Réponse aux guest Review:
Non ! Je ne suis pas morte et je n'ai pas abandonnée non plus rassurez vous ! Pour preuve j'ai remit un coup de fouet, et voici un autre chapitre ! Et ce en moins d'un mois ! X'D Je suis un peu fière au final X'D
Bonne lecture !
Le jeune homme remercia le garde et prit place dans l'immense salle, restant debout un instant, le garde prit ensuite la parole.
- Sa Seigneurie le pope a été prévenu de votre présence, il arrivera bientôt.
- Merci.
La grande porte se ferma derrière lui, le garde restant sagement de l'autre côté de la séparation de bois sculpté, hors de la salle du trône, à sa place.
Le chevalier d'or regarda autour de lui admirant es belles décorations, les tableaux, les dorures. À la fois d'un mauvais goût prenant et un style outrageusement luxueux. Il… n'appréciait pas vraiment. Bien qu'il aimait le rouge, il n'aimait pas ni la couleur des rideaux ni celle du tapis.
Entendant une porte se fermer un peu plus loin dans une autre pièce, le chevalier s'empressa de faire un mouvement en arrière avec son bras et une de ses jambes, rejetant sa longue cape blanche en arrière, puis s'agenouillant d'un mouvement fluide, il baissa la tête.
Le Pope apparut quelques secondes plus tard, vêtu de la tête au pied, orné d'un casque pas si joli que ça, jusqu'en bas de ses jambes cachées par sa toge. Il prit place négligemment dans son trône.
- Je t'écoute.
- Je serais bref. Mais je pense avoir l'information que vous m'avez demandée, au sujet d'Aiolia.
Soudainement, le Pope s'assit un peu mieux, soudainement intéressé, et prit d'un léger stress imperceptible derrière son attirail vestimentaire.
- Alors ?
- Hier, en tant qu'ami, avant qu'il ne parte en mission, je lui ai demandé, sans éveiller aucun soupçon, je pense, si son frère lui a fait part de la raison de sa trahison. Il m'a clairement dit que son frère ne lui avait pas parlé ni même dit au revoir. Il n'a donc aucune information sur la trahison d'Aiolos.
- Penses-tu qu'il ait menti ?
- Je ne pense pas, nous sommes amis dorénavant, il n'aurait pas eu de raison de me mentir. Même si le traître lui avait demandé de ne pas en parler. Je pense qu'il l'aurait fait.
- Bien bien…
Le grand Pope regarda sur le côté et poussa un soupir soulagé.
- Merci, Milo, d'avoir enquêté pour moi.
- Puis-je vous servir en enquêtant sur autre chose ?
- Non merci. Ça me suffit pour le moment. À moins que tu aies des renseignements sur l'état de santé actuel du chevalier du capricorne. Un autre chevalier enquête sur Aiolia également, sans que je ne lui aie rien demandé d'ailleurs. J'avoue emmètre quelque réserve sur la version des faits que l'ont m'a exposé.
- Que souhaiteriez-vous savoir ?
- Tout ce que tu sais.
Milo regarda sur le côté, il connaissait la version des faits du lion, et bien qu'il ait avoué avoir mis un coup de pied, il lui avait dit l'avoir laissé sur le toit, en partant. Alors que la version officielle, c'est qu'il ne faisait que passer par là et l'avait trouver. Il hésita un instant avant de répondre au Pope, pesant ce qui devait être dit ou pas.
- Aiolia m'a expliqué… Il a parlé à Shura un peu avant. Une discussion plutôt… désagréable. Il est parti, et quand il est repassé il l'a trouvé gisant sur le sol. Ce qu'il m'a raconté ensuite coïncide avec la version qu'il a mise sur le dossier. La seule différence étant la dispute qu'il a omis d'inscrire sur le rapport, de peur que les soupçons ne tombent sur lui, je pense.
- C'est tout ?
Milo prit une pause et répondit à son supérieur.
- Absolument. Dois-je mettre ces informations sur un rapport officiel ? Celles par rapport au traître ?
- Non. Pas la peine. Ça restera entre nous. Pareil pour celles que tu viens tout juste de me communiquer. Merci Milo.
- Pas la peine de me remercier, je n'ai fait que mon travail.
Le plus âgé ne releva pas et repartit aussi rapidement qu'il était venu dans sa grande toge sombre. Milo se redressa, et fit demi-tour, soufflant un coup. Il avait plus ou moins menti, mais, il savait qu'il avait fait au mieux, Aiolia ne méritait pas d'être accusé de trahison et d'être exécuté pour avoir passé ses nerfs sur son ex petit ami. La justice, ça n'était pas ça à ses yeux. Ou en tout cas, la politique ne doit pas se mêler du privé. Bien qu'un incident privé puisse être condamnable aux mêmes titres, mais il ne faut pas mélanger le préjuger de l'un avec une hypothèse de l'autre.
