Chapitre 2 : petite enquête
Boooonsoir ! Merci pour toutes vos reviews, ça me fait toujours très plaisir et me motive encore plus ! Vous aurez un OS Sherbeth en fin de chapitre ;)
Je suis posée à la maison, dans mon canapé entrain de regarder Bridget Jones, je ne regarde pas assez ce film. Définitivement pas assez en comparaison à ce que je voudrais. Je m'étire comme un chat, baillant bruyamment. Mary est partie avec Rose voir des amies à elle. Tant mieux, j'avais besoin de solitude, ça fait toujours plaisir.
Je sens mon portable vibrer et je fronce les sourcils, je lis le message et le fixe longuement, surprise.
"Millennium Bridge. Maintenant. -SH"
Le grand Sherlock Holmes va-t-il enfin faire des enquêtes avec son héritière ? On dirait bien. Surprise mais enchantée, j'enfile une veste et cours prendre de quoi payer le métro. Quand j'arrive sur place, c'est l'horreur, la panique totale.
Le pont est détruit, il a coulé dans l'eau. Le Yard a déjà délimité une zone pour eux travailler et j'entends Sherlock se disputer avec Lestrade.
- Des vents forts, Sherlock ! Je sais que vous vous ennuyez mais ce n'est rien d'autre que des vents forts ! S'écrie Greg.
Je fronce les sourcils, les rejoignant. Sherlock a un petit sourire satisfait en me voyant.
- Parfait ! Elizabeth, viens avec moi.
- Que fait-elle là ? s'exclame Lestrade.
- Wow, bonjour à vous aussi, je réponds d'un ton pincé.
Il se radoucit aussitôt. Mon petit Greg.
- Voyons, Elizabeth, ce n'est pas ce que..
- Elle est mon blogger pour cette affaire, coupe Sherlock avec agacement.
Sherlock m'emmène là où se trouvait jadis l'entrée du pont. Je fronce les sourcils et le regarde, lui murmurant.
- Tu penses que c'est de la magie ?
- Des familles disparaissent, m'explique-t-il. Et ils n'auraient pas détruit ce pont juste pour le faire, ils viennent de faire quelque chose. D'important, mais je ne sais pas quoi. Et j'ai besoin de confirmation.
- Je reviens dans vingt minutes, et je pourrais te confirmer ça, j'affirme en me levant.
- Que fais-tu là ? Siffle Papa, revenant de je ne sais où.
- Arrange toi avec Sherlock, je réponds d'une petite voix avant de m'éclipser.
Je me lève sur mes pieds et retourne à la maison. Sur le chemin, Anderson et Lestrade me dévisagent, essayant sans doute de deviner de quoi Sherlock et moi parlions. Ravie d'être aussi mystérieuse, et dans un geste déplacé vu la situation, je laisse un sourire fleurir mon visage. Je refais le chemin en sens inverse et pénètre dans la baraque. Je fouille dans ma malle et y trouve un scrutoscope que j'avais piqué dans la salle sur demande.
Il s'emballe vite et siffle assez régulièrement quand je suis avec George mais peu importe. Je retourne sur la scène du crime. Je vois que Lestrade veut commencer à remballer les affaires mais Sherlock négocie pour l'en empêcher. Papa fusille Sherlock du regard.
- Sherlock ! J'appelle en me dirigeant vers l'ex entrée du pont.
Comme un enfant face à un magasin de jouets, il me rejoint ravi. Le scrutoscope se met à siffler et tourner sur lui-même. J'inspire et me tourne gravement vers lui. Papa fronce les sourcils.
- Qu'est-ce que c'est que ça ?
- Ça détecte la magie noire ou les personnes dont il ne faut pas se fier, c'est un miracle qu'il n'ait pas sifflé en présence de Sherlock.
Papa éclate de rire et Sherlock grogne. Je lève gravement les yeux vers eux.
- Mangemort. Ils se déplacent étrangement, en espèce de forces et nuages noirs. Au département des mystères, ils nous rattrapaient comme ça.
- De quoi diable parlez vous ? Rugit Lestrade, nous rejoignant.
J'échange un regard avec Sherlock.
- On doit aller au chemin de traverse, on vérifie d'abord si y'a de nouvelles disparations. Sinon c'est peut être là bas.
- Oui, reconnait-il.
- On devrait lui parler ?
Il ne répond pas. J'insiste.
