Marinette avait quitté le studio pour aller répondre à quelques messages avant de devoir rejoindre Adrien pour le lunch. Ce dernier l'avait regardé partir avec un pincement au cœur puis s'était tourné avec un sentiment amer vers le plateau où son rival était en train de poser. Il ne pouvait pas nier qu'il était bel homme, très bel homme et de réputation, on ne pouvait rien lui reprocher; Mike était ce qu'on appelait un bon gars. Le directeur sentit une main délicate sur son épaule alors que quelqu'un derrière lui se penchait à son oreille.
"Tu cherches une raison pour le congédier peut-être?"
Il tournât brièvement la tête pour sourire doucement à Vanessa. Dans la dernière année, la jeune demoiselle était devenue une amie très chère, une de ces personnes qui l'aidait à tenir le coup. "Tu aimerais bien." Il savait très bien qu'il ne le ferait jamais. Il ne pouvait pas reprocher à un homme d'avoir craquer pour Marinette, le contraire serait tout à fait impensable.
Sa voisine lui fit un sourire taquin : "Quoi, il est toujours permis de rêver."
"Oh tu peux continuer à rêver... mais tu n'auras jamais Marinette dans ton lit. Quoique je serais le premier à apprécier le spectacle." Adrien adorait asticoter son amie de la sorte.
"Et je serais la première à te sortir, tu sais que je ne me contente que de l'exclusivité."
Adrien éclatât de rire. "Oui j'ai compris, pas de trio avec mademoiselle Vanessa. De toute façon, tu as déjà une copine et je crois qu'on vient une fois de plus de te prouver que Marinette en pince pour les mecs."
La jeune mannequin jetât un regard vers Michel avant de passer un bras autour de la taille d'Adrien et de poser la tête sur son épaule. "Tu es beaucoup plus craquant que lui tu sais."
"Et je dois me fier à ton opinion?"
"Hey! C'est pas parce que je m'intéresse aux filles que je ne suis pas capable de reconnaître un beau mec quand j'en vois un."
"Bien pour l'instant, il semble que Marinette ne soit pas de ton avis."
"Laisse-lui du temps. Tu me l'as dit toi-même: votre relation a été intense du début à la fin. Plus on tombe haut, plus on se fait mal. Tu ne peux pas lui en vouloir de se protéger."
"Je n'ai jamais arrêté de l'aimer."
Elle posa un baiser sur sa joue. "Je sais et quelque chose me dit que tu n'auras pas à arrêter non plus. Elle reviendra... sauf si elle me choisit bien sûr."
"Tu peux toujours courir."
"En attendant, garde espoir, tu as un diner avec elle non?"
Il soupirât de découragement. "Ouais, un diner professionnel."
Vanessa éclatât de rire, lui fit un câlin et un dernier baiser sur la joue et quittât la pièce.
Adrien fît un léger sourire, Vanessa était vraiment une fille incroyable, une fille avec laquelle il pouvait plaisanter et faire l'idiot sans se soucier de ce qu'elle pense de lui. Comme la demoiselle était gaie, il n'avait pas peur qu'elle développe des sentiments pour lui ou qu'elle se fasse de fausses idées. En entrevue, elle avait été franche et directe et avait avoué son orientation sexuelle d'emblée. Rien ne l'obligeait à le faire évidemment, mais avec le beau directeur devant elle, elle s'était dit qu'il devait être plutôt tombeur et qu'il valait mieux mettre de suite cartes sur table. C'était d'ailleurs ce qui avait fait pencher la balance en sa faveur. Adrien aimait les femmes franches et énergiques et, étant dans les débuts de son sevrage de Marinette, il ne souhaitait pas outre mesure avoir, si près de lui, une jolie fille qui pourrait potentiellement lui tourner autour. Elle était devenue, avec le temps, son amie la plus chère à New-York.
