Bonjour tout le monde! Tout d'abord mes plus sincères excuses pour n'avoir rien publié la semaine dernière. J'ai été totalement submergée par mes occupations et je n'ai littéralement pas eu le temps de publier. En ce moment, j'aurais bien besoin d'un Retourneur de Temps.
Voici un tout nouveau chapitre, un peu plus léger que les précédents où on va laisser de côté les devoirs, le concours, mais je ne vous en dis pas plus.
Bonne lecture à vous!
Chapitre 5 : L'invraisemblable vérité
- J'ai dit non Peter, ne m'oblige pas à me répéter.
- Allez, s'il te plait, s'il te plaît, s'il te plaît ! supplia Peter.
- Mais non ! Ce que tu peux être têtu bon sang ! s'exclama Élisabeth.
- Mais enfin, pourquoi refuses-tu ? C'est aussi mon anniversaire, je te signale.
- Tu peux faire une fête à tout casser si ça te chante, mais moi je ne fêterais pas mon anniversaire, un point c'est tout. Maintenant pousses-toi de là, il faut que j'envoie la lettre à nos parents.
Peter s'écarta du chemin de sa sœur mais continua de la suivre en ronchonnant.
- Pourquoi tu ne veux jamais faire de fête pour notre anniversaire ? À chaque fois, on se contente de passer la soirée avec nos parents. Je trouvais ça sympa à huit ans, mais là ce n'est pas la même chose. Par le caleçon de Merlin, Lily, nous sommes majeurs !
- D'une part nous ne seront majeurs que demain, et d'autre part...En dix-sept ans d'existence, tu n'as toujours pas remarqué que j'ai une sainte horreur des anniversaires et fêtes en tout genre ?
- Je pensais que c'était ton petit côté asocial qui remontait à la surface.
Pour toute réponse, Élisabeth referma violemment la porte de la volière à la figure de son frère. Ce n'était pas parce qu'elle passait son temps seule dans son coin, tandis que son frère s'amusait comme un petit fou avec ses amis, qu'elle était asociale. Elle préférait tout simplement la compagnie d'un livre à la compagnie des autres…Quel mal y avait-il ?
Chassant ses souvenirs, Élisabeth sifflota doucement pour appeler Archimède, la chouette de son frère, qui vint immédiatement se poser sur son bras tendu. La jeune fille caressa délicatement l'animal tout en lui donnant ses instructions.
- Pourquoi tu ne t'es pas achetée une chouette en première année ? J'en ai marre que tu emprunte la mienne, bougonna Peter en regardant sa chouette s'en aller.
- Peter…soupira Élisabeth, sachant pertinemment où son jumeau allait en venir.
- Et puis, ça t'aurais évité de te balader avec cette espèce d'horreur ambulante que tu appelles un chat
Nous y voilà.
- Salem est un chat ! protesta vigoureusement la jeune fille.
- Ne dis pas de sottises ! Un chat c'est petit, c'est mignon et ça ronronne quand tu le caresses. Salem est grand, moche et il mord quand on essaie de le caresser.
- Parce que tu t'y prends mal, crétin !
- Encore en train de vous disputer ? Vous ne pouvez pas faire comme Fred et Georges et passer tout votre temps à comploter ?
Les jumeaux se tournèrent vers la porte d'entrée, devant laquelle se tenait Ron, qui, étonnamment, était seul.
- Salut cousin, dit Peter en lui donnant une accolade. Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je cherchais un coin tranquille pour échapper…Je veux dire, pour laisser Hermione exulter toute seule.
- Ce n'est pas vrai, elle est encore en train de se vanter ! pesta Élisabeth en secouant la tête. Cette fille n'a décidément aucun sens de la dignité.
- Serait-ce de la jalousie que j'entends dans ta voix ? la taquina Peter.
- Tu n'y es pas du tout frangin, je suis extrêmement heureuse d'avoir terminé troisième, puisque je suis devant toi.
