Bonjour à vous! Je suis toute nouvelle sur ce site, qui m'a été conseillée par ma soeur de coeur Lealyn. Pour ma première publication, j'ai voulu vous faire partager cette histoire qui a mis presque quatre ans à émerger de mon cerveau. J'espère que vous prendrez autant de plaisir à la lire que j'en ai eu à l'écrire et que vous ne serez pas rebutés par le côté OOC de vos personnages préférés.

Cette histoire est composée de vingt-neufs chapitres, sans compter le prologue et l'épilogue. Je publierai un chapitre toutes les semaines.

N'hésitez pas à me laisser vos commentaires, vos critiques, vos questions, j'y répondrais toujours.

Et pour finir, un très grand merci à Lealyn qui a accepté d'être ma bêta.

Chapitre 1 : L'année de tous les dangers

Sept mois plus tôt…

- Élisabeth Victoria Morgane Parker ! Si tu continues de marcher à ce rythme-là, le train partira sans nous ! Bouge-toi un peu !

- C'est bon Peter, ne me prends pas la tête, il reste quinze minutes et nous sommes à cent mètres de la voie 9 ¾, rouspéta la sorcière.

- Oui, mais le temps d'arriver, de trouver une place, d'installer les bagages…

- Peter, ta sœur à raison, ce n'est pas la peine de se presser.

- Mais maman…tenta de se justifier Peter

- Pas de mais qui tienne, laisse ta sœur tranquille. Regarde, nous sommes arrivés, conclut leur mère.

Cette charmante petite discussion avait lieu sur le quai de la gare de Londres, un lundi matin, aux alentours de 9 heures et 47 minutes…À quelques secondes près. Les participants étaient au nombre de trois : la mère, Éléonore, et ses deux enfants, Peter et Élisabeth, âgés de seize ans tous les deux pour la bonne et simple raison qu'ils étaient jumeaux. Ce qui ne les empêchait pas de se chamailler sans arrêt à propos de tout et de rien...Surtout de rien, d'ailleurs.

- Je passe en premier, déclara Peter d'un ton catégorique.

- Quoi ? L'année dernière, tu étais déjà passé en premier, et on avait dit chacun son tour.

- Déjà, il n'y a pas de on qui tienne, vu que tu avais décidé cela toute seule, et par ailleurs, de nous deux, je suis l'aîné. Donc, je passe en premier.

- L'aîné de quoi ? On est jumeaux, patate !

- Je suis né avant toi, donc je suis l'aîné, crétine.

- Et si vous traversiez tous les deux, en même temps ? Tenta leur mère.

- Certainement pas ! répliquèrent les jumeaux en chœur.

- Au moins, vous êtes d'accord sur une chose, soupira-t-elle.

Quelques minutes de discussions houleuses plus tard, la progéniture d'Éléonore Parker, née Weasley, était confortablement installée dans le Poudlard Express. Élisabeth, qui ne se trouvait pas dans le même compartiment que son frère, devisait tranquillement avec sa cousine Ginny Weasley et son meilleur ami Neville Londubat, en attendant le départ imminent du train écarlate.

- J'ai vraiment cru que j'allais tuer mon abruti de frère ! Lui et sa manie de vouloir traverser en premier…

- Bizarrement, j'ai une impression de déjà-vu, dit Ginny. Laisse-moi réfléchir…Ah oui, tu avais dis la même chose l'année dernière.

- Et l'année d'avant, ajouta Neville.

- Et l'année d'avant aussi…

- Et…

- Stop vous deux ! s'exclama en riant Élisabeth. Je crois que j'ai compris le message. Il n'empêche qu'il est vraiment exaspérant !

- Et sinon, vous avez passé de bonnes vacances ? demanda Neville.

Élisabeth cessa aussitôt de rire tandis que Ginny foudroya Neville du regard. Ce dernier comprit aussitôt sa bévue, mais un peu tard.

- Oh Élisabeth, je suis vraiment désolé !

- Ce n'est pas grave Neville, ne t'en fais pas pour ça, répondit Élisabeth en esquissant un petit sourire triste.

Car Élisabeth n'avait pas du tout passé de bonnes vacances, et pour cause : sa meilleure amie, Catherine Larry avait été assassinée à la fin du mois de juin, par Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Elle-même avait bien failli mourir ce jour-là. Elle n'avait dû son salut qu'à la cachette que son amie lui avait trouvée, juste avant qu'une équipe de Mangemorts, Vous-Savez-Qui à sa tête, ne débarque dans le manoir familial des Larry. Depuis, toute la famille Parker avait été transportée dans un lieu sûr, connu uniquement de Dumbledore et d'Arthur Weasley, Gardien du Secret.