Marinette était revenue rapidement sur les lieux de la séance, ayant oublié de faire une recommandation au photographe. Elle n'avait pas eu le temps de franchir la porte, qu'elle avait aperçue Vanessa la tête posée sur l'épaule d'Adrien, lui parlant doucement alors que le jeune homme souriait. Deux innocents baisers et un câlin plus tard, elle était sortie par l'autre porte et la styliste en chef fulminait littéralement de jalousie en voyant l'état béat dans lequel elle avait laissé son ex petit copain.
Mais le principal concerné était maintenant sorti de sa rêverie et Marinette se rendit compte plutôt tard qu'il se rapprochait considérablement du coin où elle s'était tapie pour les observer. Agissant d'instinct, elle recula rapidement et reprit une démarche assurée vers la porte du studio où elle croisât son patron.
"Mari! Prête pour aller manger?"
"Euh... oui oui. Je dois juste toucher deux mots au photographe et je te retrouve dans ton bureau."
"D'accord, je t'attends."
Au grand dam d'Adrien, Marinette avait passé l'heure de lunch à ressortir les diverses idées qui avaient été lancées quant à la nouvelle collection. Elle avait vanté les mérites de son équipe et repoussé cruellement les éloges que le directeur tentait de lui faire en plus de tuer dans l'œuf la moindre tentative de séduction du beau blond. Ce fût un homme plutôt découragé qui entrât dans son bureau cet après-midi-là et ce qui l'attendait ne lui redonnât pas le sourire.
« Adrichou! » Une tornade blonde se ruât sur lui. Il eût à peine le temps de l'apercevoir, que Chloé était déjà en train de l'embrasser et le serrer dans ses bras. Par réflexe, il retint son souffle pour éviter d'être asphyxier par le parfum qu'elle n'économisait visiblement pas.
« Bonjour Chloé! »
« Oh Adrichou, ça fait un moment non? Je t'ai manqué avoue-le. Ça ne pourrait faire autrement. Alors, qu'est-ce qu'on fait cet après-midi? Du shopping? Un ciné? Oh! Tu dois sûrement connaître un café super sympa où ils servent un latté à tomber ou… »
« Chloé, je t'arrête tout de suite, je travaille présentement. »
« Et alors? »
« Je croyais qu'on s'était dit que tu viendrais me rejoindre ici à 4 :00. »
« Ça change absolument rien voyons, c'est toi le patron ici, non? »
« Oui et en tant que patron, je dois donner l'exemple. D'ailleurs, j'ai une réunion qui commence, je dois y aller. »
« C'est ridicule, ils peuvent bien tenir cette réunion sans toi. »
« C'est moi qui la préside Chloé. »
« Arrête, tu as sûrement une adjointe pour faire cela, tu n'as qu'à… »
« Adrien, on t'attend. »
Chloé se retournât vers la nouvelle venue qui restât de glace en apercevant sa vieille ennemie.
« Marinette Dupain-Cheng, évidemment. »
« Qu'est-ce que c'est supposé vouloir dire? »
La détestable blonde jetât un coup d'œil à Adrien qui semblait aussi attendre une réponse.
« Rien du tout voyons. J'ai dit ça comme ça. »
« Bon, comme tu vois Chloé, on m'attend. » Il passât à côté de Marinette avant de se retourner vers son invité. « Tu peux toujours m'attendre ici, tu as sûrement une lime à ongle quelque part pour te tenir occupée. À plus! » Il se dépêchât de sortir du bureau alors que Marinette gloussât sur sa dernière remarque et se tournât pour suivre son patron.
Adrien n'étant plus dans la pièce, la fille du maire en profitât pour décocher sa flèche.
« Qui aurait cru qu'il te suffisait de coucher avec son fils pour que Gabriel Agreste te confie un poste si important. Tu lui as probablement fait croire que tu étais enceinte. »
Marinette se retournât lentement avec un air incrédule. « Quoi? »
« Oh arrête de te faire des idées, tu pensais tout de même pas que c'était pour ton talent. »
Sachant qu'il valait mieux ne pas répondre, la styliste se dirigeât plutôt vers la porte.
