Chapitre 9 : selection de quidditch

Pas de réponses aux questions cette fois-ci, un OS à la place! Continuez d'en poser et la semaine prochaine les personnages y répondront ;)


Je ne cesse de travailler. Et quand je cesse de travailler, je rattrape mes lectures en retard, mon cerveau est une véritable bouillie de connaissance qui sont, pour la plupart, inutiles. Sherlock serait déçu de mon incapacité à faire des choix dans ce que j'apprends. Ouais, bah écoute Sherlock, quand on a pas l'intelligence d'un Holmes, on a besoin d'un beau diplôme pour prouver nos capacités à retenir des trucs et à les régurgiter sur une feuille.

Et, je déteste retenir des trucs pour les régurgiter. Donc, je travaille d'autres choses, je pousse les matières plus pratiques, je m'entraîne en DFCM et en métamorphose. J'essaye de trouver des livres sur la criminologie sorcière mais il n'y a pas le moindre ouvrage sur le sujet. Il y a des livre sur des choses similaires, mais je les ai déjà dévoré.

Argh.

Je rentre à la salle commune, il est tard et j'ai passé ma soirée à m'arracher les cheveux en étudiant botanique. Heureusement que j'aime beaucoup Neville.

J'entends des pas dans le couloir et je m'arrête. Pas envie de me faire engueuler par Rusard. Je me fige, essayant de voir de qui il s'agit. Je crois que la personne s'est…

Non. Les pas se rapprochent. Ils arrivent devant moi mais… Personne. Je plisse les yeux. Je suis pas débile.

- Potter.

Silence.

Je m'avance d'un pas, mais je sens que quelqu'un me tire et je manque de trébucher. Je crie d'indignation mais me tais bien vite, je suis nez à nez avec Potter, sous la cape d'invisibilité.

- Tais toi, me chuchote-t-il. Que fais-tu là ?

- A quoi ça sert d'avoir une cape d'invisibilité si on peut quand même t'entendre ? je réponds en grognant.

- Tu me sembles de bonne humeur, se moque-t-il. Que fais-tu là ?

- Tu te répètes.

Je fronce les sourcils et lui demande.

- Toi, qu'est-ce que tu fais là ?

Il se crispe et fronce les sourcils.

- Je… Rien. Rien du tout.

- Tu mens très mal, c'est pour ça que Rogue te déteste, je susurre.

- Oh oui, raille-t-il. C'est la seule raison.

- Bon, on pourra discuter dans la salle commune ? Ca devient ridicule.

Il hoche la tête et nous nous mettons en route difficilement, collé serré sous la cape d'invisibilité. C'est un peu compliqué et je dois avouer que je suis pas fan de tant de contacts physiques avec le Survivant. Même si il est très mignon, mais chasse gardée, par Ginny, même si elle veut me faire croire que non.

Une fois dans la salle commune, je m'échappe de la cape d'invisibilité avec soulagement. Je regarde Potter en arquant un sourcil, il a l'air fatigué, l'air d'un homme ayant eu un trop pleins d'émotions.

- Séance d'occlumancie ?

- Quoi ?

Il se crispe.

- Non.

Merde. J'aurais bien aimé déduire du premier coup, ne serait-ce que pour mon ego.

- Non ? Où tu étais ?

- Et si on gardait nos réponses à ces questions pour nous même.

- Pourquoi ? Tu es gêné ?

Il a l'air mal à l'aise en effet. J'imagine que quand Sherlock fait ses déductions il s'en fiche que les gens soient mal à l'aise. Et quand je dis « j'imagine », ça veut dire « je sais ».

- Tu es allé pécho une fan du Survivant ?

Il sourit, et ris doucement. Je souris en coin à mon tour.

- Tu es pleins d'admiratrices en ce moment, Potter.

- Elizabeth, je ne te répondrais pas.

Je souris un peu plus et hoche la tête.

- Très bien. Dis bonsoir à Dumbledore de ma part la prochaine fois.

Du coin de l'œil, je le vois blanchir et je fais un salto mental.

- Comment… Comment tu sais ?

- Je ne savais pas, tu confirmes, merci beaucoup.

