Hello tout le monde! J'espère que vous avez passer un bel été! J'ai enfin réussi à terminer ce chapitre qui me posait problème depuis longtemps. C'était trop calme, il fallait qu'il se passe quelque chose!

Bonne lecture,


La première lettre de Charlie arriva un mois après le retour d'Harry en Angleterre. Il réalisa que depuis qu'ils s'étaient rencontrés, ils avaient pris l'habitude de vivre ensemble et de se voir tous les jours. Il identifia alors le malaise qu'il ressentait. La distance lui avait en quelque sorte permis de faire le tri dans le maelstrom d'émotion qu'il ressentait, et maintenant il savait ce qui dominait : l'envie de le revoir. Il découvrit donc la lettre avec une joie certaine.

« Cher Harry,

J'espère que tu te portes bien depuis la dernière fois. Comment va la famille ? Et les révisions ? A ce propos, je trouve que tu as beaucoup de courage ; je ne crois pas que j'aurais été capable de partir d'ici pour reprendre mes études, même après seulement quelques semaines. Mais je suis certain que tu vas t'en sortir ! L'été n'est pas si loin.

Enfin, dans l'esprit, car en réalité on a essuyé quelques grosses tempêtes de neige qui ont rendu tout travail très compliqué dans la réserve. Il a y même eu des dégâts sur certaines maisons du village dont les toits n'avaient pas été protégés depuis trop longtemps. Tu aurais dû voir ça, c'était hallucinant, avec des tuiles qui tourbillonnaient dans les airs au-dessus de nos têtes !

Ça a été une semaine fatigante, c'est le moins qu'on puisse dire. Au final, tout est rentré dans l'ordre. Comme on ne pouvait de toute manière pas faire notre boulot correctement, on a réparé les maisons et fait des chaînes de sort pour mieux protéger les habitants des colères climatiques.

L'autre avantage d'avoir été mobilisé est que je ne me suis rendu compte que cette semaine à quel point la maison était vide. Je n'avais jamais eu de problème avant, mais je réalise maintenant. Alors reviens vite !

En attendant, on se verra bien au mois d'avril. Tu peux déjà dire à tout le monde (ou le garder pour toi...) que je serai là du 14 au 28. Ma mère voudra sûrement organiser un grand dîner avec tout le monde, elle fait ça à chaque fois, et hormis ça et une visite à quelques amis, je serai pas mal à la maison, on pourra passer du temps ensemble, quand tu ne seras pas trop occupé.

Pour en revenir aux nouvelles de la réserve, Bram va avoir une petite sœur ! Ses parents l'ont annoncé peu après le nouvel an. Elle devrait naître au printemps. Cela fait longtemps qu'il n'y a pas eu de naissance à la réserve (Bram est presque l'un des plus jeunes habitants, à vrai dire) et tout le monde est ravi. Ce doit être formidable de pouvoir grandir dans un endroit pareil !

Sinon Sven a pris une semaine de vacances (ça faisait des années, on l'a presque poussé dehors, tu peux me croire) et il a choisi d'aller visiter une des réserves chinoises. Quand on n'arrive pas à décrocher, hein... Toujours est-il qu'il en est revenu avec plein d'idées et d'axes d'amélioration pour notre propre réserve, donc il est fort probable que des choses changent dans les mois à venir.

En bref, plein de nouveautés !

A bientôt j'espère, et sinon on se voit en avril ! Prends soin de toi.

Charlie »

Harry était sûr qu'en terme de longueur, cette lettre rivalisait avec celles d'Hermione. Il était vraiment content de recevoir autant de nouvelles de la part de Charlie et de ne plus avoir l'impression qu'il avait imaginé son séjour à la réserve. La vie continuait là-bas, c'était quelque chose de réel.

Il restait environ deux mois avant le séjour de Charlie en Angleterre. Cela lui laisserait le temps de s'y préparer mentalement.

Il décida cependant de lui répondre directement, au moins pour lui dire qu'il était toujours vivant.

« Cher Charlie,

Merci pour ta lettre, c'est bon de savoir comment va la vie à la réserve, même si visiblement les derniers événements n'ont pas été de tout repos.

Je ne vois pas non plus le temps passer ici, et c'est tant mieux. J'ai un programme de travail chargé. Je révise la théorie avec Hermione et la pratique avec Ron. Je vais passer les examens en même temps que les autres, mais au Ministère, pas à Poudlard. C'est fastidieux, mais moins difficile que ce à quoi je m'attendais. Je n'ai pas à quitter le Terrier trop souvent, et c'est un endroit agréable – je ne t'apprends rien.

J'ai aussi eu une discussion avec Ginny et on a mis les choses au clair entre nous. Cela faisait longtemps qu'on ne savait plus comment se parler et je crois qu'on a finalement réussi à écarter la gêne. C'est plutôt une bonne chose.

