Bonsoir ! J'espère réussir à garder ce rythme pour la publication des prochains chapitres; en tout cas je fais de mon mieux!
Bonne lecture.
Le soir, dès le retour de Charlie, Harry lui demanda tout de go s'il avait vu les plantes lorsqu'il était entré. Charlie avoua qu'il n'avait pas fait attention. Après avoir rassuré Harry : « Non, ça ne me dérange pas de parler de Botanique en rentrant d'une journée de travail ! », ils sortirent tous les deux devant la maison.
Charlie se plongea un instant dans la contemplation du bac de fleurs et plissa le front. Les bras ballants le long du corps, Harry attendit son expertise.
« Ah ! » s'exclama soudainement le dragonnier. « Je sais ce que c'est. Enfin, à quoi ça ressemble, parce que je ne savais pas qu'il existait une plante capable de faire la même chose. »
« Et ça ressemble à quoi ? »
« Une boussole ! » lança Charlie, regardant Harry dans les yeux, fier de lui.
« Une boussole ? » reprit Harry, perplexe.
« Enfin, c'est toi qui a grandit avec les Moldus, non ? »
Harry leva les yeux au ciel.
« On oublie vite ! » s'excusa-t-il.
Sauf ce qu'on voudrait vraiment oublier, songea-t-il avec une grimace qu'il tenta de cacher aux yeux trop attentifs de Charlie.
« Et d'ailleurs, comment tu connais un objet moldu, toi ? »
Charlie sourit.
« Je te rappelle que j'ai un père collectionneur d'artefacts. »
Oh, évidemment ! Harry se rendit ensuite compte que le pétale rouge de la plante avait changé de direction. Ce n'était pas possible, normalement ? On pouvait bouger la boussole, l'aiguille restait pointée dans la même direction. Sauf en présence d'un champ magnétique plus puissant, mais rien n'avait pu changer en l'espace de quelques secondes.
« Peut-être que ton ami voulait que tu puisses te repérer avec, même s'il existe aussi des sorts pour s'orienter avec sa baguette. »
« Je lui demanderai, après tout, il est sans doute responsable de la naissance de cette espèce, le connaissant. »
Charlie acquiesça et bougea de là où il se trouvait à la gauche d'Harry pour rentrer dans la maison. Harry jeta un autre coup d'œil aux plantes avant de rentrer et eu la stupeur de constater que le pétale rouge avait une fois de plus changé de direction, pour indiquer cette fois-ci la maison de Charlie.
Perplexe, Harry se résolut à envoyer un message à son ancien camarade de classe. Entre temps, il rentra lui aussi à l'intérieur.
[...]
Plus tard, Harry montra à Charlie comment réaliser des pommes de terre au four et du ragoût de viande, rien de trop compliqué pour une première leçon de cuisine.
Passées les questions du départ, Charlie assimila vite et la préparation du dîner s'enchaîna plus rapidement que ce qu'Harry avait imaginé.
Ils dînèrent à table, et se retrouvèrent dans le canapé une fois la vaisselle faite. Ils discutèrent de leur journée, puis Charlie proposa une bière et Harry accepta.
« J'ai reçu une lettre de ma mère, au fait, » indiqua Charlie, alors qu'ils étaient en train de parler du fait de vivre à la réserve avec ou sans sa famille.
« Ah oui ? »
« C'était moins violent que ce à quoi je m'attendais. »
« Comment ça ? »
« Elle ne m'accuse pas de te retenir ici contre ton gré. »
« Oh, c'est un progrès, j'imagine ? » sourit Harry.
Charlie fit une grimace exagérée.
« C'est le cas de le dire. Par contre elle m'ordonne de te laisser rentrer pour Noël. »
Harry eut un bref instant d'hésitation, ne comprenant pas pourquoi Molly remarquait cela maintenant.
« Parce qu'elle pense que tu... Attends, tu ne rentres pas pour Noël toi ? » demanda-t-il, comprenant soudain.
Charlie secoua la tête et but une gorgée de bière avant de répondre.
« Je vais sans doute prendre une semaine de vacances en avril, en même temps que les vacances de Poudlard, et rentrer voir tout le monde au Terrier. Parce que le Noël de la réserve est un moment de l'année important pour nous tous, peu importe nos croyances ou absences de croyances religieuses. L'année dernière, j'ai passé Noël à la maison, donc cette année c'est ici. Ma mère sait que c'est inutile de me traiter d'enfant indigne, c'est comme ça que je fonctionne depuis que j'ai quitté la maison. »
Harry pouvait comprendre dans une certaine mesure : il avait apprécié ses Noëls à Poudlard et au Terrier de la même manière. Tant qu'on était entouré par les personnes qu'on aimait, la fête était réussie.
« Et donc ? »
« Quoi ? »
« Tu vas me forcer à rentrer pour Noël ? »
Charlie hésita entre la dérision et le sérieux ; Harry vit l'hésitation sur ses traits. Il choisit finalement le sérieux.