Je lui envoie un baiser volant et remonte dans mon dortoir. Hermione me salue sans lever les yeux de son bouquin. Je ne vais pas lui parler de ma rencontre avec Potter, ni même lui poser de questions. Elle ne trahira pas Harry, à juste titre, et je n'ai pas envie de la mettre mal à l'aise. Je vais donc me coucher.

Donc Potter avait rendez vous avec Dumbledore ?

Tout en brossant les poils de Voldy, je m'interroge. Sur la nature de leur rendez vous. Sur l'actualité ? Sur Voldemort ? Sur Sirius ?

Je sais que ça ne me regarde pas, mais j'aimerais quand même savoir. Harry fait beaucoup de choses dont les conséquences finissent pas retomber sur d'autres gens que lui. Donc finalement, ça me regarde un peu.

Non ?

Argh.

Le lendemain, j'accompagne Hermione aux sélections de Quidditch. Enfin, j'accompagne Hermione et je soutiens Ginny et Ron également. Harry est capitaine donc aucun risque pour lui.

- Il y a beaucoup de gens, remarque Hermione.

Je relève la tête, quittant ma page du « Grand Livre des tueurs en série de notre siècle » , parcourant le terrain de quidditch remplis d'élèves de toutes les années.

- La célébrité d'être un joueur d'un sport d'une équipe scolaire, la gratification de l'impression d'accomplir quelques choses, et la proximité avec le héros de notre génération.

J'hausse les épaules.

- Ou peut être qu'ils aiment jouer. Mais ça me semble peu plausible.

Je l'entends rire doucement.

- Tu disais ça à George ?

- Tu sais, je soupçonne très sérieusement Fred et George d'avoir joué au quidditch pour la possibilité de faire tomber des serpentards de leur balais en toute impunité.

- Fort probable, s'amuse-t-elle.

Je vois Ron et Harry entrer sur le terrain. Un peu plus bas, dans les gradins, Lavande lui fait signe de main. Je relève un sourcil. Elle a pas intérêt à foutre un bordel dans mon Hermione/Ron ship. Hermione ne remarque rien. Tant mieux.

Peut être que Lavande faisait signe à Potter. J'espère.

Pour elle.

Peu importe.

Harry discute avec un grand brun à l'air arrogant. Il me dit un truc, je crois qu'il est en septième année. Plus loin, se trouve le groupe des groupies de Harry, celles qui sont venus passer les sélections pour voir la cicatrice de plus près. Harry les envoie s'asseoir, près de nous, trop près de nous. Les entendre glousser sur Potter et ses beaux yeux verts me fait comprendre pour quelles raisosns Van Gogh a pu se couper les oreilles.

Mais les groupies ne sont pas les seules présentes qui n'ont rien à faire là : des Poufsouffles et des Serdaigles étaient venus, ils rentrent au château en riant. Harry ne cesse de s'énerver.

Les sélections des batteurs et des poursuiveurs se fait en deux heures. Deux heures terriblement ennuyantes, Hermione finit par me rejoindre dans ma lecture, lecture que nous interrompons que pour encourager Ginny. La véritable animation, c'est l'état dans lequel Potter se met. Je ne l'avais jamais vu être si énervé. Je dois avouer que ça change, même si ça ne lui va pas très bien.

Ensuite, les gardiens.

Hermione et moi surveillons Ron en silence. Il se débrouille bien, mais le garçon de septième année se débrouille bien également. Finalement, Ron et lui se retrouvent en finale.

- BONNE CHANCE RON !

Je manque de me faire un torticolis, me tournant vers Lavande Brown, c'est elle qui a crié.

- Elle joue à quoi ? je siffle froidement.

Hermione hausse les épaules, pas vraiment concentrée. Elle regarde le match, les sourcils froncés mais elle semble penser à autre chose.

Ron et le vieil arrogant sont ex aequo. Celui qui encaisse est éliminé. Hermione éternue près de moi et le septième année rate misérablement le souaffle. J'éclate de rire et applaudis de toutes mes forces.

Quand Hermione a éternué, j'ai vu sa baguette dans sa main. Je ne suis pas idiote. Je décide de faire semblant de l'être.