Et je vais bientôt revoir Newt et Rolf ! Luna m'a invité à venir chez eux la semaine prochaine. Ils vivent à côté de Coniston, dans le Parc naturel du Lake District. Comme ce n'est pas à côté, je vais partir quelques jours. Ce sera sympa de découvrir un nouvel endroit.

Je suis curieux de voir quels changements Sven va juger bon d'apporter à la réserve, et en attendant transmet mes félicitations par avance à Evelien et sa famille.

J'ai hâte de te voir au mois d'avril. C'est étrange de vivre avec ta famille et d'imaginer que tu pourrais surgir d'un instant à l'autre dans le salon ou la cuisine.

Fais attention à toi, prends un peu de repos dans la mesure du possible, et embrasse tout le monde pour moi.

A très vite,

Harry »

Il relu la lettre en diagonale et la confia directement à Aderyn qui émergeait d'une sieste matinale. Une fois la silhouette de sa chouette devenue floue dans le ciel bleu, Harry retourna à ses manuels.

[…]

Comme il l'avait annoncé à Charlie, Harry se rendit à Coniston la semaine suivante. Muni de son fidèle sac à dos qui reprenait du service, seulement alourdi par les liasses de parchemins et les différents manuels scolaires – c'était incompréhensible que ces sorts ne soient enseignés qu'en cinquième année à Poudlard – il prit la Cheminette jusqu'au manoir où la famille avait élu domicile, sur les berges d'un des lacs du parc naturel.

Il ne trébucha pas en sortant de l'âtre et fut heureux de constater que ses cheveux n'avaient pas profité du voyage pour ramasser toute la suie du réseau. C'était bien la première fois.

Il fut accueilli directement par une femme qu'il ne connaissait pas mais qu'il supposa être la mère de Rolf. Un peu plus petite que lui, elle avait les cheveux brun foncé, la peau pâle et portait une robe de lainage à manches longues gris foncé.

« Bonjour, Harry. Bienvenue chez nous. Je m'appelle Tina, j'imagine que tu as entendu parler de moi ! »

Harry compris dans son regard poli mais vaguement amusé qu'elle savait déjà ce que son mari et son fils pouvaient raconter sur elle. Il s'autorisa un sourire.

« Bonjour Tina. Merci de m'accueillir. »

« C'est normal ! Luna tenait vraiment à ce que tu viennes, et je suis toujours ravie de rencontrer ses amis. »

Tina l'entraîna alors hors de la pièce.

« Newt est parti pour la journée, tu le verras ce soir. Sans doute, » laissa-t-elle échapper avec une expression qu'Harry ne sut analyser, sur le spectre relativement large de l'amusement à l'agacement. Il se contenta de la suivre jusqu'à la cuisine où Luna surveillait la cuisson de crêpes. Le bleu pâle de sa tunique d'hiver fit ressortir l'éclat ravi de ses yeux lorsqu'elle remarqua l'arrivée de son ami.

« Harry ! » s'exclama-t-elle. Ils s'étreignirent brièvement.

« Bonjour Luna. »

Restée sur le pas de la porte, Tina les observait, sourire aux lèvres. Quelque réserve qu'elle ait pu avoir face à Harry s'était maintenant évaporée ; son comportement vis-à-vis de Luna étant suffisamment parlant pour que son instinct maternel se rassure.

« Tu es différent, Harry, » Luna annonça en s'écartant de lui. Ne sachant pas ce qu'elle avait en tête, il se garda bien de faire la moindre supposition, même s'il pensait directement à certains événements.

« Je fais des crêpes. Rolf est dans sa chambre, » ajouta-t-elle en revenant vers les fourneaux.

« Tu veux visiter la maison en attendant, Harry ? » proposa Tina.

« Avec plaisir. »

Elle lui montra alors le rez-de-chaussée avec la cuisine, une salle à manger, l'antichambre par laquelle il était arrivé, la véranda, et un escalier en colimaçon menant au sous sol. « Le repaire de Newt, » révéla-t-elle. Puis ils montèrent au premier étage.

Une mezzanine donnait sur la véranda, le bureau de Tina, deux salles de bain, cinq chambres. Harry la précéda dans celle qu'il allait occuper, entre le bureau et la salle de bain à partager avec Luna et Rolf. Tina le laissa seul pour lui permettre de s'installer. Il posa son sac sur le lit et contempla la pièce. Spacieuse et lumineuse, meublée d'un grand lit en bois sombre, d'une penderie à portes vitrées, d'une petite table ronde et de deux fauteuils anciens. Plus grande que toutes celles qu'il avait occupées jusqu'ici, elle avait aussi vue sur une partie du jardin.

