Chapitre 6 : Potter et dramas

Un OS en fin de ce chapitre, que j'ai adoré écrire ;) C'est un Sherbeth... Je posterais un autre chapitre demain ou dimanche et ferais des réponses aux questions à ce moment là ! Si vous avez des questions, hésitez pas !


Alors que je viens juste d'enfiler mes robes, Neville entre dans le compartiment, seul. Je relève un sourcil.

- Et bien, Londubat, t'as perdu Potter en route ?

- Il m'a dit qu'il nous rejoindrait..

Hermione et moi échangeons un regard. Ça promet. Il est encore partit faire son James Bond, ouais. Je soupire puis fronce les sourcils.

- Qu'est-ce que c'était ?

- Un nouveau professeur... Horace Slughorn, je crois. Je pense qu'il nous a invité parce que nos familles sont connues, expliqua Neville.

- On dirait la version 2.0 d'Ombrage.

- Non, il n'est pas méchant..

- Juste profiteur ?

Il hausse les épaules. Je lui lance ses robes et il va s'habiller. On arrive au château et j'aperçois un espèce de sasse de sécurité. Je fronce les sourcils et pince les lèvres. Je n'ai rien à cacher mais je sens que le climat ambiant va être lourd.

À l'entrée, j'aperçois Tonks. Les cheveux gris souris, la mine sombre et les cernes creusées, elle est triste à voir. Je m'approche en souriant.

- Hey!

Elle ne me sourit pas et hoche la tête. Aouch. ça pique.

- Je dois t'ouvrir ma malle ? Comment on procède ?

- Oui, ouvre la moi, je jette un petit coup d'œil puis tu es libre d'y allée.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Néanmoins sans le moindre sourire. J'arrive au château et, malgré moi, soupire de soulagement en retrouvant les murs en pierre, le sol en granite et cette atmosphère qui me fait sentir à la maison.

Avec un petit pincement au cœur.

Fred et George ne sont plus là. Ça m'affecte plus que prévu.

À la table des professeurs, je ne vois aucun trou. J'aperçois un nouveau professeur néanmoins et en conclus que c'est le fameux Slughorn. Toujours aucune trace de Harry, ça m'inquiète et je constate que je ne suis pa la seule à être inquiète.

M'enfin, vous allez me dire : Hermione s'inquiète pour tout.

La cérémonie commence et je regarde les futurs têtes de nœud s'assoirent bravement sur le choixpeau. Je me tourne vers Neville.

- Tu te rends compte ? Notre avant dernière année à Poudlard ?

- N'en parle pas. Je ne sais même pas quels cours j'aurais cette année.

- Tu n'as pas fais ton horaire ?

- Pas encore, gémit-il.

Je roule des yeux.

Ah, les sorciers.

Dumbledore se lève, fait son petit discours et honnêtement

Prévisible.

Restez courageux, ne pas se laissez prendre par les ténèbres blablabla... Le parfait mélange entre Gandalf et Yoda.

- Cette année, notre nouveau professeur contre les forces du mal sera le professeur Rogue.

- Pardon ?

J'ai parlé fort, comme d'habitude. Neville détourne le regard. Pas moi. Je fixe Rogue droit dans les yeux. Il regarde ailleurs.

Lâche.

- Le professeur de potion sera le professeur Slughorn.

Outrée, choquée et déçue, j'ai presque envie de me mettre à écrire un blog. Comme mon cher Papa. non, mais, plus sérieusement, on se moque de moi ? Je soupire et joue avec mon assiette une fois le banquet terminé.

Seamus me regarde sans comprendre.

- Je vois pas le problème. Tu vas continuer de l'avoir comme prof, ton chouchou.

- On sait tout les deux que les profs de défense contre les forces du mal ne reste que pour un an.

- C'est un miracle, me souffle Ron.

Je le fusille du regard puis fronce les sourcils en constatant que Potter n'est toujours pas là. Quand soudainement, Harry Potter, Elu de son petit nom, entre.