Le fait que Vous-Savez-Qui avait tué Catherine de sa propre main tenait à ce que celle-ci refusait de s'acquitter de la mission que son père, un des plus fervents partisans à la cause Mangemort, lui avait confiée, à savoir tuer un des membres de la famille Parker. La raison de cette volonté tenait à ce que William et Éléonore Parker étaient, et sont toujours, les plus farouches ennemis de Vous-Savez-Qui, tout comme l'était le couple Potter en son temps. Catherine avait été choisie pour cette mission du fait de sa très longue amitié avec Élisabeth. Ainsi, elle faisait partie des rares privilégiés à bénéficier de l'entière confiance de la famille Parker, qualité idéale au plan diabolique de Vous-Savez-Qui. Mais il se trouve que l'héritière de Jake et Arabella Larry avait catégoriquement refusé de remplir sa mission, et ce, malgré les menaces de mort de ses parents et de l'entière communauté Mangemort.

Depuis ce jour maudit de juin, Élisabeth ne pouvait s'empêcher d'en vouloir à sa meilleure amie, qui avait eu la possibilité de fuir ses parents, étant majeure, en demandant la protection de Dumbledore, et qui, par orgueil ou excès de confiance, avait préféré rester dans la demeure familiale.

- Ma mère ne voulait pas que nous revenions, dit Élisabeth en rompant le silence.

Neville et Ginny regardèrent leur amie, étonnés. Celle-ci continua de parler, regardant le paysage défiler sous ses yeux.

- Maintenant qu'elle connait les intentions de Vous-Savez-Qui à notre égard, elle souhaitait que Pete et moi terminions notre scolarité à la maison.

- C'est possible de faire ça ? Demanda Neville.

- Oui, lui répondit Ginny, mais il faut une raison suffisamment valable pour le faire…Du moins tant que tu es mineur.

- Je pense qu'une menace de mort provenant de Face-de-Serpent lui-même est une raison suffisante, mais quoiqu'il en soit, papa a refusé. Pour lui, Poudlard est l'endroit le plus sûr au monde.

- Et du coup, ton père a fini par convaincre ta mère ? Demanda Neville.

- Non, c'est moi qui l'ai convaincu, répondit Élisabeth, qui ajouta, comme pour se justifier, il avait raison de toute manière. Poudlard est l'endroit le plus sûr au monde, tant que Dumbledore est à sa tête.

- Oui, tant qu'il est là…

- C'est amusant, c'est exactement ce que ma mère lui a répondu. Quoiqu'il en soit, j'ai réussi, avec l'aide de Pete, à convaincre ma mère du bien-fondé du raisonnement de mon père…Et me voilà.

- Mais vous n'avez pas eu peur de vous faire agresser par des Mangemorts ? demanda Neville inquiet.

- Si quelqu'un devrait avoir peur de se faire agresser ce n'est pas nous mais plutôt les Mangemorts ! Nous avons passé toutes les vacances scolaires avec cinq membres de la BASE, et ils nous ont escortés ce matin jusqu'à la voie 9 ¾. Discrètement, cela va de soi.

- La vache ! La BASE rien que pour vous ! Je comprends maintenant pourquoi mon père nous répétait sans cesse de ne pas nous inquiéter pour vous ! S'exclama Ginny impressionnée.

La BASE, acronyme de Brigade d'Aurors Spéciale d'Élite, était une division à part, composée des meilleurs Aurors de Grande-Bretagne, ainsi que le spécifiait son titre. Sa mission concernait essentiellement l'escorte et la défense de personnalités très importantes, comme le Ministre de la Magie, ou, dans le cas des Parker, des personnes menacées de mort par Voldemort en personne. Arthur Weasley avait eu raison d'être serein. En trois cents ans d'existence, la BASE n'a connu aucun échec.

- C'était soit la BASE soit les cours à domicile, lui répondit Elisabeth en se détournant de la vitre. Heureusement que mon père a encore quelques contacts parmi leurs membres.

Le père d'Elisabeth, William Parker, avait été le chef de la quatrième escouade de la BASE, composée de ses amis de toujours, Peter Pettigrew, Alice Summers et Franck Londubat, et de James Potter, Lily Evans, Sirius Black, et Rémus Lupin, les plus proches amis de sa future femme. Lorsqu'Éléonore était tombée enceinte, il avait démissionné de son poste au profit de Sirius Black. Puis est venue la tragédie du 31 octobre 1981. Les Parker avaient invité tous leurs amis pour fêter le premier anniversaire d'Élisabeth et de Peter. Mais cet évènement avait été endeuillé par les meurtres de James et de Lily Potter, tués par Voldemort. Quelques semaines plus tard, les restes de Peter Pettigrew avaient été retrouvés par une brigade d'Aurors. Sirius Black, accusé du meurtre, avait été envoyé à Azkaban. Dans le même temps, trois Mangemorts, parmi les plus dangereux des fidèles de Voldemort, avaient passé toute une soirée à torturer les Londubat.