Il découvrit ensuite la salle de bain, carrelée de mosaïques ouvragées et qui rappelait un peu par sa disposition la salle de bain des Préfets à Poudlard. Il en profita pour se passer de l'eau sur le visage. Il se sentait à l'aise dans cette immense maison, inconnue mais accueillante. Il n'était pas encore certain de bien s'entendre avec Rolf, mais le jeune Scamander n'était pas là pour le moment et il ne servait à rien de s'en inquiéter par avance. Et pour l'instant, Tina avait semblé plus conciliante que ce que son fils et son mari avaient laissé entendre.

Harry avait de nouveau l'impression d'être en vacances. Encore une fois, c'était grâce à Luna qu'il découvrait cet endroit particulier. En Roumanie, il avait trouvé Charlie. Il était sûr que les surprises continueraient ici.

Il redescendit tenir compagnie à Luna et l'aida à ranger un peu la cuisine, puis il purent de régaler des crêpes encore chaudes avec de la confiture de pétales de rose ou de crème de citron – faits par Tina avec la production du jardin. Rolf les rejoignit alors qu'ils avaient presque terminé. Les yeux encore ensommeillés, il ne sembla pas se rendre compte de prime abord de la présence du nouvel arrivant. Puis il releva la tête de son assiette en entendant Harry rire à une remarque absurde de Luna (« Tu crois que la Lune est en colère de nous voir manger son visage ? »)

« Oh, bonjour, » lâcha Rolf, la bouche presque pleine.

« Salut, Rolf. »

« Tu reviens de la réserve ? »

« Non, pas directement. Je suis arrivé début janvier, pour reprendre mes études. »

« C'est vrai ? Dans quel but ? »

« Je voudrais retourner travailler à la réserve. »

« Cool. »

« Et toi ? » demanda Harry, se rendant compte qu'il ne savait pas grand-chose sur lui.

« Je fais des études de Magizoologie, comme mon père. Mes recherches actuelles portent sur les ancêtres communs entre les créatures magiques et non magiques, et les mécanismes de différenciation entre les espèces. On sait déjà que ce n'est pas l'environnement qui fait la spécificité magique, alors c'est réellement intéressant de se plonger là-dedans. Il y a beaucoup à faire. Je n'arrive pas à croire que personne ne s'y soit penché avant moi ! »

Si le visage de Rolf ne se fit pas plus expressif, Harry remarqua tout de même que ce sujet le passionnait, ne serait-ce que par la soudaine longueur de ses phrases.

« Tu suis des cours en Angleterre ? »

« Je suis resté quelques mois à New-York pour faire des recherches, car ils ont là-bas des mines d'archives fabuleuses, surtout parce les sorciers sont beaucoup moins frileux envers les Moldus que nous. Ça n'a pas toujours été aussi simple, surtout quand mes grands-parents maternels étaient jeunes, mais aujourd'hui on peut dire que c'est nous qui sommes à la traîne dans ce pays. »

« Tu prévois d'y retourner ? »

« J'aimerai bien, mais pour l'instant il faudrait déjà que je termine l'année scolaire à Londres afin de valider des passerelles. Ces recherches vont me prendre des années, j'ai le temps de voir venir et de me décider. »

Ils n'étaient pas vraiment dans le même état d'esprit, bien qu'ils aient l'envie de bien faire et de se donner à corps perdu dans ce qui les intéressait vraiment. Mais Harry était beaucoup plus pressé de trouver sa place dans le monde quand Rolf semblait satisfait à l'heure actuelle.

« Moi, je préfère m'occuper des animaux avec Newt, » remarqua Luna au bout d'un moment.

« Ce qu'elle ne dit pas, » intervint Rolf au bénéfice d'Harry. « C'est qu'elle illustre les planches de la nouvelle version de l'encyclopédie de Newt. Elle a un sacré sens artistique. »

« Je n'ai jamais vu ces dessins, » remarqua Harry, qui essaya sans succès de se souvenir s'il avait déjà vu Luna dessiner quoique ce soit.

« Je te montrerai plus tard si tu es sage, » promis Luna en envoyant la vaisselle sale dans l'évier d'un coup de baguette qui aurait éborgné Rolf s'il ne s'était reculé à temps. Probablement habitué, il ne releva même pas et se contenta de remercier Luna pour les crêpes. Puis il s'éclipsa, laissant à Harry le soin de faire la vaisselle. Luna lui appris que Tina était partie travailler entre temps. Contrairement au Terrier, les adultes étaient absents pendant la journée.

Une fois la cuisine étincelante de propreté, Luna conseilla à Harry de se vêtir chaudement, et ils quittèrent la maison pour aller explorer les environs. Sans la neige, la végétation semblait mélancolique, impression un peu nuancée par la profusion d'oiseaux qui profitaient d'un mince rayon de soleil pour survoler les berges du lac en groupes savamment organisés. Luna étaient capables de nommer tous les espèces, même à des mètres de distance. Quant à Harry, il n'était pas certain d'avoir eu des cours de biologie non magique avant son arrivée à Poudlard, alors il se contenta d'écouter son amie et d'admirer l'esthétisme de leurs formations.

