Désolée de l'attente ! Je bosse sur pas mal de choses ! Notamment un Otome Game (enfin, sur une base d'otome game, ça ressembleras d'avantage à une histoire interactive sur Saint Seiya) Je vous en reparle lorsque que j'aurais un peu plus avancer ^^
Sinon, chapitre un peu court, que je ne trouve pas spécialement passionnant ( pas assez de mon perso favoris surement X'D ) mais tout de même nécessaire. La suite arriveras... quand elle arriveras x'D C'est à dire je ne sais quand, mais elle viendras !
Désolée de la lenteur dont j'ai fait preuve, je vais essayer de me re-concentrer.
Réponse globale aux reviews FF et discord : Alors... J'ai reçu je ne sais combien de personne qui m'ont dit suite au dernier chapitre "Hm... Ca doit être DM !" Alors que ben, j'avais déjà répondu dans le chapitre sur la présence de DM dans la chambre X'D J'ai l'impression que tout le monde à sauté cette ligne, j'ai même penser l'avoir supprimer par erreur, mais pourtant, j'ai vérifier, elle y était ! Merci pour vos retours, très inattendus cette fois ! x'D Ça me fait plaisir de voir vos hypothèses.
Donc pour toute ces personnes, voici la réponse :
Bonne lecture !
Aiolia avait à peine tourné le dos pour pouvoir courir qu'il se fit retenir par le col de sa tunique.
- J'ai dit que j'avais à te parler, petit imbécile !
- Lâche-moi !
L'homme le plaqua au mur violemment, Aiolia ne touchait déjà plus le sol, retenue par un tissu qui, par chance, ne craqua pas. Il planta son regard et soutenue celui de son homologue, n'ayant probablement encore jamais vu cet homme aussi en colère, qu'il en avait oublié sa voix exagérément féminine qu'il portait d'habitude à ravir.
- Pourquoi tu m'agresses ?!
- Ah tu l'ignores ? Alors pourquoi toi tu as fui si tu n'as rien à te reprocher ?
- Je sais pas ? Parce que t'es qu'un sale con avec moi depuis dix ans et que j'ai pas envie de te voir ?
- Pardon, je pensais l'être depuis plus longtemps que ça. Tu dois être déçu.
Aphrodite ne lâcha pas le lion et plongea ses yeux bleus dans ceux du blond. Aiolia se doutait bien qu'il n'était pas très content. Mais à ce point, il n'aurait pu le prévoir.
- Je vais pas le redire cinquante fois, alors répond moi franchement. C'est toi qui as mis Shura dans cet état ?!
- Quel état ? J'ai même pas pu voir !
- La ferme, petit con. Je pars un an en mission, je reviens, et mon ami est alité. Et la personne qui l'a "aperçu" n'est autre que toi. Personne d'autre ne traîne vers l'horloge, et j'ignore ce que Shura y faisait. Mais qu'il se réveille ou pas, mon gars, je t'ai à l'oeil et je te lâcherais pas tant qu'on t'aura pas au minimum emprisonné ou exécuté.
La voix oscillante du poisson ne laissait aucun doute sur sa colère, mais Aiolia n'avait pas l'intention de se laisser faire. Un grand sage lui avait dit un jour de toujours se battre, et ne jamais se laisser faire. Aussi, il leva une jambe et s'aida de ses bras pour repousser Aphrodite de toutes ses forces en une seule fois. Le plus vieux alla se cogner le bas du dos contre le montant du lit au niveau des pieds, ce qui berça légèrement Shura dans le lit. Aiolia ne put s'empêcher d'y jeter un coup d'oeil inquiet.
- Aphrodite. Je suis pas venue me battre.
- Non… Finir le travail peut-être ?
- Pourquoi es-tu si convaincu que j'ai fait tomber Shura de l'horloge ?
- Premièrement, parce que ça m'étonne que ce soit toi qui l'aies trouver, et pas simplement achever en le trouvant. Secondement car tu n'as pas nié… et maintenant j'ai une preuve de plus. Il n'a jamais été dit que Shura était tombé de l'horloge et pas des falaises au-dessus.
Il fit un sourire victorieux, alors qu'Aiolia s'apprêta à se jeter sur lui, il para, n'ayant pas envie de se prendre des coups sur le visage que le jeune homme semblait vouloir viser avec habilité. La sortie d'une rose de couleur foncée entre les deux adversaires calma le jeu. Et Aiolia resta calme un court instant.
- Ce n'est pas moi qui ai fait tomber Shura ! Crois-moi !
- Non.
Répondit Aphrodite dans un sourire angélique, mais pas franchement sincère.
- Je te ferais couler. Pour venger mon ami. Mais bon, faire couler un frère de traître ce n'est pas très amusant, c'est facile. Trop facile.
