Réponse à la guest review : Merci pour ton compliment. Ça me fait très plaisir ! A vrai dire j'ai tout écris pour le moment sauf la fin ! J'espère aussi que ça finiras bien, j'ai le suspense tout comme vous ! Bonne lecture de la suite !
Shura n'arriva pas très sûr de lui sur le toit de l'horloge, il arrangea ses cheveux, et entra, avec son armure à nouveau, Aiolia l'attendait déjà, sagement assis sur les matelas près du chauffage.
- Je nous ai fait des sandwichs pour ce soir ! Sonna-t-il tout fier.
- Aiolia... Désolé, mais je ne vais pas pouvoir rester...
- Hein ?! Mais pourquoi ?!
Aiolia ne comprenait plus rien, il venait d'arriver, et déjà, il se faisait remballer.
- Mais tu as dit que tu restais ce soir ? Tu as quoi comme empêchement ?
Le Capricorne arriva à son niveau et voulu faire un câlin à Aiolia, un peu déçu, il le refusa.
- Pourquoi ?
- Ben... Comment dire ? J'ai encore patrouille ce soir…
Face à l'hésitation de son ami, le lion se dit qu'il devait lui mentir.
- Bon. Si tu veux pas rester avec moi la nuit tu peux le dire hein?!
- Non ! Pas du tout ! Je crève d'envie de rester toute la nuit avec toi ! Seulement, je ne peux pas.
- Mais c'est injuste, ça fait deux jours que le pope te fait faire patrouille. Même pour un chevalier de bronze, ça craint. Alors pas toi. Puis ya suffisamment de monde au sanctuaire.
Aiolia réfléchit intensément, et face au silence de Shura, il comprit enfin.
- C'est ton ami
- Oui.
- Il te fait chanter ?
- Oui.
- Pourquoi tu le laisses faire ?
- Je n'ai pas envie qu'il te fasse du mal.
- Et alors ? Je peux me défendre maintenant.
- Je n'en suis pas sûre, il est vil et méchant, ce n'est pas quelqu'un de bien. Puis, ce n'est qu'une patrouille...
- C'est n'est pas qu'UNE patrouille. Là c'est une patrouille et ça en seras d'autres, et peut être même d'autres choses après ! Si tu en accepte une ce seras pareil pour les autres.
Shura soupira, il le savait, mais il avait peur pour son lion, il voulait le protéger, de tout.
Le plus jeune prit son ami dans ses bras, et son menton dans sa main, il était presque au même niveau que lui maintenant.
- Un jour, tu m'as dit de ne jamais me laisser faire par les brutes, de ne jamais abandonner, tu me l'as dit, presque à chaque fois au début. Alors pourquoi tu n'appliques pas tes propres conseils ? Les rumeurs, les bagarres, j'en ferais mon affaire. Ne t'inquiète pas.
- Ça ne devrait pas être à toi de me rassurer.
- Bien sûr que si. On est amis. Ça ne serait pas correct s'il n'y avait que toi qui m'aidais.
Ils marquèrent tout deux une pause puis Shura ajouta.
- Tu ne le vois pas Aiolia, mais je te souris.
- Je sais. Tu n'as pas besoin de le dire.
Doucement, Aiolia passa son pouce doucement sur la bouche de Shura, voir le sourire avec son sens du toucher.
- Je suis sûre que tu as un beau sourire en plus.
- Je suis sûre que le tien est plus beau.
- J'aimerais bien un jour voir le tien, et comparer avec le mien.
Shura prit les mains d'Aiolia et les tenues avec les deux siennes.
- Un jour j'espère aussi.
- Tu as dit à ton ami que tu irais ce soir ?
- Oui. Mais, je ne vais pas y aller finalement. Tu m'as convaincu. Il se prendra une chasse de la part du Pope, et ça sera bien mérité.
- Tu as de drôle d'ami quand même. Je pensais que les amis, ça se réjouissait pour un truc positif, pas le contraire.
- Je ne suis pas perçu comme quelqu'un de gentil, alors j'ai toujours supposé que je n'avais le droit qu'à des amis qui avaient la même image que moi. Sauf que pour eux ça ne semble pas être qu'une image...
- Maintenant tu m'as moi. Et moi... Je suis gentil ?
- Non. Adorable.
Aiolia sourit de toutes ses dents.
- Là c'est toi qui souris.
Avoua Shura avant de lui proposer de s'asseoir, écartant les jambes et calant Aiolia tout contre lui, le serrant tout en sentant sa tête renversée en arrière sur son épaule.
- Tu as revu Marine aujourd'hui ou hier soir ?
- Non. Pas encore. Par contre j'ai croisé quelqu'un que j'aime pas hier.
Shura fronça les sourcils... se pourrait-il que..?
- Tu as croisé qui ?
- Un connard.
- Mais encore ? J'aime pas trop quand tu dis des mots comme ça, j'en dis plus que toi, mais sur toi ça me fait bizarre.
- Ahah, désolé. Non, j'ai croisé l'assassin de mon frère en sortant de l'horloge.
Shura ferma les yeux, comme si la porte qu'il attendait de se prendre dans la figure depuis des mois lui arriva enfin en plein visage.
- Je suppose que tu ne l'aimes pas ?
- Je le déteste.
Deuxième porte.
- Ah bon ? Tu ne penses pas qu'il n'avait pas le choix ?
- Le choix ou pas. On tue pas ses amis et ses camarades. Je sais pas, ça se fait pas. En plus, petits, on jouait souvent ensemble, il ne m'a plus jamais reparlé.