« Tu ne veux toujours pas rentrer ? » demanda-t-il, prudemment.
Harry soupira.
« Je n'y ai pas encore pensé, » avoua-t-il sincèrement. « Je n'ai pas de raison, je suis bien ici. »
Charlie se dérida un peu.
« Quoique tu choisisses, sache que tu es le bienvenu pour passer Noël avec nous, comme tu l'es aussi au Terrier avec le reste de ma famille. »
Harry hocha la tête.
« Merci, Charlie. »
Charlie lui tapa légèrement l'épaule, d'un geste affectueux.
« C'est normal. »
Harry se retint de lui dire qu'il ne trouvait justement pas normal l'affection des gens à son égard, mais se douta que la remarque ne lui plairait pas forcément.
[…]
Début décembre, Harry réalisa qu'il avait été trop pris dans son travail pour communiquer avec le monde extérieur. Charlie lui fit remarquer que c'était le problème récurrent des habitants du village, et que de son expérience, les proches ne restaient pas en colère bien longtemps, même après une longue période de non-communication.
Ils n'avaient de toute manière pas le choix.
Un peu rassuré mais pas complètement, Harry se décida à rédiger quelques lettres.
« Chère Elia,
La vie est très intense à la réserve en ce moment – et pas au sens où tu l'espères ! Je sens déjà tes insinuations arriver jusqu'à moi. »
Il sourit. En effet, Elia lui envoyait une à deux lettres par semaine (cela faisait donc cinq depuis la dernière fois qu'il avait répondu) et ne se privait pas pour parler de tout ce qu'Harry aurait préféré éviter.
« D'ailleurs, je ne vois plus beaucoup Charlie, sauf le soir quand nous rentrons tous les deux épuisés à la maison.
Il a commencé à neiger depuis la semaine dernière, ça n'a pas arrêté pendant au moins trois jours, et depuis les températures sont vraiment descendues, alors la neige a tenu. Nous avons déblayé ce qui s'était amoncelé au col, et là j'ai regretté le nettoyage de l'infirmerie, parce qu'au moins on y était au sec.
Si c'est un peu déroutant d'être entouré d'autant de neige, c'est aussi incroyable. C'est encore plus calme qu'en été, tous les oiseaux et les insectes sont partis. C'est d'ailleurs bien plus long de monter au col tous les matins, mais je crois que je m'endurcis petit à petit.
Comment ça va, pour vous ? Est-ce qu'il y a plus de monde à l'approche des fêtes ? J'imagine que tu dois être bien occupée également.
Prends bien soin de toi,
Harry »
La lettre était un peu courte mais il se faisait tard et ce n'était pas la dernière qu'Harry avait à écrire ce soir. Il poussa la feuille et en attrapa une autre.
« Chère Hermione,
Comment vas-tu ? Je suis toujours en Roumanie. J'habite avec Charlie depuis qu'Elia et Luna sont rentrées en France. Ce n'est pas plus mal d'avoir un peu de compagnie.
L'hiver est finalement tombé sur la réserve, et ça rend les déplacements un peu moins rapides. Les dragons sont par contre plus calmes, ce qui n'est pas un mal. J'ai bien l'impression que c'est toute la vie qui se retrouve en hivernation ici pendant les mois froids.
Je pense que le professeur de Défense cache forcément quelque chose, il y a une malédiction sur ce poste : les déboires de ces dernières années ne peuvent pas être seulement dus à l'incapacité de Dumbledore à recruter les bonnes personnes.
Charlie m'a déjà demandé une fois ce qu'il s'était passé pendant la guerre, puisqu'il n'en a pas eu la même vision. Je n'ai pas réussi à mettre des mots sur ce que je ressentais, sur ce qu'il nous était arrivé. Je sais que ce sera possible à un moment donné, mais pour l'instant, dès que j'essaie, les mots restent bloqués dans ma gorge. Pourtant, j'avais réussi à en parler à Elia, pour lui expliquer en quoi nos chemins à Luna et moi s'étaient croisés l'année précédente, et comment ça nous avait affecté. Elle était également surprise que j'ai tout laissé derrière moi pour voyager seul.
Je ne sais pas avec qui tu vas passer Noël, mais je vais sans doute rester à la réserve. Apparemment, c'est quelque chose d'important ici et je suis assez curieux de voir ça par moi-même. Charlie préviendra lui-même sa mère qu'il ne rentrera pas.
Quels sont tes plans pour l'année prochaine, si tu en as déjà une idée ?
Prends soin de toi, à la prochaine !
Harry »
Le jeune homme plia les deux missives et avisa Aderyn qui jouait avec un mouton de poussière.
« Aderyn ? » chuchota-t-il dans sa direction.
Elle tourna la tête vers lui, et lorsqu'elle se rendit compte qu'il tenait des lettres, lui tourna le dos à nouveau.
Il sourit. La livraison des lettres serait pour plus tard.