Éléonore et William avaient été plus que choqués en apprenant le destin de leurs amis, d'autant qu'ils avaient nommés leurs enfants d'après deux d'entre eux, Lily Potter née Evans (dont le prénom était en réalité Élisabeth) et Peter Pettigrew. Mais celui-ci, qui avait été considéré comme un héros s'était, en réalité, révélé être à la solde de Voldemort. Pendant treize ans, le monde entier avait considéré Sirius Black comme un traître, ayant conduit Voldemort à la cachette des Potter, et un meurtrier, pour avoir tué Peter. Mais il n'en était rien. Peter avait passé toutes ces années sous la forme d'un rat, qui n'était autre que l'animal de compagnie de Ron Weasley.

Aujourd'hui, tout le monde connaît la vérité. William et Eléonore s'en étaient voulus d'avoir considéré Sirius, le meilleur ami de James Potter, comme un traître. Les amis d'autrefois s'étaient récemment retrouvés, mais pour peu de temps, Sirius ayant trouvé la mort deux ans auparavant, tué par Bellatrix Lestrange.

La porte du compartiment s'ouvrit sur Peter, interrompant nos trois amis dans leur conversation.

- Hey Peter, le salua Neville. Où étais-tu passé ?

- Je me trouvais avec Dean et Seamus quand Luna est arrivée, suivi de son futur mari, répondit Peter en désignant Ginny de la tête. Par égards pour ma sœur adorée, j'ai décidé de déguerpir.

- Mon futur mari ! S'étrangla Ginny, tandis qu'Élisabeth et Neville éclatèrent de rire. Mais Harry n'est pas mon futur époux !

- Mais je n'ai pas dit qu'il s'agissait d'Harry, répondit tranquillement Peter

- Mais…je…enfin, tu as dis…

- Là il t'a eu ma petite Ginger, dit Élisabeth en ébouriffant affectueusement la longue chevelure de sa cousine, d'une couleur identique à la sienne.

- Par ailleurs, ton futur-mari-qui-n'est-pas-ton-futur-mari voudrait te voir.

- Comment tu le sais ? Demanda Elisabeth.

- Probablement parce qu'avant que je ne parte, il m'a dit un truc du genre « Si tu croises Ginny, tu peux lui dire que je voudrais la voir ? »

- Ron et Hermione ne sont pas avec lui ? S'étonna Neville.

- Ils sont dans le compartiment des Préfets.

- Et il n'a pas dit ce qu'il me voulait ?

- Ginny, je t'adore tu sais, mais moins je parle à Monsieur Je-Sauve-Le-Monde, mieux je me porte. Mais, eu égard à ma très longue expérience, je dirais qu'il s'apprête à te demander de sortir avec lui.

Ginny devint rouge comme une tomate en entendant ces propos. Balbutiant des excuses, elle quitta rapidement le compartiment sous l'œil amusé de Neville et de Peter.

- Elle aurait mieux fait de rester avec Dean, dit Elisabeth quand la porte du compartiment se referma sur sa cousine.

- Tu sais très bien qu'Harry Potter est le grand amour de Ginny depuis toujours, dit Peter en ouvrant le Chicaneur.

- Luna a réussi à te refiler son journal ? demanda Neville amusé.

- Allons bon ! soupira Élisabeth. Alors, des nouvelles du Ronflak Cornu ?

- Eh bien, il se trouverait actuellement en Norvège, si j'en crois les gros titres, répondit Peter en feuilletant le journal avant de s'arrêter sur une page précise. Oh par Merlin…Ça pour une nouvelle…Tiens soeurette, ça va t'intéresser.

Elisabeth prit le journal que lui tendait son frère et poussa un hoquet de stupeur en découvrant le sujet : La mort d'un professeur de Poudlard tué par une indigestion d'ananas confits.

- C'est une blague ? Demanda Neville, venu s'installer à côté de son amie, pour lire l'article.

- Le Chicaneur est une vaste blague si tu veux mon avis, dit Peter. Il n'empêche, depuis que Saint Potter a donné son interview sur les circonstances de la réapparition de Vous-Savez-Qui, chose que la Gazette du Sorcier voulait à tout prix éviter, beaucoup de personnes prennent le Chicaneur très au sérieux.

