Chapitre 16 : la vieille dame
Yooo!
J'ai écris un OS mais il est pas hyper hyper fun et ce chapitre ci non plus.. Je publie quand même le OS mais en deux parties, j'ai écris à la troisième personne : dites moi ce que vous en pensez!
Sinon j'ai étudié 60p aujourd'hui :))) et 40 ne sont pas matière d'examen :)) je viens de le voir :)) je suis super contente mdr
- Elizabeth ? m'appelle mon père quelques instants après avoir reçu le message. Tu peux garder Rosamund ?
- Pourquoi ? je me crispe en fronçant les sourcils. Que dit Sherlock ?
- Il a finis l'enquête.
J'hoche la tête et attrape mon manteau.
- Parfait. Je viens.
- Elizabeth, se crispe mon père.
Derrière lui, Mary a l'air contrariée.
- Je ne suis jamais là. Cette enquête a affecté votre couple, notre famille, je mérite d'entendre le fin mot. Ce n'est pas comme si c'était vous qui alliez me le raconter, je réplique fermement et froidement.
Aouch.
Ils acceptent. Papa reste, attendant que Molly arrive et je pars avec Mary. Dans la voiture, elle pince les lèvres avant de me dire :
- Tu sais, je suis désolé si… tout ça a affecté notre vie de famille.. je …
- Je sais, Mary. Ce n'est rien.
- N'en veux pas à ton père. Il n'aime pas l'idée de te donner des mauvaises nouvelles à distance, dit-elle avec douceur.
- Alors il me les cache.
Elle se tait. Moi aussi. J'en veux à mon père de me prendre pour cette petite chose fragile qui a besoin d'être protégée et rassurée. J'apprends les mauvaises nouvelles quoiqu'il arrive, sauf qu'en plus d'être triste, je lui en veux.
Nous arrivons à l'aquarium de Londres, je ferme mon manteau, vérifiant l'air de rien que ma baguette est bien dans ma poche intérieur. On ne sait jamais.
Nous rejoignons Sherlock qui est face à une vieille dame au centre de l'aquarium.
- Elizabeth ?
- Ça fait partie de mes cours pour devenir ton héritière, je susurre.
Sherlock roule des yeux. Apparemment, la vieille dame est celle qui a dirigé ces missions qui échouées. La vioque se faisait du fric en secret puis on l'a découverte. Elle a envoyé Mary et ses copains.
Elle prend son sac sur ses genoux, y glissant sa main. Je recule d'un pas, croisant les bras, prête à chopper ma baguette. Elle propose de s'en aller, en secret de disparaître. Mary serre les dents et s'approche vers elle, prête à la frapper. Sherlock rattrape Mary mais la vieille dame se relève et sort une arme.
Je sors ma baguette et la pointe vers elle.
- Vous travaillez pour Lady Smallwood, hein ? je demande en serrant les dents. Vous savez ce que ce joujou peut faire.
J'articule froidement, mon sang bouillonnant d'adrénaline.
- Et perdre votre baguette et votre place dans cette école ? se moque-t-elle d'un ton malicieux. J'en doute.
- Doutez, je réponds, glaciale.
Sherlock baisse lentement mon bras, me regardant avec douceur. Je range ma baguette en déglutissant. Sherlock se tourne vers la vieille dame, lui faisant remarquer qu'être toujours derrière, dans l'ombre alors qu'elle était maligne n'a pas dû être facile. Il continue ses déductions sur son « infériorité », sa solitude etc… Mary essaye de le faire taire.
Mycroft et Lestrade entrent dans la pièce.
À deux ? En même temps ? mmmh.
Mycroft lance un regard vers la poche où je range ma baguette et me regarde avec désapprobation. Il sait. Je serre les dents, haussant les épaules en regardant ailleurs. Des flics entrent.
La vieille sait qu'elle est coincée, en désespoir de cause, elle pointe son arme vers Sherlock, la main tremblante. Je me crispe totalement, je chercherais bien du réconfort chez Mycroft ou Lestrade ou Mary mais leurs regards effarés m'effrayent un peu plus.
Elle tire. Je sors ma baguette.
