Chapitre 4 : jaloooousie

Un petit chapitre de transition que j'ai eu BEAUCOUP de mal à écrire mais je suis contente du résultat. Je suis dans un état de STRESS INIMAGINABLE. Si quelqu'un a déjà fait MUN (Model United Nations) peut il/elle me contacter ? I need help.


Malheureusement pour George, un enfant lui demande de l'aide et il s'éloigne. En rejoignant l'enfant, il nous lance un dernier regard, sérieux. Dubois repose les yeux vers moi, l'air surpris.

- Je n'aurais pas envisagé George..

- A qui pensais-tu ? Neville ? Je me moque, gentiment.

Je ne dis pas que Neville n'est pas attirant, je dis juste qu'il n'est pas MON genre.

- Non, pas particulièrement. Il est vrai que je te connaissais peu et sans doute encore moins maintenant, mais j'aurais dis que les jumeaux n'étaient pas assez sérieux pour toi.

- Ca fait du bien de rire, tu sais.

Même si j'y ai déjà songé. Notamment quand j'ai regardé Mrs Doubtfire, j'ai peur que George se transforme en Daniel (le père dans Mrs Doubtfire). J'ai peur de me changer en Miranda (la mère). Mais j'ose croire qu'on arrivera à gérer ça correctement. Je l'aime, lui aussi. C'est ce qui hoche la tête et se penche vers moi.

- j'ai rejoins l'Ordre du Phénix, me dit-il à l'oreille.

Je relève les yeux vers lui, impressionnée.

- Chanceux. Je dois attendre d'être sortie de Poudlard, mais je m'implique comme je peux. Je.. Suis ravie de savoir que tu en fais partie.

- C'est la moindre des choses, tu ne penses pas ?

- Bien sûr que si.

Nous discutons encore de l'Ordre, de politique, de Voldemort longuement et nous nous retrouvons assis à même le sol, j'ai toujours ma fiole de rêve éveillé dans les mains.

- Hum hum.

Je lève la tête, apercevant Fred qui nous regarde en arquant un sourcil.

- El', tu empêches de vendre.

Je fronce les sourcils et me relève.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- On discutait juste, sourit Dubois.

- Et bien, tu vas discuter avec moi, sourit Fred, passant son bras autour de ses épaules, s'éloignant. J'ai pleins de produits à te montrer.

Je fronce les sourcils et regarde autour de moi. Je vois George près de la caisse, vendant la dernière boite à flemme du stock. Je le rejoins en inspirant.

- Hey.

Il continue de jouer au magasin, souriant aimablement les clients en leur faisant promettre de faire rire les gens. Je le regarde, il fait presque adulte avec son sourire commercial, ses cheveux bien coiffés, son costume bien entretenu. Mais surtout, il fait la tête. Ce que je comprends, j'ai un peu merdé.

Je glisse ma main au creux de son dos, levant les yeux vers lui puis me glisse entre le comptoir et son torse. Il évite encore et toujours mon regard. Je m'inquiète, pose ma main sur sa joue et prends le col de sa veste entre mes doigts.

- Je t'ai blessé ?

Bien sûr que non, répond-il, chassant rapidement la remarque.

-Tu es jaloux ?

- De Dubois ?

Il roule des yeux dédaigneusement. Je lui murmure, avançant mes lèvres le plus près possible de son oreille.

- George Weasley j'ai envie de te faire tellement de choses que tu rougiras à chaque fois que tu verras du bleu.

- Du bleu ?

Il fronce les sourcils. Je glisse ma main sous mon haut et tire doucement la bretelle de mon soutient gorge, bleu foncé. George me regarde avec un sourire gourmand, prend ma main et me fait grimper les étages du magasin.

Je rentre dans un petit appartement avec un salon/salle à manger/cuisine pas très bien aménagé. Pas mal de cartons de repas tout prêt sont accumulés dans la poubelle et des vêtements sales sont posés sur le canapé.

- Vous êtes d'un cliché..

- Et parfois on va même manger à la maison, rajoute-t-il.

- Flemmards.

George a passé ses bras autour moi, me collant à son torse en picorant mon cou de baiser. Il daigne me répondre par un vague "mmh". Je lève les yeux au ciel en souriant.

- Où est ta chambre?

Il m'emmène dans sa chambre, donc. Un grand lit double, une table de nuit, une petite commande et un bureau sur lesquels sont posés quelques bouquins et morceaux de parchemin. Il y a quelques photos mais je n'ai pas vraiment le temps de les observer.

J'entends George fermer la porte à clef et je me tourne vers lui.

- Sur le lit.