[…]
L'annonce du « boycott » du Noël au Terrier par Harry et Charlie ne fut pas été très bien reçu par Molly Weasley, mais les deux hommes ne revinrent par pour autant sur leur décision. Au fur et à mesure de l'avancée du mois de décembre, ils prirent tous les deux part activement aux préparatifs.
Une équipe alla couper un très grand sapin dans un versant de la montagne et le ramenèrent au col. Cet arbre fut ensuite décoré de guirlandes lumineuses. Charlie expliqua alors à Harry qu'elles avaient été spécifiquement ensorcelées pour ne pas attirer l'attention des dragons, puisque ce serait dangereux si c'était le cas.
Noël restait une fête importante dans cette partie isolée du monde, malgré ses contraintes inhérentes.
La dernière semaine de décembre arriva finalement. La fête commune devait avoir lieu le 23, afin que les personnes religieuses puissent célébrer ce jour important pour elles tranquillement, et que les autres n'aient pas l'impression que trop d'accent était porté sur la religion. Dans l'idée, ce jour était utilisé pour rassembler tous les habitants dans une atmosphère chaleureuse.
Le 23, Harry fut dispensé de son entraînement habituel avec Anan et fut recruté par Evelien, Bram et deux autres personnes chargées de préparer le dîner de fête pour tout le monde. Sans doute à cause de Charlie, la rumeur qu'Harry était un bon cuisiner s'était répandue comme une traînée de poudre.
Toute la journée, dans la grande cuisine de la maison de Bram, les cuisiniers en herbe coupèrent des légumes et aromates, firent cuire des poissons et viandes et confectionnèrent des desserts plus ou moins élaborés. Harry n'aurait jamais cru se retrouver dans pareille ambiance, c'était le plus animé de ses Noël jusque-là. Une certaine effervescence s'était emparée de la population du village.
Vers dix-neuf heures, tout était presque terminé. Harry et Bram protégèrent les plats dans des paniers pour les transporter sans encombre jusqu'à la salle commune, où tout le monde passerait la soirée. Pendant que les trois autres nettoyaient la cuisine, les deux jeunes hommes enfourchèrent un balais et s'envolèrent en direction du col.
Ce ne fut guère plus aisé que d'y aller en marchant, car la nuit était tombée et il faisait très froid. Enroulés dans leurs sorts de chaleur comme dans une couverture, ils tachèrent de ne pas perdre le cap.
Ils posèrent pied à terre près de la salle commune et suivirent la lumière pour entrer. Il y avait quelques personnes en train de mettre en place la décoration. A la demande de l'un deux, ils posèrent les victuailles dans le bureau de Sven, qui avait été aménagé en réserve pour la soirée.
Des guirlandes lumineuses avaient été suspendues aux poutres en bois de la charpente, et des branches de sapin décoraient les murs et la grande table, embaumant la pièce de l'odeur particulière de résine.
Harry sentait l'impatience et le contentement bouillir en lui depuis le début de la journée, comme un enfant qui fête son premier Noël. Il n'avait encore rien vu, mais comprenait déjà pourquoi Charlie tenait à être là.
Les deux jeunes hommes finirent par redescendre au village afin de prendre une douche – Bram fit d'ailleurs remarquer à Harry qu'il avait toujours de la farine dans les cheveux, laquelle résultait d'une bagarre amicale ayant eu lieu dans l'après-midi.
Il ne croisa pas Charlie à la maison, mais il ne devait pas être parti depuis bien longtemps car il faisait humide dans la salle d'eau, signe qu'elle avait été utilisée récemment.
Harry pris une longue douche et se changea, enfilant un jean noir, un de ses t-shirts et un pull en laine de Charlie. « Je t'assure, » avait-il dit à Harry. « Maman m'en envoie un tous les ans. Celui-là ne me manquera pas. »
Harry se retrouvait donc avec un grand « C » sur la poitrine. Il tâcha de considérer que c'était purement parce qu'il ne possédait pas de vêtement chaud que Charlie lui avait donné le sien, et pas parce qu'il voulait le voir porter un de ses vêtements.
Harry s'enroula dans une cape d'hiver et une écharpe, vérifia qu'il avait sa baguette sur lui, et se prépara à retourner d'où il venait.
A son grand soulagement, Bram vint toquer à la porte avant qu'il n'ait eu le temps de faire un pas dehors. Harry lui ouvrit et ils sortirent tous les deux dans le froid. Ça le rassurait de ne pas avoir à débarquer seul à la salle commune une fois que tout le monde y serait. Il était encore loin d'avoir rencontré toute la population du village, même si elle n'était pas si étendue que cela.
Il se demandait s'il passerait la soirée avec Charlie ou si ce dernier serait avec des personnes qu'Harry ne connaissait pas ou peu. Harry ne se voyait pas vraiment faire la conversation avec Anan plusieurs heures de suite, et Bram et lui venaient déjà de passer la journée à discuter.