- Très drôle. Donc, je suppose que nous devrions éviter la Salle Commune pendant quelque temps ?
- Tu as tout compris Pete, répondit Ron en se grattant la tête. J'ai donc décidé d'en profiter pour aller prévenir mes parents des résultats. Au fait, j'y pense mec, tu vas inviter qui demain ?
- Comment ça ? Qu'il y a-t-il demain ?
- Ben…le bal d'Halloween bien sûr ! Ne me dites pas que vous avez oublié ? demanda Ron incrédule, mais voyant le regard paniqué échangés par ses cousins, il soupira…Apparemment si.
Élisabeth regarda avec effroi son frère. Avec le concours, elle en avait oublié son pire cauchemar : le bal. Le seul et unique bal auquel elle avait participé l'avait vaccinée à vie concernant ce genre d'évènement. Sa popularité n'étant pas au maximum au sein de l'école, elle n'avait pas croulé sous les sollicitations de ses condisciples, contrairement à Cathy ou même Ginny. Celle-ci, à sa grande surprise, avait choisi d'aller au bal avec Neville, ce qui l'avait quelque peu contrariée, puisqu'elle avait eu la même idée.
Elisabeth s'était donc mentalement préparée à être la seule élève de Gryffondor et probablement de tout le château à ne pas avoir de cavalier quand Seamus était venu à sa rescousse. Soulagée, elle avait immédiatement acceptée sa proposition, une décision hâtive qu'elle avait passé le reste de la soirée à regretter. Seamus était certes très gentil mais il était surtout très pot de colle et, comme Peter le lui avait appris le lendemain, très amoureux d'elle. Au début, elle avait cru que son frère la faisait tourner en bourrique avant de réaliser, à sa grande stupeur, que tel n'était pas le cas. Le problème était que les sentiments de l'irlandais le plus maladroit de la Grande-Bretagne à son égard n'étaient absolument pas réciproques et qu'elle commençait à être à court de solutions pour le repousser sans passer pour la méchante sorcière de l'histoire.
Et voilà que son pire cauchemar recommençait. Un bal. Encore.
- Ah non, c'est bon, j'ai déjà donné ! Je refuse de subir cette épreuve une nouvelle fois, dit Élisabeth en croisant les bras.
- Et moi donc, soupira Ron. Je n'ai pas du tout envie de renouveler l'expérience du Tournoi des Trois Sorciers. Mais nous n'avons pas le choix. Rusard vient d'afficher une note de Dumbledore dans le Hall. Il y est indiqué que la présence de tous les élèves au bal est obligatoire.
- Pitié, achevez-moi, gémit Élisabeth en baissant la tête.
- Et toi, tu y vas avec qui ? demanda Peter à Ron.
Élisabeth n'entendit pas la réponse de son cousin, concentrée sur ses propres pensées. Qui dit bal dit robe, cavalier et danser en souriant toute la nuit. À côté de cela, le concours était une vraie partie de plaisir.
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En cette veille de la nuit la plus horrifique de l'année, tout le château était en plein effervescence. Toutes les filles passaient leur temps à piailler pour savoir quelle robe elles allaient porter, avec qui elles comptaient y aller, tandis que les garçons se réunissaient en bande afin de se donner du courage avant d'inviter l'une de ses demoiselles – en espérant ne pas se prendre le râteau du siècle. Seul un groupe d'irréductibles sorciers faisait de la résistance.
- De toute façon les bals ne servent à rien, chuchota Alicia à ses compagnons. On passe son temps assise sur une chaise à espérer que quelqu'un de pas trop nigaud nous invite, et au final, on est toujours déçue
- Sans compter que si tu fais le mauvais de choix de cavalier, tu passes le reste de la soirée à le regretter, ajouta Élisabeth.
- En plus, il faut faire attention à la personne que tu invites ou ta cote de popularité risque de dégringoler
- Peter ! s'exclamèrent les deux filles.