Tout se passe très vite, Sherlock est poussé sur le côté, Mary s'effondre, la poitrine en sang. Ma baguette tremble.. ou peut être serait-ce ma main ?
Mary….
Mycroft va appeler une ambulance, sous les ordres de Sherlock. Papa entre en courant. Il pose aussitôt sa main sur sa poitrine, essayant de stopper l'hémorragie. Sherlock et moi on est sur le côté, en silence. Mary fait comprendre à Papa qu'elle ne pense pas.. elle ne pense pas pouvoir..
Bref.
Mycroft revient. Mary a fait ses adieux à Sherlock, elle me regarde : pleurant et s'étranglant à la fois.
- Occupe toi de Rosie, je t'aime autant qu'elle.
- Je sais.. je…
- Merci pour .. m'avoir aidé à.. supporter John, s'étrangle-t-elle avec un sourire.
Sherlock pose sa main sur mon épaule, qu'il serre bien fort. Papa se met à pleurer. Je pleure aussi, je serre les dents pour m'empêcher de sangloter.
La tête de Mary retombe. Papa l'appelle, il se tourne ensuite vers moi.
- Elizabeth ! Elizabeth, fais quelque chose !
- Q-quoi ?
Je me crispe totalement.
- Avec ta baguette… Tu.. tu peux enlever la balle ? me demande-t-il, désespéré.
- Je peux essayer, je réplique, ravalant mes larmes, sortant ma baguette.
- Non, répond Mycroft, se rapprochant, posant sa main sur mon épaule. Ce n'est pas le moment d'envoyer Elizabeth à Azkaban, Docteur.
Papa hoche lentement la tête, serrant Mary contre lui. Il ne pleure plus. Son visage est fermé et froid. Moi je pleure silencieusement, je me suis laissée aller contre Sherlock qui a passé son bras autour de moi.
Puis il fait une crise de nerfs : il grogne, puis il étouffe un cri. Il relève la tête vers Sherlock, ses yeux brûlant de colère.
- N'essaye même pas…, articule-t-il dans un grognement. Tu avais fais une promesse. Tu avais juré.
Je me crispe. De quoi ? Sherlock avait promis de nous protéger ?
Mary savait très bien ce qu'elle faisait. Sherlock se recule, la bouche ouverte, les yeux écarquillés. Lestrade est revenu, il passe sa main sur son visage en inspirant profondément. Je me laisse glisser le long du mur, m'asseyant au sol en regardant le corps inerte de Mary sans rien dire.
Au bout d'une dizaine de minutes, Papa relève la tête vers moi.
- Rentre à la maison, m'ordonne-t-il.
- Quoi ? Non.. et…
- Elizabeth, dit-il, sèchement.
- Pas toute seule.
- Elle va venir chez moi, indique Mycroft, jetant un regard vers son frère.
Sherlock est beaucoup trop sous le choc. Je voulais passer la nuit à Baker Street mais je crois que Sherlock ne compte pas rentrer à Baker Street je n'ai pas envie de tout raconter à Mrs Hudson. Je me relève en déglutissant.
Je me revois au ministère, penchée sur Harry qui est contrôlé par Voldemort. Je ressens la sensation de perte, de rage, de colère, et de vide. Je déglutis et suis Mycroft dans les couloirs de l'aquarium, en silence.
Nous entrons dans sa berline, toute classe. Il a un chauffeur. Pas surprise. Je regarde par la fenêtre et ouvre finalement la bouche :
- Drago doit tuer Dumbledore.
- Je sais, répond Mycroft.
Son ton n'est ni arrogant, ni sec, c'est le plus proche que j'aurais d'amical.
- Je sais que vous savez. J'imagine que vous allez confirmer le fait qu'on ne peut rien faire pour l'en empêcher ?
- Ce n'est qu'une question de temps, me répond-il calmement.
J'hoche la tête. Nous arrivons devant sa grande maison. Je sors, il m'indique la chambre et salle de bain d'ami.
- Elizabeth ?
Je tourne la tête vers lui.
- Je suis désolé.
Je le remercie avec un petit sourire et vais me débarbouiller. Je vais me coucher, Mycroft a posté un pyjama neuf (il y a encore l'étiquette) neutre une taille au dessus. Ça fera l'affaire. Je l'enfile et me couche dans le lit.
