Chapitre 16 : révélations

Bon

Qui regarde Game of throne parce que j'ai BEAUCOUP de choses à dire ! Donc envoyez moi un message sur les derniers épisodes (si vous envoyez un message à partir du 12/05 partez du principe que j'ai pas vu le cinquième épisode) !

Pas de OS cette semaine mais il est en cours d'écriture!

Merci à tous de me lire. Ca doit faire cinq ou six ans que j'ai commencé, je commence à devenir une vétéran hahaha. Je prends toujours du plaisir à écrire. j'ai terminé d'écrire le tome 6 la semaine dernière et j'attends un peu avant de commencer le septième

Bonne lecture!


Sherlock se redresse sur son fauteuil et Papa fronce les sourcils.

- Ce sont des grandes accusations, remarque Papa. Tu sais ce que tu avances ?

Je leur raconte l'incident avec Katie Bell, les infos de Harry et la discussion que j'ai surprise. Sherlock fronce les sourcils, joignant ses mains.

- Je crois qu'elle a raison, John, dit lentement Sherlock.

Sherlock se lève.

- Donc c'est un mangemort, ce Drago Malefoy ?

Oui.

- Et son père a été humilié, il est à Azkaban ?

- Oui. Sa famille est riche et puissante, en tout cas l'était. Et ils avaient une grosse réputation en tant que mangemort. Je pense que Drago doit regagner la confiance du maître.

Sherlock se dirige vers son violon, à l'aide d'un wingardium leviosa, je lui envoie. Je frime, oui. Sherlock attrape le violon et regarde ma baguette, surpris, Papa éclate de rire dans mon dos.

- La magie a ses bons côtés.

- Ne fais pas ça, grogne Sherlock.

- Pourquoi pas ? je demande d'un air narquois.

- Ça me distrait.

- Tu es jaloux, je m'amuse.

Il roule des yeux.

- Tu crois qu'on devrait le dire à Mycroft ? je demande.

- Pourquoi ? se moque Sherlock en accordant son violon.

Voldy va se réfugier dans le canapé et mon père manque de le frapper quand le chat commence à faire ses griffes dessus.

- Comment ça « pourquoi » ? Si Dumbledore meurt, Voldemort nous attaquera et…

Je fronce les sourcils, réfléchissant tout en parlant.

- Ce qui est de toute façon le but de Voldemort. Mycroft le sait, il sait que Dumbledore va bientôt mourir. Peu importe comment et quand exactement. Ça ne changera rien.

Sherlock m'observe du coin de l'œil, ses lèvres se relevant dans un petit sourire fier. Je crois qu'il aime beaucoup voir mes progrès. Papa aussi me surveille dans son coin. Il est fier aussi.

- Donc.. Qu'est-ce que je peux faire ?

- Rien ! s'écrie Papa fermement.

- Papa, je… Dumbledore ne peut pas mourir, il… il ne peut pas ! Sherlock, qu'est-ce que je peux faire ?

Sherlock hausse les épaules.

- Tu peux tenter d'arrêter Drago Malefoy mais…

- Mais ?

- Quelqu'un d'autre le remplacera, termine mon père.

Je fronce les sourcils. Je suis au milieu du salon, Papa est allé s'asseoir dans son fauteuil, téléphone en main et Sherlock regarde dehors, les sourcils froncés aussi.

- Et donc quoi ? Qu'est-ce que je peux faire ?

- Rien, répond fermement Sherlock.

- Rien ? Comment ça « rien » ?

Je me crispe totalement et avale la boule de stress qui grossit dans ma gorge.

- Je ne peux pas … je dois prévenir le professeur Dumbledore.

- Elizabeth, commente doucement Sherlock. Si il est aussi intelligent que le dit Mycroft, il est déjà au courant.

- Donc il pourra se protéger, je souris en essayant de me rassurer.

Amèrement, je sais déjà que c'est vain. Je sais que Dumbledore ne va pas se battre contre Voldemort. Pour des raisons qui m'échappent, Dumbledore estime que c'est Harry qui doit se battre contre Voldemort.

Oh… La prophétie ? Celle de cinquième année ?

- Elizabeth, Lestrade, Mary, Rose, Molly vont bientôt arrive. Tu veux qu'on annule ?

- Quoi ? Non, non, je réponds distraitement.

Je lève les yeux vers Sherlock.

La guerre arrivera, cette année ou l'année prochaine.

- Je veux que tu m'apprennes à me battre.

- Pardon ?! s'exclame Papa.