Lui fallait-il autant d'excuses pour reconnaître que c'était avec Charlie qu'il avait envie de parler ?
La remontée vers le col fut moins pénible que plus tôt, n'ayant cette fois par la pression des paniers remplis à protéger.
Harry et Bram en profitèrent même pour faire quelques figures, l'adrénaline nourrissant leur système. Ils entrèrent finalement dans la salle commune les joues rouges et le sourire aux lèvres. Evelien les aperçu directement et leur fit un geste de la main pour réclamer leur aide.
Harry et Bram échangèrent un regard faussement blasé d'adolescents, et retirèrent leurs vêtements chauds avant d'aller secourir Evelien.
Pendant qu'ils faisaient léviter des verres pour les installer sur la grande table ou qu'ils s'assuraient que les apéritifs qui devaient l'être étaient restés chauds, les habitants de la réserve continuèrent d'arriver et de s'installer par groupes debout ou assis sur les bancs. Harry n'avait pas encore vu Charlie ; pas qu'il le cherchait, bien évidemment.
Lorsqu'elle jugea que tout était au mieux, Evelien remercia son fils et Harry et les autorisa à rejoindre les autres et à profiter de la soirée. Soudainement timide maintenant qu'il se retrouvait parmi ces inconnus sans but, Harry se sentit vaguement mal à l'aise. Heureusement, Bram, même s'il ne s'en rendit pas compte, avait l'habitude de ce genre de situation, ayant toujours vécu ici.
Charlie entra juste avant que les verres commencent à circuler, de la neige à moitié fondue dans les cheveux. Il se fit charrier par quelques-uns de ses collègues et se vengea en secouant ses cheveux à côté d'eux. Harry arrêta momentanément d'écouter ce que disaient Bram et une jeune femme à côté de lui pour le suivre des yeux.
Ce ne fut qu'un peu plus tard que Charlie approcha Harry. Il avait une bière à la main et portait une chemise blanche.
« Alors, » demanda-t-il. « Ça te plaît ? »
Il avait l'air fier de faire partie de ce groupe.
« C'est un peu intimidant, » avoua Harry. « Mais c'est agréable. »
Charlie hocha la tête avec un sourire.
« C'est un bon résumé. Et tu n'es pas au bout de tes surprises. »
Harry haussa un sourcil et incita Charlie à lui en dire plus, mais ce dernier resta muet.
« Tu verras bien, » se contenta-t-il de répondre.
L'apéritif toucha à sa fin et les plats vides furent remplacés sur la table par ceux du dîner. Doucement, les groupes se déplacèrent pour s'installer à table. Harry se retrouva à côté de Bram et presque en face de Charlie. Les autres personnes autour de lui ne lui étaient pas complètement inconnues, et il avait profité de l'apéritif pour boire de l'alcool, aussi était-il plus détendu qu'en arrivant.
Avant que tout le monde commence à manger, Sven se leva et réclama le silence. Ce ne fut pas aussi instantané que lorsque Dumbledore réclamait l'attention générale, mais ce n'était pas irrespectueux pour autant. Sven avait beau être au sommet de la hiérarchie de la réserve, son autorité n'était pas là pour asservir les autres, juste pour garantir un bon fonctionnement.
« Mes amis, » commença-t-il. Tous les visages étaient désormais tournés vers lui et il balaya la longue table des yeux avant de reprendre. « Une nouvelle année s'achève en ces lieux. Je voulais tout d'abord vous remercier pour votre dur labeur et votre bonne humeur. » Quelqu'un siffla, et Sven tourna la tête dans la direction du bruit. « Il y a quelqu'un qui est sensible aux rimes, » reprit-il avec un sourire. Quelques rires retentirent dans la salle. C'était effectivement plus détendu que le discours du directeur de Poudlard. « Nous avons eu notre lot d'événements, et tout le monde y a fait face du mieux possible. L'un de nos frères s'en est allé, et nous avons aussi accueilli une nouvelle vie. » Les regards se tournèrent vers un homme qui berçait avec fierté un bébé endormi dans ses bras, malgré le bruit environnant. « Je propose que nous leur rendions honneur. » Tout le monde leva son verre, et dans un ensemble un peu discordant, célébra : « A Werner et Josepha ! ».
Après un instant de silence où les sentiments de chacun se mêlèrent, Sven reprit le fil de son discours. « Je suis heureux de constater que même avec les années, cette communauté reste intact. Certains s'en vont, d'autres nous arrivent. Certains sont de passages et d'autres ne sont jamais partis. Ce sont vos différences, nos différences qui contribuent à rendre cet endroit incroyable. Et nous sommes tous réunis ici ce soir tels une grande famille. »
Harry réalisa à ce moment-là que le discours n'avait pas de but purement informatif. Sven essayait simplement de mettre des mots sur ce qu'il ressentait pour célébrer cette soirée.