Il descendit les marches, content de quitter l'affreuse salle rouge et très sombre. Et rentra lentement chez lui se changer pour aller aux arènes et rejoindre quelques jeunes filles en l'absence de ses deux amis principaux.
Un peu mal à l'aise, c'était comme ça que le capricorne avait répondu.
- Je n'ai pas fait exprès, tu sais. Je dormais vraiment, et il m'a réveillé en commençant à parler. Ou à crier, ça dépend du point de vue…
- Pourquoi tu ne lui as pas montré que tu étais sortie de ton sommeil ?
- Tu aurais voulu quoi ? Que je m'éveille miraculeusement quand il vient me voir et qu'on se prenne dans les bras en pleurant l'un et l'autre et se disant à quel point on s'aime ?
Shaka ne répondit pas, pendant un court instant, réfléchissant.
- Tu sembles avoir une idée bien définie de ce que tu aurais aimé qu'il se passe. Mais moi non plus cette version ne me paraît pas réaliste. Je pense surtout qu'une longue discussion s'impose entre vous. Longue discussion qui aurait pu se faire à l'instant.
- Je… ne pense pas qu'il viendra me parler.
- Ah oui ?
- Il a dit beaucoup de choses. Il semble, un peu regretter la dispute et son geste. Mais je ne pense pas qu'il soit prêt à pardonner les miens… de gestes.
- Ce genre de choses prennent du temps…
- Ça fait 11 ans.
- Ça fait 11 ans que tu as tué Aiolos. Mais ça ne fait que quelques jours qu'il a compris qu'il avait le choix de ne pas t'en vouloir et qu'il pouvait aussi prendre la route sinueuse du pardon.
- Pourquoi il l'a prendrait ? Ça a toujours été plus simple de tout me mettre sur le dos. Pourquoi arrêter ?
- S'il t'aime vraiment, il essaiera. Même s'il ne réussit pas. Il n'aura pas vraiment le choix.
- Il pourrait aussi fuir, et ne plus jamais a avoir à faire à moi.
- Je doute qu'il quitte le sanctuaire sans une raison valable. Et sans raison valable, cela risque d'être dangereux de toute façon. On sait bien comment, les lois sont strictes sur les déserteurs.
Shaka se leva devant l'air pensif et fatigué de Shura.
- Tu veux te rendormir ? Où je vais te chercher de quoi manger ?
- Je… Ne vais pas arriver à dormir, je pense.
- Alors un déjeuner complet pour la chambre 2.
Il rangea la chaise et entendit que le capricorne tentait déjà de se redresser, entre des bruissements de draps et de petits soupirs de douleur.
- Tu peux espéré te mettre assis bien que je ne te le conseille pas, mais te lever et marcher tu peux toujours rêver.
Shura regarda Shaka comme si c'était de sa faute qu'il ne peut être en forme, pas très content de se sentir diminué et de devoir rester dans le lit. La vierge lui, partit dans la cuisine rapporter quelque chose, se disant qu'il allait devoir faire appel à quelqu'un pour s'occuper du convalescent quand des heures moins indues arriveraient.
Bien qu'il ne quittait pas son temple, il ne faisait pas rien pour autant. Et sans compagnie, Shura risquait de se sentir seul et s'il arrivait à marcher, il pourrait bien se jeter à nouveau du haut d'une falaise.
Cinq jours avaient passé, et Shura ne s'était pas contenté de rester sagement dans le lit. Il avait bien récupéré, se levait, marchait, courrait, et n'avait pas laissé la chambre vide de la vierge longtemps sans haltère, poids à soulever et petit sac de sable.
D'après le brun, un corps était comme une plante, si on cessait de l'entraîner tous les jours, tout comme l'arrosage, c'était fichu, et la plante et le muscle se desséchaient. En tant que membre de l'armée d'Athéna, son corps était son arme et il était hors de question d'aller se battre avec une arme défectueuse.
Et bien qu'il ait encore des marques de la chute sur lui, il comptait bien reprendre la lutte contre les forces malveillantes qui ouvraient contre sa déesse le plus tôt possible. Et assurer en qualité de services tout aussi irréprochables qu'auparavant.
Alors, un midi après quelques jours seulement de repos, Shura fourrait ses affaires dans un sac de sport, bien décider à rentrer chez lui contre tout les avis extérieurs, y compris celui du médecin à sa charge.
- Alors comme ça tu t'en vas.
- Oui.
- Qu'est ce qu'il y a ? Tu n'es pas bien chez moi ? plaisanta le propriétaire des lieux.
Shura rit un peu.
- J'adore le tofu, hein ? Mais mon chez-moi est mieux, j'ai mon confort, et là-bas je peux faire ma popote comme un grand sans que toi ou un de tes adeptes n'essaient de me faire manger de la purée ou de la compote comme si j'étais un légume et que je n'avais plus de dents.
