Voilà le second chapitre pour faire la jonction avec la fin que vous m'avez aider à choisir. Je suis en train d'écrire le prochain, donc je vais mettre à nouveau du temps pour publier le reste je pense. J'espère que ça vous plairas :)
Réponse à la review : Contente que ça colle avec ta vision aussi ^^ j'espère vraiment que ce chapitre te plairas, j'ai tenté un truc plutôt osé. Tu me diras :)
Aiolia se réveilla en début d'après-midi, d'une humeur mitigée, mais meilleurs que celle de la veille. Ça n'allait pas être journée évidente, mais il allait pourtant devoir l'affronter. Il partit se doucher rapidement puis s'habilla en circonstance pour aller à l'entraînement. Après tout, il était toujours censé être obligé d'y aller. Bien que se battre, étrangement, on le sollicite beaucoup moins. D'un certain côté, il était presque heureux d'avoir eu cette règle qui le force à aller là-bas chaque jour, mine de rien, ça lui à imposer autre chose, la rigueur, et l'entraînement acharné. Aiolia aujourd'hui, se dit que ça avait été utile.
Il n'allait pas aller remercier le Pope tout de même, mais quand même, il reconnaissait au moins une vertu à son tabassage quotidien.
Plutôt guilleret il rejoignit l'arène. Il y trouva Milo, qui allait bientôt partir et regroupait ses affaires au milieu d'un groupe de filles, Marine, qui avait quitté son arène pour femmes avec quelques copines. Elle s'approcha d'Aiolia qui la salua "poliment".
- Ne crois pas que je suis ici parce que je suis inquiète que tu sois parti précipitamment !
Il détailla la jeune femme, manifestement en colère et l'expression inexistante sur son masque.
- Effectivement, là. Plus aucun doute là dessus ! dit ironiquement le lion.
- J'ai cru comprendre que… après coup, tu ne savais peut-être pas qui il était. Mais c'est pas si grave non ? Peut être juste qu'il portait un message et qu'il a fait genre c'était ton pote pour que ça passe mieux.
- Te fatigue pas Marine. J'y ai réfléchi, et j'ai été vérifier. C'est bien lui que je voyais. Pas de doute possible. Désolé quand même d'être partit comme ça hier… la nouvelle m'a un peu… bousculée.
- J'imagine.
- J'ai bien réfléchi, on va avoir une discussion la prochaine fois qu'on se verra. Ça me semble s'imposer.
- Ben si tu te tournes trois quarts à droite, vous allez pouvoir la faire.
Aiolia se figea et manqua de tourner la tête devant Marine qui lui faisait non de la tête. Shura était ici. Aux arènes.
- Qu'est-ce qu'il fait là ? osa demander le jeune homme.
- J'en sais rien, ça fait deux trois fois que je le vois passer par là depuis ce matin.
Aiolia regarda le sol, s'empêchant de tourner la tête et de le regarder. Il n'était pas allé à l'horloge hier, il n'avait pas prévenu, Shura devait sûrement être inquiet et avoir quitté son arène habituelle pour voir si tout allait bien.
- Je suppose qu'il m'a vu, il doit être rassuré maintenant.
- Rassurer ?
- On devait se voir hier, mais dans la panique, je lui ai posé un lapin.
- Oh. Je vois.
- Et toi ? Comment ça va ?
- Inquiète pour toi également.
- C'est pour ça que Shura et le seul à venir me voir dans mon arène, car il est le seul à s'inquiéter.
- Tu veux t'en prendre une ?
Il se mit à rire alors que la chevalière lui tapa le bras gentiment pour manifester son mécontentement.
Shura lui faisant mine de passer de loin, vit la scène, pas très content. Imaginant déjà le petit lion marcher à voile et à vapeur, quitte à lui poser un lapin. En soi… Il voulait qu'Aiolia soit heureux, et s'il préférait cette fille… ben ça ferait mal, mais ce serait ainsi. Il aurait juste aimé être prévenu et ne pas avoir attendu toute la soirée en se rongeant les ongles et qu'Aiolia ne fasse pas ça dans son dos.
Bon soit. C'était ainsi… On verrait bien ce soir à l'horloge, il aurait le temps de ravaler sa colère au moins. Shura fit demi-tour et quitta l'arène numéro trois, laissant Marine et Aiolia en paix.
- Il s'en va.
- J'ai cru qu'il ne partirait jamais.
Aiolia se tourna de chaque côté, comme s'il avait dû rester coincé dans une position trop longtemps.
- Ça se présente mal si tu n'oses pas affronter son regard.
- Je ne suis pas censé savoir que c'est lui, alors si je le dévisageais…
- Dans votre situation, même sans ça, rien d'étonnant à ce que vous vous dévisagiez.
- Pas faux.
Aiolia réfléchit un instant et demanda à la jeune femme.
- Et du coup, les filles, ça se déplace en meute ? Pourquoi venir à six ici ? ...Tu avais peur toute seule..? Taquina encore le lion.