Je ne veux pas y penser. Je ne veux pas y penser.
J'espère que Mycroft sait lancer un sortilège de silence, ou qu'il a le sommeil lourd ou qu'il se fiche de m'entendre pleurer.
Parce que je sanglote pendant deux heures, essayant d'étouffer mes pleurs dans l'oreiller.
ooOOoo
Mycroft me laisse rentrer à la maison le lendemain, j'arrive et Papa est assis dans le canapé, des cernes effroyables sous les yeux. Je suppose qu'il n'a pas dormis.
- Bonjour, je dis doucement. Café ?
Papa hoche la tête. Je prépare le café en inspirant profondément.
- Ce n'est pas la faute de Sherlock, je dis doucement.
- Il avait juré que rien lui arriverait, siffle Papa, levant les yeux vers moi alors que je dépose la tasse devant lui.
- Mary l'a poussée, il n'a rien pu faire.
- Ce serait bien la première fois, dit-il avec mauvaise humeur.
- Ce n'est pas.. bien, j'articule, pour une fois dépourvue de répondant.
- Tu pardonnerais à l'ivrogne qui.., commence-t-il avec force sans terminer sa phrase.
Je relève un sourcil et me tourne vers lui.
- Bah vas-y, dis le. Je pardonnerais à qui ? Hein ? A l'ivrogne qui a tué ma mère ? Non. Je te demande pas de pardonner la vieille dame qui a tué Mary. Je te demande de lui en vouloir à elle plutôt qu'à Sherlock.
- Sherlock avait promis de la protéger ! explose Papa.
- Et votre mariage ? je siffle. Qu'est-ce que tu lui as promis lors de votre mariage ?
Papa se crispe totalement et se redresse.
- Donc ce serait ma faute ? me demande-t-il dangereusement.
- C'est autant la tienne que celle de Sherlock, je réponds, soutenant son regard.
John est tendu par la colère, son corps tout entier est crispé, son regard est effrayant. Si je n'étais pas sa fille je n'ose pas imaginer qu'est-ce qu'il m'aurait fait.
- Tu es ma fille, pour qui te prends-tu ? finit-il par me demander, redescendant d'un coup.
- Pardon ?
- Va dans ta chambre et restes y, me dit-il sèchement.
- Pa..
- Maintenant.
Il se rassoit. Je ravale mes larmes, monte dans ma chambre et attrape mes affaires. Quel âge pense-t-il que j'ai ? 13 ans ?Je prends une douche, change de vêtements et redescends.
- Où vas-tu ?
- Voir comment se porte Sherlock, je réplique fermement.
- Eli..
Je suis majeure ! Je ne vais pas te faire le discours du « je fais ce que je veux » ! Et.. et.. je ne peux pas imaginer ce que tu traverses, je continue, parlant plus calmement. Mais, je crois qu'il y a de meilleures façons de gérer un deuil qu'on en voulant à la mauvaise personne. Je sais que Sherlock peut être fatigant et je comprends que tu aies moins envie de le voir durant cette période. Et je comprendrais même que tu ne veuilles plus le voir. Mais les choses que tu lui as dis… La colère et la douleur n'excusent pas tout. C'est ce que tu essayes d'apprendre à Sherlock.
Papa me regarde pendant un instant, son expression est insondable et pendant un instant je crois qu'il va se mettre à pleurer. Mais non. Il hoche la tête.
- Va chercher Rosamund, va passer le réveillon chez tes amis.
- Pa..
- Et je t'interdis d'aller voir Sherlock. Je refuse que Rosamund voit Sherlock.
Je serre les dents, ne réponds pas et m'en vais en claquant la porte. Je vais à Baker Street, quand j'arrive, Sherlock se redresse en entendant la porte s'ouvrir. Il espérait Papa.
- Prépare toi, on y va.
- Pardon ?
- On va chercher Rosamund et on va chez les Weasley. Tu passes le réveillon avec moi.
- Elizabeth…
Sherlock s'apprête à refuser.
