Voilà ! J'ai vachement tarder, du coup, dès que finit, je l'ai corriger et poster, j'ignore si j'ai eu le recul nécessaire, du coup, il est susceptible de subir des modifications après publication ^^ voilà, j'ai prévenu :)
Bonne lecture !
Quelques jours avaient passés depuis l'incident avec Aphrodite dans la chambre. Milo semblait un petit peu inquiet et avait décidé de garder un oeil sur Aiolia, le laissant dormir sur son canapé.
Il lui avait bien proposé une chambre, mais Aiolia avait décliné, s'il avait sa propre chambre chez le scorpion, il risquait de s'y installer pour de bon et de ne jamais en sortir.
Chez Milo, ça n'était pas comme chez lui, ça n'était pas mieux rangé ou plus lumineux, juste… Il y régnait un climat différent. Des gardes oui, mais qui n'avaient pas pour but de les épiés et de surveiller leurs moindres gestes, juste de veiller aux allées et venues. Sans cesse chez lui, Aiolia était surveillé, sûrement pour éviter que la "tragédie" d'Aiolos ne recommence. Ou plutôt… Pour coincer le moindre mouvement suspect et pouvoir lui en faire voir de belles.
Aiolia, un peu plus mature dorénavant, se demandait maintenant "Pourquoi ? ".
Comment dire, Aiolos avait trahis, il était mort… Tuer par on sait qui…
Que le Sanctuaire entier se venge sur Aiolos. Évidemment.
Que le Sanctuaire se méfie du petit frère. Légitime. Quoi que...
Que le Sanctuaire entier en veuille au petit frère… Bon soit.
Mais cela… après plus de dix ans ? Ils avaient la rancoeur tenace ! C'est le moins que l'on puisse dire. Ça lui paraissait tout de même bizarre, au lion. Il en avait fait part à Milo, qui avait haussé les épaules lui aussi, d'incompréhension.
Le scorpion était pourtant extérieur à tout ça, et faisait partie " des autres gens du sanctuaire" ,mais lui, était un cas à part… C'est un peu comme s'il n'en avait rien à foutre de tout.
Oui oui. Il appréciait certaines personnes, mais le reste, il s'en fichait. Il se fichait d'Aiolia avant d'ailleurs. Puis ils avaient sympathisé.
Et même malgré ce qu'Aiolia lui a raconté sur Aphrodite, Shura, ou même Shaka. Son jugement sur ces personnes n'avait pas changé, et ne changerait sûrement que lorsqu'il parlerait avec eux. Et qu'il se ferait son propre avis. Bien sûr, il connaissait le lion et lui faisait confiance, mais il se faisait lui même son propre jugement.
Aussi, même si Aiolia voulait se la jouer buté de première, et ne pas retourner voir Shura. Milo le poussa aux fesses pour qu'il y retourne.
Shura n'avait pas l'air d'être méchant, spécial peut-être un peu. Et il se doutait que l'énervement d'Aiolia ne soit pas dirigé sur les actes récents de Shura, ce qui aux dires du lion, était plutôt bienveillant, quoiqu'un peu maladroits d'après lui…
Alors, bien que les amants soient fâchés, Milo avait du mal à comprendre la rancune que pouvait avoir le blond. Et ce soir Milo comptait bien insister une fois de plus.
Aiolia avait été désigné pour une mission, certes, courte et peu difficile. Mais une mission quand même. Et Milo se doutait bien que le lion devrait faire un tour dans la chambre où dormait Shura avant son départ.
Aiolia était comme… absent par moment… il pensait, réfléchissait, comme lorsqu'il était plus jeune.
Quelque chose n'allait visiblement pas. Et bien qu'il fut triste et en colère l'autre fois il l'avait senti plus apaiser.
Alors quand Aiolia rentra faire son sac, Milo ne lâcha rien.
- Alors… Tu pars bientôt ?
- Oui, demain à cinq heures.
- Tu as prévu d'y aller avant de partir ?
Demanda le scorpion comme s'il était évident qu'il parlait bien de Shura. Ce que le lion comprit facilement, ayant l'habitude que son ami aborde le sujet.
- Non. Ça sert à rien. Puis je te l'ai déjà dit, voir un comateux comater ça ne m'intéresse pas. Ce vaut pas le détour.
- Détour ? C'est sur ton chemin !
- Je vais pas déranger Shaka pour si peu. Ça risquerait de me retarder en plus.
- Tu pourrais y aller ce soir.
- Pas envie. Puis voir un mec à moitié mort ça m'intéresse pas je t'ai dit.
Milo fronça les sourcils.
- Tu abuses là.