- Quand j'ai dit que j'allais sûrement passer voir mon pote le chevalier d'or, étrangement, plusieurs d'entres elles ont été intéressées de venir te voir, et comme tu sembles devenir copain avec Milo et qu'elles semblent toutes flasher sur lui comme s'il était dans un groupe de rock, il y a eu foule sur le trajet.
- Va falloir prévenir le Pope, d'ici deux jours, l'arène ne sera plus assez grande pour toutes ces groupies.
- Oh… oui.
Aiolia se mit à rire avec la jeune femme, puis décida que, comme elle était là, autant en profiter pour s'entraîner avec elle, ça lui changeait les idées au moins. Son style était plus acrobatique que le sien, plutôt puissant et stoïque, il avait dû beaucoup bouger, ce qui constitua un exercice intéressant, également pour la jeune femme qui ne pouvait égaler la vitesse et la force du chevalier d'or.
Une fois ceci terminé. Chacun d'eux partit de son côté. Marine vers les baraquements retrouvés son apprenti et Aiolia… hésita.
Il pouvait rentrer chez lui pour se préparer à affronter la vérité avec Shura. Ou bien… y, aller directement…
Le suspense, il n'aimait pas ça, aussi, il fit assez vite à la fin de son entraînement, vu l'heure son "inconnu" devait sûrement y être depuis une petite demi-heure, enfin, si tout allait bien.
Il trottina sur le trajet, enjoué à l'idée de faire quelque chose de si important dans sa vie, mais anxieux que ça se passe plus mal que prévu.
Il gravit comme à son habitude les marches de l'horloge, se hissa douloureusement jusqu'au sommet après son entraînement acharné toute l'après-midi.
À son entrée dans l'horloge il n'eut pas le temps de réaliser que déjà, quelque chose lui avait foncé dessus pour le prendre dans ses bras.
- T'étais où hier ?! Demanda une voix avec une pointe d'inquiétude.
- Désolé, j'ai eu quelque chose d'assez urgent à faire.
- Quelque chose d'urgent ?
- Oui, il va falloir que je te raconte.
- D'accord…
Shura ne le lâcha pas. Il avait peur, peur que le jeune homme lui avoue avoir passé la nuit chez la jeune femme rousse, peut-être parce qu'il n'avait pas aimé leur précédente nuit, ce qui aurait été possible. Aiolia était gentil, il aurait très bien pu lui mentir, lui dire que ça lui avait plu, juste pour ne pas le vexer.
Il n'était pas forcément d'une politesse étouffante, mais il l'en sentait capable. D'autant plus après ce qu'il avait aperçu à l'arène.
- Tu étais avec quelqu'un hier ? ne demanda pas si innocemment Shura.
- Pourquoi tu me demandes ça ?
- Non comme ça… Une urgence, ça peut être ses amis… parfois…
Aiolia releva la tête dans l'étreinte, il y avait quelque chose de louche. Pourquoi Shura le soupçonnait d'avoir été avec quelque u-…
Marine…
Oui, c'est vrai, ils les avaient vu plaisanter à l'arène en début d'après-midi.
- Pourquoi… Serais-tu jaloux ?
- Non… Non… Pas du tout. Puis tu fais bien comme tu veux…
Aiolia s'amusa, alors que Shura, pas à l'aise, recula un peu pour se mettre sur les matelas.
- J'aurais une demande si tu veux bien. Lança le lion ayant failli dire le nom de son "inconnu".
- Heu. Laquelle ?
- J'aimerais qu'on monte, regarder le ciel. Tu sais, comme la fois on tu m'avais fait monter quand tu m'as dit que tu savais qui j'étais. Ça m'avait rassuré.
- Cette fois-là… Oui. Si tu veux, c'est possible, juste être prudent, avec la lumière, tout ça…
- Ne t'en fais pas… Cette règle je la connais à force.
- Oui. J'imagine. ...Je te laisse passer devant.
- D'accord.
Aiolia essaya de mettre de l'entrain et de la confiance dans sa voix, pour cacher son stress et le reste de ces émotions.
Il grimpa les mezzanines et ouvrit la trappe sans se retourner. Une fois en haut du petit passage, il mit un instant à se faire à la lumière et au soleil en face de lui. Il se tourna, cherchant le passage qu'empreinte son ami pour rentrer à traver les rochers. Maintenant, il se doutait que c'était proche du temple du capricorne, c'est vrai qu'il n'était pas très loin de la corniche.
Il entendit des bruits de pas derrière lui, et très vite il sentit ses bras se fermer lentement sur lui.
- Le soleil c'est de l'autre côté Aiolia.
- Je sais.
Shura commença à tourner doucement, pour les orienter dans la bonne direction sans croiser leurs regards. Mais le lion lui, ne voyait pas les choses pareilles. Et se tourna brusquement pour prendre Shura dans ses bras à son tour, prendre cette initiative ne fut pas facile, et agir encore moins. D'autant que Shura, ayant eu peur, tourna lui aussi un peu. Aiolia se retrouva dos à la trappe, et Shura face à lui, la tête contre ses clavicules.