Le visage couvert de sang.

Hermione manque sérieusement de s'évanouir et je dois avouer que son petit air bad boy n'est pas repoussant.

- Que t'est-il arrivé ? Lui souffle brutalement Hermione.

Je vois d'autres membres de la table Gryffondor entrain d'essayer d'écouter. J'essaye de détourner l'attention en parlant du magasin de Fred et George mais c'est un échec de la mission. Les copains lui parlent du discours de Dumbledore et Harry sourit en coin.

- Ce poste est maudit. Quirrell en est même mort, remarque Harry. Qui sait ? Peut être que lui aussi.

- Tu t'entends ? Je demande en arquant un sourcil.

- Elizabeth, tu es autant au courant que moi, claque sèchement Harry.

- Tu fais des experlliarmus au moindre mangemort mais..

Je descends ma voix d'un ton.

- Le seul de ton côté tu veux le tuer ? Serais-tu complétement idiot ou ton crâne aurait-il frôlé le mur de trop près ?

- Je veux pas en parler avec toi, me répond-il froidement.

Un peu blessée, je me redresse en pinçant les lèvres et lui lance un regard glacial.

- Tu serais contrarié. Et on sait tout les deux à quel point ton égo a du mal avec ça.

- Tu parles comme lui, crache Harry.

- Peut être qu'au fond lui est un débile immature pour jouer à qui a la plus grosse avec un gamin de 16 ans, et peut être que toi tu es un idiot qui tombe dans son jeu ?

Je relève un sourcil, curieuse.

- Ce serait si surprenant que ça... ?

Mais je n'ai pas le temps de terminer. Dumbledore se lève pour fair son discours de fin. Et mentionne véritablement le nom de Lord Voldemort.

À la fin du repas, tout le monde se lève dans un bruit assourdissant. Neville et moi mangeons les parts de gâteau restantes, bien décidée à nous exploser la panse. Quand je vois Rogue sortir de la salle, je fonce comme une balle et vais me planter droit devant lui.

Il me fixe avec dédain.

- Watson, quelle surprise, ironise-t-il.

- Bon. Soit je parle franchement ici, soit je parle franchement mais discrètement dans votre bureau, que préférez-vous ?

- Que voulez-vous ? Interroge-t-il, les yeux plissés.

- Pourquoi ne voulez-vous plus être prof ? C'est quoi votre plan de carrière ? On sait tout les deux que vous ne serez plus là l'année prochaine.

- Pourquoi cela vous concernait ? Me répond-il sur le même ton.

- Parce que ce Slughorn semble être un idiot d'incapable et je n'ai pas envie de louper mon avenir professionnel à cause de votre crise existentielle.

Bon la vérité c'est la curiosité mais il m'aurait cassé la gueule si j'avais répondu honnêtement.

- Voyez vous ça, susurre-t-il. Sachez que le Professeur Slughorn était mon Professeur de potion. Et mon avenir professionnel s'est visiblement bien passé.

- Vous êtes un Serpentard, je sais que vous avez de meilleures ambitions que d'être prof pour des abrutis.

Il arque un sourcil et je m'en vais en fronçant les sourcils.

Je vais dans la salle commune, je vois les premières années effrayés et souris doucement en les observant. Il y a quelques années à la même date j'étais une pauvre gamine imbue d'elle-même doublée d'une arrogance folle.

Oh.

Je le suis toujours.

Je vais m'asseoir sur l'un des fauteuil et vois des regards de troisième année curieux. Je les fixe et arque un sourcil.

- Je peux vous aider les copains ?

- C'est vrai que tu es la petite amie de George Weasley ?

Je souris en coin et fais mine de corriger un ongle, fière de moi.

- Oui. C'est vrai. Pourquoi ?

- Tu crois que si tu lui dis que je te connais j'aurais des réductions ?

- Je crois que Fred t'arrachera la tête. Si je ne le fais pas avant.