- Jeunes gens, la bibliothèque n'est pas un lieu de discussion !
- Désolé Madame Pince, soufflèrent les trois fautifs en cœur.
Élisabeth surveilla les allées et venues de la revêche bibliothécaire, et lorsqu'elle la vit s'éloigner d'eux, elle reprit.
- Le problème, c'est qu'on ne peut pas y couper…Quelqu'un veut bien me dire comment on trouve une personne saine d'esprit, pas trop collante et divertissante en même pas un jour ?
- Sans parler de la robe, répondit Sam. J'ai trois sœurs ainées qui sont absolument folles de bals, ajouta-t-il sous le regard interrogateur de ses amis, croyez-moi j'ai de l'expérience en considérations féminines inutiles.
- Moi j'avais beaucoup aimé le bal de Noël, dit Neville.
-Neville, ta cavalière était super, dit Élisabeth, pas étonnant que tu ais aimé.
- Ne fais pas attention Neville, ma sœur est encore traumatisée…
- Je ne suis pas traumatisée ! s'exclama Élisabeth
Élisabeth ne put continuer sa phrase, Mme Pince se dirigeant dans leur direction. Après un moment de répit, Sam relança la conversation.
- Au fond, personne ne se pose la bonne question – devant le regard interloqué de ses camarades, il ajouta – que fait-on à la bibliothèque ? Il n'y a pas un Fléreux !
- C'est justement pour cela que nous sommes là Sam, dit Alicia, nous prenons de l'avance sur les autres.
- Mais le concours ne recommence véritablement que dans trois jours. On ne peut pas s'accorder un jour de repos, s'il te plaît ?
- Je t'ai déjà dit que tes yeux de chien battu ne fonctionnaient pas avec moi, dit la brunette imperturbable. Écoutez, nous avons tous obtenu de très bonnes places lors de la première étape. Élisabeth est troisième, Laura, quatrième, Peter cinquième, Sam septième, Neville onzième, et Nick seizième. Ce n'est pas le moment de se relâcher, d'autant que la polymétamorphose est vraiment quelque chose de très compliquée.
- Même pour celle qui a fini première ex-æquo avec Hermione ? Demanda Neville.
- Surtout pour cette raison. De toute façon Sam, dit Alicia en se tournant vers l'intéressé, tu auras tout le temps de te reposer et faire le joli cœur demain.
- Tu parles, je ne sais même pas avec qui y aller…Tu ne veux pas venir avec moi Lily ?
- Comment ? Et moi alors ? demanda Alicia d'un air faussement vexé.
- Vu la tête que tu faisais au bal du tournoi des Trois Sorciers, je ne préfère pas renouveler l'expérience. J'avais eu l'impression de t'inviter à ton propre enterrement.
Les trois Gryffondor explosèrent de rire en voyant l'air scandalisé se peindre sur le visage de la Serdaigle. Ils riaient toujours lorsque Madame Pince, ulcérée, les renvoya de la Bibliothèque.
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Le lendemain matin, Élisabeth fut réveillée, non par la douce mélodie de son réveil, mais par les hurlements extatiques de Lavande Brown.
- Ce soir c'est le bal, ce soir c'est le bal…
Après trois ou quatre ritournelles identiques, elle fut heureusement interrompue par un oreiller, jetée par Katie Bell.
- Non mais ça va pas dans ta tête ! s'indigna la blonde écervelée.
- Lavande, il est sept heures du matin, un des rares jours où il n'y a pas cours, et tu es en train de hurler comme une possédée, alors non, ça ne va pas. Tu es heureuse soit, mais va partager ta joie ailleurs !
Outrée, Lavande tourna les talons et descendit dans la Salle Commune. Parvati esquissa un sourire d'excuse à l'adresse de ses camarades de chambre et partit la rejoindre. Élisabeth partagea un regard de connivence avec Katie avant de replonger sa tête dans l'oreiller.
