Chapitre 3 : les BUSES, résultats

BONSOOOOIR

Pas de OS cette fois ci! J'espère que vous aimerez ce chapitre, on a un petit guest surprise en fin de chapitre ;))


J'ai passé pas mal de temps à Baker Street, dernièrement. Parfois avec Sherlock, parfois non. J'ai réussi à lui faire regarder Dr House et il ment quand il dit qu'il n'aime pas. J'ai voulu lui faire regarder Game of Thrones mais les scènes de cul l'ont fait sortir de la pièce, j'ai trouvé ça ridicule, quelle prude.

Parfois il n'est pas là. Dans ces moments là, je vais fouiller dans son argent, et vais faire les courses pour lui. En échange il ne râle pas trop sous prétexte que j'ai bougé à sa main dans le frigo. Un bon deal, je trouve.

Je n'ai pas vu Mycroft des vacances, pas besoin. Pour dire quoi ? Moldus en danger ? Je pense qu'il est protégé par l'Ordre, mais sans certitude et je ne vais pas aller lui demander. Il pourrait croire que je m'inquiète pour lui.

J'observe la lettre posée sur la table de la salle à manger. Elle est arrivée y'a une heure, j'ai fais un café, ai cuisiné le petit déjeuner et ai les yeux posés sur elle mais ne l'ai pas ouverte. Je ne sais pas comment je me sens. D'un côté je suis nerveuse, mais de l'autre je sais que j'ai réussi. Je veux dire.. J'ai réussi, n'est-ce pas ?

J'entends des pleurs et rapidement, les pas de Papa et Mary se font entendre. Ils descendent, baillant à s'en décrocher la mâchoire.

- Bonjour, me sourit Mary.

- Hey.

- Qu'est-ce que c'est ? Demande mon père en regardant la lettre.

- Mes BUSE. O pour Optimal, E pour Efforts Exceptionnels, A pour Acceptable, P pour Piètre, D pour désolant, et T pour Troll.

Tout en lui expliquant, j'ai attrapé l'enveloppe et l'ouvre nerveusement. Les résultats s'affichent tranquillement devant moi.

"BREVET UNIVERSEL DE SORCELLERIE ELEMENTAIRE

Le candidat est admis s'il obtient l'une des notes suivantes : Optimal (O), Efforts Exceptionnels E, Acceptable (A).

Le candidat est recalé s'il obtient l'une des notes suivantes : Piètre (P), Désolant (D), Troll (T).

ELIZABETH EMMA WATSON A OBTENU :

Astronomie : A

Arithmancie : A

Etudes des runes : O

Botanique : O

Sortilèges : O

Défense contre les forces du mal : E

Divination : P

Histoire de la magie : E

Potions : O

Métamorphose : E"

Je relis les résultats une deuxième fois et ne peux retenir le sourire de débile qui orne désormais mon visage.

- 8 BUSE ! Et un "O" en botanique, Neville va être fier !

- Bravo ma chérie, sourit Papa en me prenant la lettre des mains. On va fêter ça !

- J'ai une seule chose à réclamer, je dis en faisant la moue.

Il se tourne vers moi en fronçant les sourcils.

- Oui ?

- Je peux aller au chemin de traverse demain ? Et dormir chez les jumeaux..

- QUOI? NON ! JE VAIS APPELER SHERLOCK ET MYCROFT ON VA VOIR CE QU'ILS VONT EN PENSER !

- Papa Sherlock et Mycroft ne sont pas mes parents... , je lui explique comme si il était un profond débile.

Je lui souris et pose ma main sur son épaule, faisant la moue.

- Regarde, soit je te dis la vérité : j'aimerais aller dormir chez George, ce que j'ai déjà fais à Poudlard, sans but "coïtal" mais juste sentimental. Soit je te mens, je te dis que je vais chez Hermione et on vit tout les deux dans ce mensonge.

Il me regarde, serrant les dents.

- Bon.. Très bien mais tu..

- Merci Papa !

Je m'éclipse en courant, fonçant dans ma chambre pour annoncer ma réussite à Hermione, confirmer ma venue à leur séance shopping, demander à Neville comment ça s'est passé et frimer auprès de George.

17 ans dans quelques mois mais j'ai toujours douze ans dans ma tête. Papa entre dans ma chambre, l'air outré.

- Elizabeth, je suis ton père et je..

Bon, on va le laisser terminer ça lui fera plaisir. Je le regarde donc, toute ouïe pendant qu'il poursuit son speech avec détermination.

- Et je ne vais pas te laisser dormir chez ton petit ami de 18 ans. Tu es jeune, et je ne veux pas que..