Horace Slughorn, nommé l'année dernière professeur de Potions à Poudlard, a été retrouvé mort dans sa demeure du Devonshire, lut à voix haute Élisabeth. D'après les premières constatations, il semblerait que le vénérable potionniste ait été victime d'une indigestion d'ananas confits, sa friandise préférée. Le professeur Slughorn était titulaire d'un diplôme en…Une indigestion d'ananas confits ! C'est vraiment n'importe quoi !

- Et pourquoi non ? Tout le monde sait qu'il aimait beaucoup les sucreries. Il a du trop en manger.

- Très amusant Peter.

- Et puis, il n'y a aucune marque sur son corps laissant penser qu'il aurait pu être agressé, ajouta Neville, qui avait continué de lire l'article.

- Neville…L'Avada Kedavra ça te dit quelque chose ? Je sais que nous n'avons pas vraiment eu d'excellents professeurs en Défense contre les Forces du Mal, à part le professeur Lupin, mais…

- Pas besoin d'être aussi sarcastique Élisabeth, lui répondit Neville avec une pointe d'agacement dans la voix. Mais si tu lis bien l'article, tu verras qu'à aucun moment on ne parle de Marque des Ténèbres flottant au-dessus de la maison du professeur Slughorn. Tu-Sais-Qui n'y est pour rien dans cette histoire.

- Tiens mais c'est vrai ça, murmura Élisabeth en se replongeant dans l'article. « aucune trace d'intrusion », « pas de Marque des Ténèbres », « une apparence calme et paisible dans la mort »…Mais qu'est ce que ça veut dire ?

- Le professeur Slughorn a succombé à une indigestion d'ananas confits, répondit Peter. Ou plus exactement, il a été empoisonné.

- Empoisonné ! s'exclamèrent Élisabeth et Neville.

- Et comment en es-tu arrivé à cette conclusion ?

- Rien de plus facile ma très chère sœur, lui répondit Peter. Je suis un génie !

- Merlin, aide-moi à garder ma patience…soupira sa sœur.

- Un génie des Potions bien sûr !

- Mais n'importe quoi ! explosa Élisabeth malgré ses prières. Je suis le génie des Potions !

- Et depuis quand ?

- Depuis toujours !

- Mais qu'est ce qu'il ne faut pas entendre, soupira Peter.

- Dites le duo de choc, ça vous ennuierait d'arrêter vos chamailleries deux secondes. Moi aussi j'aimerais savoir comment Peter a réussi l'exploit de déduire de cet article que le professeur Slughorn avait été empoisonné.

Cette requête venait de Ginny, dont l'arrivée était passée inaperçue.

- Toi aussi tu as lu l'article ? lui demanda Neville.

- Non, mais Harry oui. Et il pense que c'est du sérieux.

- On parle d'Harry ton béguin ou d'Harry ton petit copain ? demanda narquoisement Peter.

- Pas de quoi en faire toute une histoire, dit Ginny en rougissant de nouveau.

- Tu ferais mieux de mettre fin au suspens, il ne va pas te lâcher de sitôt, dit Elisabeth en levant les yeux au ciel.

- Eh bien…Oui, Harry et moi sortons officiellement ensemble.

- Eh bien, il semblerait que les félicitations soit de rigueur, dit Elisabeth.

- Je sais qu'il existe un contentieux entre vous trois mais…Enfin, je l'aime vraiment et…

- …Et tu voudrais que nous fassions un effort pour nous supporter, termina sa cousine. Je ne te promets rien mais je vais faire un effort, rien que pour toi.

- Si on pouvait en revenir à la mort de Slughorn, suggéra Neville que les litiges entre membres de sa maison mettaient toujours mal à l'aise.

- Donc, Potter pense qu'il faut prendre cet article au sérieux. Qu'en pense notre intello de service ? Demanda Élisabeth.

- Elle pense que c'est du pipeau. Elle a dit, je cite « Il est hors de question de perdre du temps avec ces sottises dignes d'un enfant de quatre ans ».

- Je suis d'accord avec toi Peter, il a été empoisonné et tu es le roi des Potions, s'empressa de dire Élisabeth.

Il était de notoriété publique qu'Élisabeth détestait trois choses sur cette terre : les choux de Bruxelles, les marionnettes, et Hermione Granger.

- Merci de ton soutien sœurette, même si je sais qu'il n'est pas du tout objectif. Quoiqu'il en soit, l'absence de Marque des Ténèbres m'incite à penser que Slughorn a bel et bien été empoisonné. Vous-Savez-Qui a dû vouloir rester discret.

