Chapitre 14 : La mission

On commence à rentrer dans des chapitres que j'ai adoooooré écrire ! j'espère ça vous plaira!


- Professeur Slughorn, siffle Rusard, ses yeux brillants de plaisir à l'idée d'avoir choppé un élève. J'ai trouvé ce garçon qui rôdait dans un couloir. Il prétend avoir été convié à votre soirée et être arrivé en retard. Lui avez-vous envoyé une invitation ?

Malefoy se dégage sèchement de Rusard.

- Je n'ai pas été invité ! explose-t-il avec colère. J'ai essayé d'entrer en douce, voilà, vous êtes content ?

- Non, je ne suis pas content du tout ! s'exclame Rusard, mais son expression victorieuse dit le contraire. Le directeur a bien précisé qu'il était interdit de rôder dans les couloirs dans la nuit à moins d'en avoir la permission ! Vous allez avoir des ennuis !

- Ça ne fait rien, Argus, ça ne fait rien, rassure Horace. C'est Noël et ce n'est quand même pas un crime de vouloir aller à une fête. Pour une fois, passons l'éponge, vous pouvez rester Drago.

Je n'écoute plus : je regarde Severus qui regarde Malefoy horrifié, en colère et effrayé. Drago quant à lui, a plutôt l'air mécontent à l'idée de pouvoir rester. Il remercie néanmoins Slughorn, faisant un peu le fayot.

Drago a le visage aminci, mais trop pour son propre bien. Son teint est cireux et ses yeux sont cernés. Rogue prétexte une engueulade et sort avec Drago.

Harry et moi on échange un regard, j'enlève mes chaussures et leurs talons trop bruyant et le suis. Harry sort sa cape d'invisibilité et on se retrouve collé/serré. Harry et moi collons notre oreille à chaque porte des cachots et puis finalement, à la porte de la dernière classe :

- …pouvez pas vous permette de commettre des erreurs, Drago, parce que si vous êtes renvoyé…

- Je n'avais rien à voir avec ça, d'accord ?

- J'espère que vous dites la vérité car c'était à la fois maladroit et idiot. On vous soupçonne déjà d'être mêlé.

- Qui me soupçonne ? réplique Malefoy, sèchement. Je n'y suis pour rien. Cette Katie Bell doit avoir un ennemi dont personne ne sait rien. Ne me regardez pas comme ça ! Je sais ce que vous êtes entrain de faire, je ne suis pas stupide mais vous n'y arriverez pas, je vous empêcherai !

Harry et moi échangeons un regard et il articule silencieusement « occlumancie ».

- Ah… Je vois que la tante Bellatrix vous a enseigné l'occlumancie. Quelles pensées essayez vous de cacher à votre maître, Drago ?

Maître ?

Oh.

Drago est devenu un mangemort.

J'aurais du la voir venir.

- Je n'essaye pas de lui cacher quoique ce soit ! Je ne veux pas que vous vous en mêliez !

Drago ne fait plus confiance à Rogue. Je me demande pourquoi. En sa qualité d'espion, il ne doit pas être apprécié des masses.

- C'est donc pour ça que vous m'avez évité, ce trimestre ? Vous aviez peur que j'interfère ? Vous vous rendez compte, Drago, que si quiconque d'autre avait refusé de se présenter à mon bureau alors que j'en avais la demande à plusieurs reprises…

- Si vous y tenez, donnez moi une retenue. Signalez moi à Dumbledore, ironise Drago.

- Vous savez bien que je ne veux ni l'un, ni l'autre, répond calmement Rogue.

- Alors arrêtez de me convoquer dans votre bureau !

- Écoutez moi bien, dit Rogue dans un murmure. J'ai juré à votre mère que je vous protégerais. J'ai fais le Serment Inviolable, Drago..

Je me crispe totalement.

- Dans ce cas vous allez devoir le trahir parce que je n'ai pas besoin de votre protection ! C'est ma mission. Il me l'a confié et je l'accomplirai. J'ai un plan qui va marcher, il prend simplement plus de temps que prévu.

- Quel est ce plan ?

- Ca ne vous regarde pas !