- Sherlock, il faudra bien que l'un du Yard le sache. Autant que ce soit lui. Tu ne penses pas Papa ?
- Tu penses que c'est pour le mieux ? Me demande-t-il.
- Il fait partie de la famille.. En tout cas pour moi, je renchéris.
- De quoi parlez vous ?
- Bon, Lestrade, je souris en me levant. Sherlock, Papa et moi on a des trucs à annoncer. On prend votre voiture mais c'est Papa qui conduit.
- Quoi ? Pourquoi ? S'offusque-t-il, outré.
- Parce que vous ne serez peut être plus en état de conduire, répond simplement Sherlock avant de se diriger vers la bagnole de Lestrade.
Nous pénétrons dans celle-ci. Greg nous regarde un à un avec une impatience qu'il ne prend pas la peine de dissimuler.
- Alors ?!
- Bon. Lestrade, que savez-vous de mon école?
- Tu fais ça comme ça ? S'étonne Sherlock.
- Tais toi, je grogne avant de regarder Lestrade qui réfléchit.
- Et bien.. Pas grand-chose, avoue-t-il.
- Et pour cause. Il s'avère que j'y apprends des trucs de malade : potions, métamorphose, sortilèges et même balais. Avant de rire ou de croire à une blague, laissez moi vous expliquer quelque chose : vous vous souvenez de mon petit ami ?
Sherlock et Papa poussent un grognement synchronisé. Greg fronce les sourcils mais hoche la tête. Je sors une crème canari de mon sac et la lui tends.
- C'est une petite invention qu'il a fait lui-même. Avec son frère.
Il prend la crème canari en fronçant les sourcils. Je lui souris.
- Crème caramel.
Il la renifle, rassuré, il la mange sans soucis. Au bout de plusieurs secondes, il me fixe.
- Et bien ?
Comptez jusque trente.
Septique mais adorable, Lestrade obéit. Et au bout de ce temps, un bon gros canari jaune poussin est assis près de mon père qui a du mal à se concentrer sur la route tant il rigole. Sherlock aussi est prit d'un fou rire.
Je les regarde et bientôt, je dois moi aussi essuyer des larmes d'hilarité. Bien rapidement, Lestrade est redevenu humain. Il nous regarde, horrifié.
- C-Co..-C-..
- Magie, je souris doucement. Je serais majeure en tant que sorcière cette année, à Noël je pourrais vous montrer ce que je sais faire. Malheureusement c'est illégal pour moi de le faire pour le moment, et vu comment le ministère m'a dans le collimateur on va éviter de les provoquer.
Même si Fudge a démissionné, désormais c'est Rufus Scrimgeour alias "le vieux lion". Je l'aime bien, il a une bonne tête.
Je lui fais un clin d'œil.
- Il y a un ministère moldu et magique. Moldu veut dire "non sorcier". Ils ont une police et une brigade plus.. Entraînée, les aurors. Vous avez déjà rencontré Kingsley, il est le garde du corps du premier ministre.
- Mais je.. Je..
- Il est sorcier. Et membre de l'Ordre de Phénix. Qu'est-ce que l'Ordre ?
Et on est partit. Je parle un peu de la première guerre, je présente brièvement Voldemort, les mangemorts et leur optique. J'explique qui ils sont, ce qu'ils veulent et ce qu'ils font pour l'obtenir. Je parle de Harry, un peu. Je parle brièvement des événements de juin, parlant de Sirius Black en large, en long et en travers. Je parle enfin de l'AD et de l'Ordre.
Greg a la bouche ouverte tout le long de mon récit, me regardant comme si c'était moi l'illuminée. Il finit par hocher la tête, incapable de faire quoique ce soit d'autres puis articule d'une voix faible.
- On va pas au Yard..
- Non. Je vais au chemin de traverse, et j'irais seule, je précise froidement.
Ça ne manque pas, Papa et Sherlock réagissent au quart de tour. Je sors ma baguette et la pointe sur Sherlock.
- C'est dangereux. Je ne pourrais pas vous protéger tous les deux. Mais je peux me protéger, et Mycroft ne me laissera pas être renvoyée de Poudlard. Surtout en cas de légitime défense. Je me charge de savoir les dégâts, si il y a des disparus et je suis à nouveau dans cette voiture dans un quart d'heure.
John pince les lèvres et sort quelque chose de sa poche, me tendant son browing. J'arque un sourcil.
