Chapitre 12 : commentatrice

Bonjoooouuur!

Si vous avez des envies de OS ou questions, n'hé-si-tez pas! Je commence ma période d'examens et écrire me fait BEAUCOUP de bien!


À peine le lendemain, Ginny arrive dans le dortoir des sixièmes années comme une balle en pleurant à chaude larmes. Hermione et moi discutions études des runes, on relève aussitôt la tête.

- Ron est un abruti !

- Alors, oui, on le savait, je susurre. Mais pourquoi exactement ?

Elle se réfugie dans les bras d'Hermione avant de nous expliquer d'un air accablé.

- J'étais avec Dean dans le couloir du deuxième étage, on s'embrassait et Ron a débarqué et…Il a dit qu'il ne voulait pas que sa sœur «soit une… », il n'a pas terminé sa phrase. Il est jaloux ! Il n'a jamais embrassé personne ! Quel idiot !

- Il a un manque de tact gros comme un dragon, je soupire.

Hermione approuve, levant les yeux au ciel.

- Je ne sais pas pourquoi il est comme ça ! Mes autres frères me laissent tranquille !

- Parce que tes autres frères sont tes grands frères, ils te connaissent et savent que tu sais te défendre. Ron et toi vous êtes plus proche en âge, explique Hermione. Il y a une sorte de compétition.

- Et il perd, je raille en roulant des yeux.

Les jours suivants, Neville et moi remarquons que Ron évite Ginny et Dean. Mais également, il est désagréable avec Hermione et ça c'est nul. Il serait temps qu'il apprenne à gérer ses sentiments. De toute façon, y'a le match Serpentard/Gryffondor, ça le fera descendre de ses grands hyppogriffes.

Je vais à la table des Gryffondors tôt le matin, quand il y a match comme ça tout le monde vient au petit déjeuner pour accueillir l'équipe, plus tard dans la matinée. Je profite donc de ma tranquillité et écris une longue lettre à Sherlock et Papa. Une chacun.

Celle pour Papa lui parle de mes cours, de Rogue qui tyrannise Neville en cours de DCFM, comme il sait si bien le faire. Je lui parle du fait que potion est juste déprimant, Harry a même gagné le felix felicis en cours, c'est ridicule. Je galère en métamorphose, Minerva est impossible mais elle vaut le coup.

Pour Sherlock, je demande des nouvelles des disparitions, de Voldemort, je lui raconte l'atmosphère de Poudlard. Je parle de Katie Bell et du collier.

Celle de Sherlock est beaucoup plus courte, il n'a pas besoin d'envolées lyriques mais Papa les adore : donc je lui en aie faites.

Neville me rejoint rapidement, nous continuons nos ragots sur le futur couple Romione. Harry et Ron débarquent bientôt. J'entends Lavande qui crie :

- Courage Ron !

Celle là, je vais lui foutre sa face dans son porridge. D'ailleurs, la table se remplit et la Grande Salle elle-même est très bruyante. L'atmosphère est électrique.

Ron et Harry viennent s'asseoir près de nous :

- Bonjour, marmonne Ron.

Le gamin a déjà l'air abattu, le pauvre.

- Courage Ron, je dis sur le ton d'une midinette.

Harry a l'air de me dire de pas trop faire la maligne. Ce dernier devient le meilleur ami parfait, servant à boire à Ron, aux petits soins.

- Comment vous vous sentez tous les deux ? demande Hermione.

Trop lassée par l'humeur de Ron, elle s'est arrêtée à leur niveau. Je me tourne vers elle et fais la même, m'écartant un peu pour lui faire une petite place.

- Viens là.

Harry tend son verre à Ron, je fronce les sourcils. Sherlock a la même tête quand il empoisonne le thé de Papa. Je vois Harry ranger une fiole dans sa poche et Hermione a du le voir aussi puisqu'elle s'exclame :

- Ne le bois pas !

- Et pourquoi pas ? demande Ron.

- Tu viens de mettre quelque chose dans son verre, dit Hermione. Ron ne boit pas ça.

- Arrête de me donner des ordres, Hermione, fait Ron en buvant son verre d'un trait.

- Franchement, avec son esprit de contradiction de Gryffondor, tu aurais mieux fais de dire l'inverse, je soupire. Ronald, tu es affreusement facile à empoisonner.

Elle murmure quelque chose à l'oreille de Harry. Celui-ci lui répond et elle finit par s'éloigner à grands pas. Je roule des yeux et regarde les deux garçons avec fatigue.

Je remarque que Drago ne porte pas sa robe et il n'a pas l'air bien. Je fronce les sourcils. Malefoy devient bien étrange, nous n'avons pas eu la moindre confrontation depuis la rentrée et je ne sais pas si je devrais m'inquiéter.

