Chapitre 13 : date avec un Potter!
Coucou!
Plus que quelques lignes à écrire, et j'aurais clôturer le Tome 6. Ca me fait bizarre! J'ai reçu une demande d'OS de la maman d'Elizabeth quand elle était jeune, je trouve que c'est une excellente idée mais j'aime vous faire souffrir un peu... Vous en aurez donc un à la fin du tome 6 ;)
J'ai écris un OS pour ce chapitre ci, le prochain réponses aux questions (si il y en a) et sinon, un autre OS!
Bonne merde pour vos exams!
Hermione ne reste plus avec les garçons, elle reste parfois avec moi. La plupart du temps, on étudie à la bibliothèque. Je comprends un peu sa douleur, mais je ne peux pas comparer mon crush sur Dubois avec son amour pour Ron. Même si ils sont tous les deux dans le dénis et refuse d'appeler ça de l'amour, alors que bon.. Appelons un strangulot un strangulot.
Ron se la joue beau gosse, le mec qui assume et puis « Hermione a eu son tour de toute façon ». Il est ridicule et c'est un idiot quand il s'y met. J'ai tout raconté à George, soit c'était ça soit j'allais lui casser la gueule moi-même.
Lavande est infernale, elle ne cesse de dire combien « Ronnyyyyyy est adoooraaable », s'énamourant à haute voix beaucoup trop souvent. Du coup, je l'interromps parfois, lui demandant si il est « aussi bien monté que son frère ». Lavande et Ron ne sont pas allés jusque là, je ne pose aucun jugement, chacun à son rythme, mais généralement ça lui suffit pour se taire et c'est
Tant
Mieux.
Ce qui est marrant c'est qu'il y a du gui à intervalles réguliers dans les couloirs maintenant. A chaque fois que Potter passe sous l'un des bouquet, des hordes de midinettes sortent de nulle part le poursuivent. Bon, c'est très drôle mais pas pour lui.
Fred et George continuent de faire partie de la vie à Poudlard, leurs produits ont été interdit par Rusard mais ils envoient leur fiole sous forme de sirop pour la toux. Et ça marche. George me répète qu'il peut m'envoyer ce que je veux gratuitement, parfois je réclame des bonbons mais c'est pour lui faire plaisir : ça lui fait plaisir.
En vrai, Potter est la personne la plus en danger d'Angleterre. Non seulement Voldemort veut le tuer mais aussi des groupes de gamines écervelées qui essayent de l'empoisonner à coup de philtre d'amour.
En cours de métamorphose, nous voyons la modification corporelle : l'idée de pouvoir modifier mon visage pour accompagner Sherlock en enquête me fait sautiller d'impatience. Je me concentre mais franchement j'arrive juste à me faire pousser un monosourcil.
Si ça va à Frida, ça me va aussi.
Ron se fait pousser une moustache rousse immense et Hermione a le malheur de rire. Ron se moque d'elle : l'imitant entrain de sauter sur sa chaise en levant la main pour répondre à une question. Lavande et Parvati éclatent de rire. Harry ne dit rien, regardant simplement Hermione avec compassion sans rien dire à Ron, évidemment.
- Hey, Weasley, je siffle.
Hermione serre les dents, elle ne va pas pleurer en classe mais je ne peux garantir qu'elle ne pleurera pas du tout.
- Si tu pouvais répondre aux questions des profs de temps en temps peut être que tu n'aurais pas autant besoin de te moquer, je crache froidement.
Ron rougit de colère.
- T'as un problème Watson ?
- Mon sucre, tais-toi, tu fais redescendre le QI de toute la classe, je susurre avant de lui tourner le dos.
Hermione sort quand même très vite de la salle de classe. Harry et moi on la suit, je dis doucement à Harry :
- Je sais que tu ne veux pas te mettre entre eux mais… Ron est cruel. Tu pourrais lui toucher un mot. Tu connais Ron., il ne t'en voudra pas Il est aussi rancunier qu'il est réfléchi. Il n'est pas rancunier, j'ajoute pour plus de clarté.