- Papa je ne sais pas me servir de ça..
- Pas plus qu'un mangemort. Ils penseront que c'est un jouet. Ce n'est pas difficile, tu enlèves la sécurité et tu tires.
- Quinze minutes Papa ce n'est pas.., je commence.
Mais le regard de Papa m'empêche de continuer, je prends la bête et la glisse dans mon sac. Je vais donc dans le Chaudron Baveur et remarque que celui-ci est vide. Et pour cause ? Tous sont devant la devanture d'Ollivanders : les vitres sont explosées et apparemment les aurors font leur travail.
Je constate avec effarement qu'en quelques jours à peine l'atmosphère s'est dégradée ici. Pas mal de magasins ont miss clef sous porte et le Chemin de Traverse est juste lugubre et sombre. Ça me rend un peu.. Mélancolique.
Tonks discute avec les jumeaux. Je profite de l'agitation, et demande d'une voix bien assurée de "dégager le passage". Les gens trop surpris et n'osant pas arrêter une potentielle figure d'autorité s'écartent pour me laisser la voie libre. J'arrive devant le magasin, baisse la tête et entre dans la boutique. Je fronce les sourcils. Un auror m'attrape par le bras, sèchement.
- Qui es tu ?
- Envoyée par Mycroft Holmes, je m'exclame.
- Qu'est-ce que Mycroft Holmes en a à faire ? Me demande-t-il d'une voix teintée d'impatience.
Je me dégage, arquant un sourcil.
- Le millennium bridge s'est effondré. Œuvre des mangemorts. Il avait une simple question : quelque chose a été volé ?
- Non, rien.
Je le remercie et sors avant qu'il ne vérifie si oui ou non le Holmes m'a envoyé faire l'enquête à sa place.
Je retourne en vitesse vers la voiture mais George se met devant moi, bras croisés, sourcil arqué.
- Que fais-tu là ?
Je lui souris.
- Enquête.
- Ah oui ? Sherlock Holmes s'intéresse au monde sorcier ?
- Bien sûr que non, je réponds en roulant des yeux. Sherlock Holmes s'intéresse aux mystères.
- Tu ne devrais pas être là seule.
J'arque un sourcil.
- Tu as peur de Voldemort ?
Il plisse des yeux, réfléchissant, puis hoche la tête.
- Tu as raison.
Il m'embrasse la joue. Je lui explique que Papa m'attend et que si je n'arrive pas dans la minute il va venir avec une ceinture d'explosifs et tout faire péter. Il comprend et me laisse le rejoindre. Dés que j'entre dans la voiture, je rends le flingue à Papa, pas du tout à l'aise d'avoir la chose sur moi. Sherlock, Papa et Lestrade me regardent fixement.
- Ils ont kidnappés Ollivanders, le faiseur et vendeur de baguettes. Ils n'ont rien volé, j'explique.
Je fronce les sourcils et sors ma baguette, la caressant du bout des doigts. Sherlock hoche la tête.
- Voldemort voudrait une autre baguette ?
- Harry m'a dit qu'il avait encore la sienne. Leur baguette sont liées. Toutes les deux contiennent la plume d'un Phénix, celui de Dumbledore, Fumseck.
Sherlock fronce les sourcils, enregistrant cette information avant de me regarder.
- Quelles propriétés ça donne ? Leur baguette jumelle ?
- Elles réagissent, entre elles. Elles sont.. Sœurs, c'est comme ça que dit Dumbledore. Faut savoir que les baguettes choisissent leur sorcier, elles n'ont pas de conscience propre mais sont des objets magiques.
Sherlock et Lestrade hochent la tête, en même temps.
- Pourquoi voudrait-il un faiseur de baguette ? J'imagine que ce n'est pas le côté vendeur qui l'intéresse, dit Lestrade.
- En effet, réplique Papa.
- Comment fait-on des baguettes ? Demande Lestrade avec intérêt.
J'hausse les épaules.
- Aucune idée. Je ne fais pas des baguettes. La mienne contient un crin de sombral. Il y a écaille de dragon, crins de licorne, plume de phénix et je sais qu'une fille avec des cheveux de Vélane.
Ils me regardent avec des yeux de merlan frit. Je roule des yeux.
- Une créature semi humaine : d'apparence et d'intelligence. Mais elle a des pouvoirs d'attirance presque mortel.