« J'espère que l'année à venir vous sera bénéfique, à tous ! Et en attendant, nous allons pouvoir profiter de tous ces plats, préparés pour nous aujourd'hui par Evelien, Niel, Bram, Georgia et Harry ! »
Sven se rassit et tout le monde applaudit ; il y eut même quelques sifflets à nouveau. Harry s'attira quelques regards, mais s'efforça d'accepter l'attention portée sur lui de bonne grâce.
Harry se détendit complètement pendant le repas, discutant avec Bram et les personnes assises autour d'eux. Il échangea aussi des regards fréquents avec Charlie.
L'arrivée des desserts provoqua des exclamations de surprise de la part des convives, et Bram rougit lorsque sa mère dévoila qu'il s'était occupé de la décoration. Il y avait des bûches au glaçage chatoyant, des tartes flambées au Whisky-pur-feu qui crépitaient encore, du pudding anglais et des gâteaux secs décorés comme des sapins et des cadeaux avec des fondants aux couleurs vives.
Les plats ne restèrent pas remplis bien longtemps, même après le repas copieux qui avait été servi précédemment.
Avant que le café et le thé soient servis, Mihaela raconta une légende de Noël en roumain. Harry n'y compris évidemment rien, mais Bram lui en fit une rapide traduction après. Et finalement, le sens n'était pas le plus important : c'était l'atmosphère. A la suite de cela, un couple chanta une ballade et un enfant joua un morceau à la flûte. Les spectateurs étaient très réactifs, et Harry se sentait bien, ballotté par la bonne humeur ambiante et la somnolence induite par la journée d'effervescence et le repas.
Il accepta un thé et se retrouva à être un peu moins présent dans les conversations qu'avant, et un peu plus perdu dans le regard de Charlie.
Il remarqua avec un temps de retard que tout le monde semblait se lever et remettre ses vêtements d'extérieur. Heureusement pour lui, Bram se rendit compte de sa surprise.
« Il y a un dernier spectacle dehors, » expliqua-t-il.
Ils s'habillèrent comme les autres et sortirent. Tout le monde forma un cercle sur la zone de replat devant la salle commune, les respirations formant de longs rubans de fumée autour des gens. Alors Charlie et quelques autres arrivèrent et pointèrent leurs baguettes vers le ciel. Une bulle de protection apparut de nulle part et s'étendit pour englober tout le monde. Les baguettes redescendirent vers la terre ferme et en regardant le ciel, Harry se rendit compte que rien ne semblait avoir changé.
Conscient qu'ils n'avaient certainement pas pris la peine de créer une bulle pour rien, Harry tâcha de rester attentif à ce qu'il se passait. Ce ne devait pas être une occurrence régulière, car il pouvait lire la curiosité dans les yeux de Bram, son voisin direct.
Charlie et ses trois autres collègues se placèrent au milieu du cercle. Il y eu une exclamation de surprise commune lorsque des boules de feu apparurent au dessus de leurs mains et qu'ils commencèrent à jongler avec, en rythme les uns avec les autres. Harry trouva cela impressionnant, quand bien même ils étaient aidés par la magie. L'excitation courait entre les membres du cercle comme un courant électrique, qui atteint son apogée lorsque les trois hommes et la femme commencèrent à s'échanger leurs projectiles et à entrer ensemble dans une chorégraphie bien plus technique.
Le spectacle dura quelques dizaines de minutes, et pris fin sous une salve d'applaudissements. Tout le monde se hâta ensuite de rentrer à l'intérieur, les sortilèges de chaleur pas assez puissants pour être vraiment à l'aise dans le vent.
Une fois réchauffés, les gens ne s'attardèrent pas trop. Harry se rendit compte avec stupeur qu'il était déjà une heure du matin ! Il aida Bram et Evelien à rassembler une partie de la vaisselle, et ensuite Charlie vint le chercher.
« Oh, je pensais que tu étais déjà rentré ! » s'exclama Harry.
En effet, il n'avait pas vu le dragonnier depuis une vingtaine de minutes. Charlie fronça les sourcils.
« Je suis revenu. Je ne savais pas si tu avais un moyen de rentrer. »
Harry eut un sourire un peu idiot, qu'il imputa à la quantité d'alcool consommée au cours de la soirée.
« Je serai rentré avec Bram, mais merci. »
Le regard de Charlie s'adoucit.
« Evelien, je peux ramener Harry à la maison ? » demanda-t-il à l'intention de la femme qui s'affairait non loin.
Elle regarda tour à tour les deux protagonistes et hocha vivement la tête.
« Oui, oui ! Rentrez, tous les deux. Harry, tu nous as été d'une grande aide aujourd'hui ! »
Harry baissa un peu la tête de gêne mais parvint tout de même à souhaiter une bonne nuit aux personnes qui étaient encore là avant de suivre Charlie pour rentrer au village.
Le vent rendit le vol plus difficile que dans la soirée, mais ils finirent par atterrir sans encombres devant chez Charlie. Ils se pressèrent à l'intérieur. Harry n'avait jamais été aussi reconnaissant pour un feu de cheminée.