Milo se leva et s'approcha du lion déjà plus sérieux.
- Ce que je vais te dire tu ne veux pas l'entendre, mais, ça m'énerve de te voir agir comme ça.
Le lion se tourna et fit face à Milo, alors que jusqu'à maintenant, il avait pris grand soin de ne pas se tourner directement vers lui lorsqu'il lui parlait.
- Tu dis "un mec à moitié mort",ce n'est pas juste un mec, c'est notre collègue, et aussi quelqu'un que tu m'as dit avoir aimé.
- C'est aussi celui qui a tué mon frère.
- Oui. Mais malgré ça tu en es tombé amoureux non ? Il n'a jamais voulu te faire du mal ? Si ?
- Non jamais, mais….
- Au lieu de dire qu'il est à moitié mort, réjouis-toi qu'il soit encore un peu vivant. Parce que même si son état n'est pas de ta faute directement, c'est quand même la dispute que tu as provoquée qui a fini par le mettre dans cet état.
-... Je veux pas y aller, tu comprends pas.
- Si je comprends… Mais je sais aussi que si tu rentres de ta mission, et qu'il part rejoindre un monde sûrement meilleur tu t'en voudras longtemps. Alors, même si tu ne le penses pas, même si tu le détestes, va t'excuser. Fais-le pour toi, dans ton intérêt.
Aiolia regarda ses affaires pliées dans sa valise. Oui, il avait envie d'y aller, quelque part au fond de lui, mais il ne pouvait s'y résoudre. Là bas régnait quelque chose de grave, d'écoeurant. Quelque chose de grave. D'aussi grave peut être que ce que Shura avait fait à Aiolos… ou peut être même plus grave encore… Car Aiolia n'avait pas attendu un ordre du Pope pour blesser le capricorne. Car sans aller jusqu'à la mort, il l'avait suffisamment touché pour qu'il se la donne tout seul.
Aiolia serra les dents.
Aller là-bas, ça lui rappelait qu'il était comme l'homme qu'il haïssait. Ça lui rappelait que lui aussi était pourri quelque part. Et que c'était parfois très simple de devenir quelque chose qui nous dégoûte.
Aller là-bas, aller voir cet homme, dans cet état. C'était simplement se faire du mal.
Peut être Milo avait-il raison, et que s'il n'y allait pas, il en souffrirait plus tard. En attendant, y aller aujourd'hui, c'était souffrir inévitablement.
Et Aiolia pensait avoir souffert bien plus que suffisamment dans sa vie.
Milo regarda son ami, sa veste dans les mains semblant s'être arrêtée le temps de réfléchir au-dessus de sa valise. Il s'approcha et Aiolia sembla se remettre en route et recommença à appuyer plus qu'il ne le fallait le vêtement dans la boîte.
- Aiolia, tu l'aimes non ?
- De qui tu parles ?
Demanda Aiolia sûrement trop perdu dans ses pensées pour avoir correctement compris la question, ou avoir simplement réfléchi à la réponse.
Milo lui lança un regard franchement désabusé, et faisant mine qu'il n'avait rien dit, le scorpion continua. Espérant provoquer une légère prise de conscience chez Aiolia.
- Si tu ne l'aimes pas, n'y va pas, si tu l'aimes, tu dois impérativement y aller, que ce soit compliqué ou pas. Tu aurais aimé voir ton frère n'est-ce pas ? Avant la fin. Qu'il s'excuse ou au minimum t'expliques ce qu'il s'était passé, et pourquoi il a trahit ?
Aiolia regarda sur le côté.
- Il l'avait fait ?
- Non… Mais j'aurais aimé le savoir. Et comprendre.
- Alors, va expliquer à Shura. Même s'il ne t'entend pas. Si tu es sincère et que tu dis la vérité, tu devrais déjà arrêter de te mentir, et tu sauras ou tu en es.
Aiolia regarda ses pieds. Où en était-il ? À part sur le départ. Il n'en savait rien.
Milo fit un sourire amusé, et tapota le dos de son ami.
- Ne t'en fait pas va. Tu es perdu, mais ça va s'arranger, puis si c'est pas immédiat, je peux bien te laisser mon canapé après ton retour, il a pris la forme, il t'aime bien.
Aiolia esquissa un petit sourire à moitié nerveux.
- Je te promets pas que j'irais, mais si tu me fiche la paix avec ça, j'irais chez Shaka, au moins pour me débarrasser de ton avis sur la question.
Milo fit un sourire et partit chercher des boissons dans son réfrigérateur, plutôt content d'avoir obtenu ce qu'il voulait.
- Alors heureux ? demanda le lion, un peu plus taquin.
