Disclaimer : Hey ! Il est ici, le premier chapitre ! Yeah ! Bon déjà je remercie les gens qui me suivent alors que je n'ai publié que le prologue, c'est vraiment incroyable. Je remercie aussi la review:) ! Je précise que tous les persos appartiennent soit à Rick Riordan, soit à J. K. Rowling. Et ensuite… bon, pour l'instant il ne se passe pas grand-chose, mais je peaufine encore le scénario à côté pour écrire un truc vraiment intéressant. Bref, je vous laisse, enjoy votre lecture !
— Il ne vous reste plus qu'à signer ici, fit l'avocat en lui tendant un stylo. Vous êtes sûr que vous ne voulez pas de cérémonie ?
— J'ai pas les sous pour ça.
L'avocat récupéra son stylo et considéra l'enfant avec pitié.
— Vraiment, je suis désolé pour votre perte.
L'enfant ne répondit pas. Il observa l'homme se lever et se diriger vers la porte de l'appartement, mais il parut se rappeler quelque chose. Il se retourna et sortit une lettre scellée de sa mallette.
— Une connaissance m'a affirmé que c'est une merveilleuse école. Elle peut vous loger et vous nourrir, sauf lors des vacances d'été. Si vous accepter, nous nous préoccuperont des vacances à ce moment-là. Elle s'engage même à vous accueillir jusqu'à la fin de vos études malgré vos renvois systématiques. Vous devriez y réfléchir sérieusement, cette occasion risque de ne pas se représenter. Le départ est prévu dans deux jours.
L'enfant se contenta de hocher la tête. Pour l'instant, il voulait juste que l'avocat s'en aille. Qu'il le laisse seul. L'homme partit avec un dernier regarde empli de compassion.
Percy s'allongea sur son lit et tenta de vider sa tête de toute réflexion, son regard fixant sans le voir le plafond de l'appartement. Bientôt, cet endroit où il avait grandi ne lui appartiendrait plus, et il serait obligé d'aller vivre dans un foyer pour jeunes, ou une autre connerie du genre. Encore un autre endroit où il ne se sentirait pas à sa place, et il finirait par se faire renvoyer comme c'était le cas chaque année pour chacune de ses écoles. Il n'avait aucun ami non plus prêt à l'accueillir jusqu'à ses dix-huit ans. L'adolescent se faisait l'effet d'un cas désespéré, tant scolairement que socialement.
Il resta plusieurs heures ainsi, les yeux dans le vague, quand la faim le fit enfin lever de son lit. On aurait pu croire qu'avec la mort de sa mère, le choc aurait été tel qu'il ne ressentait plus rien mais contrairement à l'esprit de Percy, son corps refusait d'abandonner.
Il s'avança dans la cuisine, sortit la première chose du réfrigérateur qui lui vint sous la main et le fourra au micro-ondes sans y prêter plus d'attention. La lettre de l'avocat lui revint en mémoire tandis qu'il jetait un regard morne au papier délicatement scellé. Il la prit dans ses mains, la soupesa, contempla le sceau pendant quelques secondes. Franchement, qui scelle encore ses lettres avec de la cire ? On aurait dit l'un de ces vieux blasons médiévaux dont les chevaliers étaient fiers, car ils représentaient leurs armoiries. Desarmoiries… C'est quoi déjà ?
Percy ouvrit la lettre en arrachant à moitié le sceau et en ressortit deux feuilles de parchemin. Il la déplia la première avec circonspection :
Collège Poudlard, École de
Sorcellerie
Directrice : Minerva McGonagall
Cher Mr Jackson,
Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.
La rentrée étant fixée au 1erseptembre, et compte tenu de votre situation particulière, nous attendons votre réponse le 20 aoûtau plus tard afin que nous puissions planifier votre arrivée.
Veuillez croire, cher Mr Jackson, en l'expression de nos sentiments distingués.
Filius Flitwick
Directeur adjoint.