Parfois y'a ce genre de moments qui me rappellent pourquoi les Gryffondors sont la maison des crétins. Je soupire et vais dans mon dortoir, saluant Parvati et Lavande distraitement.

Oui je les salue.

C'est notre sixième année ensemble, forcément que je les apprécie un minimum.

Je vais directement m'asseoir avec Hermione et prends Voldy contre moi. Le pauvre vieux se sent délaissé en ce moment et il a jamais été un fan du trajet en train. De son côté, Hermione brosse Pattenrond), assise sur son lit.

- C'est bizarre, que Dumbledore lui ait donné ce job.

- Je suis d'accord, approuve Hermione.

- Je savais que tu comprendrais. Tu penses qu'il a un truc derrière la tête ?

Elle se mordille la lèvre en réfléchissant, c'est Hermione. Elle n'aime pas dire des choses sur l'autorité mais je sais qu'elle est consciente du fait que Dumbledore est manipulateur.

- je ne sais pas trop.., répond-elle d'une petite voix. et sinon ?Tu as eu le temps de dire au revoir à George ?

- Brièvement, je grogne. Je suis super sensible en ce moment, j'étais au bord des larmes je te jure.

- Oh. Il était inquiet. A vrai dire, même Fred le soutenait. J'ai jamais vu les jumeaux aussi à cheval sur l'horaire qu'aujourd'hui, m'explique-t-elle.

Ça me réchauffe le cœur. Pas une seconde j'ai imaginé qu'il se ficherait de me dire au-revoir (ou pas). Mais savoir qu'il était aussi inquiet que moi me rassure sur le fait que je ne suis pas (totalement) la plus niaise de notre couple.

- Tu es inquiète ? Me demande Hermione.

- Pour ma famille ? Mycroft est le membre le plus important du gouvernement. Ma belle mère est une espionne avec sans doute des ennemis. Sherlock est le détective consultant qui a mis foule de gens derrière les barreaux. Mon père est son meilleur ami et un soldat en quête de guerre.

- Oui, ils sont souvent en danger, comprend-elle.

- Justement, il peut leur arriver quoique ce soit au moindre moment. Il leur arrive toujours un truc, toujours. Mais à partir de maintenant, j'aurais cette peur, cette frayeur que ce soit de ma faute. Et ça ne va pas me quitter.

Hermione soupire et lève les yeux vers moi. Elle a attaché sa touffe de cheveux bruns dans un vague chignon.

- Je comprends. J'ai peur aussi.

- J'ai.. J'ai discuté avec Mycroft pour les protéger...

Les faire oublier.

- Je te dirais si il me donne une solution.

Elle me sourit doucement et hoche la tête.

- Merci, El.

Elle repousse son chat, attrape son pyjama et va se changer. Je reste dans mon lit, caressant Voldy qui ronronne comme un moteur. Pour la première fois de ma vie, l'idée de prononcer le prénom de mon chat en public dans un autre lieu que Poudlard m'effraye.

Pour la première fois, la présence de Voldemort dans le monde sorcier. Le risque qu'il attaque. L'imminence du danger me frappe.

Pour la première fois, j'ai peur.

J'ai peur pour ma vie, pour celles de mes proches. Je ne peux pas protéger mes proches du monde sorcier, parce que tous ou presque vont se battre contre Voldemort. Ils sont mes alliés. Leur faire oublier ma présence n'arrangerait rien. Du tout.

Mais pour ceux du monde moldu..

Je suis assez aimée pour savoir que ça les affecterait. Pour savoir que ça briserait Sherlock. Et Papa. Pour savoir que ça affecterait Mycroft. Je le sais. Et je ne peux pas vivre avec la peur de ce que ça leur infligerait si je meurs. Je dois pouvoir me batte.

Et si je meurs, ils m'oublieront. Et ils seront heureux.

J'inspire profondément.

on en est pas encore là.

N'est-ce pas ?


