Chapitre 11 : la majorité

Pas de réponses aux questions cette semaine... Car pas de questions! N'hésitez pas à laisser une review, c'est toujours important de savoir ce que vous pensez de mon travail ;)


En effet, quelques heures plus tard à peine, un deuxième année effrayé me tend une enveloppe contenant une invitation pour un dîner chez Slughorn lundi soir. Le deuxième année, après m'avoir donné l'enveloppe, s'excuse respectueusement et s'en va très vite. Je leur fais peur ? Je devrais mal le prendre ? Bien le prendre ?

Est-ce que je veux que les gens aient peur de moi ou qu'ils m'aiment ? Ou qu'ils aient peur de comment ils m'aiment ? je ne sais pas. A vrai dire, je crois que je m'en fous mais je préfère qu'ils se méfient.

L'invitation est pour demain soir, tenue de ville est demandée mais vu les invités j'imagine qu'il faut être un peu classe. Je souris en coin et vais choisir ma tenue. Il est temps de se préparer.

Apparemment, il y aurait eu un problème avec Katie Bell et un collier maudit à Pré au Lard. J'en parlerais à Sherlock.

Plus tard, dans la soirée, je vais aux cachots en tenue de combat : jeans moldu noir, chemise blanche très masculine et ma vieille veste en cuire avec les pin's des black panthers. Je n'ai pas mis de bérets, pour que j'aie à l'enlever entrant dans la pièce ça ne sert à rien.

Hermione et Neville sont déjà là, j'ai décidé d'arriver quelques minutes en retard, histoire de me faire remarquer. J'ai eu le plaisir d'apprendre par Harry que Malefoy n'était pas invité aux petites sauteries de Slughorn et que ça le dérangeait particulièrement, ce qui me fait très très plaisir.

J'entre dans le bureau de Slughorn : spacieux, une partie salon avec cheminée et une partie salle à manger. Je vois beaucoup de Serpentards, quelques Serdaigles et Poufsouffles et une minorité de Gryffondor debout près de la table avec un verre de vin blanc dans la main.

En plus, il fait passer de l'alcool en douce ce coquin, rien ne l'arrête.

- Bonsoir, mademoiselle Watson ! Pile à l'heure ! me sourit Slughorn, accompagnant sa bienvenue en me tendant un verre.

Pile à l'heure ? Tu parles, oui.

Je souris poliment et attrape le verre qu'il me tend.

- Merci beaucoup, Professeur. Je n'aurais manqué ça pour rien au monde.

- Au fait, me sourit-il. Comment va ce cher Mycroft ?

- Il va très bien, aussi bien qu'il pourrait aller. Il contrôle l'Angleterre et des poussières, protège son frère de tout ce qu'il pourrait lui arriver et étale son intelligence.

- Il n'a pas changé, s'amuse le vieux professeur.

C'est là que j'entre en jeu :

- Ah bon ? Il ne parle pas beaucoup de sa jeunesse… Comment était-il quand il était jeune ?

- Très sérieux, discret et toujours premier de classe. Il ne posait pas vraiment problème, il était préfet et est devenu préfet en chef. Mais bon, vous n'êtes pas là pour m'entendre parler de Mycroft ! Allez saluer les autres !

Je souris, acquiesçant et rejoins les autres. Je vais juste attendre qu'il boive un peu plus dans la soirée et reviendrais à la charge avant de partir. Je rejoins Hermione et Neville qui sont eux même avec Ginny.

- Salut les copains, je souris en coin.

- On a sortis la grosse artillerie, Watson ? me sourit Ginny avec un clin d'œil.

- Tu penses que c'est ça ? attends de me voir en lingerie, je souris en lui faisant un clin d'œil.

J'observe un peu qui est là et l'unique autre Gryffondor est cet abrutis de septième année qui s'était présenté comme gardien contre Ron.

- C'est qui lui ? je grogne en direction de Ginny.

- Cormac McLaggen, un abruti.

- Sans blague. Tu sais d'autres trucs sur lui ?

- Pas vraiment.

