Je vous souhaite un bonjour très très glacial. Il n'y a pas à dire, Winter is here! Voici donc le tout nouveau chapitre, toujours corrigée par Lealyn. Il est vrai que l'action se met lentement en place mais ne vous inquiétez pas, le rythme va très sensiblement bouger dans les prochains chapitres.
Bonne lecture!
Chapitre 2 : Stupeur et tremblement
- Les première année par ici s'il vous plaît, allez dépêchons !
- Élisabeth sourit en entendant la voix tonitruante d'Hagrid alors qu'elle descendait du train. Elle se remémorait sa propre première année, où elle s'était retrouvée séparée de son frère jumeau lors de la montée dans les barques. Perdue, elle l'avait cherché du regard quand elle avait entendu une voix hautaine lui dire :
- Eh la rouquine ! Tu comptes prendre racine ?
Surprise, Élisabeth s'était tournée vers la propriétaire de la voix, une jolie blonde, accompagnée d'un garçon tout aussi blond. Devant son air ébahi, ce dernier avait ajouté :
- Par la culotte de la fée Clochette, cette fille a l'air profondément idiot !
- Lucas Carter, surveille ton langage !
- Elisabeth, surprise dans un premier temps par l'expression employée, avait très vite reprit ses esprits face à l'insulte proférée. Elle, idiote ? C'est ce qu'il allait voir ! Elle avait pointé sa baguette vers son adversaire, et prononcé le seul sort humiliant qu'elle connaissait :
- Color vestitus roseus !
À peine avait-elle fini que la robe dudit Lucas s'était colorée en rose bonbon ! La compagne de ce dernier avait explosé de rire, sous l'œil scandalisé de son ami.
- Arrête de rire ce n'est pas drôle ! Eh la rouquine, je te préviens si…
- Appelle-moi encore une fois la rouquine, et je te jette un sort si puissant que tu passeras le reste de l'année à te prendre pour une gamine de six ans, l'avait menacé Élisabeth.
- Sérieux ? lui avait demandé Lucas interloqué.
- Je demanderais à ta copine de te faire des couettes !
Lucas n'avait rien trouvé à répondre, et c'est son amie qui avait parlé pour lui.
- Comment tu t'appelles ? lui avait-elle demandé
- Élisabeth Parker
- Eh bien Élisabeth Parker, je suis extrêmement ravie de faire ta connaissance. Si tu veux bien pardonner la très grande discourtoisie de mon ami et te joindre à nous…
- Avec plaisir.
Élisabeth avait grimpé dans l'embarcation à côté de la jeune fille, dont elle ignorait toujours le nom.
- Ça s'enlève au moins ton truc ? lui avait demandé Lucas.
- Excuse-toi d'abord et ensuite j'envisagerais de te l'enlever.
- Ok, je m'excuse…ça te va ?
Parfait, dit Élisabeth, qui sans plus se préoccuper du garçon s'était adressée à la jeune fille : Et toi comment t'appelles-tu ?
- Eh ! Je me suis excusé je te signale, l'avait interrompu Lucas.
- Oh, je sais, mais je n'ai jamais dit que j'allais rompre le sort…j'ai dit que j'envisagerais de le faire, nuance.
- Toi je t'aime bien, lui avait alors dit la jeune fille alors que Lucas la regardait d'un air horrifié, je sens que tu auras parfaitement ta place à Serpentard, avec nous.
- Ça m'étonnerait, lui avait répondu Elisabeth. Je suis issue d'une longue lignée de Gryffondor du côté maternel.
- Génial, tu collectionne les tares on dirait, lui avait dit méchamment Lucas.
Pour toute réponse, Élisabeth avait pointé nonchalamment sa baguette vers lui, ce qui avait eu pour conséquence de le faire taire immédiatement.
- Ne t'occupe pas de lui, c'est un fieffé menteur. En réalité, son rêve le plus cher serait d'être à Gryffondor, pas vrai mon grand ?
- N'importe quoi ! pesta Lucas.
- Et ton père ? Il était aussi à Gryffondor ? demanda la jeune fille.
- Non, Serdaigle. Mais ne perds pas ton temps, aucun membre de ma famille n'est jamais allé à Serpentard. Je doute que mon frère et moi brisions la tradition.
- Oh, tu as un frère ?
- Oui, Peter. C'est mon jumeau. Mais ça t'intéresse tant que ça de savoir à quelle maison je vais appartenir ?
- Moi…je m'en moque. Mes parents en revanche…Enfin, c'est une autre histoire. Au fait, je ne t'ai pas répondu tout à l'heure. Je m'appelle Catherine Larry, mais mes amis m'appellent Cathy. Et voici Lucas Carter, mon meilleur ami.