« Et Marinette… t'as fait le bon choix, Adrien se porte réellement mieux sans toi. Suffit de passer une soirée avec pour s'en rendre compte. »
Elle ne prit même pas le temps de réagir et franchit la porte d'un air résolue. Elle ne devait pas se laisser déstabiliser par les propos de cette peste. Chloé avait toujours été douée pour faire enrager les gens. Il fallait simplement ne pas entrer dans son jeu. Elle se rendit tout de même à la réunion avec un goût amer dans la bouche. Que savait-elle qu'elle-même ignorait?
Adrien avait remarqué l'état d'esprit orageux dans lequel se trouvait sa styliste en chef tout au long de la réunion mais elle semblait éviter son regard. Il était alors inutile de subtilement s'informer de ce qui la troublait. Au moment où la réunion se terminât, elle s'éclipsât avec une rapidité digne de Ladybug après un combat. Il ne la vît nul part sur le chemin en direction de son bureau et dût se résigner à n'en connaître la cause que le lendemain. Chloé l'attendait encore et toujours et il connaissait malheureusement la ténacité de son amie d'enfance.
De la fenêtre de son bureau, Marinette aperçut les deux jeunes blonds quitter bras dessus dessous et elle vint à se demander si les sentiments d'Adrien, durant les trois années où ils avaient été ensemble, n'était pas qu'une comédie destinée à attirer Ladybug dans son lit. Elle fût interrompue dans ses sombres pensées par la voix de Cathy.
"Mme Dupain-Cheng, vous êtes attendue à la réception."
Michel. Penser au jeune homme qui lui avait semblé si sympathique lui redonnât le sourire.
"Dites-lui que j'arrive tout de suite."
"Bien madame."
La soirée avec Michel fût un vrai succès. C'était un garçon réellement charmant avec un sens de l'humour digne de la réputation québécoise. Il avait un accent irrésistible et les meilleurs goûts en matière de restaurant. Ils avaient mangé dans une pizzéria reconnue pour faire une authentique pizza napolitaine, c'était à se damner. Ils avaient ensuite erré sans but dans Time Square, se contentant d'admirer les lumières de l'endroit et de critiquer discrètement les individus plutôt marginaux qu'ils croisaient. Cette soirée de juin était particulièrement agréable et Marinette en gardât un souvenir indéfectible.
On ne pouvait pas dire la même chose d'Adrien. Connaissant les goûts plutôt dispendieux de sa compagne, il l'avait amené à un restaurant où les prix dépassaient de loin la qualité du produit. Mais, pour Chloé, il n'y avait que cela qui comptait; une crevette n'était réussie que si elle coûtait dix fois le prix qu'on devait payer. 300$ plus tard, il l'amenât à une boîte branchée qui n'acceptait que les individus apparaissant sur une liste particulièrement restreinte de jeunes riches ayant fait leurs preuves dans la Grosse pomme.
Plusieurs demoiselles firent les yeux doux au beau blond, mais Chloé réduisait leurs espoirs à néant en un seul regard. Elle restait suspendue à son bras, comme s'il lui appartenait et faisait ainsi passer le message qu'elle serait celle avec qui il passerait la porte à son départ. Adrien s'ennuyait ferme mais il était loyal et la fille du maire était une amie d'enfance. Il passât à travers la soirée tant bien que mal avec l'aide de quelques whisky. Quand ils franchirent finalement la porte de l'appartement du jeune homme, il était soulagé de savoir qu'il retrouverait finalement son lit et sa bulle.
Mais sa compagne n'était pas du tout du même avis. Plutôt éméchée par l'alcool et guidée par son excessive confiance en elle, elle lui attrapât la main bien avant qu'il ne puisse rejoindre sa chambre et l'attirât vers elle.
"Chloé, qu'est-ce que tu fais?"
"Qu'est-ce que tu crois gros béta?"
"C'est hors de question."
"Allez Adrichou, ne me dis pas que tu vas résister à cela." Elle retira sa chemise, la laissant dans son soutien-gorge.