Je le regarde, il discute avec une Serdaigle et deux Serpentards, je reconnais juste Zabini. La Serdaigle a l'air un peu agacée, à vrai dire tout le monde à l'air agacé excepté Cormac. Ce dernier jette régulièrement des regards vers notre groupe et je crains le pire.

Et le pire arrive.

Cormac s'excuse puis s'approche de nous avec un sourire qui se veut charmeur, passant sa main dans ses cheveux d'un air stupide.

- Bonsoir, sourit-il, regardant uniquement Hermione.

Cette dernière se racle la gorge et regarde ailleurs, visiblement mal à l'aise. Et on peut comprendre.

- Bonsoir, je souris gaiement. Tu es ?

- Pardon ?

Il tourne la tête vers moi, perdant immédiatement son sourire et répète d'un air stupide :

- « Tu es » ?

- Oui, ton nom.

Je tends la main.

- Je suis Elizabeth Watson, fille de John Watson et Emma Duncan. Tu es ?

- Je suis Cormac McLaggen…

Il dit ça comme si c'était évident et a l'air très vexé, tant mieux, c'était ce que je souhaitais. Il serre ma main avec réticence. Marre de ces petits cons prétentieux sans bonne raison.

- Et tu fais quoi dans la vie Cormac ? je susurre.

Je marque une pause et puis ajoute avec un mauvais sourire.

- Visiblement, pas du quidditch.

- C'est drôle, ricane-t-il.

Mais rien n'arrête Cormac et s'en suit un long discours sur son rôle indispensable pour la vie de Poudlard, je décroche bien rapidement et en profite pour observer les différents élèves présents et leurs attitudes. Pour être honnête, Cormac est le seul gros frimeur, les autres ont l'air indifférent face à leur invitation, au mieux flattés.

Quand on passe à table, je décide d'aller m'asseoir près des Serdaigles et des Serpentards, l'air de rien. Neville ce pauvre vieux m'a suivit.

Mon but n'est pas de la jouer stratégie, juste de discuter avec d'autres gens pour une fois. Et c'est ce que nous faisons. Attention spoilers : les élèves des autres maisons ne sont pas différents de la maison Gryffondor, ce sont juste des élèves d'autres maisons. Nous discutons directeurs de maison, cours et points de vue sur les profs.

Généralement, les Serpentards reconnaissent sans gros soucis que Rogue les favorise, mais remarquent que Dumbledore préfère Harry et du coup les Gryffondors. Et c'est quelque chose que les Gryffondors ont beaucoup de mal à reconnaître eux même.

Slughorn glousse dans son coin, faisant la parfaite animatrice de maison. Quel homme.

Qu'est-ce que j'aurais donné pour que Rogue m'invite à un dîner avec ses élèves préférés.

Le repas est moyennement intéressant, et il est beaucoup trop long pour son pseudo intérêt. Je soupire assez régulièrement. Vers la fin du repas, certaines personnes ayant déjà trouvé des prétextes pour partir, je retourne auprès de Slughorn avec un sourire éblouissant.

- Et bien, Professeur, je me demandais.. Qui était le professeur préféré de Mycroft ? Si vous me le disiez, je pourrais peut être avoir une lettre de la part de ce professeur, ça lui fera tant plaisir !

Slughorn sourit et ses yeux semblaient voilés, plongeant dans ses souvenirs.

- Je pense que c'était le professeur McGonagall.

Compréhensible : sévère, calme et juste. Et elle ne se mêle pas des affaires de ses élèves sauf si nécessaire.

Je continue de lui tirer les vers du nez mais je ne suis pas hyper satisfaite des informations que je lui tire : très bon élève, pas/peu d'amis, très solitaire, un peu rond et quelque chose changea vers ses 13 ans. Slughorn m'avait indiqué qu'il avait eu un gros problème de famille à l'époque mais que seul Dumbledore en avait été informé.

Finalement, c'est Slughorn lui-même qui me met dehors, gloussant que « on dirait que vous m'espionnez Miss Watson » . Mon genre franchement ?

Je suis rentrée au dortoir et Hermione m'a bien vite rejoint. J'ai passé le reste de la soirée à la taquiner sur McLaggen jusqu'à qu'elle me lance le coussin à la figure.

ooOOoo

Deux semaines plus tard, je suis réveillée par des ronronnements très fort et j'ouvre les yeux sur Patterond et Voldy qui se frottent contre moi.