- Je t'en prie, j'ajoute très vite. Sherlock, Papa est triste et en colère et ça s'excuse rien. Mais j'aimerais que tu viennes. J'aimerais .. Sherlock, Papa ne veut plus que tu vois Rose.
Sherlock se crispe totalement.
- Il refuse que je te vois. Et, quand ma mère est morte, je n'avais personne. Je refuse de m'enfermer avec Papa et de ne dépendre sur une seule personne. Je refuse que Rosamund ne te connaisse pas. Ce n'était pas ta faute et je veux que tu le mettes en tête.
- Si John a refusé…
Je serre les dents et ravale mes larmes.
- Sherlock…
- Je n'aime pas Noël, je ne connais pas ces gens et le seul que je connais je ne l'aime pas.
Je pince les lèvres et regarde ailleurs, essuyant rageusement mes yeux humides. Sherlock s'approche.
- Sherlock.., s'il te plaît, je murmure. Je vais m'occuper de Papa, je vais l'aider. Mais j'ai besoin d'être sûre que tu ailles bien. Alors laisse moi m'occuper de toi..
- Je n'ai pas besoin qu'on me…
- Moi oui, je réponds dans un sanglot. J'ai besoin qu'on me protège. Qu'on m'aide. Ma belle mère est morte. Alors s'il te plaît.. Viens pour moi..
Il me prend dans ses bras.
- Non. Passe du temps avec tes amis. Je viendrais te voir demain.
Je comprends. J'hoche la tête et me recule, essuyant mes yeux d'un geste sec.
OS (Sirius/El)
Il était évident que cela tomberait sur elle. Non seulement elle était à la tête du mouvement résistant organisé à Poudlard mais elle n'était plus dans les bonnes grâces de Severus Rogue depuis qu'il avait appris qui était son petit ami. Elizabeth savait qu'elle était en tête de liste si Rogue prenait des mesures contre l'Armée de Dumbledore. Ils avaient gardé ce nom, elle n'avait été particulièrement convaincue mais elle avait vu que ça faisait plaisir aux membres, elle avait donc décidé de garder son avis pour elle.
Ils avaient commencé des raids contre la politique menée par les Carrow, Neville, Ginny, Luna et elle. Ginny et Elizabeth aimaient regarder la relation de Neville et Luna évoluée et grandir. Elles gardaient leur commentaire sur le sujet pour elles… la plupart du temps.
Après les vacances de Noël, Ginny et Luna n'étaient pas revenues. Ils s'en doutaient. Leur famille était inquiète. Elizabeth avait été convoquée dans le bureau de Rogue, comme c'était déjà arrivé de nombreuses fois. Elle préférait voir Rogue plutôt que d'être punie (/torturée) par un Carrow. Sauf que cette convocation n'en était pas vraiment une.
Elizabeth avait finis au manoir des Malefoy.
- Je ne comprends pas pourquoi vous la vouliez, Bellatrix, articula Rogue d'une voix pleine de dédain.
Il tenait Elizabeth par l'épaule. La jeune Gryffondor eût un sourire narquois, elle observait la pièce. Bellatrix Lestrange se tenait devant elle, bras croisé, sa baguette dans sa main droite. Narcissa et Lucius Malefoy étaient derrière Bellatrix, côte à côte. Narcissa avait un semblant de tenue, regardant Elizabeth avec dédain. Lucius avait le regard dévoré par l'excitation.
- Après avoir embrassé son neveu et son cousin, Bella voulait vérifier les rumeurs de mon baiser de déesse, sourit Elizabeth.
La prise sur son épaule se resserra et Bellatrix répondit à son sourire, passant son ongle sur la joue d'Elizabeth, l'enfonçant lentement.
- Mon cousin a toujours eu des goûts déplorables.
- Je sais, je déteste cette veste ocre, répondit Elizabeth d'un ton dédaigneux.
Bellatrix enleva son ongle et puis gifla sèchement Elizabeth qui serra les dents et se tût. Les Carrow avaient déjà fait bien pire. Elle n'était plus à une gifle près.
- Vous n'avez pas répondu à ma question.
- Parce que la réponse ne te regarde pas, Severus, rétorqua Lucius, très fier de lui.
- C'est mon élève.