Si les légères courbes de niveau pouvaient faire penser à la réserve, l'omniprésence des lacs différenciaient bien le lieu. Harry se rendit compte que Charlie lui manquait plus dans cet environnement qu'au Terrier, quand bien même il n'était jamais venu ici, et s'efforça d'y penser le moins possible pour ne pas gâcher son voyage.

Le soir, Newt accueillit Harry comme dans son souvenir, avec politesse, mais en semblant déjà absorbé par autre chose. Harry n'en pris pas ombrage, si c'était comme avec Luna, son inattention ne signifiait pas un réel manque d'intérêt. Harry lui-même ne pouvait pas prétendre être parfait en terme de comportement social, avec les piètres modèles dont il avait bénéficié dans ses jeunes années. Il ne savait pas accepter les compliments, regarder quelqu'un dans les yeux plus de quelques secondes, ou encore dévoiler ses sentiments, pour n'en citer que quelques-uns.

Ils dînèrent à cinq dans la salle à manger. Rolf avait préparé un ragoût de légumes avec des pommes de terre pendant qu'Harry et Luna se promenaient. Apparemment, chacun avait son tour de cuisine. Harry imagina la tête des habitants du Terrier s'il en venait à proposer une telle idée.

Tina raconta que dans le cadre de son travail (« Le titre officiel c'est Formateur senior, et en vrai ça implique de gérer les jeunes Aurors un peu délurés dans leurs missions sur le terrain », expliqua-t-elle pour Harry) elle avait passé l'après-midi à rattraper la bourde d'un de ses élèves et qu'elle n'aurait pas assez d'une nuit pour inventer une punition suffisamment adaptée à l'égard de cette tête-brûlée qui n'en était pas à son premier avertissement. Comme cette fois-ci un autre élève innocent avait été blessé par un maléfice cuisant - rien de définitif, mais quand même - et que ça avait doublé sa pile de papiers à remplir, Tina était doublement remontée. Elle avoua avec un profond soupir regretter l'époque où elle était simplement Auror, sans personne sous sa responsabilité.

Ce à quoi Newt ajouta que ce n'était pas ce qu'elle disait lorsqu'ils s'étaient rencontrés. Ils passèrent la fin du repas à se lancer des remarques cryptiques, sous les regards des trois jeunes – blasé pour Rolf, amusé pour Luna, confus pour Harry. Il devina cependant qu'il ne s'agissait pas d'une réelle dispute, car Newt semblait très animé, et il crut même apercevoir l'ombre d'un sourire sur les lèvres de Tina.

Après avoir débarrassé la table et partagé une tasse de tisane de verveine et de fleurs de Puffapod – plus relaxante que la simple version moldue -, tout le monde suivit Newt au sous-sol. Dans l'escalier, Harry sentit son cœur s'accélérer. Son seul contact avec l'activité du Magizzologiste avait été la valise magique et le Niffleur, mais il sentait que ce qu'il allait découvrir serait très différent.

Ils arrivèrent dans une salle au plafond voûté, et Harry ne sut plus où donner de la tête. Si la descente s'était faite dans le silence, il y avait maintenant des bruits de partout, des créatures qui volaient, d'autres qui couraient, et le groupe de sorciers qui s'éparpillaient déjà, tous habitués à cet environnement et à leur propre place. C'est Newt qui vint chercher Harry pour d'abord le rassurer, puis le mettre à contribution.

Le sous-sol était séparé en de multiples pièces où avaient été recréés des milieux naturels différents. Même après plus de sept ans dans le monde sorcier, Harry s'étonna de la tempête de neige qui semblait plus vraie que nature. Newt l'emmena vers une pièce où il faisait nettement plus chaud et où plusieurs espèces d'oiseaux cohabitaient. Luna était déjà là, en train de donner des morceaux de fruits à un animal indolent qui ressemblait à s'y méprendre à un dodo. Harry croyait se souvenir que les Moldus les avaient exterminés, mais cela ressemblait bien à Newt d'en avoir sauvé au moins un.

« C'est un Dirico, » remarqua Luna lorsqu'elle n'eut plus rien à lui donner. « Il n'en existe plus que dans le monde sorcier, mais ils sont quand même moins menacés que les Jobarbille. »

Comme par magie, deux minuscules oiseaux bleu frôlèrent l'épaule de Luna et allèrent se poser en quelques battements d'ailes sur un tronc d'arbre tout proche.