Les yeux de Percy se firent ronds comme des pneus sous le choc. Une école de Sorcellerie ? Alors ça si c'est pas fun, je sais pas ce que c'est ! Tout de même… de la sorcellerie… Percy ne pouvait tout simplement pas y croire.
— Ce mec doit se foutre de moi.
Nerveusement, il balaya la table où s'étaient entassés des dizaines de papiers jusqu'à tenir en équilibre précaire. Quand enfin il trouva le numéro de l'avocat, Percy saisit le téléphone en tremblant. La tonalité retentit pendant de longues secondes avant que l'homme ne réponde.
— Oui, allô ?
— Mr Addams ? C'est, hum, Percy Jackson.
— Oh, Mr Jackson ! Il est bien tard, que se passe-t-il ?
— Hum, c'est à propos, vous savez, de cette école. Savez-vous de quelle école exactement il s'agit ? osa-t-il, embarrassé.
— Bien sûr ! Fit l'homme, et Percy le sentait sourire à l'autre bout du fil. Ma sœur a étudié là-bas !
— Oh.
— Dites-moi, Mr Jackson, qu'en pensez-vous ?
L'adolescent se tut de longues minutes, durant lesquelles l'avocat patienta tranquillement. Enfin, il soupira :
— Eh bien…
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Quand on lui avait dit qu'un professeur allait venir le chercher à l'aéroport, Percy s'était attendu à quelque chose de différent. Surtout de la part d'un professeur. L'homme était grand, plus grand que tous les hommes qu'il avait déjà vus. Ensuite il était barbu. Genre, très barbu.
— Woaw, fit-il en lui tendant la main. Je pensais que Noël était déjà passé.
A sa grande surprise, le géant écarta sa main pour le serrer contre son ventre à lui en casser les côtes.
— Bienvenue parmi nous, Percy ! Ravi de te rencontrer, mon nom est Rubeus Hagrid. Appelle-moi Hagrid tout simplement !
Le jeune homme était en train de prendre une délicate couleur tomate tandis qu'il s'empressait de tapoter le dos de l'enseignant. Il avait entendu quelque part que c'était ce que faisaient les lutteurs de catch quand ils admettaient leur défaite et souhaitaient déclarer forfait.
— Certes… s'étouffa Percy. J'apprécierais de pouvoir respirer maintenant.
— Oh ! Oui, bien sûr, rougit le bonhomme. Toutes mes excuses.
L'adolescent lui offrit un pauvre sourire.
— Vous en faites pas. J'ai un peu perdu de mon humour depuis… Enfin.
Hagrid lui renvoya un regard doux.
— Je comprends, répondit-il simplement.
Percy en doutait fortement.
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— Vois-tu, normalement les jeunes sorciers vont à Poudlard dès leurs onze ans. C'est à peu près l'âge auquel les pouvoirs commencent à devenir trop grands et dangereux s'ils ne sont pas contrôlés.
Ils étaient assis près d'un feu, une délicieuse boisson appelée Bièraubeurre dans les mains. Percy et Hagrid avait couru toute la journée pour acheter les bouquins dont il avait besoin et le jeune homme était d'avis que le Chemin de Traverse était l'un des endroits les plus merveilleux au monde. Tout au long de la journée ils avaient croisé des gens tellement extravagants, comme ces petits gobelins à la banque ou tout simplement ces drôles de bonshommes avec des chapeaux à trois étages, décorés de plumes ou de pois. Ils avaient même vu un monsieur entièrement vêtu de rose, du chapeau melon aux mocassins. Les boutiques étaient si colorées, remplies d'objets si étranges (qui avait besoin d'un stylo qui change de couleur en fonction du jour de la semaine, franchement ?) que pendant quelques heures Percy s'était senti libéré du boulet qui lui alourdissait les jambes depuis la mort de sa mère. Lui qui avait l'impression de marcher dans de la mélasse depuis plus d'une semaine s'était surpris à courir pour aller acheter ce qui ressemblait à une Barbapapa mais était en fait du chocolat en nuage. Ou un nuage en chocolat. Il ne savait pas trop.