Harry ne répond pas, hésitant un moment avant de répondre :
- Elizabeth, tu viendrais avec moi à la fête de Slughorn ?
- J'ai reçu l'invitation… Ce n'est pas trop grave qu'on y aille quand même à deux ?
- Je ne pense pas…
Je fronce les sourcils avant d'hocher la tête. Je réfléchis un peu, je sais que Neville compte y aller avec Luna. Pourquoi pas.
- J'ai hâte de voir la tête de tes groupies, je souris.
Nous rattrapons finalement Hermione et Harry lui tend ses livres. Hermione les prend en laissant échapper un sanglot et tourne la tête, s'essuyant les yeux. Je la prends par les épaules.
- Viens, on va aller boire un chocolat chaud.
- El ? m'appelle Harry.
Je me tourne vers lui.
- Dans le hall, à huit heures ?
- Sous le gui ? je susurre en lui faisant un clin d'œil.
Hermione accepte. Je l'emmène se rincer le visage à l'eau froide d'abord.
Quand nous sortons des toilettes, elle prétexte une excuse et s'éloigne avec un sourire déterminé. Ça ne présage rien de bon.
Vers midi, dans la grande salle, j'entends Potter reprocher à Ron de s'être moqué. Fière. Je sais aussi que toute l'école à appris, merci Peeves, que Harry et moi allions ensemble. Je crois que Romilda Vane va véritablement m'empoisonner.
Quand Hermione entre, Parvati la salue grandement, elle culpabilise.
- Tu vas à la soirée de Slughorn ? lui demande Parvati.
- Oui, j'ai rendez vous avec Cormac à huit heure...
Ron et moi faisons le même bruit de choc. Hermione continue d'expliquer d'une voix mielleuse, concluant même par « j'aime les joueurs de quidditch qui sont vraiment bon ».
A queen.
Neville se penche vers moi.
- Ils sortent ensemble ?
- J'espère que non… Sinon je l'étrangle, je siffle, regardant Hermione s'éloigner.
Je fronce les sourcils.
- Et toi ? Avec Luna ?
- Comment ça « Avec Luna » ? dit-il.
- Elle est gentille, drôle, intelligente et sait pleins de choses à propos de sujets qui te passionnent.
Je lui fais un clin d'œil.
- Dis moi la date et le lieu du mariage…
Il roule des yeux mais rougit un peu. Faudra creuser de ce côté-là. Neville avait failli ne pas avoir d'invitation pour le dîner mais je ne cessais de dire à haute voix pendant le cours de Slughorn à quel point Neville et les Londubat en général « sont incroyaaaables ». Et disons que ça a porté ses fruits. Luna a été ravie d'être invitée.
Luna est beaucoup trop pure pour ce monde.
Je retourne étudier un peu et en début de soirée, je vais me préparer. J'enfile une simple robe noire, resserrée à la taille, les manches m'arrivent un peu au dessus des coudes et il y a des broderies en perle sur le haut de la robe. La robe m'arrive aux genoux. J'ai mis des chaussures à talon rouge foncé mat et je me suis un peu maquillée : eye liner, rouge à lèvre foncé. Je suis franchement méga bg, ça me va très bien.
Je rejoins Harry dans le hall d'entrée, beaucoup de filles s'y trouvent : pour me juger j'imagine. Je rejette mes cheveux en arrière, ils m'arrivent au niveau des épaules désormais et sont un peu plus bouclés que ceux de Sherlock.
Harry porte un costume mauve foncé avec une veste un peu grande noire. Je le rejoins en souriant, il arque un sourcil.
- La robe te va très bien.
- Cesse de jouer, Potter, je sais que je suis jolie, je lui souris en lui rejoignant.
On avance vers le bureau de Slughorn.
- J'ai même eu droit à mon propre jury pour décider si ma tenue était jolie ou pas.
- Désolé pour ça, grommelle-t-il.
- Désolé pour toi, je réponds. Mais bon sang… Qu'est-ce que Sirius aurait rit.
Le visage de Harry se ferme une seconde avant de sourire doucement en hochant la tête.
- J'ai entendu dire qu'un vampire allait venir, me dit Harry.