Sherlock repose lentement son violon, se tournant vers moi et me sondant du regard.

- Je sais que tu refuseras Papa. Mais j'ai besoin d'apprendre à me battre de façon moldue. Sherlock, apprends moi à me défendre. À utiliser une arme à feu. Je ne veux pas simplement dépendre de ma baguette. Je doute que les mangemorts savent comment utiliser un Smith & Wesson.

Sherlock échange avec Papa un regard. John, bien qu'horrifié, comprend la nécessité de ma demande. Sherlock hoche lentement la tête. Je pousse un soupir lassé et me laisse tomber dans le canapé près de mon chat.

- Bon. Faudra expliquer à Mrs Hudson et Molly pour la magie, on expliquerait bien à Mrs Hudson maintenant ? je remarque, nonchalamment.

Sherlock grogne. Papa accepte. On la fait monter et Papa et moi nous nous chargeons de lui expliquer. On a un schéma « habituel », elle ne nous croit pas, finit par nous croire, je sors ma baguette et métamorphose mon chat en verre à vin.

Sherlock manque de s'étrangler sur son fauteuil, je suis certaine qu'il avait failli laisser sortir une expression impressionnée mais sa fierté l'a rattrapé.

Papa sert un double verre de whisky à Mrs Hudson. J'espère que ça suffira.

Mary, Molly et Rose arrivent. Je prends ma petite sœur qui n'est plus si petite. Elle prend un peu de temps à me reconnaitre mais y arrive finalement. Je la garde sur mes genoux quand j'explique à Molly. Mrs Hudson nous écoute, toujours aussi choqué, et quand je sors ma baguette, elle sort de la pièce en poussant une petite plainte.

Molly prend la nouvelle pas trop mal. Lestrade est arrivé entre temps, il regarde les étincelles jaillirent de ma baguette sous les gazouillements amusés de Rose avec effroi. Je lui fais un clin d'œil.

- Impressionné inspecteur ?

- Il y a un sort pour tuer des gens ? demande-t-il de but en blanc.

Perd pas son temps le bougre.

- Oui. Il est formellement interdit. Il fait partie des sortilèges impardonnables. Avec le doloris et l'imperium. Le doloris est un sortilège de torture et l'imperium oblige les gens à vous obéir.

- Tu peux lire l'avenir ? me demande-t-il.

J'attrape ma tasse de thé vide et m'approche de lui.

- Vous voyez les feuilles de thé au fond de cette tasse ? je demande d'un air mystique.

- Oui… ?

- Elles disent l'avenir.

Lestrade me regarde, bouche bée un instant avant de répondre d'un air choqué :

- Non.

- Et là, les feuilles disent que vous êtes trop crédule et que ça finira par vous coûtez cher, j'annonce très gravement.

Sherlock me lance un sourire en coin et Lestrade pousse une exclamation outrée. J'éclate de rire.

- Tu as le droit de nous lancer un sort ? demande Mary.

- Non. Je serais renvoyée de Poudlard et envoyée à Azkaban. J'ai uniquement le droit de vous montrer la magie parce que vous faites partie de ma famille et j'imagine que Mycroft aide avec la paperasse.

Sherlock et Papa sont assis dans leurs fauteuils. Lestrade les rejoint. Mary et Molly continuent de me demander moult et moult questions. Je leur réponds du mieux que je peux mais je crois que je vais juste leur laisser mes livres de cours ça ira plus vite.

Rose s'endort doucement dans mes bras. Je souris et embrasse son front, caressant sa joue. J'ai bien remarqué que Papa et Mary s'évitaient, non seulement ils ne se parlent pas mais en plus ils ne se regardent pas.

Après un moment, Sherlock va se resservir du thé dans la cuisine. Je rends Rose à Mary et rejoins Sherlock.

- Que s'est-il passé entre Papa et Mary ? je lui demande.

Sherlock me regarde, inspire puis m'explique la situation, les bustes de Margaret Tatcher, l'ancien « collègue » de Mary, sa fuite en quelques mots.

- Vous êtes allé au Maroc ?

- Elizabeth…

- Au Ma-roc ?

-Écoute…

- Vous vous foutez vraiment de ma gueule, je déclare, me pinçant l'arrête du nez.

Je suis une version féminine et vulgaire de Mycroft en miniature. Apparemment quelqu'un aurait fait échouer la mission de Mary et de ses coéquipiers à l'époque mais ils ne savent toujours pas qui c'est.