- Enchantée Cathy, les miens m'appelle Lily.
- Eh bien Lily, je sens que nous allons être d'excellentes amies, peu importe dans quelle Maison tu atterriras.
- Je suis prêt à devenir moi aussi ton ami, si tu pouvais m'enlever cette fichue couleur.
Élisabeth, revenue à la réalité, cligna des paupières à toute vitesse pour chasser les larmes qui menaçaient de couler, comme à chaque fois qu'elle pensait à sa meilleure amie. Ainsi que celle-ci l'avait prévue, Lucas et elle s'étaient retrouvés à Serpentard, tandis qu'elle-même était envoyée à Gryffondor. Mais la différence de Maisons ne les avait pas empêchées d'être amies. Par contre, elle avait empêché la jolie rousse de se faire des amis au sein de sa propre Maison….du moins jusqu'au printemps 1992, où elle avait aidé un garçon rondouillard en cours de Potions.
Élisabeth sursauta en sentant quelqu'un taper sur son épaule, mais ce n'était que son frère.
- Ça va sœurette ? On dirait que tu as vu un fantôme.
- Non t'inquiète ça va…Bon si on se mettait à la recherche d'une calèche ? Qu'est ce que vous en pensez…ben où sont-ils passés ?
- Pendant que tu…allais bien, lui répondit Peter en ponctuant sa phrase d'entre-guillemets imaginaires, Ginny est allée rejoindre son cher et tendre tandis que Neville est parti en quête d'une calèche. Quant à ton fidèle serviteur, il n'attend plus que le bon vouloir de Mademoiselle pour se mettre en route.
- Oh la ferme ! Répondit Elisabeth en lui ébouriffant les cheveux.
- Arrête, tu es en train de bousiller mon capital séduction !
- Ton capital séduction ? Faut que tu arrêtes le Livèche, ce n'est vraiment pas bon pour ta santé !
- Élisabeth ! Peter ! J'en ai trouvé une !
Les appels provenaient de Neville, qui se trouvait devant une calèche, à quelques mètres d'eux. Élisabeth monta à l'intérieur pour découvrir trois septièmes années, une fille et deux garçons, des Poufsouffle, à en juger par leurs uniformes.
- Oh…Désolée. Cela ne vous dérange pas que nous nous installions avec vous ?
Les trois occupants ayant fait signe que leur présence ne les dérangeaient pas le moins du monde, Élisabeth s'installa à l'extrême bord gauche de la calèche, suivie par son frère puis Neville. Quand ce dernier claqua la porte, la calèche se mit en route. Élisabeth profita du trajet pour détailler ses vis-à-vis. Les deux garçons lui disaient vaguement quelque chose, en particulier le plus grand des deux. Celui-ci, se voyant l'objet de l'attention de la Gryffondor, lui sourit, ses yeux marrons pétillants de malice :
- Mais où ai-je bien pu le rencontrer celui-là ?
- Pardon ? Lui demanda Elisabeth
- C'est ce que tu es en train de te demander, n'est-ce-pas ?
- Sam Barrow, répondit Peter la place de sa jumelle. Je me disais bien que ta tête m'était familière. Tu es le nouvel attrapeur de l'équipe de Poufsouffle. Et toi, ajouta-t-il en se tournant vers l'autre garçon, tu es Nick Turner, qui a mené la vie dure à Dubois.
- C'est plutôt lui qui m'a mené la vie dure, répondit le dénommé Nick en souriant. C'était un sacré Gardien. Tout comme Weasley d'ailleurs.
- Il faut dire que les Weasley ont le Quidditch dans le sang, dit Sam.
- On le sait bien, ce sont nos cousins, dit Peter en se présentant. Je m'appelle Peter Parker, lui c'est Neville Londubat, et elle ma sœur jumelle, Élisabeth.
- Oui, je sais qui vous êtes, dit Sam, enfin surtout lui. Neville Londubat, la star du cours de Botanique.
Neville rougit et balbutia des remerciements.
- Vous nous connaissez déjà, ajouta Nick, mais permettez-moi de vous présenter Laura Cartwright, ma petite amie.
Les passagers échangèrent des politesses et profitèrent du reste du trajet pour faire plus ample connaissance.
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- Un peu de silence je vous prie.
Cette requête venait du Professeur de Métamorphose, Minerva McGonagall. Le silence se fit automatiquement et le Directeur de Poudlard, l'honorable Albus Dumbledore, prit alors la parole.
- Mes chers élèves, je suis ravi de vous accueillir à Poudlard pour une nouvelle année. Avant toute chose je tiens à vous rappeler que nous vivons des temps très sombres, et que plus que jamais la plus grande prudence s'impose. Nous devons rester unis, face à l'adversité, même si pour cela nous devrons faire d'étranges alliances.