- Comme les sirènes dans l'Odyssé, remarque Papa.
- Exact, sauf qu'elles n'ont pas besoin de chanter.
- Peut être que Voldemort ne veut pas de nouvelles baguettes mais du savoir de cet homme, fait remarquer Sherlock après une pause.
Je remarque que Papa nous amène à Baker Street. Il n'aura finalement pas trop râler du fait que je fasse partie de l'aventure. Je regarde Sherlock.
- Ollivanders doit avoir une connaissance immense dans son métier, je te rappelle que l'espérance de vie sorcière est de 120 ans. Ollivanders doit en avoir que 80, il a accumulé un savoir exceptionnel.
- Que cherche Voldemort ? Demande Sherlock à haute voix.
- Vaincre Harry, j'imagine, je réponds sans certitude.
- Peut être veut-il résoudre ce mystère de baguettes sœurs, remarque Lestrade, d'un ton plutôt léger
Sherlock le regarde, outré et insulté. Je fronce les sourcils en hochant la tête.
- En effet. C'est une piste intéressante.
OS Sherbeth
Disclaimer, dans ce OS, Sirius est en vie
Le mariage de Ron et Hermione approche à grand pas, j'ai dû m'impliquer plus que je ne le voulais : je suis demoiselle d'honneur après tout. J'ai eu un droit de veto sur les robes du coup et rien que pour ça, ça valait le coup. On a optée pour des robes de la même couleur mais avec des modèles différents. Mais peu importe, ce n'est pas le sujet.
Le fait est que j'ai reçu une invitation de la part de Molly Weasley pour un gros barbecue une semaine avant le mariage, histoire de fêter dans un cercle un peu plus fermé. J'ai reçu une invitation, mais je ne suis pas la seule : Sherlock en a une aussi… enfin, Hermione m'a dit que Molly comptait lui envoyer.
Ne vous méprenez pas, je l'aime très fort mais franchement je ne sais pas si je l'aime assez pour l'inviter au Terrier. L'idée qu'ils fassent des déductions sur la vie sexuelle de Molly et Arthur me fait frissonner de dégoût. Et puis, je ne sais pas pourquoi Sherlock/Ron, Sherlock/Sirius… Sherlock/N'importe Quel Gryffondor ne m'a pas l'air d'être une super idée.
J'arrive à Baker Street après ma journée de travail, ayant été faire les courses avant. Je rentre à Baker Street et dépose le sac de courses sur la table, Sherlock est dans son fauteuil, penché sur son ordinateur.
- Bonsoir…
Je m'approche de lui, il lève la tête vers moi, me souriant doucement avant de m'embrasser avec tendresse.
- Bonsoir.
Je me mords la lèvre, réfléchissant un peu : peut être Sherlock n'a-t-il pas encore reçu la lettre, dans ce cas pourquoi lui poser la question ? Juste intercepter la lettre ? Peut être l'a-t-il jeté ? Peut être Mrs Hudson l'a jeté ?
Je vais attendre qu'il m'en parle lui-même.
- Tout va bien, Elizabeth ?
Je baisse les yeux vers lui et souris.
- Oui, pourquoi ?
- A quoi penses-tu ? continue-t-il en se relevant.
- A .. ce qu'on va manger ? je suggère, faisant de l'esprit. Ce n'est pas avec les courses que tu fais qu'on pourra survivre.
- J'ai reçu l'invitation et j'y ai répondu, m'annonce Sherlock avec arrogance.
Je souris avec soulagement et embrasse sa joue, me relevant sur la pointe des pieds.
- Oh ça va.
Je vais ranger les courses. Sherlock m'observe puis me rejoint dans la cuisine.
- Que penses-tu que j'ai répondu au juste ?
Je relève un sourcil.
- Non. Quoi d'autre ?
- J'ai répondu « oui », répond-il comme si c'était une évidence.
Je me crispe totalement et lui fais face.
- Quoi ? Mais pourquoi ?
- Pourquoi pas ?
Il fronce les sourcils, me regardant de son air un peu offensé.
- J'ai envie d'y aller, ajoute-t-il fièrement.
- Menteur, je susurre.
- Pourquoi tu ne veux pas que je vienne ?
Il le demande défensivement, essayant de faire de moi la méchante. Bon, j'imagine que j'ai une part de tort dans l'affaire. Mais MINUSCULE.