Sans se concerter, ils se retrouvèrent tous les deux assis sur le canapé du salon, à regarder les flammes danser. Pour sa part, Harry avait passé une bonne soirée et voulait profiter de son état de contentement encore un peu. Charlie quant à lui semblait à l'aise, un mince sourire sur ses lèvres, ses cheveux lâchés sur ses épaules. Il portait toujours sa chemise, mais avait défait les boutons des manchettes.
« Alors, qu'as-tu pensé de cette soirée ? » résonna la voix grave de Charlie.
Harry pris un instant pour y réfléchir.
« Surprenant, je dois dire. Tout le monde semblait heureux d'être là, dans cette famille étendue. »
Il sentit Charlie acquiescer à côté de lui et se rendit compte qu'ils étaient vraiment proches sur le petit canapé. Leurs cuisses se touchaient presque, sans que Charlie semble trouver cela problématique. Harry non plus, à vrai dire. Il ne savait juste pas à quoi s'en tenir. Ils restèrent silencieux un moment, écoutant le feu crépiter à quelques mètres.
« J'ai l'impression d'être en train de me faire ma place ici, » avoua Harry sans regarder Charlie.
Il sentit leurs épaules se frôler quand Charlie bougea un peu pour essayer de rencontrer le regard d'Harry. Il faisait sombre dans la pièce, la seule lumière venant du feu.
Si Charlie se demanda ce que « ici » voulait dire précisément, il ne posa pas la question directement.
« Je suis content que tu sois là. Même sans parler de la présence humaine à la maison, je suis certain que tu te débrouilles bien dans la réserve. »
Harry ne put s'empêcher de sourire. Aucun autre sujet de conversation ne lui venait à l'esprit, mais ce n'était pas important. Comme d'habitude, Charlie prit la parole. Il hésitait rarement lorsqu'il avait quelque chose à dire.
« Ma mère a encore l'air de penser que je devrais te laisser rentrer, » lâcha Charlie, à la grande surprise d'Harry, car cela tombait comme un cheveu sur la soupe, comme si Charlie l'avait dit sans s'en rendre compte.
Puis la surprise se mua en une forme de colère. Il était là parce qu'il en avait envie, pas parce que Charlie le retenait ! Il faisait enfin ses propres choix et on l'accusait de se laisser faire par les autres ? Il était adulte maintenant, et parfaitement à même de choisir de vivre comme il l'entendait. Et en plus, si Charlie avait décidé de le retenir ici, c'était une affaire entre eux, et ça ne concernait pas la matriarche de la famille Weasley.
Mû d'une impulsion soudaine, nourrie par sa colère et d'autres sentiments controversés, Harry se retourna vers Charlie, un de ses genoux heurtant la cuisse du plus âgé. Puis, sans réfléchir, se pencha en avant et rapprocha leurs visages. Il ferma les yeux et embrassa Charlie sur les lèvres, laissant un courant électrique parcourir ses mains et son visage. Charlie arrêta de bouger et Harry garda les yeux fermés, de peur de voir l'expression du plus âgé. Il les rouvrit de surprise lorsque Charlie l'embrassa en retour, avec plus de douceur qu'Harry.
Ils restèrent ainsi à échanger des baisers plus ou moins prononcés, sans dire un mot, sans accorder la moindre pensée à tout ce qui n'était pas lié à leur intimité présente.
Charlie caressa le dos de la main d'Harry avec son pouce. En retour, le plus jeune agrippa sa chemise pour maintenir sa position sur le canapé.
L'instant sembla ne durer qu'une poignée de secondes tant Harry l'avait attendu sans vouloir y penser vraiment.
Puis il relâcha le tissu, mais Charlie garda sa main. Ils s'écartèrent l'un de l'autre et se regardèrent. Charlie souriait.
« Je suis ici parce que j'en ai envie. Et je ne rentrerai pas avant de l'avoir décidé, » déclara Harry, comme pour se justifier, pour montrer que le baiser ne venait pas de nulle part. C'était cohérent dans sa tête, mais, et si ça ne l'était pas pour Charlie ? Mais il ne l'aurait pas embrassé si Harry ne l'intéressait pas ? A moins qu'il l'ait fait pour ne pas le blesser ?
Sentant le contrôle de son esprit lui échapper, Harry retira sa main de celle de Charlie. Le feu avait perdu de son éclat et Harry ressentit le besoin de dormir pour faire le vide dans sa tête.
« Je vais aller me coucher, je crois, » annonça-t-il sans brusquerie.
Charlie acquiesça, le visage neutre.
« Tu peux dormir plus tard demain matin, Anan ne t'attend pas avant deux heures. »
« Tant mieux... »
Harry se leva et s'étira. Charlie couvrit le feu pour le laisser s'éteindre sans danger. Puis ils échangèrent un regard et se souhaitèrent une bonne nuit, à bonne distance l'un de l'autre.