Il obéit sans détacher son regard de moi, et quand je commence lentement à me déshabiller, je le surprends à déglutir. Je lui fais un clin d'œil en laissant tomber mon haut, puis m'avance à califourchon sur ses genoux. Il pose ses mains sur ma taille et je lui souris.

- Je sais que tu n'aimes pas ça.. Mais il va falloir m'écouter, George Weasley.

- Tout ce que tu veux, murmure-t-il, alors que je sens une jolie bosse se frotte contre ma cuisse.

OoOOoo

Allongée, nue contre George, je frissonne en sentant les cercles qu'il trace dans mon dos avec ses doigts. Il regarde le mur, songeur.

- Tu as peur de mourir, Elizabeth ? Demande-t-il.

- Non. Peur de la réaction de mes proches, mais pas de mourir. Et j'ai peur que mes proches meurent mais je ne les empêcherais pas de faire ce qu'ils pensent juste.

- C'est une façon de me dire que tu approuves ce que nous faisons ? S'amuse-t-il en baissant les yeux vers moi.

Je lui souris et caresse doucement sa joue avec mon pouce.

- Bien entendu.. C'est quoi ça pour des questions sérieuses ?

- Ca m'arrive parfois, d'être sérieux, répond-il nonchalamment.

- Tant que ce n'est pas trop souvent..

Je glisse ma main dans ses cheveux roux, souriant un peu plus.

- Dis moi, George, tu n'as pas de barbe ?

Dubois m'a rappelé que j'adorais les barbes. George grimace et passe ses doigts sur son menton.

- Une barbe d'adolescent, sur le bout du menton.

- C'est mignon, je souris avant de me relever et d'embrasser son menton.

Il me regarde puis glisse sa main sur ma nuque et m'embrasse avec douceur.

- Tu es magnifique.

Je n'ai pas le temps de répondre qu'il s'est glissé au dessus de moi, embrassant mon cou en glissant ses mains sur ma taille. Je ferme les yeux, me mordant la lèvre inférieur tandis qu'il continue ses caresses.

- Tu.. Étais jaloux de Dubois ?

Il s'arrête aussitôt et se laisse tomber dans le lit, près de moi, dans un grognement. Je tourne la tête vers lui. Il hausse les épaules.

- Tu étais amoureuse de lui. Et tu lui plaisais visiblement. Il y avait de quoi être jaloux.

- J'aime beaucoup, je souris malgré moi.

On frappe à la porte et la voix de Fred surgit.

- Hey les amoureux, il va falloir manger !

Nous restons encore quelques minutes enlacés puis nous nous rhabillons et sortons de la chambre. Fred nous regarde avec un petit sourire en coin. Pendant que je regarde qui m'a appelé sur mon téléphone, il embrasse doucement ma tempe et je lève les yeux vers lui en souriant.

- Bon, qu'est-ce qu'on mange ? Grogne George.

Je roule des yeux, glisse mon portale dans ma poche et regarde dans leur placard.

- Laissez moi faire.

Je finis par trouver de quoi faire des pâtes à la sauce tomate mais me mets donc au travail. Fred s'assoit à table, le menton posé sur le creux de ses mains en me regardant avec un sourire niais.

- Regarde toi, la fière Gryffondor entrain de faire à manger comme tu devrais le faire.

- Tu insinues quoi, Fred ? Je demande froidement. Que mon vagin et ma capacité de faire à manger m'interdisent de faire un repas sans être aussitôt une anti féministe ? Tu veux peut être que je vous laisse bouffer de la merde ?

- Ne sois pas si susceptible, dit-il en faisant la moue. Dis lui George !

George est partit se laver, nous laissant sur un simple "arrêtez de vous disputer". Lâche.

Fred me regarde et inspire.

- Je ne veux pas être protecteur ou quoique ce soit, mais j'aimerais que tu évites d'être proche de Dubois comme tu l'as fais tout à l'heure, me dit-il doucement et calmement.

Je le regarde, outrée d'abord, mais réfléchissant ensuite. Il me dit sans doute ça parce que ça a blessé George. Ca expliquerait pourquoi il a interrompu Dubois et moi. J'hoche lentement la tête.

- Je fais ce que je veux, Fred. Et je ne veux pas blesser George. A l'avenir, je ferais attention mais ne me dis qui fréquenter ou quoi faire. J'ai assez de figures paternelles pour mon propre bien.

- C'est vrai, remarque-t-il.

- Exactement, je souris. Viens apprendre à cuire des pâtes, Freddy.

- Pitié pas ce surnom, gémit-il avant de me rejoindre.

Nous nous mettons au travail, Fred fout un peu le bordel mais ça va relativement bien. Quand George sort de la salle de bain, il porte un pantalon de pyjama et un t-shirt d'une obscure équipe de quidditch, les cheveux trempés.