- Tres heureux.
Il donna une bouteille au blond, puis ils trinquèrent une dernière fois avant d'aller se coucher et que le lion ne parte en mission.
Le jour n'était pas encore levé, que sans un bruit, Aiolia quitta le temple du scorpion avec sac et armure sur le dos.
Il savait qu'il devait partir, il savait aussi où il avait obligation de faire escale s'il voulait que Milo le laisse en paix… Mais aussi, s'il voulait la paix intérieure.
Sans un bruit toujours, il se glissa dans le temple de la vierge comme n'importe qui qui passait par là. Il ne savait si Shaka serait dérangé ou non par sa présence, et pensait sincèrement que Shaka dormait la nuit et ne méditait pas. Ou plutôt, faisait semblant de méditer tout au plus. Dans tous les cas, vu l'heure, il doutait que se présenter à Shaka fût une bonne idée. Il n'aurait sûrement rien contre le fait qu'il rende visite à un comateux.
Devant la porte, il eut une soudaine inquiétude. Premièrement… il ne voulait pas être là, et avait déjà la nausée. Secondement, que ferait-il s'il retrouvait Shura mort… ou pire, éveiller ?!
Dans un cas il repartirait sans rien dire, Shaka verrait bien s'il hébergeait un cadavre tôt ou tard. Et dans l'autre… il espérait courir plus vite qu'un homme convalescent pour ne pas affronter ses foudres.
Ensuite, posant sa main sur la poignée sans l'abaisser, il se demanda ce qu'il ferait s'il y croisait Aphrodite.
De toute évidence le poisson ne l'aimait pas, et ferait tout ce qu'il peut pour lui nuire, ou le faire plonger pour meurtre… ce qu'il n'allait pas être bien compliqué vu son rôle dans cette histoire et sa popularité auprès du pope et des gardes.
Il hésita encore plus, mais, maintenant qu'il était là…. Et Shura si proche…
Il n'avait plus envie de faire demi-tour. Dans un élan, il ouvrit la porte et se posta droit comme un piquet devant le lit, affrontant enfin du regard la vérité.
Shura, lui semblait seulement endormi, et couvert de bleus.
Il se demanda un instant si une chute pareille provoquait réellement de telles marques… mais en déduit que oui avec une preuve vivante sous les yeux.
Il tira une chaise, poser dans un coin de la pièce, et regarda Shura avec le peu de luminosité de la lampe à huile posée sur la table de chevet. Sûrement Shaka l'avait-il posé là au cas où Shura se réveillerait. Il tapota sur ses genoux avec ses mains. Dans l'embarras.
- Milo a dit que je devais être sincère… mais j'ai franchement rien à te dire.
Il soupira fortement. Regardant la porte en silence, réfléchissant et finissant par s'énerver tout seul. Tant de méchanceté et de reproches montant dans sa tête, il finit par exploser, augmentant le volume de sa voix.
- Oh et puis si tiens ! J'en ai des choses à dire !
Il serra ses genoux dans ses mains et provoqua, tout seul, l'homme qui ne l'écoutait probablement pas.
- T'es qu'un lâche ! Non ! Vous êtes tous des lâches ! Toi, le pope, mon frère, tout les gardes, vous êtes tous lâches. Un jour ça me dit qu'on m' aime, et qu'on m'apprécie ! Et le lendemain, vous m'abandonnez !
Il soupira de colère avant de reprendre.
- Avant, j'avais des amis, de la famille. Mon frère, il est parti sans dire au revoir, Milo à raison, quand on aime les gens on leurs dits au revoir, ou au moins on leurs expliques. Il n'a rien fait de tout ça. Et toi… Tu m'as fait croire aussi que tu serais toujours là pour moi… Mais t'as jamais été vraiment toi même. Tu imagines un peu ce que j'ai ressenti ?! Moi j'ai été sincère avec toi, je t'ai toujours dit la vérité quand je te disais que je t'aimais. C'est comme si un beau jour, je te disais "je t'aime" et que tu me répondais en me crachant au visage.
Il commença à faire des gestes durant son monologue dans la chambre, ne se rendant pas compte qu'il était tout à fait en train de faire ce qu'il fallait, se libérer, vider son sac.
- J'me suis senti humilié ! Je me suis senti con ! J'ai eu l'impression de me faire avoir. Je sais pas si tu m'as vraiment aimé et que notre dispute et mon geste t'ont fait faire ce que tu as fait ou si t'es juste con et maladroit et que t'as glissé comme une andouille en remontant. Mais c'est pas moi qui t'ai jeté dans le vide ! Alors faut pas que ton Aphrodite débarque en me traitant de meurtrier. Parce que moi, au moins, j'en suis pas un !