- Qu'il amène le déshonneur sur la famille ? Qu'il t'empêche de me marier ? je coupe sèchement. Non, pas ton genre. Tu veux qu'on parle relations sexuelles ? J'en ai eu, j'en aurais, avec ou sans ton consentement. Seuls celui de George et du mien importent. Je reste fille de médecin, je me protège et fais ça correctement. Quoi ? Sécurité ? Fred et George ne sont pas "scolaires" mais ils savent se battre, et dans le pire des cas je prendrais la cheminette pour disparaître.

Je fronce les sourcils, réfléchissant à une dernière objection.

- Oh, et.. Si tu m'as laissé dormir avec Neville, garçon pourvu d'un pénis, je trouve ça insultant de ta part de refuser que je fasse la même chose avec un garçon qui m'aime et me respecte.

Bon, je sais que j'avais dis que je le laisserais terminer mais c'est plus fort que moi, ok ? Je regarde Papa, avec l'ombre d'un sourire.

Il serre les poings, grogne et sort de ma chambre.

Gagné.

OoOOoo

Il a tout de même insisté d'être dans le même taxi que moi. Celui qui me conduit jusqu'au Chemin de Traverse, j'ai accepté. J'ai reçu de l'argent pour refaire mon stock, notamment refaire de nouvelles robes.

J'entre dans le Chaudron Baveur, saluant Tom qui a l'air encore plus déprimé que d'habitude et vois un troupeau de rouquins, deux bruns et un immense papa Noël brun. Je souris et lève les bras.

- Séchez vos larmes et illuminez vos visages d'un sourire, votre délivrance vient d'arriver et elle s'appelle Elizabeth !

Hermione et Ginny me foncent dessus pour un câlin. J'éclate de rire puis vais saluer les autres, Harry se contente d'un hochement de tête et d'un léger sourire, je lui fais un clin d'œil. Mrs Weasley me réprimande un peu pour l'effet théâtral mais surtout pour la forme. Hagrid me salue chaleureusement également.

Nous allons au Chemin de Traverse, je vois les regards horrifiés des autres face à l'état de l'endroit. J'inspire, et hausse les épaules.

- En début juillet ça allait, je vous assure.

- Tu es venue ? Me demande Hagrid.

- Montrer à Papa, Mary, et Sherlock le magasin de Fred et George. Et une deuxième fois pour Sherlock.

Harry me regarde, arquant un sourcil, attendant visiblement d'autres précisions mais je me tais. Mr Weasley regarde les idiots vendant des gris gris bidons au premier naïf venu. Ce qui me désole c'est qu'ils vendent leur connerie en effet.

Je vais chez Madame Guipure avec le trio d'or. Je vois les visages anxieux des gens, ça me fait soupirer mais c'est tout.

Hagrid nous attend dehors, faute de pouvoir entrer. J'entends une voix traînante se plaindre derrière une rangée de robes :

- ...ne suis plus un enfant, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, maman. Je suis parfaitement capable de faire mes achats seul.

Je vois Drago s'avancer vers le miroir et s'observer dans le miroir. Le visage pointu, cheveux pratiquement blanc et élégamment vêtu d'une robe verte foncée. Il est beau, je serais idiote de dire le contraire. Et il le sait, c'est-ce qu'il le rend si facile à manipuler, il s'en vante.

- Si tu te demandes quelle est cette odeur, maman, je te signale qu'une Sang de Bourbe vient d'entrer ici, dit-il tranquillement.

Je souris. Ça commence déjà ?

- Je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'utiliser ce genre de mots dans ma boutique ! Dit Mrs Guipure. Ni de se battre.

Elle a ajouté ça en voyant les baguettes de Harry et Ron, qu'ils avaient dégainé. Je les baisse avec amusement.

- Tu crois que ton papa sentira l'odeur de la Sang de Bourbe de là où il est là ? Je demande, presque curieusement, en regardant une robe pourpre.

Je vois Drago sortir sa baguette et la pointer vers moi. J'arque un sourcil, principalement surprise par le fait que Ron et Harry n'ont pas rangé la leur et se sont mis devant moi.

Je sais lui casser la gueule toute seule.

- Madame s'il vous plaît ! Prie Mrs Guipure.

- Rangez ça, dit Narcissa Malfefoy d'un ton glacial aux garçons. Ou ce sera la dernière chose que vous ferez.

Elle laisse ensuite son regard retombé vers moi.

- Vous vous croyez maligne, Miss Watson, mais vous finirez par désenchanter.

Je m'avance d'un pas, tout comme Harry, et la toise de haut en bas avant de lever un sourcil.

- Je suis maligne. Assez maligne pour savoir que nous sommes en majorité numérique et que les seuls amis que vous pourriez potentiellement appeler entacherait votre réputation.

- Comment va Sirius ? Nous demande-t-elle, avec un mauvais sourire.

Harry lève aussitôt sa baguette mais je pose ma main sur son avant bras, fermement je lui abaisse, et fusille Narcissa du regard.