Il s'approche de nous alors que j'essaye d'apprendre à Fred comment égoutter les pâtes. Il nous regarde, un sourcil levé.

- Tout va bien ?

- Je crois bien que Fred est mon Weasley préféré, je réponds en faisant la moue.

Fred hoche la tête, sa main se posant sur ma taille avant de se tourner vers son frère.

- Il fallait s'y attendre.

- Ce n'est rien, réplique tranquillement George. Moi-même je préfère sa petite sœur.

Je me crispe et frappe son épaule.

- Elle n'a même pas un an !

- Un sourire à croquer.

- Bon sang tais toi !

Il rit et et m'embrasse doucement. Je me laisse faire, laisssant échapper un grognement pour la forme mais je glisse mon bras autour de son cou malgré moi. Fièrement derrière nous, j'entends Fred s'écrier :

- J'ai réussi !

Nous nous tournons vers lui. Il a servit des assiettes et nous regarde comme si il venait de découvrir le secret de l'immortalité. Je souris et vais manger avec les garçons.

Plus tard dans la soirée, je répond aux messages affolés de mon père qui s'inquiète de ma vie sexuelle et de si oui ou non j'utilise des protections. Répondre c'est reconnaître le coït. Je lui ai donc simplement envoyé "je sais me débrouiller seule, bisous". Je ne dis que "bisous" que dans un cadre uniquement et purement ironique. Si il ne comprend pas le message, je rentre à la maison pour l'assommer avec une pelle.

Je vais ensuite prendre ma douche et rejoins George dans le lit, portant simplement un long t-shirt. Il sourit en coin et me prends dans ses bras, me susurrant à l'oreille.

- Tu n'as pas chaud avec ça ?

- Maintenant que tu en parles.. Et toi alors ?

Arquant un sourcil de défi, il se débarrasse de son haut sans plus attendre. Je glisse mes doigts sur son torse quelques secondes puis l'imite bien vite, me glissant néanmoins sous les draps en attrapant mon ordinateur.

George m'a demandé de télécharger un film. Je lève les yeux vers lui.

- Bridget Jones ou Le Parrain ?

- Ca parle de quoi ? Demande-t-il.

- Histoire d'amour cliché ou une famille italo-américaine mafieuse.

- L'histoire d'amour, répond-il du tac au tac.

L'homme parfait.

Je lance donc le film puis me blottis contre lui. Au fur et à mesure que l'histoire avance, il arque un sourcil et me regarde.

- Ça m'étonne que tu.. Aimes ce genre de chose.

- Ne parle pas en même temps que Mark Darcy, je réponds aussitôt.

Sagement, il obéit. Néanmoins quand le film se termine, il me regarde, attendant presque des explications mais je suis bien décidée à ne pas lui faciliter la tâche. Je lui souris donc, angéliquement.

- Alors ? Comment as-tu trouvé ça ?

- Ça allait.

- Tu me déçois terriblement, je soupire en faisant la moue.

- Ah oui ? Demande-t-il, très sérieux. Comment me racheter ?

J'hausse les épaules en éteignant mon ordinateur. Il passse ses bras autour de moi et commence à me chatouiller. Surprise, je me lève d'un bond et le regarde.

- Non !

Il sourit en coin et se lève, arquant un sourcil.

- Tu aimes persuader les gens que tu es froide et redoutable mais finalement tu es comme tout le monde : romantique et chatouilleuse.

J'arque un sourcil avec un sourire narquois, demandant un peu froidement.

- C'est mal, d'être romantique ? Ou chatouilleuse ?

- Ce n'est pas ce que je voulais dire, se crispe-t-il.

Je soupire, je deviens hyper agaçante en ce moment. Même moi j'ai du mal à me supporter. Je pose mon front sur son torse.

- Désolé, c'est moi qui deviens parano.

Il frotte doucement mon dos et embrasse ma tempe.

- Ce n'est rien Maugrey, ne t'en fais pas.

Je grogne mais me blottis en silence.

Le lendemain, je passe la matinée à me balader au Chemin de Traverse dans l'espoir de dénicher la moindre information qui pourrait m'apprendre quelque chose sur les mangemorts ou Voldemort. Je n'apprnds rien de nouveau : les gens ont peur. Et je sais que les gens sont capables de choses terribles par peur.

Je reviens au magasin un peu frustrée mais n'en montre rien et réponds au grand sourire de George par un sourire au moins aussi grand. Pas que j'ai peur de l'inquiéter mais j'aime faire mes petites enquêtes seule la plupart du temps.

En parlant d'enquête, c'est la dernière semaine de vacances et je suis plus que déterminée à voir Mycroft avant de repartir pour Poudlard. Je dois discuter avec lui de pas mal de choses, genre : va-t-il protéger Papa ? Et si sa réponse est non, j'ai intérêt à trouver un moyen de pression illico.