- Arrête d'appeler Rogue comme ça, je souris.
Il ricane.
Nous entrons dans le bureau de Slughorn, je réalise que c'est la première fois que Harry y fout les pieds. Slughorn a mis le paquet : le plafond et les murs sont drapés de tentures émeraudes, cramoisies et dorées. Des fées sont au milieu de la pièce : elles donnent une lumière rouge même si chacune d'entre elle à une lumière différente. Dans un coin, des mandolines passent en boucle une chanson. Il y a une espèce de brume, de fumée au dessus de la foule. Des elfes de maison se baladent, portant de lourds plateaux, j'espère que Hermione boira un verre de trop et entrera dans un monologue.
Et je la soutiendrais, bien évidemment.
- Harry mon garçons ! Entrez, entrez, il y a tellement de gens que j'aimerais vous présenter ! nous dit Slughorn.
Il porte un chapeau de velours à pompoms assortis à sa veste, il porte le tout de façon non ironique et son courage m'impressionne.
Slughorn pousse Harry qui me regarde avec effarement, je parviens à les suivre. Le pauvre bougre a peur d'être tout seul.
- Harry, je vous présente Eldred Worpel, un de mes anciens élèves, auteur de « Frères de sang : ma vie chez les vampires » et son ami Sanguini.
Worpel est un petit homme à lunettes et Sanguini est grand, émacié, des poches sombres sous les yeux et un air perpétuellement mort d'ennui : c'est Sherlock.
- Elizabeth Watson, je susurre en tendant la main.
Oui, je m'impose. Mais pour être franche, ça sert pas à grand-chose.
- Harry Potter, je suis absolument enchanté ! s'exclame le petit à lunettes, ignorant ma main. L'autre jour, je disais justement au professeur Slughorn « où est la biographie de Harry Potter que nous attendons tous ? »
- Ah… vraiment ? fait Harry.
- Aussi modeste qu'on le dit ! glousse-t-il avant d'ajouter très sérieusement. Je serais disposé de m'en charger, il faudrait une série d'interviews qui…
- Trop tard, je le coupe, froidement. Je suis déjà chargée de l'écriture de la biographie de Harry. Mon père est un écrivain connu dans le monde moldu, je lui envoie mes chapitres, il les corrige et Harry a le mot final.
- Exactement, sourit Harry. Nous allons devoir vous laisser, je vois une amie, je vais la saluer.
Harry me prend par le poignet et m'éloigne. Nous échangeons un regard amusé. Il n'empêche que je le plains, je trouvais déjà la célébrité chiante pour Sherlock alors Harry… être connu principalement à cause de quelque chose qui nous a rendu orphelin et dont on se souvient pas ? Beurk.
- Hermione ! appelle Harry.
- Harry, te voilà, Dieu merci ! Elizabeth ? Vous êtes venu ensemble ?
- Ne sois pas surprise, je grogne.
Hermione a l'air essoufflée et continue de regarder autour d'elle. Elle porte une jolie robe rose, un peu décolleté et un collier. Ses cheveux sont attachés en demi queue.
- Qu'est-ce qui t'arrive ? demande Harry.
- Oh je viens d'échapper à… je viens de quitter Cormac, corrige-t-elle. Sous la branche de gui.
- Bien fait.
- Ça t'apprendra à venir avec lui.
Harry et moi avons parlé en même temps.
- Je pensais qu'il agacerait Ron plus que les autres, explique-t-elle. J'ai bien considéré Smith..
- Pardon ? s'exclame Harry.
- Donc tu as choisis un garçon d'une arrogance inégalée, ignorant la notion de consentement et d'un goût plus que douteux ? je demande d'un air hautain.
- Je sais, j'aurais dû choisir Smith, soupire-t-elle. Même Graup aurait été un meilleur choix.
- Hermione, même Rogue aurait été un meilleur choix, je réponds d'un air fatigué.
Harry approuve.
Hermione nous emmène dans un coin de la pièce : pour voir quand il arrive.
- Sinon.., commence Harry l'air de rien. Tu as l'intention de raconter à Ron que tu es intervenue le jour des sélections ?