- Si vous me dites, je pourrais vous aider…

- Je n'ai pas besoin d'aide. Je ne suis pas seul.

- Ah ?

- Vous l'étiez ce soir. Sans personne pour faire le guet…

- Vous n'aviez qu'à pas mettre Crabbe et Goyle en retenue !

IL FAIT CONFIANCE A CRABBE ET GOYLE ? JE FERAIS PLUS CONFIANCE A ZACHARIA SMITH.

- Moins fort ! Si vos amis veulent décrocher leur buse en DCFM, il faut qu'ils travaillent un peu plus qu'ils…

- Qu'est-ce que ça peut faire ? coupe Drago. C'est une plaisanterie, non ? Comme si nous avions besoin de nous protéger des…

- Une plaisanterie indispensable au succès ! Où croyez vous que je me serais retrouvé pendant toutes ces années si je n'avais pas su jouer la comédie ? Ecoutez moi, montrez vous prudent en ne restant pas seul la nuit dans les couloirs. Et si vous vous fiez à des gens comme Crabbe et Goyle…

Ah bah voilà.

- Ce ne sont pas les seuls. J'ai d'autres gens, beaucoup mieux.

- Alors pourquoi ne pas vous confier à moi ? Afin que je puisse…

- Je sais très bien ce que vous mijotez ! Vous voulez vous approprier ma gloire ! s'exclame Drago.

Sérieusement ?

- Vous parlez comme un enfant, dit froidement Rogue. Je comprends très bien que l'arrestation et l'emprisonnement de votre père vous aient bouleversé mais…

On entend Drago s'approcher. Harry et moi nous nous écartons d'un seul homme et manquons de nous prendre la porte de peu.

Peu de temps après, Severus sort et s'en va lui aussi. Harry et moi restons contre le mur longuement. Nous hésitons, puis restons cacher sous la cape et allons dans le passage secret du troisième étage où Harry enlève la cape.

- Tu as entendu ? s'exclame-t-il.

- Harry… J'étais littéralement à côté de toi ! Oui j'ai entendu !

Harry a encore l'air trop sonné.

- Un serment inviolable : tu le violes, tu meurs. Voilà, fin de l'histoire. Drago : mangemort, je commence à déblatérer à toute vitesse. Mission donnée par Voldemort, probablement pour rétablir l'honneur perdu par Lucius l'année dernière. Rogue : doit protéger Drago. Mais espion de l'Ordre, donc doit protéger Drago tout en protégeant… le monde sorcier ? Que pourrait être la mission de Drago ? Quelque chose qui se fait à Poudlard.

Harry et moi échangeons un regard.

- Te tuer ? j'articule lentement.

- Il a essayé de faire entrer le collier ensorcelé de Katie Bell, fait lentement Harry.

- Obligé. Il ne fait pas confiance à Rogue, il lui ment. Il veut tout lui cacher.

- Mais un collier ? Pour moi ? Non… le cadeau était pour quelqu'un à Poudlard. Katie Bell devait le remettre en mains propres.

Je fronce les sourcils.

- A un professeur ? Ce serait stupide. Voldemort n'est pas un idiot.

- Peut être qu'il ne veut pas que Drago réussisse la mission, remarque Harry.

- Je dois en parler à Sherlock.

- Tu lui diras demain, fait Harry.

J'hoche la tête. Nous rentrons dans notre salle commune, sans la cape : après tout nous avions tout à fait le droit d'être dans les couloirs.

Je vais me coucher, me démaquillant. Hermione n'est pas rentrée, je ne sais pas si je dois lui raconter ce qu'il s'est passé.

Le lendemain, je prends ma malle et mon sac à dos et rejoins et Neville dans le parc. Il est assez impatient de retrouver sa grand-mère. Personnellement, tout le monde m'a manqué et pour Noël nous sommes tous invités chez les Weasley et Papa accepté. J'ai hâte. J'ai un peu forcé pour que les Weasley nous invitent tous mais j'avais envie de passer Noël avec eux mais aussi avec ma famille à moi.