- Te voilà bien dévoué à tes fonctions de directeur, s'amusa Bellatrix. Et, Lucius, Severus est tout à fait en droit de savoir. Il s'avère que Miss Watson, en plus d'être proche avec Harry Potter est la petite protégée de Mycroft Holmes.
Elizabeth garda son air sûre d'elle mais ses entrailles se tordirent. Elle roula des yeux.
- Parce que vous pensez que je vais vous donner l'adresse de Mycroft ? je ne suis même pas sûre qu'il m'ait donné la bonne, répondit Elizabeth avec un petit pouffement désabusé.
- On va devoir se coltiner ses petites blagounettes jusque quand ? se plaignit Narcissa.
- Je m'occuperais d'elle, ne t'en fais pas, assura Bellatrix. Queudver ! Emmène la auprès des autres !
Peter Pettigrow sortit de l'ombre et se dirigea vers elle. Bellatrix en profita pour attraper la baguette de la jeune fille et la brisa sans autres formalités.
- Tu n'en auras plus besoin.
Elizabeth n'eut le temps d'encaisser le coup que Peter l'attrapa brutalement par l'avant-bras de sa main en argent et la pointa avec sa baguette avec l'autre.
- Sirius donnerait beaucoup pour être à ma place, susurra Elizabeth dans sa direction.
- Je n'en suis pas sûre, répondit Peter d'une voix couinante.
Il la poussa dans une grande pièce au sous sol. Elizabeth fronça les sourcils, essayant de voir dans l'obscurité.
- C'est cozy, spacieux, un loft de cette taille dans Londres ça marcherait du tonnerre, sourit-elle en coin.
- Elizabeth ?
Elizabeth perdit son sourire et s'avança dans le noir.
- Luna ?
- Je suis là !
Elizabeth attrapa Luna dans ses bras et la serra de toutes ses forces. Luna répondit à l'étreinte, expliquant les raisons de sa présence dans la cave des Malefoy. En se séparant de leur étreinte, Elizabeth aperçu un vieil homme qui se tenait au mur. Il lui fallu quelques secondes avant de reconnaître Ollivanders.
Elizabeth serra la main du vieil homme qu'elle aida à relever. Une partie d'elle-même était frustrée de ne pas pouvoir en parler à Sherlock, mais pour être honnête, elle n'avait pas besoin de voir Ollivanders pour être frustrée de ne pas pouvoir parler à Sherlock.
- Ne vous en faites, sourit-elle en direction des deux autres. On s'en sortira.
Dans l'Armée de Dumbledore, elle a pris le rôle de la responsable. Là où Neville trouvait les mots, les histoires et les missions, elle mettait au point les stratégies, elle se portait volontaire pour accompagner les plus jeunes et préfère attirer l'attention des Carrow sur elle que sur les jeunes premières années.
Neville lui avait reproche de se la jouer solo. Elle avait répondu qu'elle ferait des efforts, sachant pertinemment qu'elle mentait au moment où elle prononçait ses mots. À chaque occasion qu'elle avait d'empêcher les autres de souffrir, elle la prenait, avec un plaisir et une générosité sincère.
Elle savait que ce serait la même chose ici. Ollivanders était un vieil homme et Merlin seul savait ce qu'il avait enduré, et depuis combien de temps… Et Luna ? Luna était le rayon de soleil de Neville, Ginny et elle dans ces moments trop noir. Elle était celle qui leur parlait de créatures hors du commun, d'histoires à dormir debout dans des moments où ils étaient au fond du gouffre. Luna était la personne qui les faisait tenir.
Elizabeth se décida à animer la cave sombre et froide avec des enquêtes de Sherlock et son père. Elle avait pris cette habitude de réjouir les troupes avec ces histoires. Les premières années en raffolaient et elle aimait taquiner Londubat en disant qu'elle était devenue leur préférée.
ooOOoo
Elizabeth n'eût pas vraiment le temps de se sacrifier pour les autres au début. Bellatrix avait des questions et elle était bien déterminée à avoir des réponses. Elizabeth fût soulagée de constater qu'elle n'avait aucune réponse à ses questions. Elle avait dramatiquement sous-estimée la Lestrange. Les tortures étaient longues et pire de tout ce qu'elles avaient pu imaginer avec les Carrow. Elizabeth avait toujours utilisé le sarcasme et l'insolence comme défense, comme moyen de montrer qu'elle allait bien et qu'elle était toujours là.