OS Sherbeth

Je pousse la porte de Baker Street avec un sourire excité, j'ai appris que la série Brooklyn Nine Nine allait être renouvelée et ni Sherlock ni John ne savent de quoi je parle mais ils me feront le plaisir de faire semblant. Quand j'entre, je m'arrête net, arquant un sourcil. Papa est assis sur son fauteuil, on dirait que toute son énergie a quitté son corps. Il regarde le fauteuil vide de Sherlock, le regard vide et tourne la tête en entendant le sol craqué sur mes pieds. Sherlock regarde dehors, tournant le dos à mon père, ses mains croisés dans son dos et crispées.

- Bonjour ?

Sherlock inspire profondément mais ne bouge pas. Papa se racle la gorge et me sourit maladroitement, se redressant un peu.

- Hey ?

- Je reviens, annonce Sherlock, attrapant son manteau et sortant sans m'adresser le moindre regard.

Je le suis des yeux et roule des yeux quand il claque la porte. Je me tourne vers Papa qui s'est levé entre temps.

- Il va bien ?

- Très bien, me souffle Papa en me prenant dans ses bras, me serrant contre lui. Je suis si fier de toi, Elizabeth.

- …Merci ?

Donc Mycroft est mort et on veut me le cacher, SU-PER.

- Tu as grandis trop vite…

Il caresse mes cheveux. Je me dégage en roulant des yeux.

- Papa, tu peux me le dire…

Je lui souris et le regarde dans les yeux, voulant le rassurer du regard.

- Te dire ?

- Pour Mycroft.

John Waston incarne la confusion : clignant des yeux béatement, la bouche ouverte.

- Mycroft ? répète-t-il.

- Que lui est-il arrivé ? Il est mort ?

Perdant son air débile, il éclate de rire et me reprend contre lui. MAIS ENFIN. Je me dégage une nouvelle fois, me reculant d'un pas.

- Mycroft va bien.

- Que se passe-t-il alors ?

Papa me regarde avec une tendresse dégoulinante, j'ai presque envie de grimacer. Il me sourit niaisement puis me propose un thé. J'accepte, tout pour éviter qu'il me regarde de la sorte. Le mariage de Ron et Hermione est cette semaine, Hermione n'a jamais été aussi stressée et la veille de son entretient au ministère elle a fait un jogging de QUATRE HEURES pour se dépenser. Je suis certaine que si on traduit son stress en énergie, on peut alimenter l'Angleterre pendant une décennie.

Sherlock m'a dit qu'il viendrait avec moi au mariage, pas pendant la cérémonie : il s'en fout et à vrai dire j'en ai rien à faire qu'il soit là à ce moment particulier. Je serais sur l'estrade, debout à regarder Hermione avec un regard bienveillant et pleins d'amitié.

Mais il sera là pour la fête et Hermione l'a mis à ma table (pas comme si elle avait le choix, si elle le mettait ailleurs il aurait gâché la fête, et je dis ça avec tout l'amour du monde).

- Tu promets que Sherlock va bien ? j'insiste.

- Je ne l'ai jamais vu aussi bien, me sourit Papa. Dis, tu ne penses pas que je devrais me reprendre un appartement ?

- … mais pourquoi ?

- Juste comme ça, dit-il, énigmatique. Je me renseignerais…

Okay. J'arque un sourcil mais n'insiste pas, serait-il entrain de flirter avec quelqu'un ? J'annonce enfin ma nouvelle et Papa est enfin, pas très impressionné.

Gnagnagna.

ooOOoo

C'est le jour J. Les robes de Ginny, Luna, la cousine d'Hermione et moi sont de couleur « rose millénial » (ça existe, vérifiez). Je porte une robe à fine bretelle avec un décolleté en cœur, des talons de couleur beige et je tiens un bouquet de roses blanches, comme les autres. Hermione, elle, porte un bouquet de roses rose claires.

Hermione n'a rien laissé au hasard et elle s'est véritablement transformée en générale tout le long de la préparation du jour J. Mais aujourd'hui, elle a un sourire gigantesque, elle porte un maquillage léger et surtout elle a laissé ses cheveux si broussailleux, ces cheveux qui lui ont donné tant de complexes durant son adolescence : elle les a laissé lâché. Je suis si fière de la femme qu'elle est devenue.