- Je ne t'ai jamais fait faire de tofu. Dis Shaka ne niant rien du reste.
- Encore heureux.
Shura leva les yeux aux ciels en riant, l'ambiance était détendue et se prêtait à la rigolade, ça allait lui manquer quand il allait rentrer, mais bon, il avait toujours vécu seul, et Aphrodite était de retour… tout devrait aller.
- Bon, ben je vais y aller ! Annonça Shura enthousiaste.
- Entendu. Mais penses-tu vraiment que ce soit raisonnable ?
- Ça va, je tiens debout quand même. Je peux courir, lacets mes chaussures et je peux même te réciter l'alphabet par coeur si tu as un doute sur mes capacités mentales.
- Je ne parle pas de ça.
- De quoi parles-tu ?
Shura se tourna vers son hôte, dont il avait l'impression, était soudainement moins rieur, et il avait bien raison de penser cela.
- Je pensais que tu étais du genre à respecter la loi.
- Je la respecte, voyons. À quoi tu fais allusion ?
Un instant passa.
- Devine.
- Non, si c'est d'Aiolia que tu parles, je ne le couvre pas. Je suis tombé. C'est tout. Ça arrive.
- Non. Je ne parle pas d'Aiolia.
- Alors ?! De quoi tu parles ?
- Du fait que tu sois tombé. Hors. Tu n'es pas tombé. Et tu sais comme moi que quelqu'un d'instable est inapte au service.
- Instable ? Tu veux vraiment l'alphabet ? Esseya de retourner à la plaisanterie le capricorne.
- Non. Instable, qui tente, entre autres, le suicide.
Shura regarda Shaka, ayant l'impression d'être soudainement bien trop observé dans sa vie privée, surtout par quelqu'un qui ne voit rien.
- Comment ? Aiolia ?
Demanda Shura en pensant que le lion avait craché le morceau. Shaka fit non de la tête.
- Il ne m'a rien dit. Mais son angoisse et sa détresse sont réelles. Parla la vierge d'un ton cérémonieux.
Shura le regarda d'un coup, désabusé. Venant de comprendre.
- Ça suffit les belles phrases. Tu l'as entendu crier l'autre jour, c'est ça ?
- Totalement oui.
Shura fit un rire satisfait et un poil ironique.
- Arrête de te la jouer devint, et dis-le tout de suite. On gagnera du temps.
- C'est plus amusant de te laisser penser que je lis en toi. Tu dis plus de choses après. Et j'en apprends plus.
- Finalement t'aimes bien être un psy.
- Je t'avoue que d'avoir l'histoire qui se déroule devant moi c'est intéressant. Et je fais ce que je peux pour éclairer tes pas, et faire en sorte que d'autres drames n'arrivent pas au sanctuaire. J'ai un peu de suspense, ça en serait presque amusant. Bien que les drames ne soient pas véritablement drôles en soi.
- Je ne me tuerais pas. C'était irréfléchi et stupide. J'en ai conscience, alors c'est bon.
- À vrais dire je pensais surtout au drame d'Aiolos plus qu'à ça.
- Ah. Je dois le prendre mal si tu dis que mes choix conduisent à des drames ?
- Je te laisserais méditer là-dessus tout seul. Mais sache tout de même qu'en parlant de drame, la première chose à laquelle tu aies pensé c'était à Aiolia et toi, et non pas au grand frère.
- C'est positif pour toi ?
- Oui. Tu commences à oublier. Tu passes à autre chose. C'est bien. Tu ne trouves pas ?
- Pas vraiment. Moi j'y vois un drame de plus au compteur.
Il reprit son sac, préférant partir vite et écourter cette discussion qui lui plaisait de moins en moins.
- Ce n'est pas positif comme façon de penser.
- Oui. Mais c'est comme ça que je pense.
Shura prit presque la fuite, plutôt en colère. Ce n'était pas tant Shaka, mais les choses dites. Et le fait d'avoir été grillé si facilement parce qu'Aiolia et suffisamment stupide pour hurler des choses qui auraient du restées privées. Si Shaka le souhaitait, il pouvait faire un papier au Pope, déclarant ce qu'il s'était passé sur l'horloge. Et Shura ne pourrait plus reprendre son service, et serait peut-être mis à pied, sans son armure et coincé hors du sanctuaire pendant le temps que le Pope estimerait qu'il était nécessaire pour être plus saint d'esprit. Rentrant chez lui, il passa ses nerfs en frappant une colonne qui n'avait rien demandé. Sans abîmer, la colonne contrairement a son habitude, Shura serra son poing en gémissant avec douleur, serrant les dents. De toute évidence, mettre des coups était proscrit tant que les fractures ou simple bobo du à sa chute ne soit guérit. Chevalier d'or ou pas, guérir prenait un minimum de temps.