"Oh que oui, je vais résister."
"Allons Adrichou!" Elle tentât de se coller sur lui et de l'embrasser mais il la repoussât fermement.
"Chloé, c'est non. Tu as déjà entendu ce mot? Ça veut dire que je ne veux pas."
"Arrête, j'ai vu ces filles que tu amenais dans ton lit, elles ne sont pas la moitié aussi jolies que moi."
Il la regardât incrédule, était-ce l'image qu'il projetait? L'image d'un jeune homme qui se tapait n'importe quelle fille? Il avait toujours travaillé pour éviter de dégager une telle image, il avait toujours tenté d'être prudent. Il y avait eu quelques fuites mais au final, s'il se comparait à d'autres garçons dans sa situation, il n'avait réellement pas un tableau de chasse si impressionnant. Faute d'argument, il se détournât, dégoûté.
Chloé fit un dernier essai, désespérée. "C'est à cause de Marinette, c'est ça?"
Il se retournât, mais restât muet.
"Tu vas vraiment continuer à lui courir après, à te ridiculiser pour elle. Tu vois bien qu'elle ne te mérite pas. Elle ne pense qu'à elle et sa carrière et..."
"Je t'interdis de parler de Marinette comme cela."
"Adrichou!"
"Il n'y a plus d'Adrichou. Je te trouve une chambre et t'appelle un taxi. Je ne veux pas de toi ici pour la nuit, je me suis bien fait comprendre."
À cet instant même, Chloé comprît qu'il n'avait pas hérité que des traits de sa mère; c'est le fils de Gabriel Agreste qui se tenait devant elle. Intimidée, elle ne pût qu'hocher la tête. Une heure plus tard, le jeune cadre fermait la porte derrière son amie d'enfance avec un soupir de soulagement; il y avait de ces soirées entre amis qui étaient réellement une épreuve envoyée par la vie.
Vendredi soir et Marinette était présentement dans la chambre de Nathalie. Elles se préparaient pour la soirée à venir; la styliste s'était faite suggérée un club particulièrement branché par Michel et elle comptait bien y amener l'adjointe pour leur première soirée ensemble.
"Allez Nath, tu es merveilleuse comme ça."
"Je n'arrive pas à croire que je vais porter ça. Je veux dire, c'est tellement... pas que ce ne soit pas bien mais... c'est... disons... révélateur."
"Ok, on mets les choses au point: tu as 30 ans, des courbes très sexy et un visage magnifique. Pourquoi ne pas mettre tout cela en valeur?"
"Tu es sûre pour les cheveux lâchés, je ne serais pas mieux de... je ne sais pas... "
"Nathalie, tu es parfaite comme ça. Et les lunettes... vas tout de suite mettre tes lentilles."
"Mais, il me semble que mes yeux ont l'air... euh... étranges sans mes lunettes."
"Tes yeux sont magnifiques et tu dois les montrer. Et cette robe te va à ravir, elle te va d'ailleurs mieux qu'à moi, tu peux la garder."
"Oh, non, je n'oserais jamais, c'est votre... euh enfin, ta robe."
"J'en ai plus que ce dont j'ai besoin, j'insiste. Et je t'en ferai beaucoup d'autres, tu seras la coqueluche de New-York en un clin d'œil. "
"Oh Mari, je ne sais pas, c'est... c'est si soudain. Si les hommes se moquaient de moi, je suis si... ordinaire... quelconque."
"Tu es magnifique. Trente ans et toujours la ligne."
"Tu sais, Gabriel ne tient pas qu'Adrien à la diète. Quiconque travaille pour les industries Agreste doit être parfait en tout temps et..."
"Nath, relaxe, ce soir c'est que du plaisir. Alors, s'il y a un moment où tu dois remercier ton patron c'est maintenant car les hommes vont se mettre en file pour attirer ton attention."
Nathalie était plutôt sceptique mais elle grimpât tout de même dans le taxi à la suite de Marinette vers un monde qui lui était totalement inconnu.
