le sage petit Aiolia continua dans la direction opposée à celle que Shura avait montrée, ne voulant pas risquer de tomber sur son inconnu à l'extérieur de l'horloge. Le Capricorne sourit en voyant tant de rigueur de sa part sur une règle arbitraire qu'il avait certainement très envie d'enfreindre.
Le plus âgé continua son début de patrouille, sur quelques mètres, précédent le lion.
De toute évidence, son secret était pour le moment bien gardé, il avait mûri pour pouvoir lui parler de la sorte en assumant, et Aiolia avait un bon cul.
Pensa-t-il très exactement dans cet ordre.
Si seulement il se le permettait et qu'il n'était pas celui qu'il était, il aurait peut-être glissé sa main dessus avec un petit sourire content, mais, dans de telles conditions c'était impossible. Et bon sang… Que ça avait été difficile de se contrôler ce soir, quand il l'avait eu contre lui, qu'il avait embrassé son cou, caresser son dos, ses bras… Il ne savait pas combien de temps il tiendrait, mais il allait bien falloir pourtant. Pour Aiolia, il devait résister.
Shaka avait eu raison, il avait des sentiments, et du désir pour le lion. Même si c'était masquer par le fait qu'il devait se comporter en héros pour lui, pour se soulager de ce qu'il avait fait. Mais une fois que Shura l'avait compris, il avait réussi à dissocier cela, et s'était rendu compte que de l'autre côté, il n'y avait pas rien, bien au contraire. Au final, penser que ce n'était que du devoir et de l'héroïsme, c'était plus simple. Plus contrôlable.
Aiolia changea de direction et prit la route des maisons zodiacales, sans un mot, Shura continua sa propre route, ne résistant pas à l'envie de le regarder partir, se retournant sur son chemin un bref instant.
Voilà ! Enfin ils se retrouvent ! Mais... Ca va devenir plus compliqué...
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