- Mais pourquoi ? Ce n'est pas son genre la discrétion, dit Ginny, profitant que Neville était retourné s'assoir auprès de Peter pour s'installer à côté de sa cousine.

- Je me demande surtout pourquoi il l'a tué, dit Élisabeth songeuse. Après tout, Slughorn lui était certainement plus utile vivant que mort. Pourquoi le tuer alors qu'il aurait pu l'enlever comme Ollivander ?

- Tu pense qu'Ollivander a été enlevé par Tu-Sais-Qui ?

- C'est évident Neville, répondit Élisabeth en levant les yeux au ciel. Ollivander est le meilleur spécialiste des baguettes de toute la Grande-Bretagne ! Tu-Sais-Qui n'est pas du genre à se contenter du bas de gamme.

- Il n'y a qu'une seule raison à la mort de Slughorn : il n'a pas voulu suivre Vous-Savez-Qui et celui-ci l'a tué.

- Non Peter, tu te trompes, dit Ginny. Harry m'a dit que le professeur Slughorn ne voulait pas revenir à Poudlard parce qu'il avait une peur bleue de Vous-Savez-Qui…

- C'est très compréhensible, dit Neville en frissonnant.

- Dans ce cas, il devait bien se douter que tôt en tard, il le retrouverait, continua Ginny. Alors pourquoi ne s'est-il pas enfui ?

- J'ai mieux comme question, dit Élisabeth. Pourquoi n'a-t-il pas combattu ? Certes, je l'ai toujours considéré comme un parfait trouillard, mais quand bien même, il a été professeur de Magie noire pendant de nombreuses années. Je ne pense pas que Dumbledore lui aurait donné ce poste si Slughorn n'était pas un minimum compétent.

- Magie noire ? demanda Ginny.

- Oui, c'est un cours spécifique donné à certains élèves qui en font la demande après avoir obtenu leurs ASPIC. J'en sais quelque chose parce que notre père l'a étudié dans sa scolarité.

- Oncle William ? Étudier la magie noire ?

- Oui, pour devenir Auror. Il s'agit d'une matière hautement recommandée, expliqua Peter. Mais les élus ayant la chance d'assister à son cours sont extrêmement rares. Papa nous avait expliqué qu'en plus d'obtenir les notes adéquates, les dossiers des candidats passaient entre les mains d'un jury présidé par Dumbledore en personne.

- Et ce cours existe toujours ? Demanda Ginny. Enfin…Non pas que je veuille y assister. Et puis, je ne vois pas en quoi la magie noire me servirait pour devenir Journaliste.

- Oui ! Mais comme je te l'ai dit, l'accès au cours est vraiment restreint. Il faut obtenir un Optimal en Sortilèges et en Défense Contre les Forces du Mal…Entre autres.

- Je trouve cela dommage que Slughorn soit mort, dit Neville. Je l'aimais bien.

- Dis plutôt que tu le préférais à Rogue, le taquina Peter, ce en quoi je ne peux pas te donner tort.

- Arrêtez, Rogue est un super prof de Potions, dit Élisabeth, scandalisée.

- Je ne comprendrais jamais ce que tu peux lui trouver, soupira Neville.

- Tout ceci est très bien mais pourquoi est-ce le Chicaneur qui parle de la mort de Slughorn ?

Tout le monde se tourna vers Ginny, qui tenait le journal dans ses mains. La benjamine des Weasley, ravie d'avoir attiré l'attention de ses amis, continua sur sa lancée.

- C'est vrai quoi, le Chicaneur n'est pas réputé pour être un journal sérieux, donc…

- Donc, c'est que le Ministère a quelque chose à cacher, poursuivit sa cousine. Tout le monde sait depuis la cinquième année que la Gazette n'est plus crédible, et ce même si cet abruti de Fudge a démissionné.

- Et si le Ministère a quelque chose à cacher…Commença Ginny.

- …C'est que ce quelque chose est forcement véridique, termina Neville.

Les quatre amis étaient arrivés en même temps à une conclusion identique, aussi affreuse soit-elle : le professeur Slughorn était bel et bien mort, probablement assassiné par Voldemort.

- De toute façon, Dumbledore va forcément en parler, dit Peter.

- Oh chouette, on va encore avoir le droit à un discours sur la coopération et la solidarité entre les Maisons.

- Pitié ne parle pas de malheur Lily, dit Ginny.

- Oh mais je suis d'accord pour coopérer avec les autres Maisons, tant que c'est pour mener la vie dure à Serpentard, rétorqua Neville d'un air sombre.

- Une chose est certaine en tout cas, dit Élisabeth. Cette année sera celle de tous les dangers, et il faut s'y préparer.