- Parce que ça ne t'avait jamais intéressé avant, je réponds en roulant des yeux.
- Ça m'intéresse maintenant, réplique-t-il fermement.
- Sherlock, je ne suis pas sûre que tu vas t'entendre avec tout le monde, je commence à expliquer en essayant d'y mettre le plus de pincettes possibles.
Il fronce les sourcils, je le force à m'aider en mettant des courses à ranger dans les étagères du haut dans ses mains. Il obéit en râlant.
- Tu ne veux pas que je rencontre tes amis ? devine-t-il finalement quand nous avons finis de ranger les courses.
Je soupire et me tourne vers lui.
- Je ne suis pas certaine que ça se passera bien. Et j'ai envie de passer un bon moment, pas de devoir gérer tes déductions et les conséquences qu'elles peuvent avoir. Ou juste tes remarques.
- Tu ne veux pas que je rencontre tes amis, conclue Sherlock, piqué au vif, se fermant complétement.
- Non. Je veux que tu rencontres mes amis. Mais je veux passer un bon moment quand tu le fais, pas ramasser les pots cassés de ce que tu dis et du fait que certains de mes amis ont une trop grosse impulsivité pour leur bien.
Il pince les lèvres et va attraper son violon, jouant « quelque chose » de strident. Je ne pourrais même pas dire qu'il s'agit d'une mélodie, c'est juste une horreur. Il se venge, je fais des pâtes aussi vite que possible puis vais m'enfermer dans la chambre avec un bouquin.
De toute façon, ça ne sert à rien de discuter avec lui à ce moment là. Mrs Hudson viendra sans doute l'engueuler en espérant que ça change quelque chose à son comportement d'abruti. Je serre les dents un peu plus fort. Au bout de plusieurs heures, il s'arrête et frappe à la porte.
- Elizabeth ?
J'ouvre d'un coup de baguette, sans me lever, retirant mes écouteurs de mes oreilles et levant les yeux vers lui.
- Je ne ferais pas de déductions.
Il a presque l'air d'un enfant innocent, il est très bon en manipulation et je le soupçonne d'utiliser ce ton un peu repentis pour arriver à ses fins. Et ça marche.
- Promis ?
- Je ferais de mon mieux, promet-il.
Je souris un peu plus et ouvre mes bras. Il s'y blottis, se laissant tomber dans le lit.
- Que faisais-tu ?
- Je regardais un film.
- Ennuyeux, soupire-t-il.
- Tu ne sais même pas quel film, je grogne.
- Comme si j'en avais besoin.
Il referme mon ordinateur, le pousse sur le côté et m'embrasse longuement, me serrant contre lui.
Mmh… je vois…
ooOOoo
On est le jour J. Sherlock et moi comptons nous y rendre par voiture, il en a loué une. Je sais que Sherlock a son permis mais c'est toujours bizarre de le voir au volant. Je branche mon téléphone, mettant du classique la plus grosse partie du voyage. Au bout d'un moment cependant, je mets la comédie musicale Hamilton
- I AM NOT THROWING AWAY
- Elizabeth.
- MA
- Elizabeth.
- SHOT
Je chante à pleins poumons. Sherlock fins par éteindre la radio en grognant. J'éclate de rire et embrasse sa joue.
- Je t'aime, Sherlock.
- J'espère bien, s'amuse-t-il. Mais si tu chantes encore comme ça, je nous ramène à Baker Street.
- Crois moi, tu préfères une heure de trajet avec moi qui chante plutôt que la colère de Mrs Weasley.
Nous nous garons. Sherlock porte une chemise bleu foncée, il a pris son manteau et relève le col de celui-ci avec appréhension. Moi-même je porte un pantalon large noir, une chemise blanche et un collier doré.
Je prends sa main avec un sourire qui se veut rassurant et il serre celle-ci. Il inspire puis me demande :
- Tu leur as déjà parlé de moi ?
- Oui. Tout le temps, je souris en coin. Même quand j'étais encore à Poudlard je leur parlais sans arrêt de toi. Ça se passera bien.
Il hoche la tête.
Nous arrivons au Terrier, une grande tente, comme pour le mariage de Bill et Fleur, est installée. Il y a de grandes tables et une bonne odeur de barbecue qui se fait sentir. Je souris doucement, un peu nerveuse en voyant que la majorité de l'Ordre est là.