Dans le train, je reste avec Luna et Neville. Hermione, en tant que préfète, fait ses rondes. Luna et Neville me racontent leur soirée, Neville a rencontré un botaniste très connu et Luna me parle de sa théorie comme quoi Scrimgeour serait un vampire. J'ajoute que Mycroft correspond à ses critères mais elle n'est franchement pas convaincue.

Pas cool. Moi je l'écoute.

Mais durant le grosse partie du trajet, je pense à Drago. Il doit tuer un professeur ? Ce serait ridicule, quel professeur Voldemort voudrait tuer ? Il n'y a aucun professeur qu'il n'aurait peur d'attaquer lui même...

Oh.

Oh.

Je DOIS voir Sherlock. Et Mycroft. Si j'ai raison, je DOIS voir Mycroft. Rogue ne va pas aider Malefoy a faire une horreur pareille ?

Quand le train entre enfin en gare, je suis la première dehors. Je vois George qui est avec tous les Weasley. Je souris de toutes mes dents. Il me rejoint, ses cheveux roux fraîchement coupés, un peu relevé. Il porte un costume brun/orangé avec une chemise dans les tons verts. Il prend mon visage dans ses mains, me souriant doucement.

- Bonjour, Elizabeth.

- Tu m'as manqué, je souris.

- La majorité te va bien, s'amuse-t-il.

- Tout me va bien.

Il m'embrasse tendrement, je serre les pans de sa veste en me laissant aller contre lui. Quand nous nous séparons, Harry nous regarde avec amusement : rejoignant les Weasley.

- Je compte sur toi pour faire en sorte que la vie de Ron devienne un enfer, je grogne, restant contre George. Cet idiot sort avec une dinde et surtout fait du mal à Hermione.

- Comme si j'avais besoin que tu me le demandes, s'amuse-t-il. Lavande, c'est ça ? Ginny nous aussi parlé d'elle.

Nous parlons encore, essayant de rattraper le temps perdu le plus vite possible : George rentre directement chez lui et on ne se revoit que pour Noël. Les affaires vont si bien qu'il a failli pas être capable de venir aujourd'hui.

- J'ai beaucoup de choses à te dire, surtout sur les mangemorts, mais je dois confirmer plusieurs choses.

- Très bien, détective Watson.

- Hum hum.

Nous faisons volte face, John est là, avec un petit sourire mal à l'aise. Son teint est hâlé. Je souris.

- Tu as pris du soleil, Papa ?

- Sherlock t'as dis ? se crispe-t-il aussitôt.

J'arque un sourcil.

- Pardon ?

Papa a l'air interdit. Il décide de changer de sujet et salue bien trop chaleureusement George pour que ce ne soit pas suspect. Les Weasley commencent à s'en aller, pour des raisons de sécurité apparemment. George embrasse ma joue. On se voit dans quelques jours.

- De quoi tu parles ? je demande rapidement à mon père.

- On en parlera, grogne-t-il en prenant ma malle, visiblement contrarié.

- Vous me soûlez à rien me dire. En parlant de secrets, on va à Baker Street. Je dois parler à Sherlock. Urgemment.

- L'inverse m'aurait étonné. Mais avant ça, un tour de magie, réclame-t-il avec un sourire complice.

Je souris et agite ma baguette, faisant soulever ma malle. Papa blanchit presque et semble nauséeux. J'éclate de rire et repose la malle. Cette sensation de liberté à l'idée de pouvoir pratiquer ma magie me plaît.

- Hâte d'amuser Rose et rendre Sherlock fou avec ça.

- Moi aussi, s'amuse Papa.

Nous entrons dans un taxi.

- Où sont Mary et Rose ?

- Mary travaille, Rosie est chez Molly, je voulais un peu de temps à deux mais je crois que Sherlock va nous rejoindre, marmonne Papa.

Je suis désolé Papa, je soupire. Mais c'est vraiment important, tu comprendras.

- George va bien ? demande-t-il distraitement.

Je relève un sourcil mais sourit.

- Oui. Mary va bien ?

- C'est compliqué, soupire-t-il.

Je plisse les yeux et le regarde. Il ignore résolument mon regard. Je grogne. Je n'en tirerais rien. Il m'énerve quand il est comme ça.