Harry laissa Charlie au rez-de-chaussée, monta dans sa chambre et ferma la porte derrière lui. Il s'y adossa et y resta. Il y était toujours lorsque Charlie monta les escaliers à son tour, de longues minutes plus tard.
[…]
Harry ouvrit les yeux et le regretta aussitôt. Une migraine intense grignotait bruyamment ses synapses. Il n'avait pas la moindre idée de l'heure qu'il était ni ce qu'il avait fait pour mériter une telle punition. Il chercha dans ses pensées, qui s'avérèrent curieusement vides.
Il se releva avec précaution et repoussa la chaude couverture sous laquelle il avait dormi. Sa baguette n'était pas sur la table de nuit, aussi se leva-t-il pour la chercher. Il était d'ordinaire précautionneux avant de se coucher.
Il la trouva empêtrée dans ses vêtements, posés sans soin au milieu de la pièce. Il avait dû se déshabiller sans faire attention. Il soupira et lança un Tempus, frissonnant du manque de chaleur.
D'accord, alors on était le 24 décembre, et il était presque midi. La fête de Noël avait eu la veille, était-ce pour cette raison qu'il était perdu ? Peut-être avait-il trop bu ? C'était la première fois de sa vie qu'il se réveillait sans aucun souvenir. Même les nombreuses fois où il avait terminé à l'infirmerie, les souvenirs avaient afflué dès lors qu'il constatait l'état de son corps.
Il ramassa ses vêtements et les enfila, puis sortit de sa chambre.
Il ne vit personne dans le salon, mais au moins il y faisait meilleur qu'à l'étage. Harry se fit un thé noir et constata avec ravissement qu'une bouteille de potion anti gueule de bois avait été laissée sur le plan de travail par un colocataire bien intentionné.
Alors même Charlie savait qu'il avait abusé de la boisson ? Curieux qu'il ne se souvienne de rien, pas même du début de la soirée.
Harry but son thé dans le canapé et se rappela qu'il n'était pas en repos pour toute la journée. Il surveilla l'heure et grignota un reste de pancakes avant de monter se changer pour son après-midi de travail.
[…]
Les souvenirs revinrent à Harry avec vingt-quatre heures de retard, ce qui était encore plus curieux que leur soudaine disparition. Il avait passé l'après-midi avec Anan et la soirée avec Charlie, qui n'avait pas agit différemment de ce dont ils avaient l'habitude. Ce qui, maintenant qu'Harry savait ce qu'il s'était passé entre eux le soir de la fête, était dérangeant.
Pour ainsi dire, il ne savait pas si c'était préférable d'être dans cette incertitude, ou d'être repoussé de manière franche. Il ne pouvait pas se présenter devant Charlie et lui demander des explications. En plus, si tant est qu'il réponde, Charlie lui poserait certainement des questions en retour, et Harry n'avait pas la moindre idée des réponses qu'il pourrait bien lui apporter.
Tout ce qu'il savait, c'est qu'il avait apprécié leurs baisers. Et que la situation actuelle le peinait.
Encore couché dans son lit, Harry sursauta lorsque Charlie l'appela depuis le rez-de-chaussée. Il râla un peu, se glissa hors des couvertures et enfila le pull en laine par dessus le t-shirt qu'il portait pour dormir.
Il bailla et regretta l'amnésie bénéfique de la veille.
Dans la cuisine, il découvrit Charlie en train de faire du café. Des cadeaux emballés de couleurs vives les attendaient sous le sapin miniature installé sur la table.
« Joyeux noël, Harry ! »
Charlie souriait.
« Joyeux noël, » répondit Harry, s'efforçant de ne pas détourner le regard.
Charlie agissait exactement comme avant. Sauf que maintenant qu'il savait ce qu'il s'était passé, Harry n'en était plus capable.
« Tu veux du café ? »
« Je vais me faire du thé, merci. »
Pendant que Charlie chantonnait en versant son café dans une tasse, Harry ouvrit le placard pour voir s'il y restait quelque chose de mangeable.
« Pain perdu ? » proposa-t-il au bout d'un moment.
« Avec plaisir, » s'enthousiasma Charlie aussitôt.
Harry s'affaira alors à la préparation du petit-déjeuner, oubliant son thé, jusqu'à ce qu'il se tourne vers la table et se rende compte que Charlie s'en était occupé pour lui.
Ils déjeunèrent en faisant des suppositions plus ou moins loufoques sur le contenu de leurs cadeaux de Noël respectifs. Sur les conseils de Charlie, Harry avait envoyé les siens bien en avance afin d'être certain qu'ils arriveraient à temps pour Noël en France et en Angleterre.
Les assiettes vides restèrent sur ta table et les deux hommes, redevenus des enfants, déchirèrent les papiers pour dévoiler leurs cadeaux. Même après toutes ces années, Harry trouvait encore cela formidable d'en recevoir autant.