« Ce sont les seuls oiseaux à ne faire aucun bruit. Ils emmagasinent tout les sons entendus dans leur vie et les reproduisent au moment de mourir. Ils ont été chassés dans de nombreux pays par les moldus et les sorciers qui croyaient entendre le diable. » annonça Luna doucement. « J'en ai déjà entendu un, c'est très beau, si on oublie qu'il s'agit d'un chant funèbre. »

Harry aida Luna à nourrir les oiseaux, puis ils rejoignirent ensemble la pièce centrale, d'où partaient tous les couloirs menant aux autres salles. Luna donna un léger coup de coude à Harry pour lui faire lever la tête. Dans l'immense aquarium à gauche de l'entrée, Newt et Rolf, équipés d'une variation sans doute plus efficace du sortilège de Têtenbulle, nettoyaient le fond et s'occupaient des résidents des lieux. Luna les nomma tous, mais Harry retint surtout la Rémora, un magnifique poisson argenté, qui, d'après les dires de Luna, protégeait les bateaux dans les mers et les océans.

Harry vit encore quelques autres créatures terrestres et s'assura de ne pas perdre Luna de vue, car ses années de cours de soin aux créatures magiques lui avaient au moins appris une chose : suivre les consignes de sécurité.

Il fut néanmoins surpris de constater que deux heures avaient passé lorsque Newt battit le rappel. Tina était remontée depuis un moment, et Luna semblait tomber de fatigue. Harry et Rolf l'aidèrent à remonter l'escalier pendant que Newt fermait le sous-sol – qu'il appelait le Refuge - pour la nuit.

[…]

La routine établie en quelques jours au Manoir Scamander fut brisée par l'arrivée d'une lettre à laquelle Harry ne s'attendait pas le moins du monde. Il venait de finir de déjeuner et attendait que Luna revienne d'il ne savait où pour l'accompagner dans le village le plus proche collecter des légumes pour le dîner. Un hibou des plus communs si ce n'était pour son désintérêt total de la reconnaissance d'Harry lui laissa une lourde enveloppe sur les genoux et repartit d'où il était venu.

Ne reconnaissant pas l'écriture et ayant tendance à se méfier du courrier inconnu, Harry retint sa respiration le temps d'examiner plus en détail l'écriture fine et élégante sur l'épais papier crème. Sans la toucher directement, il sortit sa baguette et lança les premiers sorts de détection auxquels il pouvait penser, puis, songeant qu'il ne pouvait pas se méfier plus sans être paranoïaque, il rangea sa baguette et retourna l'enveloppe.

Et là, le mystère s'épaissit, car l'en-tête officielle au dos de la missive lui était complètement inconnue.

« Maître Jeremiah Stamford

Avocate en affaires pénales et familiales

Oxford St, Londres »

Et en dessous, la mention « Urgent ».

La provenance de l'enveloppe prouvait qu'il s'agissait d'un courrier sorcier, mais c'était tout ce qu'Harry pouvait en déduire à ce stade. Ça, plus le fait qu'il s'agissait sans doute d'une bonne avocate, vu sa localisation dans un des quartiers les plus prisés de la ville. Même lui connaissait Oxford Street, ses grands magasins, ses bus à touriste et ses hommes d'affaires.

De plus en plus intrigué, il ouvrit l'épaisse enveloppe, qui contenait en fait deux lettres distinctes. Harry eut l'impression d'ouvrir une de ces horribles poupées russes que sa tante adorait.

L'une comportait la même en-tête que sur l'enveloppe, et l'autre un blason qui lui était familier. Un rapide coup d'œil à la suite du texte lui appris qui lui écrivait. Narcissa Black-Malefoy. La mère de Drago, la femme de Lucius, libérée depuis quelques mois à peine d'Azkaban. Tout ce qu'Harry avait tenté de refouler des procès huit mois plus tôt lui revint en pleine figure à la simple lecture de ce nom.

Que lui voulait Narcissa, et surtout, accompagné d'une lettre d'une avocate Londonienne ? Harry sentit son cœur s'accélérer, et soudainement, il n'était plus assez en sécurité dans la grande cuisine ouverte sur le jardin. Il attrapa les deux lettres et l'enveloppe, envoya sa vaisselle dans l'évier d'un geste de la main et se réfugia dans sa chambre à l'étage sans attendre. Il ne fut même pas conscient de verrouiller la porte ; sa magie s'en occupa pour lui.

Il étala les papiers sur le lit qu'il n'avait pas pris la peine de faire en se levant et décida de lire d'abord la lettre de Narcissa.

« Cher Mr. Potter,

Pour votre respect comme pour le mien, je ne vais pas m'embarrasser de paroles inutiles et perdre notre temps à tous les deux. Comme vous le savez sûrement, j'ai recouvré ma liberté en décembre, et si ces quelques mois m'ont appris quelque chose, c'est à ne rien regretter.

Je sollicite aujourd'hui votre aide. Non pas au nom de cette dette envers moi que vous avez déjà repayée lors du procès, mais au nom de votre bonté d'âme et votre volonté de m'aider.

Mon mari, Lucius, finira sa vie en prison. Il n'est déjà plus que l'ombre de ce qu'il était et ce n'est qu'une question de mois avant qu'il ait totalement disparu à l'intérieur de sa propre tête. Malgré l'amour infini que je lui porte, je ne peux plus rien pour lui.