Aiolia ragea et poussa d'un coup la rose d'Aphrodite qui ne comprit pas pourquoi le Lion apportait autant de résistance, d'habitude si docile. Ce n'était pas habituel, pas normal. Avant, jamais Aiolia n'aurait réagi de la sorte. Quelque chose avait changé durant son année d'absence.
- Il est hors de question que tu viennes ici après ce que tu as fait. Comment oses-tu ? Tu crois que j'allais te laisser faire ?!
- Mais je lui ferais rien à ton pote bon sang ! Et puis, toi, tu ferais bien de te la fermer, j'ai lu les archives sur tout le monde, notamment la tienne, alors si tu veux pas que je dise ton vrai nom à tout le monde Ral-... 1
Aphrodite s'apprêta à se défendre vivement avant que la fin de son nom de jeune homme ne fût prononcée, mais ils furent interrompus dans leur combat par un raclement de gorge forcé et une voix grave.
- Hey ! Ce n'est pas un endroit pour se battre !
Cette voix n'était pas celle de Shaka, ni même celle de Shura. Non.
À l'encadrement de la porte se tenait Milo, les bras croisés, l'air pas franchement content.
- C'est bon Phro. Je prends le relais. Relax.
Aiolia fut rassuré de voir Milo dans la pièce. Pensant avoir un allié dans la chambre. Ça commençait à en faire du monde dans un si petit espace. Aphrodite lâcha l'affaire, et remit quelques-unes de ses mèches en arrière.
- Merci Milo. Mais je ne serais pas serein si je ne surveille pas.
- D'accord. Aiolia. Veux-tu bien aller me chercher une autre chaise dans une pièce voisine. Histoire de te calmer déjà.
Il hocha la tête et jeta un regard noir à Aphrodite en partant. Il chercha une cuisine ou une salle à manger, histoire de trouver de quoi s'asseoir quelque part, il aperçut Shaka dans la grande pièce taper ses coussins, sûrement bien trop déranger avec leurs brouhaha et les tentatives de meurtre dans son temple. Puis Shaka s'en alla plus loin, il ne savait trop où.
Il trouva une chaise, pliable, et revint dans la pièce où Milo attendait, sagement assis sur la première chaise déjà présente. Ils ne semblaient pas avoir parlé entre eux et Aphrodite se contenta de rester contre un mur les bras croisés contre son torse.
Milo et Aiolia prirent place sur les sièges. Le lion eut du mal à poser ses yeux sur le lit où était allongé Shura, il culpabilisait et ne voulait pas le montrer. Ainsi, il eut un comportement encore plus suspect, qu'Aphrodite et Milo ne manquèrent pas d'observer.
Le temps fut long.
Très long.
Aiolia ne dit rien, rêvant en fait de s'en aller. Milo était de base, détendue, mais l'ambiance était… Pour ainsi dire… "pourri" oui c'était le mot.
Quant à Aphrodite, il sentit peu à peu que c'était lui la réelle source de malaise, et puis, Milo était là, il pourrait surveiller le lion, et de toute manière il s'apprêtait à partir quand Aiolia était venu.
Après de longues minutes, il décroisa les bras et prit sur lui.
- Milo, je te laisse surveiller. Je vais y aller. De toute façon j'avais fini.
Milo hocha la tête et dit au revoir à Aphrodite poliment. Comme si Aiolia n'avait pas été dans la pièce, Aphrodite ne lui dit pas au revoir et ne lui adressa pas même un regard.
Une fois la porte claquée derrière le passage du poisson. Milo commença directement, à voix basse mais prenant le ton de la dispute.
- T'es complètement fou ! Tu crois que te prendre la tête avec Aphrodite va arranger ta situation ?! Il t'a dans le nez ! Tu vas avoir du mal à t'en débarrasser. Quand il a une idée en tête celui-là… T'es mal. Fais profil bas ! T'aurais fait quoi si j'étais pas venu ?
Aiolia prit sur lui et répondit à Milo avec le plus de calme dont il pouvait faire preuve.
- J'ai rien fait. C'est lui qui m'a agressé, je me suis juste défendu.
Le scorpion ne sembla pas y croire tout de suite, mais finit par se dire que ce n'était pas impossible.
- … Ya autre chose qu'il faut qu'on éclaircisse…
Milo reporta son regard sur le lit où était allongé le Capricorne.
- Tu vas me demander si je l'ai tué toi aussi ?
- Non… Enfin si… mais… je crois que je commence à comprendre ce que tu m'as dit l'autre jour… À propos de la personne que tu aimes. Et que tu pouvais pas vivre avec ou je sais plus trop.
Aiolia prit une fausse mine décontractée et se força à rire.
- Attends tu crois tout de même pas que c'est avec Shura que je-
Milo le coupa net.
- Avec cette attitude. J'en ai la certitude. Tu mens mal Aiolia. Et tu joues très mal aussi… Ça fait peine à voir.
Il fronça les sourcils, parfaitement sérieux. Tandis que le sourire du lion se tarit à mesure qu'il comprenait les paroles de son ami.