- Pourquoi j'ai l'impression que c'est à moi qu'il s'adresse, marmonna Élisabeth
- S'il croit que je vais m'allier aux Serpentard, il peut toujours rêver, dit Neville d'un air sombre. Que je sois transformé en Bandimon si c'est le cas. On ne peut pas leur faire confiance à ces vils, fourbes, cruels…oh non ce n'est pas vrai, j'ai encore recommencé. Désolé Lily.
- Ne t'excuse pas, les Serpentard n'ont pas été très tendres avec toi…Mais si je peux me permettre une remarque, ils ne sont pas tous à mettre dans le même panier. Certains Serpentard valent même la peine d'être connus.
Neville et Peter regardèrent leur amie, un air de doute se peignant sur leurs visages.
- ….Et pour finir, je suppose que vous avez remarqué l'absence de notre vénérable Professeur Slughorn.
À ces mots, Élisabeth fit signe à ses amis de se taire. Dumbledore allait-il leur révéler la vérité au sujet de l'ancien Professeur de Potions ?
- Certaines personnes souhaitaient que je vous cache la triste vérité, mais nous sommes en temps de guerre, et j'estime que vous êtes suffisamment aguerris en la matière pour encaisser les coups de l'adversaire.
- Mais qu'est ce qu'il raconte ? Chuchota Peter.
- Horace Slughorn a été assassiné…Oui assassiné.
Le dernier mot du directeur se perdit dans le brouhaha qui venait de s'élever dans la Grande Salle.
- J'y crois pas, il a osé, dit Neville admiratif
- Il n'aurait pas dû, dit Peter, vous avez vu la tête de McGo ?
- Elle nous materne trop, rétorqua Élisabeth. Dumbledore a bien fait de nous le dire. À quoi penses-tu frangin ?
- Regarde Malefoy, répondit son frère
- Ben quoi Malefoy ?
- Il n'a pas l'air surpris par la nouvelle.
Élisabeth tourna la tête vers le Prince des Serpentard et constata que son frère avait effectivement raison.
Dans le même temps, l'injonction de la directrice de la Maison Gryffondor avait fait son effet, et la Grande Salle replongea automatiquement dans le silence. Dumbledore la remercia avant de reprendre la parole.
- C'est la raison pour laquelle le Professeur Rogue reprendra son poste de Professeur des Potions cette année…
- Oh non ce n'est pas vrai ! Gémit Neville, à l'instar de ses compagnons de tablée.
- Tu t'attendais à quoi ? Lui demanda Elisabeth. Les Professeurs de Potions de qualité sont devenus une denrée rare.
- En tout cas, certains sont ravis de la nouvelle, dit Peter en montrant la table des Serpentard, dont la plupart s'était levé pour applaudir leur Directeur.
- On se demande bien pourquoi, marmonna Neville.
- En ce qui concerne le poste de Défense contre les Forces du Mal, reprit Dumbledore nous n'avons pas encore trouvé de candidat approprié. Toutefois…
Mais avant qu'il n'ait pu finir sa phrase, un petit bruit de gorge se fit entendre du côté de la porte d'entrée de la Grande Salle. Tous les regards se portèrent vers la source de ce bruit et aussitôt un brouhaha, encore plus gigantesque que celui ayant eu lieu lors de l'annonce de la mort de Slughorn, s'éleva de toutes les tables. Après un moment de stupéfaction, le professeur Dumbledore s'exclama :
- Par la barbe de Merlin mais que faites-vous donc là?
- Mais c'est très simple, répondit une voix haut perché de petite fille, je suis votre nouveau Professeur de Défense Contre les Forces du Mal, enfin nouveau n'est pas vraiment le terme adéquat en l'occurrence.
À ces mots, Élisabeth regarda ses amis, paniquée. Peter lui prit la main pour la rassurer, mais il avait l'air tout aussi terrifié qu'elle. Et il n'était pas le seul. À la table des Rouge et Or, la plupart se mirent à trembler de tous leurs membres, tandis que Ginny, Neville, Harry et d'autres contemplaient la porte avec stupeur. Seuls les Vert et Argent manifestaient leur joie, d'une manière relativement indécente du point de vue d'Élisabeth.
- C'est le jackpot pour eux, d'abord Rogue et maintenant ça, dit Neville en montrant de la tête la femme habillée de rose qui avait été leur pire cauchemar durant leur cinquième année.
Stupeur et tremblement, telles furent les réactions que suscita le retour à Poudlard de Dolores Ombrage.