Ce serait donc ça l'instinct maternelle ?

La cérémonie s'est très bien passée, nous étions toutes pairées avec l'un des témoins de Ron, personnellement, j'étais avec Charlie. Ce qui m'allait très bien. Nous sommes dans le jardin des Weasley sous une tente, le repas va commencer. Harry et moi sommes chargés des discours. Sherlock n'est pas encore arrivé mais je ne suis pas inquiète.

Je me lève et vais me place devant toutes les tables, ayant laissé mes petites fiches sur mon assiette : je connais mon discours. Harry porte un costume classique sauf que ceux-ci sont de couleurs pourpres. Toujours aussi cliché ces Gryffondors.

- Le survivant, je salue avec un sourire narquois.

- L'avocate, répond-il sur même ton.

Depuis que je travaille au ministère pour donner un semblant de justice au gouvernement sorcier, les journaux sorciers ont tendance à (merci à Rita Skeeters) utilisé ce surnom pour parler de moi. Je dois avouer que je ne suis pas tout à fait contre.

- Bonjour bonjour ! j'annonce, haussant le ton jusqu'à que tous se tournent vers moi.

Quand les regards se posent vers moi, je souris un peu plus : par Achille, ce que j'aime être le centre d'attention.

- Messieurs Granger et Weasley ont tous les deux déjà exprimé tout ce que nous pourrions souhaiter pour les deux tourtereaux.

- Il est maintenant notre tour de raconter une autre partie du couple que forment Ron et Hermione, continue Harry.

- Plutôt que de leur souhaiter un futur parfait, on va vous parler de leur passé….

- Un tantinet imparfait.

Hermione savait pertinemment ce qu'elle faisait en chargeant Harry et moi du discours. C'est Harry qui a proposé qu'on le fasse ensemble et je dois avouer que ça m'a tout de suite plu. J'aime toujours voir ce Harry sarcastique et pas aussi parfait que sa carte chocogrenouille essaye de le dépeindre.

- Il est devenu assez évident pour tout ceux qui les fréquentaient que Ron et Hermione avaient une relation un peu plus complexe que de simples amis… aussi Gryffondors pouvaient-ils être, je susurre, parcourant la salle du regard.

J'aperçois Sherlock, au fond de la tente, il a encore son manteau au dessus de son costume.

- Je dois avouer que la crise de jalousie que Ron a eu en quatrième année après le bal…, remarque Harry.

- … Je croyais qu'il était jaloux de Hermione pour avoir été au bal avec Krum.

Quelques rires. Je souris un peu plus et inspire, continuant :

- Ron et Hermione ont toujours, ou presque, été là l'un pour l'autre. Peut importe à quel point Ron était un abruti et Hermione agaçante, ils étaient toujours là l'un pour l'autre. Et si ce genre de relation n'est pas synonyme d'amour, elle est synonyme d'une relation forte et profonde.

- Mais Ron et Hermione s'aimaient avant même qu'ils aient pu poser des mots sur ce qu'ils ressentaient, sourit Harry, regardant ses deux meilleurs amis avec un sourire nostalgique. Et c'était simplement frustrant pour leur entourage qui voulait simplement avec leurs histoires inutiles.

Hermione et Ron ont leur main entrelacée, Hermione pleure doucement. Ron a les yeux rouges et quand il croise mon regard, il me lance un sourire tendre qui pue les remerciements. Ne me remercie pas, Ronald, je suis juste heureuse pour vous deux.

- Hermione est ma meilleure amie, je souris, plongeant mes yeux dans ceux de Hermione. Elle n'est pas seulement intelligente. Elle est engagée, profondément gentille, terriblement attentive à ce qui l'entoure et elle essaye toujours de faire ce qu'elle trouve juste… sauf quand ses amis sont en danger. J'ai souvent pensé que le choixpeau avait eu un mal fou à la placer dans une maison : courageuse, terriblement curieuse de savoir, une véritable amie et d'une ingéniosité effrayante.