- Il faut que tu me dises la vérité… Aiolia, est-ce que c'est toi qui as fait ça !?
Il montra le lit de la main, comme pour lui montrer le résultat désastreux d'une longue série d'erreurs. Pendant un long instant, le Scorpion ne lâcha pas des yeux l'autre chevalier. Aiolia hésita longuement, il ne faisait pas encore confiance à Milo mais… mis à part Marine, il n'avait pas vraiment quelqu'un d'autre de confiance… Puis… il se décida à parler. Et ce fut bien plus douloureux qu'il ne l'avait imaginé.
- C'est… C'est bien lui que je fréquentais… Mais… Je enfin… je l'ai bien poussé du toit de l'horloge… Milo fit les gros yeux et commença à prendre une inspiration pour disputer le Lion mais il le stoppa avant qu'il ne puisse parler. Il est pas tombé par ma faute ! Il était accroché au bord, on a discuté et je suis parti. Et peut-être deux minutes après, je l'ai vu tombé. Je voulais pas le tuer. J'ai eu une montée de colère d'un coup, je voulais lui faire peur… avoir le dessus, me défouler. Je voulais pas qu'il tombe vraiment. C'était stupide, mais pas dangereux.
Le Scorpion resta silencieux un long moment, réfléchissant à la scène dans sa tête, avant d'ouvrir la bouche calmement.
- Mais… Peut être était-il blessé ? Pourquoi n'est-il pas remonté tout seul après ?
- Non. Il n'avait pas l'air blessé ni rien. Il allait bien.
Milo se leva de sa chaise et regarda les bras de Shura, hormis de vieilles cicatrices et les blessures dues à la chute, il ne vit rien d'alarmant ou qui pourraient sous-entendre que Shura ait eu des difficultés à remonter.
Il se rassit, les bras le long du corps puis se mit à réfléchir, une main sur le front. Aiolia demanda, comme effrayé par la réponse, regardant fixement la main immobile sur le lit.
- Tu… crois qu'il a voulu tomber ?
Milo ne répondit rien, il ne voulait pas culpabiliser Aiolia, mais si après une dispute quelqu'un de parfaitement capable et de très stable comme Shura se laisse mourir… C'était forcément qu'il en avait gros quelque part.
Le silence fut comme une réponse pour le Lion. Il plissa les lèvres et serra les poings. Esseyant de se convaincre qu'il y avait une autre explication. Et que ce n'était ni la faute de leurs disputes, ni de son geste.
Milo reprit avec calme.
- Bon. Ne raconte cette histoire à personne. On te suspecte déjà bien assez comme ça.
- Je suis pas assez bête pour le crier partout. D'autant que je veux pas que ça se sache que je sortais avec Shura.
- Tu veux pas que ça se sache pourquoi ? Parce que c'est la honte pour toi ? Ou la honte pour lui ?
Aiolia réfléchit un long instant, regardant Shura dans le lit sans arriver à maintenir son regard sur le corps pleins d'hématomes.
- Je pense… que… C'est pour lui… Je suis pas vraiment le plus populaire au sanctuaire. Je veux pas qu'on ait des soucis à cause de ce que je suis ou du fait qu'on soit des garçons.
- Si tu veux mon avis, dans l'état où il est, il en a plus grand-chose à faire.
- hm...
Milo regarda Shura dans son lit, se demandant quand même s'il allait s'en sortir un jour. Quant à Aiolia, il gardait la tête basse, n'osant regarder, essayant de ne pas penser dans un silence pesant.
- Aiolia, je te raccompagne chez toi.
- Nan, c'est bon, je vais rentrer tout seul.
- Tu es sur le point de pleurer. Et je suis ton ami. Alors je t'accompagne.
- T'es pas obligé.
- L'autre jour tu m'a dit que tu serais toujours disponible si j'avais besoin, alors tu discute pas et tu me laisses gérer. On va aller chez moi si tu veux. Ça te changera un peu et t'auras un peu plus de compagnies.
Milo avait compris que pour le moment Aiolia a toujours fait face grâce à la colère qu'il avait contre le dixième gardien, mais dans cette chambre, il ne pouvait plus faire mine qu'il le détestait et qu'il ne s'en voulait pas. Dans le silence et la peine du lion, ils rangèrent les chaises et les deux amis rentrèrent ensemble, Milo lui raconterait ses misères et Aiolia pourrait se confier sur les siennes, car le Scorpion n'avait pas encore compris comment Aiolia en était arrivé a jeté son petit ami du toit de l'horloge sur un coup de tête. Il y avait des éléments qui manquaient dans son enquête.
1 : Mini référence à moi-même sur un film que j'adore, ou un des héros gardait secret son nom, Ralph de quand il était enfant. Et s'énerve à chaque fois qu'il en est fait mention.
Aller le regarder - Priscilla Folle du Désert.
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En bas, reviews, follow et cie, vous connaissez je pense à force ^^
A bientôt !