Quand, une heure plus tard, tout le monde se dirige vers le terrain de quidditch, Drago va ailleurs. Je pince les lèvres, je serais tentée de le suivre mais quand il se retourne pour regarder derrière lui, nos regards se croisent et il accélère.

Je plisse les yeux, il cache quelque chose et il veut profiter du fait que le château est vide. Ça ne sert à rien de le suivre directement, il a vu que je l'observais. Je vais tout de même au match et suis impatiente de voir qui est le commentateur. Lee Jordan est partis.

- Voilà, c'est partis, je crois que nous sommes tous surprise de voir l'équipe que Potter a constituée cette année. Étant donnée les performances très inégales de Ronald Weasley à son poste de gardien l'année dernière, beaucoup pensaient qu'il ne ferait peut être plus partie de l'équipe mais bien sûr, les liens d'amitié très étroit avec le capitaine peuvent peut être arranger les choses…

C'est

Zacharia

Fucking

Smith

Je me crispe totalement et vais dans la tribune des professeurs.

- Professeur McGonagall !

- Oui, Miss Watson ? dit-elle, l'air inquiète.

- Il y a un problème avec le dortoir des cinquièmes années de Poufsoufle, un elfe m'a demandé de venir chercher Zacharia Smith, son lit serait infesté de punaises de lit !

Elle me sonde du regard.

- C'est urgent, Professeur, j'insiste sérieusement.

- Monsieur Smith ? appelle Minerva.

Tout se fait très vite et il dégage vite fait bien fait. Minerva me regarde :

- Vous êtes capable de le faire ?

- Évidemment, pour qui me prenez vous ? Je sais tout ce qu'il faut savoir sur le quidditch.

En tout cas j'espère.

Minerva me regarde d'un œil critique, elle est pas débile, elle sait bien que je mens, mais Minerva vendrait ses élèves pour le quidditch et elle préfère encore croire à mes mensonges que laisser Smith humilier son équipe.

Je vois quand même Rogue s'outragé et aller raccuser auprès de Dumbledore qui hausse les épaules, très amusé. Je fais un clin d'œil à Rogue et attrape le mégaphone magique que McGo me tend.

- Bonjour mes très chers amis et désolé pour ce petit dérangement. J'espère que vous êtes prêt pour un moment de fun : Gryffondor VS Serpentard. L'éternel combat, l'éternelle compétition. Qui gagnera ? Les meilleurs sans doute. J'ai mon propre avis sur la question.

Je souris en coin, je vois les « attaquants » de chez Serpentards foncés vers les buts.

- Première offensive de Serpentard, j'articule en forçant mon accent londonien, caricaturant les commentateurs de foot. Evidemment, Weasley bloque le tir. Rien de surprenant.

Je continue de commenter, inondant mes commentaires de références moldues bien senties « Ah voilà notre Lionel Messie régional : Ginny Weasley », « Ah ! Dean Thomas fait le Ribéry ! ». A chaque essais ratés des Serpentard, je susurre « Je connais un directeur de maison qui n'est pas content… », et à chaque but des Gryffondors « Vous voyez Professeur McGonagall comme vos élèves vous rendent votre amour ? ».

Rogue me lance des regards assassins. Slughorn a un peu le seum parce qu'il est entrain de perdre mais je pense qu'il apprécie sincèrement mes commentaires. Dumbledore s'amuse bien, le pauvre a de trop gros problèmes pour s'emmerder avec une connerie pareille.

Après une demie heure de jeu, Gryffondor gagne 60-0. Un peu déçue du manque d'offensive des Serpentards, je commence à me faire chier. Je vois Smith revenir du château l'air furax. Je souris en coin et continue mes commentaires.

Je vois le remplaçant de Malefoy siffler quelque chose à Harry et le bousculer violemment. Harper s'en va ensuite. Je commente avec sarcasme :

- Comme un bon Serpentard, puisqu'il est entrain de perdre, Harper décide de frapper et d'insulter. Ne t'en fais pas Harper, un jour ton père sera fier de toi !

Les Serpentards me huent, Minerva m'engueule. J'envoie des baisers aux Gryffondors qui m'acclament. Je comprends Lee Jordan. Mais Harry le poursuit, accélérait de plus en plus. Il dit quelque chose à Harper qui se déconcentre et Harry chope le vif d'or.

- Gryffondor gagne. Potter est un héros, aux futures midinettes qui comptent lui sauter dessus, son cœur m'appartient déjà, je susurre avant de faire un mic drop.

Le mégaphone n'était pas adapté, un bruit strident envahis le stade. Je grimace, m'excuse et m'échappe en vitesse des griffes de Rogue ET de Smith qui m'attendent. Je descends les gradins et rejoins les joueurs.

- Vous étiez incroyables !

- Toi aussi ! s'exclame Harry en me prenant dans ses bras.