- En voilà au moins une qui est heureuse d'aller au bal, remarqua Katie.
- Oui, plus qu'heureuse même. Tu sais avec qui elle y va ?
- Avec Ron.
- Ron ! Non, tu n'es pas sérieuse ! Il l'a invitée après tout ce qui s'est passée l'année dernière ?
- Apparemment. C'est Harry qui me l'a dit.
Katie fut interrompue par la porte de la salle-de-bain qui venait de s'ouvrir violemment, laissant place à une Hermione furibonde. Sans un regard pour les deux jeunes filles encore présentes dans la pièce, elle prit ses affaires de cours et quitta à son tour la chambre.
- Apparemment, Hermione n'a pas bien pris la nouvelle, constata Élisabeth. Elle est tellement furax qu'elle a prit ses affaires de cours.
- Peut-être qu'elle va travailler à la Bibliothèque pour ne pas y penser, dit Katie. Et toi, tu y vas avec qui ?
- Sam Barrow
- Ah oui, l'Attrapeur de Poufsouffle
- Oui, c'est bien lui. Et toi ?
- Terry Boot.
- Terry Boot ?
- C'est un Serdaigle de notre année. Il a cours de Soins aux créatures magiques avec nous. Ginny est sorti avec un de ses meilleurs amis, Mickaël Corner.
- Ah oui, bien sûr ! Mickaël c'est le brun, Terry est donc l'un des deux blonds qui l'accompagnent.
- Oui, le plus petit. L'autre c'est Anthony Goldstein.
La conversation des deux jeunes filles fut une nouvelle fois interrompue, cette fois par l'arrivée d'une tornade rousse, qui se précipita sur Élisabeth.
- Tu es encore au lit ? Par les clochettes de Morgane, tu devrais déjà être habillée, coiffée et en train de prendre ton petit-déjeuner.
- Ginny, il n'est que sept heures…Passés de dix minutes. Tu veux bien me dire ce qu'il y a de si urgent ?
- Le shopping bien sûr ! Maintenant que tu t'es trouvée un cavalier, il te faut une robe ! Allez presse toi un peu, je t'attends en bas. Eh au fait…Joyeux anniversaire ma vieille !
Ginny ressortit aussi vite qu'elle était entrée, prenant une seconde tout de même pour saluer Katie. Élisabeth regarda la porte dépitée.
- J'adore ma cousine, mais il y a des moments où je regrette vraiment que tante Molly ne se soit pas arrêtée à six garçons.
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Il n'était pas loin de dix-huit heures lorsqu'Élisabeth et Ginny rentrèrent de Pré-au-Lard, les bras chargés de paquets.
- Je n'arrive pas à croire que tu ais réussi à me convaincre de te laisser me payer tout ça, dit Élisabeth en désignant les paquets qu'elle tenait. Franchement tu n'aurais pas dû, cette robe coûte une fortune !
- Mais elle te va si bien, répondit la benjamine des Weasley. Et puis, je voulais te faire un super cadeau pour tes dix-sept ans ! Ce n'est pas tous les jours que l'on devient majeure !
- Oui mais…
- Il n'y a pas de mais qui tienne. Tu n'auras qu'à te surpasser pour le mien l'année prochaine.
- Je ne vois pas comment…Mais qu'est-ce qu'il se passe encore ?
Les deux jeunes filles venaient de pénétrer dans la Salle Commune où Parvati tentait de consoler une Lavande en larmes.
- Par la culotte de Merlin, elle se met dans un état pareil pour un ongle cassé ? demanda Élisabeth incrédule, après avoir tenté de déchiffrer les mots sortants de la bouche de la blonde.
- Non...Ron a cassé avec elle pour aller au bal avec Hermione, répondit Ginny. J'ai de l'expérience en matière de filles ayant un chagrin d'amour, ajouta-t-elle en guise d'explications.