Il en va autrement pour mon fils, Drago. S'il a souffert comme moi ces six derniers mois, je vous assure qu'il a amplement payé sa dette envers le monde sorcier, et que le reste de la sentence ne fera que du mal inutile à un jeune homme qui n'a finalement fait que suivre ses parents et leurs croyances.

J'ai donc fait appel à une avocate spécialisée dans les rapprochements familiaux et les remises de peine afin de libérer mon fils avant le mois de juin prochain. Dans cette optique, je me permet de vous solliciter humblement afin que vous appuyiez ma requête. Les procédures habituelles sont si longues que sans votre aide, les chances de nous faire entendre avant le mois de juin sont très faibles. Mais je ne renoncerai pour rien au monde. Mon fils est tout ce qu'il me reste, et même s'il est devenu bourreau à cause de la guerre, il a aussi été victime.

Je vous implore, Mr Potter, de m'aider à ramener mon fils chez nous.

Très sincèrement,

Narcissa Black-Malefoy »

Harry relâcha enfin sa respiration. Sa tête tournait un peu, malgré sa position allongée. Quelle était la probabilité pour qu'une chose pareille arrive ?

D'une main un peu tremblante, il reposa cette lettre pour prendre l'autre. Mais sa concentration n'était pas au rendez-vous, et là où Narcissa s'était montrée directe, l'avocate utilisait des tournures injustement compliquées et probablement bourrées de sous-entendus juridiques qu'Harry était loin de maîtriser. Il se contenta donc de la lire en diagonale, saisissant tout de même que l'avocate lui demandait formellement de se présenter à son bureau le plus rapidement s'il acceptait d'être témoin lors de la requête officielle de Narcissa pour faire libérer son fils.

Sans même y réfléchir, Harry savait très bien qu'elle était sa réponse. Il avait quitté le pays pour échapper à ce genre de problème ; il n'allait pas retomber dedans alors qu'il avait été forcé de revenir pour autre chose.

Et surtout pour cette famille, qu'il avait déjà aidée lors des procès de l'année précédente. Il ne voyait pas en quel honneur il devrait faire abstraction de son confort personnel pour eux. Et puis il n'était pas rentré pour ça ! Il avait du travail, des examens à passer, une pression certaine sur les épaules.

Empêtré dans ces sentiments, il rangea d'un geste énergique les deux lettres avec le reste de ses affaires, hors de sa vue.

[…]

Harry parvint à garder ce courrier pour lui pendant quarante-huit heures. Perspicace comme toujours, Luna devina sans délai qu'il ne se sentait pas bien. Contrairement à ce qu'Elia aurait fait, elle ne l'accula pas pour qu'il parle mais attendit patiemment qu'il soit prêt à lui confier ce qui le tracassait.

Il lui dévoila son trouble alors qu'ils étaient dans le jardin, en train de replanter des bulbes confiés par Newt - apparemment, une des nouvelles créatures qu'il venait de recueillir raffolait de ses fleurs.

Luna l'écouta sans rien dire, et heureusement qu'Harry la connaissait bien car elle se mit à chantonner une berceuse sorcière en creusant le sol durci par le froid.

Elle ne lui donna son avis qu'une fois qu'il eut terminé d'expliquer ses sentiments, et finalement sa répugnance à laisser un tel appel à l'aide sans réponse, malgré les conséquences pour lui.

« C'est terrible d'aimer quelqu'un qui a fait le mal, » commença-t-elle par dire d'une voix grave. « Et c'est souvent par amour qu'on fait le mal. La mère de Drago cherche à s'absoudre de ses actes en le sortant de prison, toi tu te dis qu'il y a déjà eu trop de victimes, et que pour celle-ci tu peux faire quelque chose. » Elle avait tellement raison mais ça faisait mal de l'entendre. « Personne n'est foncièrement bon ou mauvais. Ce sont nos actes qui parlent pour nous. Et nous avons eu la chance de finir du bon côté. »

Harry s'était arrêté de creuser, laissant sa truelle à côté de lui, concentré sur le visage de son amie.

« Lui a eu moins de chance. Il savait qu'il n'était pas du bon côté. » Elle regarda son outil tristement, comme s'il s'agissait du visage de Drago. « Je l'ai entendu hurler, un jour. »

Elle n'ouvrit plus la bouche après ces derniers mots d'une grave finalité, et Harry avait déjà fort à faire avec ses pensées, alors ils terminèrent le jardinage en silence.

[...]

Harry eu besoin de deux jours pour se décider, avec l'aide de Luna, Hermione et Newt - un panel aux idées finalement très proches - et d'une journée supplémentaire pour rédiger un courrier à l'attention de Narcissa.

Oui, il acceptait sa requête et la priait de lui faire parvenir au plus vite une date de rendez-vous chez l'avocate. Il se sentit bien mieux après avoir envoyé cette réponse, signe s'il en fallait qu'il avait pris la bonne décision.