Un peu plus loin, je vois Minerva essuyé ses larmes. Harry s'avance à mes côtés.

- Ron est mon meilleur ami, avant même que Poudlard soit ma maison, il est devenu ma famille. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi gentil, drôle et généreux que lui, que sa famille.

Molly pleure bruyamment.

- Ce n'est pas seulement un honneur que d'être son beau frère en devenir, mais c'est aussi un souhait qui va être réalisé. C'est avec bonheur que je vois mes deux meilleurs amis se mariés, mais sachez qu'aucun de vous deux n'aura le droit de dormir sur mon canapé en cas de dispute.

Je ris, comme les autres, à travers mes larmes. Harry passe son bras autour de mes épaules, je regarde Sherlock et continue mon discours :

- Ron et Hermione ont peut être prit du temps à réaliser leurs sentiments mutuels, mais ils nous prouvent à tous et à toutes que l'amour n'est pas juste une question de papillons dans le ventre et de sourires irrésistibles : c'est à propos d'une amitié si pure et si belle que les sentiments ne font que grandir.

- Je ne veux pas dire que vous êtes un exemple pour tous en matière de couple, parce que ma chère fiancée risque de me raser le crâne dans mon sommeil, s'amuse Harry. Mais je sais que vous l'êtes l'un des couples les plus heureux que je connaisse.

Nous terminons là : tout le monde a fait et notre but n'était pas de la tirer en longueur. Je traverse la salle sous les applaudissements et rejoins Sherlock à grands pas. Je ne l'ai pas vu depuis la dernière fois, quand il était partis si vite.

Je prends le col de son manteau et le tire contre moi, l'embrassant avec douceur. Sherlock répond distraitement à mon baiser, se redressant pour observer tous les sorciers et moldus présents.

- C'est donc ça un mariage sorcier, déclare-t-il.

- Bien vu, tu pourras peut être devenir détective si tu continues avec ces déductions, je lui souris.

Il grogne et nous rejoignons notre table. Hermione fonce dans mes bras, pleurant à chaude larmes. Pauvre petit chat, je frotte son dos et la serre contre moi.

- C'était magnifique, braille-t-elle.

- Je sais, on a bien bossé, on voulait pas te décevoir, je souris.

Nous nous asseyons à table, Sherlock se présente et il fait quelque chose que je déteste mais suis très reconnaissante qu'il fasse : il est hypocrite. Il salue tout le monde avec une prétendue chaleur et les écoute sois disant attentivement. Sa voix est veloutée et son ton est un peu moqueur, mais trop peu pour que les gens qui ne le connaissent pas l'entendent. Néanmoins, je suis soulagée qu'il fasse ça. Il m'avait dit qu'il ferait des efforts et je suis reconnaissante.

Pendant le repas, Sherlock se penche vers moi et me murmure :

- Tu es douée en discours.

- Tu es surpris ?

- Un peu, admet-il.

J'arque un sourcil mais il est vrai que la plupart des mes discours étaient donnés à Poudlard dans un espoir de clouer le bec à un professeur.

- Tu es doué aussi, tu te débrouilles plutôt bien quand tu fais des déductions mais tu parles toujours un peu trop vite.

Sherlock chasse ma remarque avec un reniflement arrogant. Après le repas, le gâteau et tout le tralala : Ron et Hermione ont leur première danse. Ron est mangé de stress et d'angoisse, c'est tout juste si il ne tremble pas. Ses frères n'aident pas (et quand je dis frères, je veux dire « ses frères et Ginny ») : ils sifflent et applaudissent.

Ron et Hermione se débrouillent, ils se parlent à voix basse. Je souris, attendrie. Je profite et essaye d'absorber ce bonheur pur que je ressens aujourd'hui. Je suis heureuse pour eux, pour mes amis et pour moi. La guerre a été dure et nous voir profiter de notre vingtaine presque insouciamment est enivrant.