Élisabeth ne répondit rien, mais intérieurement elle se posait beaucoup de questions. Non pas que la vie sentimentale de Lavande Brown l'intéressait au plus haut point, mais il était étrange qu'en l'espace de quelques heures, son cousin ait changé d'avis, alors qu'il avait fallu les efforts combinés de Ginny, Peter, des jumeaux et d'elle-même – ainsi que d'Harry bien entendu – pour arriver à lui faire larguer l'année dernière l'hystérique de service. C'est la raison pour laquelle, Élisabeth fit ce qu'elle s'était promis de ne jamais faire. Elle s'intéressa aux histoires de cœur de Lavande.
- Que s'est-il passé exactement Lavande ? lui demanda-t-elle tout doucement.
- Il…Il a dit quilavaitdécidéd'yalleraveccettegrossetruied'Hermione, répondit d'une traite Lavande.
Élisabeth regarda sa cousine pour avoir la traduction.
- Il a dit qu'il avait décidé d'y aller avec Hermione, dit Ginny, préférant garder l'insulte envers la meilleure amie de son petit ami pour elle.
- C'est ce qu'il a dit au mot près ? insista Elisabeth.
- Non, répondit Parvati à la place de sa meilleure amie. Il a précisément dit qu'il ne voulait rien avoir à faire avec Lavande, qu'elle était trop bête pour avoir imaginé qu'il y aurait quelque chose entre eux, et qu'il préférait y aller avec Hermione, qui au moins, est une vraie fille.
Lavande se mit soudainement à hurler et elle se précipita dans l'escalier sans arrêter de pleurer, suivie d'une Parvati visiblement déboussolée. Élisabeth s'assit à la place qu'occupait l'inconsolable Lavande Brown, et se mit à réfléchir. Ron avait beau parfois être méchant, ce n'était jamais intentionnel. Il ne se rendait juste pas compte du mal qu'il faisait. Mais avec Lavande c'était autre chose…Il avait été réellement cruel. En regardant Ginny, Élisabeth sut qu'elle pensait la même chose qu'elle.
- Elle n'aurait pas osé…Non pas elle, murmura Ginny.
- Tu vois une autre explication ? demanda Élisabeth. Parce qu'en étant la plus objective possible, et en faisant abstraction du mépris que j'ai pour elle, je crois qu'il n'y a pas d'autre choix…
- De quoi parlez-vous ? demanda Peter, qui venait de pénétrer dans la Salle Commune avec Neville.
Hermione a utilisé un philtre d'amour sur Ron pour l'obliger à venir au bal avec elle, dit Élisabeth.
- Puis, sous le regard ahuri de ses amis, elle partit dans sa chambre se préparer pour la soirée.
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- Bon c'est quand tu veux Ginny.
- Attends, j'ai suis presque…Voilà c'est bon tu peux ouvrir les yeux.
Élisabeth obéit. En se découvrant dans le miroir, elle ouvrit la bouche et écarquilla les yeux
- Non mais qu'est ce que tu m'as fait ? On dirait…Enfin on dirait tout sauf moi !
En effet, la jeune fille ne se reconnaissait absolument pas. La coiffure que venait de lui faire sa cousine changeait considérablement son apparence. Élisabeth tourna la tête dans tous les sens pour admirer l'œuvre de Ginny, avant de se retourner vers cette dernière en souriant.
- J'adore ! C'est si…Sophistiqué et en même temps si simple. Tu devrais songer à une reconversion !
- J'y penserais, répondit la jeune fille en souriant. Allez zou, on file sinon on va être en retard ! J'ai hâte de voir la tête des garçons quand ils te verront !
Bras dessus bras dessous, les deux cousines quittèrent la chambre de Ginny, où Élisabeth était venue se préparer, l'ambiance dans sa propre chambre, entre une Hermione rayonnante et une Lavande ressemblant à une loque humaine, étant tout simplement intolérable.