- Tu crois que j'irais jusque là ? s'outre-t-elle.
Harry et moi la regardons, nos regards n'ont pas besoin de mots.
-Il y a une différence entre sortir avec Cormac et dire ça à Ron.
- Tant mieux… Sinon il perdrait confiance en lui et on risque de perdre le…
- Aaargh, je râle bruyamment.
- Le quidditch ! renchérit Hermione. C'est la seule chose qui vous intéresse ? Cormac ne parle que de ça ! Pas un moment il ne m'a demandé la moindre chose à propos de moi et… oh le voilà !
Elle disparait.
Elle a transplané ?
- Vous avez vu Hermione ? nous demande Cormac soudainement.
- Non, répond Harry.
- Connais pas.
Sybille dans son coin, exprime à Luna combien son cours est important. Slughorn intervient en disant que tous les professeurs aiment penser que leurs cours sont les plus importants, mais que Harry a de véritables dons en potion que « même Severus… » et Slughorn tend le bras et nous amène Rogichou.
- Severus, arrêtez de faire la tête ! hoquète Horace.
- Vous n'aimez pas la soirée, Professeur ? je roucoule de mon ton le plus innocent.
Severus me fusille du regard. Slughorn continue :
- Je parlais justement des talents extraordinaires de Harry pour préparer les potions ! J'imagine que vous y êtes pour quelque chose.
- C'est drôle, susurre Rogue en plissant les yeux. Je n'ai pas eu l'impression d'enseigner quoique ce soit à Potter…
- Alors c'est une disposition naturelle, un Philtre de Mort Vivante, je n'avais jamais vu ça en obtenir un aussi remarquable la première fois..
- Vraiment ? demande Rogue mielleusement.
- Rappelez moi, quelles autres matières vous avez choisies ? demande Slughorn.
- DFCM, sortilèges, métamorphose, botanique…
- Toutes les disciplines nécessaires pour devenir un auror, ricane Rogue.
- C'est fou, n'est-ce pas ? je renchéris, pince sans rire. C'est comme si Harry, en danger de mort depuis ses 1 an et incapable de ne pas protéger les gens, aurait envie de faire ça comme métier ? Surprenant.
Rogue me fusille du regard, je lui souris, goguenarde et attrape de quoi manger.
- Vous ferez un très grand auror ! annonce Slughorn.
Rusard pénètre bruyamment dans la pièce, tenant Drago par l'oreille qui se débat bruyamment. Je fixe Malefoy, arquant un sourcil.
The game is on ?
Au mariage
Le mariage de Bill et Fleur est vraiment sympa. La musique est chouette, la bouffe est excellente et les invités sont (pour la plupart) agréables. Et pourtant, j'ai envie de tuer quelqu'un. Je suis assise à la chaise que l'on m'a assignée, écoutant d'une oreille distraite un cousin Weasley me parlant de sa librairie sorcière, tout en flirtant un peu avec moi.
Super.
Je suis super jolie, en plus. Je porte un costume gris foncé en tweed avec une chemise blanche délibérant ouverte pour laisser apparaître le début de mon décolleté. J'ai attaché mes cheveux dans une haute queue de cheval et je porte des talons moutardes. J'espérais que mon look classe et sérieux découragerait les débiles de me draguer mais c'est sous estimer la hargne masculine.
Je finis par me tourner vers Weasley Le Relou, de son petit nom « Arnold » (ça s'invente pas).
- Bon. Je dois t'avouer quelque chose, Arnold. Mon cœur est déjà pris.
Il s'arrête sèchement dans sa phrase et rougit des oreilles, comme Ron.
- Je.. je ne vois pas pourquoi…
- Oui, je vais faire semblant de te croire quand tu me dis que tu ne sais pas pourquoi je dis ça. Mon cœur est déjà pris. Je suis venue à ce mariage en penchant pouvoir l'empêcher de faire la plus grosse erreur de sa vie. Ce fût un échec, le mariage a quand même eu lieu.
Arnold fronce les sourcils, semblant comprendre.
- B…
- Fleur. Je suis amoureuse de Fleur.