Ginny et Ron me prennent à leur tour dans leurs bras. Je rejoins aussi Hermione et Neville qui ont vraiment appréciés. A vrai dire, tous les Gryffondors me félicitent. Je pourrais m'habituer à la célébrité.

Hermione ne veut pas retourner au château. Elle veut parler à Harry et Ron. Neville et moi allons donc sans elle où la fête a déjà commencé.

George me manque amèrement, surtout dans ce genre de moments.

La fête bat son plein, Neville et moi on passe un bon moment, de temps en temps, je reçois un compliment sur ma performance, je vois Ron et Lavande discutés en se rapprochant de plus en plus : ça ne présage rien de bon. Hermione n'est pas là. Je vois surtout Potter encerclés de ses admiratrices et je décide, de bon cœur, de venir l'aider.

- Oh mon Dieu Harry ! Tu tom-bes à pique ! je m'exclame d'une voix sucrée.

Je me jette dans ses bras, mes bras autour de son cou, presque collée avec lui. Ce trop plein de contact me met ultra mal à l'aise mais ça devrait frustrer ces prépubères assez longtemps.

- J'ai besoin d'aide pour percer mes points noirs dans le dos et tu m'avais dis que tu adoooorais ça !

Je me tourne vers les autres filles, je vois Romilda Vane qui me lance un mauvais regard : cette gamine risque de devenir dangereuse. Je regarde les fans du Survivant et grimace :

- Vous pourriez nous laisser un peu d'intimité ? Harry et moi sommes amis de longue date.

Harry hoche la tête d'un air compatissant et nous nous éloignons, rejoignant Neville.

- C'était très gentil Elizabeth, mais ce genre de visions… ça traumatise une amitié.

- Tu n'as pas idée, Potter, je grimace avec dégoût.

Pattenrond s'ennuie, il se frotte à Ginny et à moi. Je grogne. Harry se tend le cou, cherchant Ron du regard.

- Il est là, nous informe Ginny avec dégoût.

Elle pointe vers le coin de la salle commune où Ron et Lavande se roulent les pelles les plus profondes que j'ai vu de ma vie. Ils sont collés serrés. Je grimace de dégoût.

- Pourquoi ils vont pas dans le dortoir…, je gémis.

Le portrait s'ouvre, je vois Hermione tourner la tête vers Lavande et Ron avant de se crisper totalement et de ressortir. Je m'en vais, la poursuivant, poussant les élèves qui me barrent le chemin. Harry me suit bien assez rapidement.

- Qu'est-ce que.., veut me demander Harry.

- Je sais que tu sais pourquoi, je soupire.

Nous entrons dans la première classe qui n'est pas fermée à clef, elle est assise sur le bureau du professeur. Elle a des petits oiseaux gazouillant qui volent autour de sa tête, un sortilège.

- Hermione ? je souffle avec douceur.

- Oh c'est vous, dit-elle, toute à fait crispée. Je m'entraînais.

Je souris avec douceur et vais m'asseoir à côté d'elle.

- Ils sont… euh… très.. beaux, dit Potter l'Eloquent.

- Ron semble bien s'amuser, remarque-t-elle d'une voix aigüe.

- Je crois qu'il se fait avaler, je grogne.

Harry regarde ailleurs.

- Ne me fais pas croire que tu les as pas vu, dit Hermione. Ils étaient loin de se cacher… ils…

La porte s'ouvre soudainement, c'est Ron qui tire Lavande par la main, gloussant tous les deux.

- Oh.

Ron s'arrête et nous regarde.

Le silence est malaisant, grand. Je fixe Ron, le visage fermé. Je n'ai rien contre Lavande, même si on ne s'entend pas des masses, elle n'y est pour rien. Ron par contre : entre être désagréable envers Hermione et ensuite, lui briser le cœur, je vais le tuer.

- Je me demandais où vous étiez, Harry et El' ! dit maladroitement Ron.

Lavande se recule, retournant dans le couloir.

- Tu ne devrais pas laisser attendre Lavande, fait sombrement Hermione.

Elle se redresse et s'avance vers Ron, froidement.

- Oppugno !

Les oiseaux foncent dans les cheveux de Ron qui se met à crier, lui demandant de lui enlever. Hermione s'en va et je vois son visage se décomposer avant de laisser échapper un sanglot.

Je la suis, encore une fois, ne me gênant pas pour bousculer méchamment Ron au passage.

Elle dévale les escaliers du château et atterrit dans les toilettes de Mimie Geignarde. Pas original. Elle se laisse tomber au sol et se met à pleurer à chaudes larmes. Je m'assois doucement près d'elle et la prends dans mes bras, caressant doucement ses cheveux.

Après Ginny, Ron aura fait pleuré Hermione.

- Ça ira. Qui a besoin des garçons de toute façon ? je lui murmure. Bêtes et méchants.

Elle hoche la tête, la gardant quand même sur mon épaule. Je soupire.