Un peu maladroitement, le capricorne mit ses mains au-dessus des yeux du lion, pour éviter les regards indiscrets.
- Arrête de mettre tes mains. Ça sert à rien. Je regarderais pas. J'ai pas besoin.
Shura baissa les yeux, et retira ses mains pas sûres de lui.
- Je te fais confiance.
- Tout comme toi, je me fiche de te voir ou non, je sais qui tu es, et si tu es trop timide pour me regarder, ce n'est pas grave.
Le coeur de Shura rata un battement, comment ça, il savait ?! Il regarda le lion, paniqué, mais coincé dans ses bras, le petit, semblait… trop calme.
- Ça m'étonnerait… Si tu savais, tu serais en train de m'insulter et tu vomirais sûrement de dégoût d'avoir fait l'amour avec moi.
- Tu me penses si bête de t'assurer quelque chose si je n'étais pas sûre de moi ?
- Non, non… Mais peut-être que les infos que tu as t'ont conduit sur une mauvaise piste.
- Je sais. Tu m'as menti. Plusieurs fois. Et je dois t'avouer quelque chose, hier, si je ne suis pas venue, c'est parce que j'ai appris ton identité.
Shura se mit à trembler, vraiment pas sûr que tout aille vraiment bien.
- Et… et..?
- Eh oui, ça m'a fait un drôle d'effet. Mais j'ai pas vomi parce que j'ai fait des bêtises avec l'assassin de mon frère. Rassure-toi.
Shura ouvrit la bouche comme un poisson, cherchant son air sans réaliser que son souffle n'était pas coupé par sa bouche, mais par son stress, une fois l'air revenu il réalisa.
Aiolia savait.
Il savait !
Pourquoi n'était-il pas en colère ?! Pourquoi ne le frappait-il pas ?!
Pas d'insulte rien. Pourtant, Aiolia semblait être au courant.
- Je… N'aime pas trop ce titre...
- J'imagine.
- Tu… n'es pas plus en colère que ça… pour… ton frère ?
Shura avait la gorge si serrée, que ça lui faisait mal de parler. Mais la présence d'Aiolia qui le tenait et l'empêchait de fuir était rassurante. Il semblait apaiser lui au moins.
- Au début, quand j'ai réalisé qui tu étais et les conséquences que ça avait oui, j'ai paniqué, j'étais en colère… Mais… C'est loin maintenant, puis chaque être humain a droit à l'erreur. Je sais que selon toi, tu n'avais pas le choix, je sais que le fautif c'est Aiolos. Mais ça avait toujours été plus simple de t'en vouloir à toi. Donc… Je ne suis pas en colère. Mais je ne t'ai pas pardonné. Ça prendra sûrement du temps… excuse-moi.
Shura trembla de plus belle. Lui même ne pensait pas avoir le droit au pardon. Et n'aurait jamais pensé qu'il le prenne "si bien".
- Ne t'excuse pas. Ce n'est pas à toi de le faire… Je… Pardon. Pardon Aiolia. Pardon.
Il le sera d'autant plus fort, se retenant de se laisser aller comme il n'avait pu le faire avec Shaka. Aiolia lui, tapota doucement son dos.
- Je peux voir ton visage maintenant ?
Shura hocha la tête et desserra son étreinte. Lentement, il fit un pas en arrière. Souriant difficilement.
C'était un moment si important. Enfin... Enfin… Tant de peurs, d'angoisses et de mensonges pour qu'au final… tout se passe bien.
Shura souriait, content, mais nerveux. Les yeux rouges, il avait bien failli y laisser quelques larmes.
Aiolia redressa la tête et l'aperçut, lui souriant à son tour.
Le soleil commençait à se coucher dans des couleurs magnifiques comme chaque soir, leur donnant une lumière plus douce, plus chaude... Le vent lui aussi s'éleva, laissant un air frais se glisser entre les boucles du lion et soulever légèrement le bas de leurs tuniques, s'engouffrer dans leurs manches pour les rafraîchir un peu plus de la forte chaleur de la Grèce.
- Tu sais Shura. Je suis vraiment content que tu veuilles être pardonné.
Il fit un sourire plus grand, et, sans que Shura comprenne quoi que ce soit, Aiolia leva une jambe, et le repoussa avec force vers l'arrière.
Faisant que ce dernier, dans un petit gémissement de surprise, chuta de l'horloge, se rattrapant in extremis à une main sur l'un des ornements de la bâtisse. Le corps flottant dans le vide, bercer doucement par le vent, il vit Aiolia s'approcher du bord de l'horloge, et le regarder.
L'air mauvais, le regard noir, et les poings serrés. Sa bouche se déformant en un sourire, que jamais encore il n'avait vu sur le visage du lion.
Aiolia venait d'essayer de le tuer.
...
Oui, je sais, c'est full drama.
Pardon :')
En bas, les reviews et tout le touin touin habituel.
Comme dit en haut, je suis en train d'écrire la suite, ça mettra peut être un peu plus longtemps que d'habitude.