- Je m'en vais quatre mois et vous foutez ma vie de famille en l'air, vous êtes incroyables.

- N'est-ce pas ?

Sherlock a dit ça avec une pointe d'ironie, je le regarde, l'ombre d'un sourire orne ses lèvres. Je roule des yeux et m'éloigne en souriant. Je me fais rattrapée par Gregory Lestrade qui « beaucoup de questions ».

Donc je tâche d'y répondre.

Il est fasciné par la baguette. Je lui parle du quidditch et c'est tout juste si le vieux ne me supplie pas de l'emmener voir un match. J'aimerais bien Greg mais à moins que ce soit des professionnels ou que je fasse les commentaires moi-même : je me fais chier.

En fin de soirée, Mrs Hudson est allée se coucher. Molly est allé travailler et Mary est partie changer Rose.

- Sherlock t'as raconté, hein ? me demande mon père.

- Ça allait arriver, je remarque tranquillement.

- J'imagine, grogne-t-il.

Quand Mary revient, nous décidons de rentrer à la maison. Nous sommes tous fatigués. Nous prenons congé de Sherlock qui est enchanté à l'idée de retrouver sa baraque pour lui et sautons dans un taxi.

Le chauffeur jette un regard méfiant à Voldy sur mes genoux mais s'abstient de commentaire.

J'espère bien.

Quand on arrive à la maison, je vais dans ma chambre et baisse les yeux vers mon téléphone : je l'ai rechargé chez Sherlock et j'ai déjà reçu un message.

De Sherlock.

« Demain, 13h, porte des vêtements de sport. -SH »

Elizabeth devient officiellement l'héritière de Sherlock Holmes.

ooOOoo

Mes vacances de Noël se passent à merveille. Même si Papa ne parle pas à Mary, moi je ne me gêne pas. On va faire du shopping ensemble, on discute livres, politique, on regarde des films ensemble, on s'occupe de Rose. Mary et moi on s'entend bien, non seulement nous avons le même type d'humour mais elle me comprend beaucoup, elle sait quand j'ai besoin d'être seule ou pas. Je sais que je peux lui parler de tout et qu'elle comprendra.

Je vais voir Maman, je lui raconte mon année à Poudlard, tout ce qui risque d'arriver. Je parle à peine, mes lèvres bougent simplement, je ne veux pas prendre le moindre risque inutile. J'en prends largement assez.

Sherlock prend son rôle de professeur à cœur : on s'entraîne plusieurs heures par jour. J'ai les muscles en compote, j'ai des courbatures. Pour le moment, on fait pas grand-chose, on remet ma condition physique à jour. Sherlock m'a clairement fait comprendre que peu importe ce que j'apprenais, ça ne serait pertinent que si je le pratiquais un maximum de fois et continuais de m'entraîner.

Même si on s'occupe beaucoup de ma condition physique, on a quand même commencé des petits combats. Sherlock me bat systématiquement. Je suis contente de voir qu'il ne m'épargne pas. Je ne doute pas qu'il garde dans un coin de sa tête la raison pour laquelle je lui ai demandé de m'apprendre ce genre de choses. Je sais que c'est pour ça qu'il prend son rôle aussi sérieusement.

Et avec Papa ?

On est horriblement niais. Je lui montre des sortilèges simples à longueur de journée, je ne sais pas qui entre lui et Rose ça amuse le plus. Ce que je sais c'est qu'on est tout le temps fourré ensemble. On regarde beaucoup de films ensemble, et même avec Mary.

Papa m'a même demandé si je voulais qu'on aille voir le magasin des jumeaux. Ça me fait plaisir de voir qu'il a enfin passé au dessus du petit complexe du « papa protecteur ».

J'ai longuement hésité à aller voir Mycroft pour lui raconter ce que je savais mais Sherlock a raison : ça ne servira à rien et ça risque au pire de me frustrer devant l'inaction de Mycroft. Et vivre dans l'idée que mes déductions « pourraient » être bonnes plutôt qu'elles « soient » bonnes est si rassurant. Je ne veux pas de confirmation. Je veux protéger mon innocence. Encore un peu.

Un tout petit peu.

Nous sommes le 23 décembre, j'ai passé ma journée avec Rosamund, je l'aime bien ce bébé. Elle n'est pas trop chiante et même quand elle pleure ce n'est pas trop fort. C'est parfait.

Là elle dort. Je suis dans la cuisine, me faisant un chocolat chaud et je crois que Mary veut parler sérieusement avec Papa.

Ils sont interrompus par un SMS de Sherlock.