- Tu sais que tu vas devoir m'expliquer au bout d'un moment ?

- Je sais, Elizabeth. Mais tu raconteras ton semestre avant moi, répond-il.

Nous arrivons à Baker Street, je monte les escaliers quatre à quatre. J'arrive dans le salon.

- Sherly !

Sherlock relève la tête, sans me reprendre et me sourit. Je lui ai grave manqué héhé.

- John t'as racont..

- Chut, coupe mon père.

- Je dois te parler, Sherlock, j'ai besoin de conseils, pour une enquête.

- Ce que tu m'as raconté ? me demande Sherlock.

- Entre autre.

Je m'appuie contre les murs, observant mes ongles pour un pur effet de style.

- Je crois que Drago veut tuer Dumbledore.


OS : Enquête

Depuis quelques temps, Sherlock me laisse enquête avec lui. Bon, je fais carrément office de bouche trou, mais je serais idiote de faire la fine bouche. Généralement il a juste besoin de quelqu'un avec qui réfléchir à haute voix. Mes pouvoirs magiques sont également très appréciés, bien que limités ; je ne peux pas les utiliser contre un suspect.

Je ne l'accompagne que quand mon temps libre me le permet. George n'est pas toujours très à l'aise, aussi étonnant que ça puisse l'être. Je soupçonne le fait qu'il ne comprend pas vraiment les armes moldues (même si Arthur a tenté de lui expliquer, de façon très embrouillée). Il ne dit évidemment rien, ne m'empêche absolument pas mais me rappelle toujours de « faire attention ». Ce que je fais évidemment.

Et si j'ai réussi, ces derniers mois, à sortir sans une égratignure, certaines choses changent. Par exemple, aujourd'hui.

Sherlock m'a adossée contre un mur et je regarde la tâche de sang s'agrandir sur ma cuisse gauche. La balle ne m'a (heureusement) pas heurtée mais elle m'a bel et bien frôlée. Sherlock a parlé de débris ou je ne sais quoi.

- Papa va te tuer, je grogne.

- Les secours arrivent, bégaye Sherlock. Tu ne peux pas te lancer un sort ?

Malheureusement non. J'avais vaguement essayé pendant la bataille de Poudlard mais abandonné rapidement : aucune envie de faire un accident comme Lockhart avec l'avant bras de Harry.

- À Sainte Mangouste, Sherlock.

J'ai tellement mal. J'ai l'impression que mon corps est uniquement composé de ma cuisse et celle-ci est d'une douleur insoutenable. Une partie de mon cerveau essaye de « penser à des choses positives » et la seule chose positive qu'elle ait trouvé c'est que « Peut être tu auras une canne comme Dr House ! ».

- Sherlock ?

Sherlock est désemparé. Il n'ose pas appuyé sur la plaie, et je ne pense pas que c'est la bonne chose à faire : je ne perds pas tant de sang que ça. Il tourne la tête de tous les côtés dans l'espoir d'apercevoir l'ambulance.

- Si je dois….

Je pousse un grognement de douleur.

- Si je dois avoir une canne… Je veux qu'elle ait des flammes.

- … Quoi ?

Ou alors un truc à la Lucius Malefoy ? Mais au lieu d'un serpent un lion ? Too much, non ?

- Sherlock, tout va bien. Je survivrais.

- Je sais, répond-il sur le ton de celui qui n'est pas du tout convaincu.

Je serre sa main et ferme les yeux quelques instants. Je souris dans la douleur quand j'entends les sirènes approchées. J'entends Lestrade crier mon nom en sortant de sa bagnole. Je n'ouvre pas les yeux mais marmonne

- Je vais bien Inspecteur, mais j'irais mieux avec des soins médicaux appropriés.

Mais Lestrade a amené les secours. Je suis vite posée sur un brancard. J'ouvre les yeux et cherche Sherlock du regard qui est planté là, me regardant entré dans l'ambulance.

- Sherlock ! Préviens Papa et George !

- Mademoiselle, allongez vous s'il vous plaît, ordonne l'ambulancier.