- Nous passerons votre bonjour à Andromeda. Si ce que je sais est vrai, Lucius vous avait épousé par dépit. Ça doit être frustrant.. Non ?

Ses yeux flamboient de colère, je vois sa main se glisser vers l'intérieur de sa robe. J'ai le cœur qui bat très vite et la sensation de pouvoir la détruire avec mes mots.

- Ne parle pas comme ça à ma mère ! Rugit Drago, se mettant devant moi.

Je lève lentement mes yeux vers lui.

- Voyons.. Vu notre intimité l'année dernière, j'aurais pensé que tu me parlerais autrement, mon cœur, je susurre.

- Viens Drago, dit sèchement Narcissa alors que celui-ci enlève sa robe. Maintenant que je vois quel genre de racaille se fournit ici.. On trouvera mieux chez Tissard et Brodette.

Ils sortent, bousculant Ron au passage. Je les suis du regard, perdant aussitôt mon sourire avant de me tourner vers Harry et Ron.

- Ne lancez jamais le premier sort. Surtout toi Harry, tes séances avec Ombrage te manquent ? Tu les laisses attaquer premier.

- Comment tu sais.. Pour le mariage ? Demande Hermione.

- C'est le genre d'anecdotes que j'ai vu au Square Grimmaud, Andromeda était supprimée de l'arbre généalogique. Et les sangs purs font des mariages arrangés. Bellatrix avec Rabastan ou Rodolphus, je les confonds. Andromeda avec Lucius et finalement Narcissa en a hérité. C'était pas sorcier à comprendre.

Guipure fait tout ce qu'elle peut pour nous mettre dehors, je parviens même à négocier ma robe au rabais et sors de là avec une robe valant 10 gallions que j'ai payé 7.

Je vais en vitesse chez l'apothicaire avec Hermione. Harry et Ron n'ayant pas eu un O, ils n'auront plus potion.

Nous allons enfin au magasin des jumeaux, les autres n'y sont jamais allés. Sur la devanture, ils font la promotion d'un nouveau produit :

"Vous avez peur de Vous Savez Qui ?

Craignez plutôt

POUSSE RIKIKI

Le constipateur magique qui vous prend aux tripes !"

Harry et moi éclatons de rire. Je vais faire un tour du côté des rêves éveillés qui me fascinent, je suis certaine que ça peut devenir dangereux. On peut en devenir accro. Je vois Lavande Brown de Poudlard et les Patil, je leur tourne légèrement le dos dans l'espoir qu'elles me laissent tranquilles.

- Elizabeth ?

La voix qui vient de prononcer mon nom n'est pas féminine. Je tourne la tête et arque un sourcil. Une tête en plus que moi, les cheveux bruns coupés courts, une jolie barbe et portant un pull over de quidditch aux couleurs inconnues, Olivier Dubois. Enfin, Olivier Dubois et son sourire ravageur. J'arque un sourcil.

- Dubois ? Wow..

- Tu vas bien ? S'enquit-il presque immédiatement. Tu as.. Grandis.

- C'est mieux, non ? Je souris doucement. Je vais bien, et toi ? Harry m'a dit que ça se passait bien.

- En effet, se vante-t-il, hochant la tête. Il y a encore quelques années, tu aurais été toute rouge.

- Ça te manque ? Je souris.

- Peut être.

Il me regarde quelques secondes puis poursuit :

- J'étais déçu de ne pas être là pour la coupe des sorciers.. Et j'ai appris pour l'incident du ministère, tu vas bien ?

- J'ai eu un truc à l'épaule quelques semaines, mais c'est finis, je souris.

- Toujours folle amoureuse de moi ? Me demande-t-il, ajoutant même un clin d'œil.

Il plaisante, n'est-ce pas ? Je veux dire, il ne me drague pas ? Enfin pas vraiment ? D'abord décontenancée, je me reprends :

- Non, désolé, j'ai une nouvelle victime.

- Il doit être chanceux, sourit-il.

- Tu n'as pas idée, répond une voix près de nous.

On sursaute et nous voyons George, très sérieux. Il regarde Dubois.

- Bonjour, Dubois.

- Je venais voir l'œuvre de mes anciens batteurs, sourit-il. C'est incroyable ! Tu vas encore la taquiner à propos de moi ?

- Oh pas vraiment, répond George en haussant les épaules. Elizabeth et moi avons un nouveau sujet d'entente.

- Lequel ?

George s'approche de moi, pose ses mains sur mes joues et m'embrasse avec douceur. Et clairement, il en rajoute, mordillant ma lèvre inférieure.

Serait-il.. Jaloux ?

Il rompt le baiser et se tourne vers Dubois qui nous fixe, la bouche ouverte. George a sa main sur ma taille et me garde contre lui.

- Vous.. Deux ?

- Ferme la bouche, Dubois, je souris en coin.

George sourit un peu plus et embrasse mon front.