- Peut-être qu'il n'osait pas affronter ta colère ?
Se défendit comme il put Shura.
- Attends ! S't'eut plaît ! Il bute mon frère et c'est à moi de prendre sur moi ?
- OK OK. Tu as raison, ce mec est un sale con.
- Merci ! En plus je sais pas pourquoi, j'ai toujours envie de lui mettre mon poing dans la figure, avec son regard froid, je suis sûre qu'il n'est même pas capable de sourire ou d'être heureux, il n'a aucun honneur, quand j'étais plus petit je voulais qu'il meurt. Mais ce n'est pas bien de vouloir la mort des gens, je sais, alors maintenant j'essaie de pas trop y penser, mais lui c'est un cas à part. Il le mérite. Crois-moi. Ça aurait été le pied que mon frère ne soit pas mort, qu'il revienne, et qu'il le tue. T'imagines, ha ha !
Ce n'était plus une troisième porte, c'était la maison qui s'effondrait sur lui.
Shura le serra fort, très fort. C'en était trop, il avait envie de craquer, de crier, et de lui dire. Mais comment ? S'il lui disait, après tout ça ? Il était maintenant persuadé qu'il ne le prendrait jamais bien.
- Ça ne va pas ?
- Si si... Je me dis juste que tu as dû morfler, à le voir passer souvent sans qu'il ne te parle.
- Hm, en attendant, si j'ai pu lui parler, c'est bien grâce à toi, sinon je n'en avais pas été capable.
- C'est sure que sans moi, tu n'aurais pas pu... Fatalement… Maugréa Shura tout bas.
Il ne dit plus rien, et laissa Aiolia parler d'un autre sujet un peu tout seul. Jamais il n'aurait pensé Aiolia capable de dire des choses aussi cruelles sur quelqu'un... alors sur lui...
Il caressa le bras du lion doucement, le laissant parler sans vraiment l'écouter, essayant de se remettre et de ne rien laisser paraître. Il l'aimait, vraiment... Mais ce qu'il avait dit... Shura s'était senti bête de penser que peut-être, Aiolia ne penserait pas ça de lui. Qu'il l'appréciait peut être toujours un peu après toutes ces années, ou même qu'il l'avait pardonné. Il avait ce maigre, très maigre espoir… Et là... Forcé de constater que non.
Après la nuit dans l'horloge, Shura partit au petit matin, laissant son ami en boule sous les couettes, il avait mal dormi cette nuit, très mal dormit, et pensait d'ailleurs rejoindre son lit le plus rapidement possible pour avoir quelques heures de sommeil et se calmer par rapport aux propos d'Aiolia la vieille.
Seulement voilà. Rien ne se passait jamais comme Shura le voulait, aussi à peine eu-il fermer les yeux sur son oreiller, qu'il bruit fracassant fit irruption chez lui. Il se leva d'un bon et revêtit son armure, pensant à une attaque, bien qu'à cette heure-ci et jusqu'à la maison du Capricorne ce soit peu probable.
Arrivant dans la grande salle de son temple, sur son petit balcon intérieur, il vit Deathmask fou de rage. L'air satisfait, Shura sourit.
- Ta patrouille s'est mal passée on dirait ?
- Toi ! Tu as osé ne pas y aller ?! Tu sais ce que le Pope m'a disputé ce matin ?!
- Oh, J'imagine... Quoi que... non. Moi je fais ce qu'on me dit, je ne délègue pas, et j'ai toujours tout réussi, du coup, non, je ne sais pas ce que c'est de se faire disputer par le Grand Pope.
Deathmask sauta sur le balcon, très en colère, le Capricorne reprit immédiatement.
- Hey hey hey ! Tu crois quoi ? Qu'en me frappant parce que j'ai refusé ton chantage le Pope sera encore plus sympa ?
- Espèce de-
- Et bah oui. Tu réfléchiras un peu plus la prochaine fois.
- Sale con. En plus j'ai vraiment cru que tu irais, tu joue bien la comédie, t'es un beau menteur.
- J'ai été à bonne école avec toi. Maintenant, si tu veux bien, je vais retourner dormir. J'ai eu une nuit agitée. Dis Shura avec un clin d'oeil laissant penser qu'il s'était bien produit ce que Deathmask imaginait avec le lion.
- Toi ! Je vais dire à tout le monde ce que-
- Tu vas dire quoi ? Hein ? On s'en fou. Dis le tout haut. Aiolia le sait, et il m'accepte quand même. Alors, amuse-toi, vas-y, montre à tout le monde qu'il est à moi, qu'il m'appartient. Comme ça personne ne me le prendra jamais. Étant toi-même mon propre territoire !
Shura n'était certes pas fort pour mentir à Aiolia, mais pour mentir face à Deathmask, il excellait. Le bluff ça marchait toujours bien, sûrement car quand il faisait délibérément un mensonge on ne le croyait jamais, que ça s'entendait, et aussi, car les gens pensent que quand on ne sait pas détecter le mensonge, on ne peut pas en user.
- Aller, rentre chez toi. Et fais ta prochaine patrouille. Ou va te plaindre à Aphrodite si tu veux, je m'en moque. À plus tard.
Et là, Shura tourna les talons, laissant Deathmask seul, puis il rentra. La raison à cela, c'est que le Cancer savait très bien qu'il ne pourrait rien faire face à Shura. Pour le moment en tout cas, car il pouvait se venger...
Et il le ferait. C'était certain.
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