Il leur restait encore à s'occuper de la baguette et de son animal de compagnie quand Hagrid avait décrété une pause obligatoire à un bar/taverne manifestement très apprécié et dont Percy avait mis plusieurs secondes à décrypter le nom la première fois qu'ils y étaient passés. Apparemment, le Chaudron Baveur servait de point d'entrée pour accéder au Chemin de Traverse.
Les paroles d'Hagrid le sortirent brusquement de la douce torpeur dans laquelle il avait plongé. Il fronça les sourcils.
— Mais j'ai 16 ans.
— Certes. C'est la première fois que nous voyons un cas comme toi.
— On me le dit souvent.
— Tu es un né-moldu, comme on dit chez nous. Cependant, un né-moldu avec des pouvoirs si peu développés que nous ne les avions pas remarqués jusqu'à récemment. Nous aurions pu te laisser vivre tranquillement parmi les moldus mais compte tenu de ta situation… Minerva McGonagall a décidé que nous pouvions t'offrir cette opportunité.
Percy hocha la tête et se tut pendant quelques instants.
— Qu'est-ce qu'un né-moldu, au fait ? Et qui est Minerva McGonagall ?
Hagrid lui lança un regard mi-ahuri mi-embarrassé. L'adolescent ne s'en étonna pas, il faisait souvent cet effet-là chez les gens.
— Hum, eh bien, un moldu est le terme commun pour désigner un non-sorcier. Donc un né-moldu est quelqu'un qui ne présente pas d'ascendance sorcière. Dont toute la famille est moldue, se reprit Hagrid en surprenant le regard perdu de Percy.
— Oh.
— Quant à McGonagall, elle est… la directrice de Poudlard. C'était inscrit dans la lettre.
— Oh. Je suis dyslexique, se justifia le jeune homme avec la première excuse qui lui passa par la tête.
Le semi-géant le regarda avec encore plus de pitié, si c'était possible.
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— Une chauve-souris, tu es sûr que cela te convient ?
— Bah. J'espère seulement ne pas la laisser mourir de faim. Puis vous l'avez dit vous-même, elle pourra m'apporter le courrier.
— Bien bien… Mais… Pourquoi bleue ?
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— Bien ! Je crois que tu as tout ce qu'il te faut pour passer une excellente année à Poudlard ! s'exclama le géant en poussant de son parapluie la porte de l'appartement où ils logeaient.
Ridicule parapluie rose à pois d'ailleurs. C'était une fête nationale ou ? Percy s'effondra à moitié de soulagement en déposant toutes ses affaires sur la table basse.
— Dites… C'est pas une blague, les sorciers portent vraiment des robes ? fit-il en sortant la chose du tas, l'air dégoûté.
Hagrid lui répondit par un rire amusé.
— Même au collège ?
— Surtout au collège ! Il y a même un uniforme réglementaire, ajouta-t-il avec un clin d'œil hilare.
Yerk.
La soirée s'acheva par un rapide repas durant lequel l'adolescent mangea à peine la moitié de son assiette et Percy alla se coucher après avoir fourré tout son bordel dans sa valise.
— Dors bien, mon garçon ! Demain est le grand départ !
— 'kay, répondit-il en lui fermant carrément la porte au nez.
L'enseignant lui jeta un regard inquiet. Pendant toute la journée, peu importe les choses incroyables qu'ils aient faites, l'enfant n'avait souri qu'une seule fois : quand Hagrid lui avait demandé à propos de la couleur de sa chauve-souris, Percy avait répondu que c'était une vieille histoire avec sa mère et son sourire avait aussitôt disparu.
— Tout de même, marmonna-t-il en se grattant la barbe, je me demande pourquoi aucune baguette n'a réagi à son contact.
See you ;)