Sirius s'approche de nous, sous sa forme d'animagus. Teddy et Victoire, la fille de Bill et Fleur, aiment beaucoup jouer avec lui comme ça. Je souris.
- Hey.
Sherlock perd son expression fermée et se baisse vers Sirius en souriant, se mettant à le caresser.
- Bon chien. C'est un bon chien, gagate-t-il.
J'évite de lui dire que Sirius n'est pas vraiment un chien, espérant que ce dernier évite de le dire à Sherlock aussi.
- Oh ma chérie ! s'écrie Molly Weasley en s'approchant avec un grand sourire.
Elle me prend dans ses bras et s'approche de Sherlock.
- Ravie de vous rencontrer. Molly Weasley.
- Sherlock Holmes.
Sherlock a repris son ton froid et détaché. Tous les autres Weasley et compagnie viennent le saluer, j'attrape les bonbons que George et Ron voulaient lui donner, les fusillant du regard. Hermione a déjà rencontré Sherlock plusieurs fois, tout comme Neville. Et je pense que Sherlock est content de revoir des gens qu'il connait.
Sirius finalement se change en homme, un peu plus loin, et me fait un clin d'œil.
- Ravi de le rencontrer, me sourit-il en me prenant dans ses bras.
- Pardon ?
Sherlock qui a parlé derrière moi. Je me tourne vers lui en souriant.
- Oui mon cœur ?
Sherlock observe Sirius avec un sérieux dégoût. Alors que bon, y'a pas de raisons : Sirius porte un joli costume trois pièces dans les tons vert forêts, ses cheveux sont mi longs et fraîchement coupés et bien entretenus.
Je suis certaine qu'il investit des milliers de gallion ses cheveux.
- C'est… lui le chien ?
- Oui, Sirius, vous grattez magnifiquement bien derrière les oreilles, sourit Sirius en tendant la main en direction de Sherlock.
Aïe. Il ne peut pas se taire.
- Tu ne m'as rien dis ? me reproche Sherlock en ignorant la main de Sirius.
- Dis quoi ? je demande, aussi innocemment que je peux.
- Que je caressais… quelqu'un !
- Il était sous forme de Patmol, j'explique comme si Sherlock ne s'était pas rendu compte. C'était donc un chien à ce moment là.
Sherlock me fusille du regard. Sirius a un petit rire.
- Ne me prends pas pour un idiot, siffle-t-il.
- Il a vraiment de grosses ressemblances avec Severus, remarque Sirius, aussitôt approuvé par Ron qui hoche la tête.
Sherlock pince les lèvres et s'éloigne à grands pas, rapidement rejoint par Arthur Weasley et Molly. Je lève les yeux au ciel et me tourne vers Sirius.
- Sérieusement ?
- Ce n'est pas moi qui ai oublié de lui dire, susurre-t-il. Et puis, ça aurait été plus étrange que je me change en homme quand il me caressait.
Je grogne. Un point pour lui j'imagine.
Je rejoins Sherlock qui discute aimablement avec les Weasley. Il a même son sourire faux cul, quand il essaye de devenir le préférer de Mrs Hudson.
- Tiens Elizabeth ! s'exclame Molly. Sherlock nous disait que tu ne voulais pas qu'il vienne au barbecue.
Je me crispe et fronce les sourcils.
- Pardon ? Je ne pense pas…
- Oh si, renchérit Sherlock. Tu m'as même dis que tu avais peur que je ne m'entende pas avec eux… chérie.
Il a ajouté ce dernier mot en me regardant droit dans les yeux, son sourire de vainqueur étalé sur son visage d'idiot.
- Voyons ! Pour qui nous prends-tu ? s'outrage Molly. Il n'y a pas de raisons pour lesquelles on ne serait pas entendu avec ton petit ami !
- Et puis, on l'aurait éventuellement rencontré au mariage, s'amuse Arthur.
Je souris en coin et m'apprête à déblatérer le discours de Sherlock (en précisant que c'est son point de vue) mais Sherlock annonce :
- Elizabeth ne croit pas au mariage.
- Quoi ?! Mais ce n'est pas vrai ! c'est lui !
- Donc tu veux bien te marier ? sourit Sherlock.
- Quoi ? mais ça va pas ?!
- Elizabeth, ne parle pas comme ça à Sherlock, s'écrie Molly.