Elle continuait.
D'ailleurs, quand quelqu'un venait chercher Luna ou Ollivanders, elle faisait généralement une remarque bien sentie sur Voldemort ou la victoire de Harry. Elle arrivait parfois à épargner des tortures aux deux autres. Le plus souvent, elle les décalait juste.
Luna lui avait souvent demandé d'arrêter. Ollivanders n'avait rien dit. Elizabeth était persuadée qu'il était reconnaissant, ça lui avait suffit pour lui donner envie de continuer.
Mais son corps n'était plus d'accord. Son séjour à Poudlard l'avait déjà affaiblis mais ses vacances chez les Malefoy le détruisait. Elle avait perdu énormément de poids, elle devait rester assise le plus longtemps possible pour éviter de s'essouffler trop vite pendant ses « tête à tête » avec Bellatrix. Les doloris laissaient rarement des séquelles physiques, le plus souvent la douleur était interne. Mais Bellatrix était terriblement plus imaginative. Coupures, bleus et coups étaient à différents endroits du corps de la jeune fille.
Elle avait l'impression de ne jamais se reposer. Il faisait froid la nuit, et le sol n'était pas le summum du confort. La journée, ils vivaient dans l'appréhension d'être les prochains. Et parfois Elizabeth l'était. Et parfois Ollivanders ou Luna l'étaient. Et c'était pire.
Ils furent rejoint. Un gobelin de Gringotts et Dean Thomas. Elizabeth retenu ses larmes devant le visage familier de Dean, lui tombant dans les bras. Ils eurent de nombreuses discussions sur ce qu'il se passait, ce qu'il se passerait.
Une fois, alors que Queudver amenait Elizabeth auprès de Bellatrix, El croisa le regard de Drago Malefoy. Elle ne l'avait pas encore vu depuis qu'elle était arrivée et Drago ne soutient pas son regard, détournant très rapidement la tête et sortant de la pièce.
- Je t'avais dis qu'il me trouvait irrésistible, sourit Elizabeth en direction de Bella.
Elle paya cher sa remarque. Ses cris résonnèrent dans le manoir des Malefoy des heures durant.
Plus le temps passait, plus Elizabeth se faisait petite. Elle savait que son corps était à sa limite et elle avait peur de finir comme les parents de Neville.
Elle passait ses journées assise, contre le mur, écoutant Luna d'une voix distraite mais appréciant la présence de celle-ci. Elizabeth avait appris à garder ses commentaires pour elle. Elle se réservait le droit d'en faire de temps en temps mais avait appris à limiter les occasions. Elle avait appris à s'enfermer dans ses pensées et pendant quelques instants, elle parvenait à oublier le cauchemar dans lequel elle vivait.
Elle évitait de trop parler, elle avait peur que Queudver soit près de la porte à les espionner. Et si elle devait absolument le faire, c'était juste pour parler de choses fonctionnelles.
Et un jour, quelque chose changea.
Enfin, quelqu'un arriva. Elle entendit l'agitation au-dessus. Elle se doutait qu'il se passait quelque chose. Mais elle avait appris à ne pas s'y intéresser, le plus généralement c'était de simples vagabonds qui revenaient avec leur butin. Mais quand Queudver mit deux individus dans la cave avec eux, elle n'en crut pas ses oreilles.
- Harry ? Ron ? appela Luna en se relevant.
- Luna ?
Luna rejoignit les garçons, rapidement suivit par les autres. Ron est parvenu a mettre un peu de lumière dans la pièce, El ne sait par quel miracle. Elizabeth attendit un moment avant de les rejoindre. Elle se releva avec difficulté, sa jambe gauche était constamment douloureuse, elle était parfois prise de tremblement, ses bras étaient remplis d'entailles et certaines s'étaient infectées. Ses cheveux bruns avaient perdu de leur beauté, elle en perdait par poignées.
- L'enfant prodige, et Harry Potter, sourit-elle en s'appuyant contre le mur.