L'esprit encombré de toutes ses pensées parasites, je n'ai pas remarqué que George m'appelait. Je lève les yeux vers lui en souriant :

- Oui, mon cœur ?

Son sourcil se lève, appréciateur, et un sourire en coin orne aussitôt ses lèvres.

- Prête ?

- Prête ? Je répète sans comprendre.

- Maman t'a invité à manger à la maison, rappelle Fred d'un ton grognon.

- Cache ta joie, mon grand, je marmonne en les suivant alors qu'ils ferment magiquement le magasin.

- Vu tout ce qu'il se passe au chemin de traverse, on aime pas laisser le magasin sans surveillance.

- Oh..

J'hoche la tête, comprenant aussitôt et les suis. Nous allons chez les Weasley en cheminette. J'arrive au Terrier et suis accueillie par une jeune femme éblouissante. Elle est grande, élancée, cheveux blonds avec une aura que seules les filles méga bonnes dégagent. Je dis avec un profond respect pour les filles.

- Elizabette ? M'appelle-t-elle avec un sourire niais.

J'arque un sourcil et sors de la cheminée en m'époustant l'épaule, la regardant de haut en bas.

- Oui ?

- C'est Fleur Delacour, Elizabeth, dit Ginny deux pas plus loin. Tu te souviens de Fleur ?

- Je me souviens surtout de Krum, il avait le plus joli fessier des deux.

- Ah bon ? Dit George en arrivant derrière moi, suivit de Fred.

- Frede ! George !

Et sous mes yeux ébahis, la fille se précipite sur MES jumeaux et embrasse leur joue. Je les regarde, sans vraiment réussir à cacher mon ébahissement et observe les jumeaux échanger un regard satisfait sous mes yeux.

Je toussotte.

- Euh.. George ?

- Mon amour ? Susurre-t-il immédiatement d'un ton velouté.

- Oh ! Vous êtes ensemble ? S'écrie Fleur.

- Il n'avait rien dit ? Je demande avec intérêt.

- Non, il n'en avait pas parlé.

Je me tourne vers George et l'applaudis silencieusement, m'éclipsant de la pièce avant qu'il n'ait le temps de me rattraper. J'arrive dans la cuisine où je suis chaleureusement accueillie par Molly Weasley qui me prend dans ses bras.

- Bonjour ma chérie!

- Alors ? J'ai rencontré votre belle fille préférée, je souris en coin, pratiquement sûre d'être la préférée.

- Mmh, non.

Elle n'ajoute rien et me laisse me reculer doucement. Mr Weasley me prend dans ses bras lui aussi, brièvement mais n'a pas l'air aussi agacé que Molly face à Fleur.

Je rejoins Ginny et Hermione assez rapidement, elles sont dans la chambre de Ginny.

- Alors ? Tu aimes Fleurk ? me demande Ginny avec un mauvais sourire.

- Je n'ai pas de problème avec elle, par contre que mon cher et tendre « oublie » de parler de sa petite amie…. Je l'ai mauvaise, je grogne.

Hermione grimace.

- Je ne comprends pas pourquoi tu t'embêtes avec ce genre de choses.

- De choses ? je demande en roulant des yeux. Il s'agit de la personne que j'aime… je crois.

- Aouch, fait une voix derrière nous.

Je roule des yeux et tourne la tête vers l'encadrement de la porte, George se tient debout et a posé sa main sur son cœur.

- C'est tout ce que tu mérites, je dis d'un ton accusateur. Aurais-tu honte de moi ?

George me lance un regard dépité. Je grogne, concédant que parfois je peux être…. Un peu dramatique.

- Si vous voulez faire des retrouvailles chaleureuses, hors de ma chambre, dit Ginny d'un ton dégoûté.

- On va s'embrasser à la française là maintenant, répond George avec un clin d'œil.

- GEORGE QU'EST-CE QUE TU AS DIS ? crie Molly derrière moi. DESCENDS IMMEDIATEMENT.

Je fais la grimace.

- Désolé George, tu es demandé.

Il pousse un soupir exaspéré et rejoint sa mère d'un pas paresseux. J'éclate de rire et continue de discuter avec Hermione et Ginny.

Un peu plus tard, je descends pour aller manger, rejoignant les autres. Harry et Ron descendent également et je peux enfin saluer mes chers garçons.

Le repas se passe correctement. On discute, on s'amuse et George se rattrape en ne cessant de parler élogieusement de moi à tout le monde. Il fait pour plaisanter, en faisant des tonnes. Je souris doucement et apprécie le moment.

C'est ma famille aussi.