Élisabeth retrouva son cavalier qui l'attendait, avec Peter et Neville, en bas du Grand Escalier (appelé ainsi depuis toujours par les élèves car il menait à la fois au Grand Hall et à la Grande Salle). Les trois garçons restèrent sans voix à la vue des deux cousines. Il faut dire qu'elles étaient particulièrement resplendissantes, Ginny avec sa robe rouge, dont le ton ne jurait pas du tout avec sa couleur de cheveux, et Élisabeth, qui, pour ne pas changer, avait joué la carte de la provocation en choisissant de porter une robe verte et argent…Rappelant ainsi les couleurs d'une certaine Maison. Peter fut le premier à retrouver la parole.
- Eh bien que vois-je ? Deux ravissantes jeunes filles en quête de cavaliers ? Dites-moi charmantes demoiselles, je suis à la recherche de ma sœur et de ma cousine, deux jeunes filles absolument quelconques et…D'accord, d'accord j'arrête ! Sérieusement, vous êtes ravissantes !
- Et plus que ravissantes, rajouta Sam en offrant le bras à Élisabeth qui le prit en souriant. Je parie que vos cavalières ne seront pas à la hauteur de la mienne.
- Pari tenu, répondit Ginny. Ah…Excusez-moi les amis, je viens d'apercevoir mon cavalier qui m'attend. À toute à l'heure ! Puis, se tournant vers Élisabeth, elle ajouta : Je vais essayer d'en savoir plus, je te tiens au courant.
Tandis que la benjamine des Weasley se dirigeait vers son petit ami et son frère, les trois garçons se tournèrent vers Élisabeth.
- En savoir plus sur quoi ? demanda Neville.
- Je t'ai dit tout à l'heure que nous suspections Hermione d'avoir drogué Ron. Ginny va tenter de tirer les vers du nez de son frère sans qu'Hermione ne s'en rende compte.
- Pourquoi cela vous intéresse-t-il autant ? demanda Sam. Que Ron y aille avec Hermione ou Lavande, peu importe, l'important c'est qu'il y aille avec quelqu'un.
- C'est là que tu te trompes mon cher Sam, le plus important est le choix de la cavalière.
Mais Elisabeth fut interrompue par l'arrivée d'Alicia, Luna et Laura. La joyeuse petite bande, presque au complet, se saluèrent joyeusement, et attendirent l'arrivée de Nick – qui, fidèle à sa réputation, était une fois de plus en retard – avant de se diriger vers la Grande Salle.
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Il était pratiquement minuit, et Élisabeth commençait à reconnaître que les bals n'étaient ni aussi terribles ni aussi ennuyeux qu'elle l'avait imaginée. Elle venait de passer ces dernières heures à s'amuser comme une folle – il faut dire qu'avec un partenaire comme Sam, le contraire aurait été étonnant – à discuter de tout et de rien avec Laura et Alicia, à danser avec un nombre considérable de partenaires – parmi lesquels son frère, Nick, Dean, Neville ou encore Mickael Corner, qui n'était pas aussi rasoir que Ginny le lui avait laissé entendre – à éviter Seamus – qui dansait en ce moment même avec…Lavande Brown – et à tenter de résoudre le grand mystère de la soirée – à savoir bien évidemment comment son abruti de cousin avait pu aller au bal avec Hermione. C'était d'ailleurs de ce sujet, ô combien brûlant, qu'elle était en train de discuter avec Ginny – qui avait finalement réussi à se séparer de son petit ami, qui dansait avec Hermione – Alicia – non pas que les considérations amoureuses de ses condisciples l'intéressaient, mais dès qu'il s'agissait de potions, elle ne pouvait résister à la tentation – et Laura – qui n'était jamais contre des potins biens croustillant.
- Je me suis donc renseignée…Discrètement cela va de soi, et je pense que notre théorie est la bonne, dit Ginny.