Anticipant la suite des événements, Harry décida à regret de prendre congés de la famille Scamander pour se rapprocher de Londres. Newt renouvela son invitation à une prochaine fois, vraiment, Harry était ici chez lui, et Tina confirma d'un sourire. Harry les remercia de leur hospitalité, à la fois dans leur Manoir et lorsqu'ils s'étaient rencontrés en Roumanie.

Luna l'accompagna sur une partie du chemin, et avant qu'ils ne se séparent, elle lui annonça:

« Si tu as besoin de moi, je viendrais. » Ils s'étreignirent brièvement et Harry s'en alla affronter les conséquences de sa décision.

[…]

La situation n'aurait pu être plus bizarre. Harry était assis dans un fauteuil blanc ultra-moderne, ses mains nerveusement jointes sur ses cuisses. A sa droite, Narcissa Malefoy, vêtue d'une élégante robe moldue, ses longs cheveux attachés en chignon. Si la nervosité se lisait sur ses traits, elle exsudait aussi la détermination.

En face d'eux, Jeremiah Stamford (que Narcissa appelait Jerry! Étaient-ils dans une autre dimension ? Les règles de l'univers devaient avoir changé), avocate de son état, cheveux noirs très courts, chemisier noir et sourire professionnel, installée derrière son large bureau en verre.

« Bien. Maintenant que nous sommes tous réunis, nous allons pouvoir commencer. Nous n'avons que très peu de temps pour faire avancer la situation, mais grâce à l'intervention de Mr Potter ici présent et quelques menaces bien placées, j'ai pu saisir le Magenmagot et obtenir une audience pour la semaine prochaine. A circonstances exceptionnelles, et cetera. »

N'écoutant que d'une oreille, Harry constata, fasciné, comme l'avocate semblait pouvoir parler sans même reprendre sa respiration.

Et avait-elle parlé de menaces? Il fallait sans doute en arriver là pour faire bouger plus rapidement une institution aussi ancestrale que le tribunal sorcier.

« Fort heureusement, l'audience sera fermée, ce qui nous évitera les mêmes épanchements du public que lors du dernier procès. On ne peut compter ici sur sa sympathie, alors c'est pour le mieux. »

Harry était on ne peut plus surpris de sa franchise, et du manque de réaction de Narcissa. Soit elle était prête à tout pour sauver son fils, soit elle avait toute confiance en l'avocate. Peut-être même les deux ?

« Nous serons tout de même une dizaine, on ne se sépare pas totalement du protocole, aussi encombrant soit-il. » Jeremiah soupira. « Monsieur Potter. Harry. Je peux vous appeler Harry ? Êtes-vous informé de ce que votre rôle sous-entend ? » Elle continua sans qu'il ait pris le temps de répondre. « Vous allez témoigner aussi ouvertement et sincèrement que lors de la dernière audience. » Harry ne demanda pas comment elle en avait été informée, c'était inutile. « A ceci près qu'il va falloir être encore plus convainquant. » Il fronça les sourcils et l'avocate soutint son regard sans faiblir. « Nous allons remporter cette audience, même si pour cela nous devons ruser, » ajouta-t-elle, comme si Harry allait trouver cela plus acceptable. Pendant ce temps, Narcissa se contentait de les regarder, toujours très droite dans son fauteuil, les lourds bijoux autours de ses minces poignets silencieux.

« Que voulez-vous que je dise ? » Harry demanda après quelques secondes embarrassantes.

Jeremiah joignit ses mains sous son menton comme si elle avait attendu sa question pour parler.

« Je vais plaider la fragilité d'esprit du jeune Drago, ainsi que la difficulté de sa réinsertion future dans la société magique ; nous garderons pour nous le souhait de Narcissa de se retirer de la communauté, cela ne les regarde pas. Ensuite, vous pourrez, avec votre position sociale reconnue bien que ternie par votre absence ces derniers mois, plaider des travaux d'intérêt général, ce qui existe également dans le monde sorcier, bien que personne n'en parle. Votre statut permettra de donner de la valeur à cette option. Narcissa fera son propre témoignage de l'enfermement et je pourrais refermer le raisonnement sur eux. »

« Les travaux d'intérêt général, est-ce vraiment ce que vous voulez ? » s'inquiéta Harry en s'adressant à sa voisine de droite pour la première fois.

« Rien ne peut être pire que de passer une journée supplémentaire dans un tel endroit, monsieur Potter, » répliqua calmement Narcissa. « Ne m'obligez pas à parler du sort de mon cousin. »

Ce fut comme un coup de couteau dans sa poitrine, cette manière si réductrice de parler de Sirius. Harry eut du mal à retrouver sa respiration. Entre temps, Jeremiah avait recommencé à parler.