Ils comparèrent leurs nouvelles possessions une fois qu'il n'y eu plus rien au pied du sapin. Harry n'avait pas lâché le dernier objet découvert, ou plutôt les objets, qui, il en était certain, venaient de Charlie.
« Ça te plaît ? » demanda ce dernier, comme pour confirmer ce qu'il pensait.
« Beaucoup, » répondit Harry doucement, les tournant entre ses doigts.
Il s'agissait d'une paire de gant, taillés dans un tissu souple mais résistant, qui reflétait la lumière.
« Ta première paire de gants ignifugés, » expliqua le dragonnier. « Une habile combinaison de cuir et de sortilèges. C'est Sven qui me les a enseignés il y a quelques années. »
« Merci à toi, c'est un très beau cadeau. »
Les deux hommes échangèrent un regard, et l'intimité fut soudainement plus que ce qu'Harry pouvait supporter.
« Qu'est-ce que tu as eu? »
Charlie baissa les yeux sur les divers objets qui trônaient autour de son assiette vide.
« Un pull, » annonça-t-il en faisant un clin d'œil.
Harry sourit en désignant devant lui son propre pull vert forêt. Celui de Charlie était violet, plus myrtille que lavande.
« Un assortiment de sucreries, une boîte mystère qui sent le piège, deux bracelets en cuir, des livres rares et un bon d'achat pour des vêtements sorciers. J'imagine que c'est toi que je dois remercier pour les bracelets ? »
Harry esquissa un mince sourire et acquiesça. « Je les ais trouvés à Brașov, quand j'y suis allé avec Bram et j'ai pensé qu'ils te plairaient. »
Charlie passa les deux bracelets à son poignet gauche après avoir remonté sa manche et étendit son bras devant afin de juger de l'effet produit.
« Pas mal, » lâcha Harry, soudainement timide, avant de montrer ce qu'il avait reçu. « Hermione m'envoie un guide de conversation en roumain, avec les us et coutumes locales. »
Charlie se put s'empêcher de rire.
« J'aime son esprit pratique. »
« Newt m'envoie une édition augmentée de son livre sur les créatures fantastiques ; il y a rajouté ses observations sur les dragons. »
Charlie poussa un sifflement appréciatif.
« N'en parle pas aux autres, ou tu feras des jaloux, » prévint-il.
« Elia m'a envoyé ça, » continua-t-il en montrant à Charlie un volume relié. Il l'ouvrit et ils découvrirent ensemble les photos sorcières du séjour d'Harry à Paris. Pas un seul instant le jeune homme ne s'était douté qu'il pouvait être « observé » de la sorte.
S'il devait être tout à fait honnête, les photos étaient assez réussies. On l'y voyait souvent, en compagnie d'Elia, Luna, ou tout seul. Sur d'autres, figuraient les lieux visités ensemble, l'Allée et l'auberge.
« C'est un beau cadeau, » apprécia Charlie. « Tu pourras garder des souvenirs de ton voyage à Paris. »
« C'est vrai. Tes frères m'envoient un bon pour un match de Quidditch, valable quand, et je cite Ron, je me « déciderai à revenir à la civilisation ! ». »
Charlie secoua la tête. « Ils n'ont pas terminé de te faire du chantage pour t'inciter à rentrer en Angleterre.
« Je veux bien te croire. »
« J'ai appelé ce matin, par Cheminette. Ginny était la seule à être réveillée. »
« Oh. »
Harry sentit que Charlie étudiait sa réaction. Il ne savait même pas lui-même ce qu'il était supposé ressentir, ni ce qui était visible sur son visage. Il haussa les épaules et se leva pour faire la vaisselle. Le regard de Charlie le suivit un instant, puis il se leva aussi et ramassa les papiers qui jonchaient le sol de la cuisine.
« Que vas-tu faire aujourd'hui ? » demanda Charlie d'un ton plus léger.
Harry ne tourna pas la tête vers lui pour répondre.
« Je ne sais pas trop, mais en tout cas, je vais sûrement pas sortir. »
Il jeta un coup d'œil par la fenêtre de la cuisine. Il ne voyait qu'une étendue blanche, même le ciel avait cette couleur.
« Je te rejoins là-dessus, » réagit Charlie. « C'est sympa d'avoir une journée de repos. »
Une journée entière coincé à l'intérieur tous les deux ? Soudainement, ça ne semblait plus si reposant que ça...
- Moi quand ils se sont embrassés : "il était temps !"
- Moi en relisant : "son prétexte est complètement nul en vrai, il avait juste envie de l'embrasser et voilà."
Bref, j'attends donc de savoir si ça a fonctionné pour vous. Sinon j'espère que l'ambiance particulière de ce chapitre vous a plu autant qu'à moi (je suis enroulée dans mon plaid pour essayer de me représenter l'hiver, même si on est mi-juin...).
Merci à vous pour le soutien énorme à cette histoire, on approche des 20.000 vues, c'est é-nor-me!
A la prochaine, (pour encore pluuus de tension et de neige)
Yoi