- Tu as été brillant Ron ! s'exclame Hermione en descendant les gradins.

Je la suis et félicite le rouquin, observant Lavande s'en aller avec ses copines.

Parfait. Enfin tranquille.

Harry félicite les nouveaux sélectionnés et je regarde le trio d'or qui se rassemble doucement. Ils vont aller faire leur truc.

- Tu veux venir El' ? me propose Hermione.

- Je vais vous laisser entre vous, Ginny et moi on va aller se poser dans la salle commune.

- D'abord, une dooouuuche, grogne-t-elle.

Je souris.

Nous rentrons au château à deux. Ginny me parle de Dean Thomas, ils sortent ensemble. Tout le monde le sait sauf les Weasley et Harry. Mais c'est franchement pas surprenant. Ginny m'a demandé de rien dire aux jumeaux mais ce n'était pas nécessaire, je ne lui aurais rien dis.

Et les jumeaux sont assez terre à terre, ils savent bien que Ginny n'est pas à protéger, George l'avait dit à Papa et Sherlock et il avait raison.

- Tout se passe bien entre vous ?

- Oui. Dean est très gentil, très intéressant, et passionné de sortilèges, me sourit-elle en montant les escaliers.

Je souris. Il est vrai que je ne connais que très peu Dean Thomas, j'ai préféré me concentrer sur mon parfait Neville.

- Et toi avec George ?

- Oh tu sais…,je réponds évasive.

- Je sais qu'il est venu, sourit-elle en coin.

J'arque un sourcil et la regarde du coin de l'œil. Elle a un petit sourire fier et sûre d'elle.

- Comment ?

- C'est mon frère, répond-elle en levant les yeux au ciel. Il n'allait pas venir sans me prévenir.

- Je veux pas faire la titilleuse, mais je doute qu'il ait prévenu Ron.

- C'est différent, grogne-t-elle. Ron n'est pas aussi proche des jumeaux que moi.

- Non, mais Ron est proche de toi, je réplique.

Nous arrivons dans la salle commune et je l'accompagne dans son dortoir où elle prend de quoi prendre sa douche.

- George me l'avait dit à moi, je n'allais pas le dire à Ron moi-même. Et puis, il m'a juste prévenu parce qu'il voulait que je lui donne ton horaire.

- Je vois.

- Ca s'est bien passé ? quand vous vous êtes vu ?

Je souris en coin et lui raconte notre petit « incident » et sa mise KO. Je ne suis pas surprise de constater que l'histoire plaît beaucoup à Ginny. Elle va ensuite se laver et je vais dans la salle commune.

Neville est justement en compagnie de Seamus, ces deux derniers jouent aux échecs. Je les rejoins et pousse Neville d'un coup de hanches, qu'il me fasse de la place.

- Vous n'êtes pas venu aux sélections, je remarque.

- On savait que tu serais là pour nous raconter, me sourit Seamus.

- Ron est de nouveau gardien, et Ginny est reprise dans l'équipe. Et d'autres gens, mais moi je m'en fous et je les connais pas.

- Heureusement que tu es là pour nous raconter, susurre Neville.

- Comme si ça t'intéressait vraiment, je grogne.

-J 'aime le quidditch ! s'exclame-t-il.

- J'aime le quidditch que pour les gens que je connais, je replique.

D'ailleurs, le septième année qui était en finale avec Ron entre, l'air bougon et grognon.

- C'est qui lui ? je demande à Neville, pointant Grincheux d'un geste du menton.

- Cormac McLaggen, il vient parfois au club de Slugh.

Club de Slugh, club ridicule auquel Neville est régulièrement invité, tandis que moi : non. Je ne suis pas jalouse, mais ça me soûle qu'on me vole mon meilleur ami comme ça.

- Il est comment ?

- Arrogant, pas très intelligent.

- Il n'en a pas l'air, je réponds sur le même ton.

Cormac est en effet entrain d'admirer son reflet dans fenêtre. Il est d'un cliché et ridicule qui me donne envie lui faire un croche pied.

Tête de nœud.