- En tout cas, les symptômes sont présents, remarqua Alicia, dont le sens de l'observation était aussi aigu que celui de Dumbledore. Il a passé toute la soirée à la contempler avec un regard idiot et un sourire niais.
- C'est normal, dit Élisabeth, c'est son expression quand il est amoureux. Il avait la même au début de son histoire avec Lavande.
- Mais comment aurait-elle réussi à fabriquer l'Amortentia sans se faire prendre ? C'est quand même illégal !
- Laura, on parle d'Hermione Granger, dit Ginny. Celle qui a fabriqué du Polynectar en deuxième année à la barbe des professeurs. Quoiqu'il en soit, je ne pense pas qu'elle l'ait fabriqué, elle n'a eu qu'à demander aux personnes adéquates.
- De qui parles-tu ? demanda Laura
- De Fred et Georges bien sûr ! s'exclama Élisabeth. Ils en vendent dans leur magasin.
- Tes cousins vendent des philtres d'amour ? s'étonna Alicia.
- Quoi, tu n'as jamais fait un tour dans leur boutique ? demanda Laura, étonnée.
- Non, j'ai autre chose à faire que de perdre mon temps à contempler des débilités…Sans vouloir vous vexer les filles.
- Tu as tort, dit Ginny, il n'y a pas que des débilités
Et pendant que sa cousine vantait les mérites de la boutique de ses frères à la seule personne de Poudlard à n'avoir encore jamais mis les pieds à Farces pour sorciers facétieux, Élisabeth laissa son regard vagabonder parmi les couples qui dansaient au rythme de Love is magic, le slow le plus connu des Bizarr' Sisters, jusqu'à tomber sur un couple qui la fit pâlir. Ébahie, elle contempla Drago Malefoy serrer dans ses bras Daphnée Greengrass – et à voir la manière dont elle le regardait, on ne pouvait douter de ses sentiments envers son condisciple.
- Élisabeth, tu te sens bien ? Lui demanda Ginny
- Hein…De quoi ? Tu m'as parlé Gin' ?
- Oui…Je te demandais si tu avais un plan pour faire reprendre ses esprits à Ron…Mais tu avais l'air complètement catastrophée. Qu'est-ce que tu as vu ?
- Hermione en train de danser, répondit aussitôt Élisabeth, avant que sa cousine n'ait pu suivre la direction de son regard, et c'est vraiment atroce.
- On ne peut pas exceller en tout, dit Laura en souriant.
Grâce à son sens de la répartie légendaire, Élisabeth put ainsi recouvrer sa dignité, et c'est avec bonne humeur et légèreté qu'elle concocta à l'aide de ses amis au grand complet un plan pour aider son cousin à retrouver ses esprits. Et ce n'est que tard dans la nuit – tellement tard qu'en réalité il était plutôt le matin – après qu'Alicia ait réussi à fabriquer un antidote à l'Amortentia à la rapidité de l'éclair, que Ginny, Neville et Luna ait réussi à détourner l'attention d'Hermione et d'Harry – disons que Luna, à grand renfort de Joncheruine et Ronflak Cornu, faisait le plus gros du travail – que Nick, Peter et Sam distrayait Ron – en abordant le seul sujet qui unissait toutes les Maisons…Le Quidditch (ah les hommes et le sport !) – et qu'elle-même ait pu incorporer l'antidote à la boisson de Ron – avant de regretter de ne pas avoir pris son appareil photo avant, rien que pour immortaliser la tête d'Hermione, lorsque Ron avait repris ses esprits – qu'Élisabeth pu enfin mettre un nom sur le sentiment qui l'avait envahi à la vue de Drago et Daphnée : la jalousie.
Oui, Élisabeth Parker, Gryffondor de son état, était jalouse d'une Serpentard pour une bonne raison. Une invraisemblable vérité qu'elle gardait jalousement cachée depuis la quatrième année et qui l'avait contrainte à refuser les avances de Seamus : elle était amoureuse de Drago Malefoy.