« Quoiqu'il arrive, ne tentez pas d'intervenir hors des clous et laissez moi gérer la situation. Croyez-moi, si je veux que vous preniez la parole, vous le saurez. » Elle s'adossa élégamment dans son grand fauteuil. « Et, Harry ? Il faut que vous soyez absolument persuadé que Drago mérite de sortir. Les juges verront votre détermination et ne chercheront pas à savoir si vous dites vrai. C'est le plus important. »

« D'accord, » parvint-il à lâcher, sans savoir comment il atteindrait le niveau supérieur puisqu'il pensait déjà y être.

« Narcissa, prenez soin de vous jusqu'à l'audience, jeudi prochain. Harry, pensez à votre motivation. Je reste disponible si vous avez besoin. »

Jeremiah se leva, signalant par là la fin de leur entretien. Il ne restait plus qu'à prier pour que tout se passe bien la semaine suivante.

[…]

Harry ouvrit lentement les yeux sur un plafond rongé par l'humidité et éternua. Les événements de la veille lui revinrent à l'esprit avant qu'il puisse paniquer.

Square Grimmaurd, la chambre de Sirius. Il était arrivé la veille, fuyant la presse enragée qui avait en même temps appris son retour et son implication dans la nouvelle audience de Drago Malefoy.

Il n'avait pas cherché à comprendre et s'était contenté d'attraper son sac – il était de retour au Terrier depuis moins de vingt-quatre heures – pour transplaner à Londres. A vrai dire, ce n'était pas forcément la meilleure des solutions, mais au moins, il serait à proximité du lieu d'audience, et personne ne pourrait le forcer à sortir d'ici avant la semaine suivante.

Ô Merlin, comment allait-il tenir une semaine enfermé dans cette maison lugubre avec pour seule compagnie un elfe de maison désagréable ?

Bien sûr, il lui restait toujours ses révisions, la raison principale de son retour en Angleterre.

C'est donc sans grande motivation qu'il s'y attela après avoir fait l'inventaire des placards de la cuisine et appelé Kreattur pour qu'il se charge de lui procurer de la nourriture pour son séjour.

Il lui sembla d'ailleurs que Kreattur ne le regardait pas aussi méchamment que d'habitude, sans qu'Harry ne parvienne à comprendre pourquoi.

Deux longues journées s'écoulèrent dans le calme de la vaste demeure et bien qu'il se sente relativement en sécurité, Harry trouva cela pire que les mois de fuite dans les bois avec ses amis. Sous la lumière artificielle, il était si difficile de voir le temps passer, et il se surpris à regarder l'antique horloge de la cuisine un nombre incalculable de fois.

La troisième nuit, un cauchemar comme il n'en avait plus fait depuis son départ l'été précédent le réveilla en sursaut, les draps trempés de sueur et entortillés autour de ses membres, ajoutant à sa panique. Il était cinq heures du matin, mais il n'avait pas l'intention de se rendormir – ni la capacité, d'ailleurs.

Il descendit dans la cuisine, raviva le feu et se fit du thé noir dans une grande théière et, puisqu'il n'avait rien d'autre à faire pour s'occuper, essaya de se concentrer sur ce dont Jeremiah lui avait parlé : être convaincu de ce qu'il allait dire devant les juges. Il s'efforça de se remémorer des arguments de Luna, Newt et Hermione, qui étaient tout à fait recevables mais qu'il ne parvenait pour l'instant pas à s'approprier.

Sans prévenir, ce furent les mots de Narcissa qui lui apparurent. Elle n'avait pas tort, aussi difficile que ce soit à entendre. Harry s'était toujours refusé d'imaginer ce que son parrain avait bien pu vivre, toutes ces années en prison. Lorsqu'ils s'étaient rencontrés, Sirius n'avait qu'une trentaine d'années, mais en faisait au moins quinze de plus. S'il était resté relativement sain d'esprit, c'était grâce à sa conviction qu'un jour il vengerait ses amis, et son animagus, qui avait su protéger son mental.

Drago n'avait ni l'un, ni l'autre. Et sa tante, Bellatrix, était ressortie de la prison des sorciers folle à lier.

Perdu dans ses considérations, Harry ne vit pas les heures passer et finit par somnoler dans son fauteuil, sa tasse en équilibre précaire entre ses doigts.

Lorsque les protections magiques l'avertirent de la présence d'un intrus dans la maison, il se releva si vite que la tasse alla s'écraser sur le tapis mangé par les mites. Trop concentré sur l'alerte pour s'en inquiéter, il quitta la cuisine sans bruit, baguette à la main, pour aller inspecter le couloir.


Le personnage de Jeremiah est un hommage à Jeri Hogarth, l'avocate de la série Marvel Jessica Jones.

Concernant la famille Scamander, je me suis arrangée avec la chronologie comme j'ai pu, sachant que dans le canon, Newt et Tina sont les grands-parents de Rolf. Ici, ils l'ont adopté quand il était très jeune car ils ne pouvaient pas avoir d'enfants.

Qu'en avez-vous pensé?

A la prochaine!