Les prédictions de la jeune parisiennes s'avérèrent plutôt exacts, plusieurs jeunes hommes vinrent se présenter à l'adjointe, des jeunes hommes souvent plus jeunes qu'elle qui s'étonnaient d'apprendre qu'elle avait passé la vingtaine mais paraissait toujours aussi jeune.
"C'est grâce à toi Marinette, c'est la robe, la coiffure, le..."
"Hey, je n'ai fait que mettre en valeur tes attributs, le reste t'appartient à toi et... quoi?"
Nathalie avait ouvert grands les yeux, fixant quelque chose derrière son interlocutrice. La styliste se tournât pour comprendre ce qui choquait autant son amie.
"Adrien?"
Pour une fois, le modèle ne lui portait cependant pas attention.
"Nathalie? C'est bien vous?"
L'adjointe ne savait plus où se mettre, elle n'était pas certaine de vouloir rencontrer son jeune patron dans de telles circonstances.
"M. Agreste... euh..."
Marinette éclatât de rire devant le brusque changement d'attitude de la femme.
"Oh Nath, c'est seulement Adrien, relaxe."
Le jeune directeur sortit de sa stupeur et fût rapidement conscient du malaise qu'il venait de créer.
"Euh... oui Nathalie, aucune problème. Je veux dire, tu es euh... différente."
"Elle est canon n'est-ce pas?" Marinette avait réellement du plaisir à voir Adrien déstabilisé.
"Oui, super canon... euh, je veux dire. Tu es différente... mais un bon différente... ahhhhh. Désolé Nathalie. "
La styliste ne pût réprimer son fou rire plus longtemps. "Si vous voyiez votre tête. Allez Nath, le beau jeune homme qui s'en vient te regarde depuis une heure. Je te laisse faire connaissance, tu veux?"
Sur ce, elle se détournât de son adjointe qui avait été abordée par l'homme en question et donnât toute son attention au beau blond qui affichait toujours son air stupéfait.
"Mari, qu'est-ce que tu as fait à Nathalie?"
"Elle déchire non? "
"Ouah, je l'avais jamais vu comme ça."
"Si tu voyais le nombre de conquête qu'elle a déjà faite."
"Et toi?"
La noiraude roulât les yeux, évidemment qu'il tenterait de savoir.
"Qu'est-ce que tu fais ici Adrien?"
"Je pourrais te poser la même question."
"Michel m'a suggéré cet endroit."
"Oh... ok Michel."
"Tu as quelque chose contre Michel?"
"Oui, il convoite la femme de ma vie."
"Très drôle."
"Je n'essayais pas d'être drôle."
"Bien essayé Adrien mais je ne me laisserai pas avoir si facilement, pas cette fois."
Il lui fît un regard interrogateur mais tout ce qu'elle voulait était de sortir de cette situation. Si elle succombait au charme de son ancien amant, qui sait où cela la mènerait et elle avait déjà accepté une autre sortie avec Michel.
"Hey, à 10h00, il y a cette belle rousse qui te fait des beaux yeux depuis 10 minutes."
Il jetât un coup d'œil à la fille en question mais reportât rapidement son attention à la femme de ses rêves.
"Inintéressant. Par contre, devant moi..."
"Prise... désolée Adrien mais, j'ai déjà un prospect en vue."
"Michel?"
"Michel. Oui."
"Et moi?"
"Quoi toi?"
"Tu m'as oublié si facilement."
"Aussi facilement que toi non?"
Elle n'attendit même pas la réponse et se tournât vers un jeune homme qui venait de lui taper sur l'épaule. Elle était parfaitement consciente de la présence du modèle à ses côtés mais fit comme si il n'y était pas. Adrien comprît le message et battît en retraite, visiblement, son ex copine s'était fait sa propre idée des évènements entourant leur rupture mais ce soir n'était pas le moment pour en parler. Mais, ils auraient encore tout plein d'occasions d'en parler non? Il laissât tomber pour cette soirée et rentrât docilement à la maison, seul et insatisfait.