Dés que la première danse est terminée, Sherlock prend ma main d'un air décidé et me tire sur la piste.

C'est ce que je craignais : Sherlock est un excellent danseur. Genre, aristocrate qui a appris à danser depuis son enfance. Et moi…. Bah je connais la chorégraphie qu'on a du apprendre en quatrième année.

Sherlock m'attire contre lui, me regardant avec une espèce de sévérité teinte d'amusement :

- Suis mes pas, m'indique-t-il.

- Je sais même pas si je peux faire ça, je marmonne d'un ton bougon.

Il a un sourire et commence à partir en pas chassés roulé boulé je sais pas trop. Je le suis du mieux que je peux mais je bouscule ce pauvre Flitiwck et marche sur le pied de Fleur qui va certainement me tuer dans mon sommeil vu le regard qu'elle m'a jetée.

Sherlock sourit et embrasse mon front.

- Tu te moques.

- Je crois que c'est la seule chose que je peux faire compte tenu de la situation, s'amuse-t-il.

Je roule des yeux, mais ne suis pas capable de retenir mon sourire un peu plus longtemps. Nous partageons un sourire le temps d'un instant mais je sens que Sherlock est nerveux, il regarde régulièrement autour de lui et semble agité.

- Tu es sûr que tout va bien ?

- Oui, oui, ne t'en fais pas.

Super, ça me rassure par-fait-e-ment.

Au bout d'un moment, la musique change drastiquement et seul le son d'un violon se fait entendre. La musique est lente, presque plaintive, il y a quelque chose de mélancolique mais l'ensemble n'est pas particulièrement triste. Je relève un sourcil et lève la tête vers Sherlock.

- Tu connais ce morceau ?

Sherlock me sourit, se détachant doucement de moi. Il inspire et me dit :

- Je l'ai composé.

- Pour Hermione et Ron ? je demande, vachement surprise. C'est vraiment gent….

- Pour nous, me coupe-t-il.

- C'est leur mariage, Sherlock, je souffle. C'est grossier.

- Ne t'en fais pas, ils sont au courant, me rassure-t-il.

Wtf

Hein ?

Sherlock se laisse lentement tombé sur un genoux, sortant un écrin en velours pourpre de sa poche. Tout le monde a cessé de danser, je vois Hermione qui pleure (ENCORE) dans le fond. Je regarde Sherlock, incapable de dire quoique ce soit, bégayant des onomatopées interrogatives.

- Il y a quelques jours, je suis allé demander ta main auprès de John. Je sais que tu n'aimes pas cette pratique mais je voulais que ton père soit d'accord. Juste ensuite, je suis allé voir Ronald et Hermione qui m'ont autorisé à faire ma demande lors de leur mariage à la condition que je le fasse devant tout le monde… Idiots, grogne-t-il un peu plus bas.

- Hey ! fait Ron.

Hermione met sa main sur la bouche de Ron si vite, je crois qu'elle l'a giflée.

- Elizabeth, cela va faire 7 ans que nous sommes ensemble. Nos sentiments ne sont plus à prouver, mais je veux qu'ils soient connus : je veux que le monde sache que tu es ma femme. Je veux que tu sois rassurée sur le sérieux de notre relation. Je ne veux plus avoir à me justifier auprès de qui que ce soit. Mais avant tout ça, je t'aime et t'…

Il a dit ça très vite, sans vraiment me regarder dans les yeux. Je pose ma main sur sa joue et me baisse à son niveau, lui souriant et articulant d'une voix tremblante :

- Oui. Je le veux.

Sherlock me regarde, clignant des yeux un instant.

- Je n'ai pas encore demandé…

- Sherlock, je veux t'épouser.

Il essaye d'ouvrir la boite mais ses mains tremblent, je prends la boite, on fera ça après, et l'embrasse doucement.

- Je t'aime aussi, je murmure.