J'obéis avec plaisir mais soupire. Je doute que je vais finir à Sainte Mangouste. Je préfère, quoiqu'il arrive, les soins moldus. Mais disons qu'une connaissance travaillant à Sainte Mangouste a une dette à me rembourser et ça aurait été la bonne occasion.

Une fois arrivée à l'hôpital, je subis un examen et sur le chemin vers la salle d'op, j'entends qu'on m'appelle. J'essaye de me relever.

- Elizabeth !

- Mademoiselle, couchez-vous, me demande l'infirmière.

- Elizabeth !

Je m'échine, m'étire le cou et finit par voir George courir vers moi. Il s'approche du lit, les infirmiers s'arrêtent. Ils regardent l'endroit où aurait dû se trouver son oreille un instant de trop. J'y suis tellement habituée désormais que je ne remarque même plus. Comment je peux dire que mon fiancé est sorcier et ne comprends pas la médecine moldue et donc s'inquiète comme un fou ?

- Je suis désolé, mon fiancé est américain. Il a une vision très péjorative des hôpitaux, je peux le rassurer le temps d'un instant ?

Pour les examens, on m'a donné un faible anti douleur qui fait le job. Je parviens à parler sans pousser des grognements d'ostrogoth entre chaque mot. Les infirmiers échangent un regard entre eux puis accepte.

- Cinq minutes.

Je les remercie et me tourne vers George qui tient ma main qu'il serre comme si il cherchait à graver la sensation dans sa mémoire à tout jamais.

- Je savais que tu n'aurais pas dû y aller, dit-il en embrassant ma main.

- George, je vais bien. J'irais bien. ils vont juste extraire les débris. Papa pourra t'expliquer en quoi ça consiste.

- Sherlock aurait dû te défendre, dit-il, s'énervant lentement.

- Pourquoi ? Je n'aurais pas dû me défendre ? Je dois dépendre sur les autres ?

- Ce n'est pas ce que j'ai dis, soupire-t-il.

- Écoute moi, je murmure en attrapant son visage. Tout ira bien. Je te le promet. Je fais bien plus confiance à la médecine moldue qu'à celle sorcière, et ton père serait d'accord avec moi.

- Et si il mettait trop du produit qui endort ? demande-t-il timidement, sans me regarder.

Je sais que ne pas comprendre fait peur, je comprends pourquoi il réagit comme ça mais ce n'est pas comme si Papa et moi on avait jamais essayé d'expliquer.

- Oui, le produit qui endort est dangereux. C'est pour cela qu'il y a des médecins qui s'occupent exclusivement de ça et feront en sortes que tout se passe bien. Pour une blessure moldue, de la médecine moldue est plus sûre, tu n'es pas d'accord ? Si j'allais à Sainte Mangouste, ils se retrouvaient devant une situation qu'ils n'ont jamais eu et devraient chercher une solution. Si ils prennent trop de temps, c'est dangereux.

- C'est vrai, admet-il.

- Je t'aime, George, tout ira bien.

Je l'attire contre moi et l'embrasse.

Quand, après l'opération, je suis emmenée dans ma chambre après un bref séjour dans la salle de réveil, j'entends John fait un petit exposé sur la cardiologie. Depuis qu'il doit tout expliquer à George, Papa s'est trouvé une nouvelle passion pour la médecine.

- Tu vois, je murmure d'une voix faible quand l'infirmière me pousse dans la chambre. Tout va bien.

Sherlock, qui n'a pas ôté son manteau, relève la tête et a l'air franchement soulagé. Je sais qu'il s'en veut. On en parlera plus tard. Papa me sourit et me regarde, presque désabusé.

- Heureusement que j'ai déjà des cheveux blancs.

- J'ai un droit d'auteur sur la plupart d'entre eux, je réplique avec un sourire.

- Peut être que les médecins moldus ne sont pas si mal, admet George avec un soupçon de méfiance.

- Évidemment ! s'écrie Papa.

Une fois dans le lit, George s'approche, attirant une chaise près du lit et caresse doucement mes cheveux.

- Dire que je pensais que les blessures de guerre étaient derrière nous, dit-il avec une légère mélancolie.

- Tu es trop naïf.

Il me sourit et embrasse mon front longuement. Je ferme les yeux et souris.