OS : les bulles magiques

Elizabeth, cinq ans, n'aime pas prendre des bains.

Mais, pour être honnête, elle n'aime pas grand chose. Elle n'aime pas aller chez le coiffeur, elle n'aime les légumes verts, ni même les légumes en général. Elle n'aime pas la pluie mais quand il fait trop chaud, elle n'aime pas non plus. Elle n'aime pas le sucré mais elle veut toujours un dessert. Elle n'aime pas vraiment les dessins animés mais elle n'aime pas que sa mère utilise la télé à sa place.

Sa mère, Emma, se débrouille comme elle peut flanquée d'une gamine aussi capricieuse. Emma aime se rassurer en se disant qu'elle a hérité du côté capricieux de son père. Mais, malgré que ses souvenirs se floutent dans sa mémoire, elle est presque certaine que John Waston n'est pas si capricieux que ça. Têtu, certes, mais pas particulièrement capricieux.

Elle aimait penser à John. Elle n'avait aucune animosité, ni même colère envers John. Elle avait fait le choix de garder le bébé, mais peu importe à quel point le bébé en question se prenait pour une princesse, elle ne regrettait pas ce choix. Elle se demandait si elle ne faisait pas une erreur en laissant John dans l'ignorance. Mais dire à John qu'il était père c'était la possibilité qu'il rejette le bébé. En le gardant dans l'ignorance, il n'était pas dans la vie d'Elizabeth parce qu'il n'avait pas le choix.

Cette idée était plus rassurante, aussi paradoxe que ça puisse être.

Revenons en aux bains. Ce jeudi avait été particulièrement long, même pour un jeudi. Dés le matin elle avait renversé son café sur son chemisier, Elizabeth avait fait une crise quand sa mère l'avait déposée à l'école, elle avait été bloquée dans le métro londonien et était arrivé en retard. Une fois au travail, son ordinateur a décidé de crasher, histoire de rester dans le fil conducteur de la journée. Quand elle a finalement pu récupérer tous ses dossiers et commencé à avancer dans son travail, son collègue "aux bons goûts" était venu la voir avec des propositions professionnellement inappropriées. Disons qu'avec la journée qu'elle avait eu, Emma a décidé de repartir plus tôt, tout en sachant qu'elle serait dans la merde le lendemain.

Self care a un prix parfois.

Elle voulait mettre Elizabeth au lit le plus tôt possible, et s'installer devant la télé avec une cochonnerie. Elle en avait besoin.

Mais Elizabeht, elle, avait passé une journée relativement calme et était en manque d'animations. Quand le mot interdit en "B" fût prononcé, elle se mit à courir dans l'appartement à toute vitesse, hurlant que "NON NON NON NON NON NON NON PAS LE BAIN NON NON NON NON". Emma l'a regardé courir pendant plusieurs minutes : elle finirait par se fatiguer à ce rythme, non ?

Et bien non.

Et au bout de la septième minute de course, Emma attrapa la petite sèchement par le bras et se mit à genoux devant elle.

- Si tu viens prendre un bain maintenant, Maman fera les bulles magiques.

- "Les bulles magiques" ? répète Elizabeth, avec un intérêt grandissant.

- Les bulles magiques, assure Emma avec un sourire en coin.

Gagner.

Elle alla dans la salle de bain avec Elizabeth qui se déshabilla en vitesse, sautant d'impatience. Les bulles magiques étaient des bulles faites à l'aide d'un bain douche basique. Et peut être qu'un "amplificatum" les rendant un peu plus grosses. Emma lançait le sort en cachant sa baguette derrière un essuie. Elle rangeait sa baguette dans une boite au dessus de sa garde robe, son vieil uniforme, son diplôme d'ASPIC, quelques gazettes du sorcier et des photos y étaient également cachées. Elle avait failli ressortir ces objets quand les Potter avaient été tué et Voldemort aussi.

Mais à quoi bon? Sa vie n'était plus sorcière.

Un jour elle raconterait tout à Elizabeth, elle savait déjà que la petite était une sorcière. Elle était aussi fière qu'elle était inquiète, cette enfant allait s'attirer tous les problèmes possibles.