- P'tin… le con… Jura le capricorne après lui même.
De toute évidence, mettre des coups était proscrit tant que les fractures ou simples bobos dus à sa chute ne soient guéris. Chevalier d'or ou pas, guérir prenait un minimum de temps.
Il se tourna et regarda la grande horloge, il avait mal un peu partout, et toujours envie de frapper des choses. Mais il devait se contenir. Principalement, car son corps n'allait pas endurer ses excès de colère, et que se laisser aller de la sorte n'était pas une bonne idée.
Il rentra chez, lui, lança son sac sur son lit et n'arrêta pas sa marche avant de se poster devant son lavabo, se passant un coup d'eau comme si cela allait emporter sa colère dans le siphon.
Il baissa les yeux un instant plus tard, et, réfléchissant encore à ce qu'il s'était passé sur le toit de l'horloge, il décida de les relever, et de se regarder pour penser à autre chose.
Son image lui déplut encore plus que d'habitude, il n'y avait pas de miroir chez son ami la vierge, et c'était la première fois qu'il voyait concrètement les dégâts de sa dispute avec le lion.
Plus que d'affreuses traces sur tout le corps, la première chose que Shura remarqua, c'était son visage, pourtant neutre, mais lui paraissant si triste.
Il pensait y voir de la colère, ou bien juste des marques de sa chute. Mais il se trouva fatigué, et, le regard infiniment triste.
Des cernes plus marqués qu'à l'accoutumée, ses yeux verts paraissant soudainement moins éclatants, plus ternes, ou plus sombres, il ne saurait dire. Mais, ils n'étaient pas comme avant.
Un long instant passa, ou Shura remit ses idées en place. Chez Shaka, il avait essayé de ne penser qu'à sa remise sur pied, il savait que la vierge sentirait s'il déprimant ou s'énervait tout seul. Avec assez peu de maniement du cosmos, Shura n'était pas assez subtil pour cacher des choses comme celles-là. Et n'en avait à vrai dire jamais eu besoin.
Il ferma les yeux. Respirant profondément.
Peut importe comment, il en revenait toujours à ruminer la dispute, et à entendre Aiolia lui répété les mêmes horreurs comme un disque rayé qu'il aurait en tête.
L'envie de pleurer avait rarement été aussi présente. Il chercha lui même dans quelle phase il était, acceptation, désespoir ou colère. De toute évidence, il n'avait pas fait ça dans l'ordre.
Cherchant bien en lui, Shura avait toujours un peu d'espoir : Aiolia était venu à son chevet, et bien qu'il n'avait pas l'air follement amoureux et à ses genoux pour être pardonné, Shura se dit que tout n'était peut-être pas perdu. Le dernier espoir avant le désespoir, se dit ironiquement Shura tout seul.
Il n'y avait qu'un endroit où ils avaient toujours pour échanger sans crainte, c'était dans l'obscurité de leurs cachettes.
Leur cocon, leur base secrète, leur quartier général leurs endroits à eux.
S'il y avait un espoir de se réconcilier, c'était là bas.
Shura prit son courage avec lui et dans un élan, se mit de l'eau sur le visage une fois encore, et s'élança hors de son temple, jusqu'à la corniche.
Il s'arrêta au bord de celle-ci, regardant en bas avec une réelle peur. Le gouffre séparant l'horloge de son bout de montagne lui apparut soudain infranchissable. Comme si son corps se figeait à la pensée de passer par ici, au-dessus du vide. Son cœur s'accéléra, sa vision se troubla, et Shura recula pour ne pas tomber en perdant l'équilibre.
Il s'assit et réfléchis.
Était-ce un signe qu'il ne devait pas y aller ? Devait-il abandonner ?
Ou bien sa chute dans le vide était une étape de sa vie relativement traumatisante et qu'il développait une sorte de vertige ?
Très rationnel. Shura ne lâcha rien. S' il ne pouvait pas passer par au-dessus, alors il passerait par en dessous. Comme tout le monde. Et comme son cher Aiolia.
Il fit demi-tour, et descendit avec des jambes douloureuses les nombreuses marches du sanctuaire. Shaka se demanderait sûrement pourquoi il revenait si vite. Mais tant pis Shura s'en fichait pas mal de ce qu'il pouvait penser de lui au final. Seul son jugement sur ses actes et sur Aiolia importait.
Arriver tout en bas, Shura trottina presque jusqu'à l'horloge, la nouvelle de sa remise sur pied n'allait pas traîner, aussi, il s'assit sur le bord du socle de l'horloge, avec grand espoir que son amour arrive. Il attendit toute la soirée qu'Aiolia vienne jusqu'au bâtiment... Sans savoir que ce dernier était en mission depuis quelques jours. Et ne pourrait donc pas être présent.