Je souris intérieurement et me relève en grognant.

- Hermione, je baille. Surveille ta bête.

- Joyeux anniversaire, El ! s'exclame-t-elle en me prenant dans ses bras.

Je souris de toutes mes dents et lui rends son étreinte avant de fermer les yeux et de tendre mes mains.

- Allez, donne moi mes cadeaux.

- Tu es impossible.

Elle se plaint mais j'entends son sourire dans sa voix. Elle dépose un paquet et j'ouvre les yeux, vu le poids et le gabarits : c'est un livre. J'enlève le papier cadeau et sourit en coin, c'est un ouvrage du magenmagot sur leurs vieilles décisions judiciaires. Evidemment ce n'est pas complet mais ça fera l'affaire pour le moment.

- Frodon a pas mal de choses à te donner, me sourit Hermione.

Je me tourne vers la fenêtre et aperçois mon très cher hibou qui a un énorme colis. Je lui donne une petite friandise et le caresse, Frodon me remercie avec un hululement ravi et retourne à la volière. J'ouvre le colis et ignore les cadeaux, me précipitant vers les enveloppes. Il y en a une : énorme.

Papa me donne des nouvelles détaillées de tout le monde, je suis soulagée de savoir qu'ils vont tous biens. Il m'a même glissé des articles de journaux sur leurs dernières enquêtes, je suis ravie. Il m'a aussi donné des nouvelles de Mycroft (ce dernier me dit de me tenir à carreau et de ne pas faire la maligne, la même chose depuis six ans). Il m'indique que Lestrade va très bien. Et surtout, que tout le monde a très hâte de voir mes tours de magie, surtout lui, il est surexcité de voir ce qu'ils m'ont appris pendant ces six années où il aurait pu s'occuper de moi (ce sont ses mots). Je roule des yeux avec un sourire.

Il a mis des photos, de Rose endormie, de Sherlock dans son palace mental, de Miss Hudson, de Molly avec un sourire malaisé, de Mary, de Lestrade qui a l'air un peu cirpsé et Mary a réussi a glissé une photo de lui écrivant sur son blog, au dos de la photo elle a écrit « il a essayé de s'en sortir ».

Cet idiot va me faire pleurer. Ils me manquent beaucoup.

Je plonge ma main dans le colis et sort les deux gros cadeaux. Le premier est un dossier avec un post it « Fais en bon usage, Mycroft m'a laissé le lui voler. -SH », j'ouvre le dossier et c'est un rapport donné à Mycroft sur les décisions du magenmagot de ces vingt dernières années.

Je manque d'hurler de joie. Mycroft me soutient dans ma décision. Sherlock aussi. Je vais tellement avancer avec ce dossier.

J'ouvre le deuxième, c'est deux billets d'avion pour début juillet, une semaine au Maroc. Papa a écrit « tu iras avec qui tu veux, je t'aime ». J'irais avec lui. Je dois d'abord présenté mon père avant de présenter mon petit ami espèce d'idiot.

Je souris et vois l'hibou de Fred et George avec une petite boite, je la prends et l'ouvre. C'est une montre sorcière dorée, le bracelet est en cuir noir, très simple, très classe :

« Tu m'avais dis que si je t'offrais un bijou tu le mettrais, j'ai hâte de te voir avec. La tradition sorcière veut que pour la majorité, le sorcier ou la sorcière reçoive une montre, là voilà. Et je le verrais sans doute bien assez tôt. Je t'aime,

George »

J'essaye la montre, je l'adore. Je vais me changer et quand j'arrive dans la salle commune, Harry et Neville me tendent un cadeau chacun.

J'arque un sourcil et les regarde.

- Merci les garçons.

- Joyeux anniversaire Elizabeth, me sourit Harry.

- Joyeux anniversaire, El ! me crient Seamus et Ron un peu plus loin dans la salle commune.

Je leur fais un petit clin d'œil et manque de rire, je suis heureuse. Merlin, qu'est-ce que j'aime Poudlard.