Je me fais réprimander une bonne fois puis Hermione et Ginny me sauvent, prétextant qu'elles ont quelque chose d'urgent à me montrer. Je m'éloigne en poussant un grognement. Je comprends pourquoi Mycroft dit que Sherlock est le préféré, surtout le mec passe sa vie à manipuler les vieux couples naïfs.
Outrée.
Je vais un peu jouer avec les enfants, Rose aime beaucoup s'occuper de Victoire. J'ai personnellement un coup de cœur pour Teddy, pas parce que Remus est son père mais juste que cet enfant est d'une gentillesse remarquable. Et il me rappelle cruellement Neville.
Neville qui quitte enfin Luna pour me rejoindre, souriant en coin.
- Tout se passe bien avec Sherlock ?
- Impeccable, je marmonne. Pourquoi ça n'irait pas ?
- Parce que vu ta tête c'est un miracle qu'on ait pas assumé que ton père soit mort, s'amuse Neville.
Il s'amuse à mes dépends. Meilleur ami à deux balles.
Je vois Sirius approché Sherlock, je vais négocier une N'oreille auprès de George et vais les espionner.
- Elizabeth a souvent parlé de vous, commence Sirius d'un ton neutre.
- Je sais, répond sèchement Sherlock.
Il ajoute assez rapidement :
- De vous aussi. Trop même.
Je peux voir d'ici le sourire un peu arrogant de Sirius.
- Elle préférait Remus.
- Je me souviens de lui, je l'avais vu à King's Cross.
En début de cinquième année, quand il était venu me dire au revoir avec Papa. Je souris un peu plus.
- Vous aimez les chiens ? interroge Sirius.
Ça passe ou ça casse.
- Oui. J'en avais un quand j'étais enfant. Un cocker.
- Je vois. Mon animagus est un berger allemand noir.
Ils parlent de chien pendant des heures. J'exagère, mais j'ignorais que Sherlock aimait tant les chiens. J'imagine que ça se tient. Il n'empêche que c'est incroyable que Sirius et lui se soient entendus grâce à leur passion des chiens. Et ça me fait plaisir que Sirius ait fait un effort pour retourner voir Sherlock et que Sherlock n'ait pas fait sa mauvaise tête.
Quand Sherlock est débarrassé, au bout de pas mal de dizaine de minutes, de Sirius, je le rejoins.
- Bonjour mon amour, me salue-t-il avec un doux sourire.
Grosse dindasse que je suis, j'ai juste envie de l'embrasser. Mais je serre les dents.
- N'essaye pas de devenir le préféré.
- Et pourquoi pas ?
Je m'offusque :
- M-Mais ! je les connais depuis plus longtemps… Et… Et ils me préfèrent, c'est tout !
Je roule des yeux.
- Et ce n'est pas comme si tu voulais te marier.
Sherlock regarde ailleurs et hausse les épaules.
- Pourquoi pas ?
- Parce que… Tu détestes cette institution et tout ce qu'elle représente ? Tu l'as répété un millier de fois ?
- Je t'aime plus que je déteste cette institution.
- On a pas besoin d'être marié pour être un véritable couple, tu le sais ? je lui demande, prenant doucement sa main.
- Évidemment que je le sais, réplique-t-il, toujours sans me regarder. Mais je crois que Mycroft, mes parents et John nous prendraient plus au sérieux.
- On ferait ça pour les autres alors ?
Il fronce les sourcils, pas satisfait de la tournure de la conversation.
- Oui. En partie, ça nous éviterait des justifications. Et je sais que nous n'en avons aucune justifications à donner, mais je sais aussi que Mycroft comme John t'en réclament régulièrement. Et mes parents m'en réclameront. Et d'autre partie, pour des raisons légales. Si il m'arrive quelque chose, ou même à toi, je ne veux pas devoir m'inquiéter sur de la paperasse.
Beaucoup de mots que Sherlock prononce peu, « m'inquiéter » en grosse partie. Je le regarde, je crois que nous savons tous les deux que Mycroft s'occuperait de ce type de paperasse. Mais je m'en fiche, il n'a pas à donner de justifications si il veut se marier. J'en ai un peu envie aussi.
je me blottis contre lui, il passe son bras autour de mes épaules et embrasse le haut de mon crâne.
- Je te ferais une demande digne de ce nom, je souris.
Il rit doucement contre moi et mon cœur tout entier fond de bonheur.