Je fais une grimace, me lève et attrape mon verre.
- Je vais te laisser et noyer mon chagrin dans l'alcool.
Je porte le verre à mes lèvres et m'éloigne avec un sourire narquois. C'est à moitié vrai. Mon cœur est pris. Mais mon cœur est pris par Remus John Lupin. Je suis en couple avec lui depuis plusieurs mois maintenant mais cet abruti a voulu que l'on apparaisse « célibataires » au mariage de Bill et Fleur (les Weasley sont pourtant au courant) « au cas où ».
Je vais t'en donner du « cas où ».
Remus va bien, discutant doucement avec Kingsley. Je serre les dents, je n'ai pas envie de faire scène mais en même temp…. J'ai envie.
- El' ? Un costume… C'est culoté, remarque quelqu'un derrière moi.
- Pourquoi ? Que je sache, les femmes peuvent porter des pantalons depuis plusieurs années, je grogne avec agacement en me tournant vers la personne.
Dubois me sourit, portant un costume déjà porté plusieurs fois mais lui allant très bien. Je garde mon sourcil levé, arrogamment.
- Tu ne sais pas accepter les compliments, fait-il remarquer en s'approchant.
- Tu n'as pas dis que ça m'allait bien, même si tu aurais eu raison de le faire. Tu as dis que c'était culoté.
- Je pense pourtant que tu aimes faire des choses culotées. Je suis certain que tu sauras apprécier le compliment.
- Tu es pleins de certitudes, je réponds.
- Tu veux danser ?
Je souris en coin, jetant un bref regard à Remus. Cet homme est jaloux. J'aurais pensé que dans son délire de « non je ne te mérite pas », il aurait tendance à perdre confiance en lui. Pas vraiment. Maintenant que nous sommes ensembles, il veut s'assurer que nous le restons.
- Avec plaisir.
- Tu es venue seule ? me demande Olivier en m'emmenant sur la piste de danse.
J'aperçois Hermione et Viktor.
- Pas vraiment, je réponds. Mais pour le moment, je l'étais. Et toi ?
- Célibataire.
- Tu connaissais si bien Bill que ça ?
Nous discutons Bill, Fleur, de la coupe des trois sorciers. Nous parlons un peu de Cédric. Plusieurs musiques passent, je vois Remus rejoindre Harry et discuter quelques minutes avec lui, nous regardant. Finalement, Lupin arrive.
- Professeur, salue Dubois.
- Bonjour Olivier, répond Remus dans son meilleur ton de pédagogue.
- Comment allez vous ?
Nous avons cessé de danser, je regarde Remus avec un sourire amusé et quelque peu arrogant.
- Très bien. Je me demandais si je pouvais emprunter votre cavalière ?
- Oh et bien…, bafouille Olivier.
- Il faudra demander à la cavalière elle-même. Nous ne sommes plus au 19e siècle, Remus, je susurre, perdant mon sourire.
Remus, amusé de m'avoir agacée, me sourit et attrape ma taille.
- Et bien ?
- Je renoue avec d'anciennes amitiés, je souris en le suivant, il mène la danse. Et toi ?
- La même chose.
- Je suis « une vieille amitié « ? je demande, outré.
- Tu commences, s'amuse-t-il.
Remus porte un costume à lui, pas vraiment neuf mais si peu porté que l'on pourrait y croire. Il a vaguement essayé de dégager son front des cheveux qui y tombent mais ça n'a pas tenu longtemps. Je retiens mon envie de caresser sa joue.
- Tu penses qu'il faut me rendre jaloux pour que je passe du temps avec toi ?
- Je ne veux pas te rendre jaloux, je réponds, sincère. Je voulais juste passer du bon temps. J'aurais aimé que le temps soit avec toi, voilà tout.
- J'aurais aimé aussi, me répond-il avec un sourire.
- Ça ne dépendait que toi, je soupire.
- Tu sais que c'est plus compliqué que cela, Elizabeth.
Je soupire une nouvelle fois et regarde ailleurs. Remus me rapproche de lui et embrasse doucement mon front. Je souris de toutes mes dents et me blottit.
J'ai gagné.