Aiolia regarda Shura endormit, plissa les lèvres, mécontentes, la colère retombante, la pression et le stress aussi. Puis, il fut plus réaliste.
- Je sais pas. Entre essayer de tuer quelqu'un et y arriver, il y a une différence non ?
Esseya de rassurer le lion, remarquant ensuite l'état final de Shura pour un simple coup de pied non létal.
- Mouais, vu ton état… C'était pas si inoffensif comme geste… je sais bien… J'ai mes torts.
Il serra les poings. Il ne savait même plus s'il souhaitait que Shura se réveille un jour ou non. Il était toujours en colère, et ne supporterais pas de voir Shura se balader tranquillement au sanctuaire…. Mais la culpabilité de l'avoir tuer, de ne pas valoir mieux que lui, ou simplement de se dire qu'il avait perdu à jamais les instants dans l'horloge… C'était tout aussi dur à supporter. Voir même plus.
- Je… je suis quand même.. Désolé… De t'avoir poussé, et… dit des choses méchantes. J'étais en colère, mais ça n'est pas une excuse pour pousser quelqu'un au suicide. Même si… c'était involontaire, mais que sur le moment, ça m'aurait fait plaisir…
Aiolia se mordit la lèvre. C'était la vérité. Il avait été fou de rage, tellement en colère et plein de haine, que voir une personne mourir lui aurait fait du bien. La vengeance avec Shura il l'avait toujours plus ou moins voulu. Mais il aurait voulu l'obtenir dans un combat, d'égale à égale, où il en serait sorti victorieux, sur tous les plans, avec la gloire d'avoir terrassé un chevalier d'or tel que Shura.
- Je ne voulais pas que ça se passe comme ça… j'aurais préféré que tu sois quelqu'un d'autre…
Aiolia baissa la tête. Dans ses pensées, ne sachant quoi ajouter. Bien qu'il ait dit toutes ses choses, il qu'il ait un poids en moins sur les épaules.. Il avait encore des choses lourdes à porter qu'une discussion seule dans la nuit ne pouvait alléger.
Aiolia resta là quelques secondes, puis il sentit que toute sa colère s'en allait, et que seule restait réellement la tristesse. Il posa à nouveau ses yeux sur Shura, et la seule chose qui lui vinrent, ce furent des larmes qui commençaient à baigner ses yeux.
Il baissa la tête puis la remonta, essayant de ne pas les laisser tomber et les contenir sans cligner des yeux. Oh non, il ne pleurerait pas pour ça. Il n'en voyait pas la légitimité.
Mais il entendit des pas dans le couloir qui menait à la chambre, pensant un court instant que cela pouvait être Aphrodite, il cligna fortement les yeux et essuya avec son bras.
Il fixa la porte prête à se battre avec le poisson si nécessaire.
La poignée s'abaissa, et seul entra le chevalier de la vierge.
- Aiolia, ne pense pas que je veuille te mettre dehors, mais ne crois-tu pas qu'il y a de meilleur horaire pour rendre visite aux gens, malades ou pas ?
- Oh… Oui, désolé, c'est que je dois partir en mission tôt ce matin, j'ai eu " envie" de passer avant le grand départ.
- Je vois, alors fait attention de ne pas te mettre en retard, le soleil se lève bientôt.
- Non, non… Je dois y aller de toute façon. J'ai fini ici.
Aiolia reprit en silence ses affaires et passa la porte préférant fuir et ne pas se mettre à pleurer devant quelqu'un.
- Merci de ne pas m'avoir mis dehors.
- Merci à toi d'être passé.
Shaka regarda le lit un instant.
- Je suis sûre que ta visite lui a fait plaisir malgré tout.
Aiolia fit un léger sourire.
- C'est gentil. J'y vais, bonne fin de nuit… ou matinée, je ne sais plus trop.
- Bonne journée suffira.
Ils échangèrent un sourire, à défaut d'un regard amical, puis Shaka posa son dos dans l'encadrement de la porte, attendant qu'Aiolia soit assez loin dans le calme.
- Dis-moi Shura, tu étais pourtant bien réveillé hier soir, ça ne te ressemble pourtant pas de faire semblant de dormir ?
Shura ouvrit les yeux et tourna la tête vers Shaka lentement. Qui prit ensuite place sur la chaise, les jambes croisées, le coude sur le genou, et la tête dans la main, la vierge annonça.
- Ton psy t'écoute. Je t'en prie…
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Si ce chapitre vous a plus dites le moi, si quelques choses et a corriger également, faites le moi savoir :) je corrigerais avec plaisir et surement empressement !
