Bonjour, bonjour. Alors voilà, je tente un nouveau concept, celui de mêler des chansons au texte. Ce sont souvent les chansons qui m'ont inspiré pour l'écriture. Vous pouvez les mettre en fond, pour l'ambiance. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez . Je préviens aussi, première scène explicite, le rating est là mais je préfère prévenir.

Bonne lecture !

Ma bouche en cœur ne regarde pas l'heure. Elle avale ta trotteuse en cavale, baroudeuse. Ma bouche fait mouche.

Le mois de Mars amenait avec lui les premiers rayons de soleil et l'esprit d'Hermione était léger. Bien sûr, elle sentait parfois la panique monter en elle lorsqu'elle pensait à ses examens de fin d'année. Elle était terrifiée souvent, lorsqu'elle entendait Harry hurler dans son sommeil. Elle se précipitait alors sur lui. Ron les rejoignait et ils restaient tous deux là, écoutant les nouveaux cauchemars de leur ami. Toujours le même. Alors elle lui criait qu'il devait fermer son esprit et il criait plus fort en lui rappelant à quel point cela était difficile. Ils se disputaient alors et Ron mettait fin à leur querelle. Harry et Hermione se dévisageaient soudain et offrait à l'autre un sourire ou un « désolé », « je comprends ».

Les moments avec Fred se faisaient rares et le cœur d'Hermione en souffrait. Parfois, au détour d'un couloir, elle était entrainée dans une salle de classe et sentait les lèvres de Fred se poser sur les siennes, dans un élan désespéré de tendresse. Il frôlait souvent sa hanche pendant les réunions de l'AD et son contact faisait frissonner Hermione. Mais il lui manquait, bien plus qu'elle n'aurait voulu l'admettre. Elle se mettait alors à envier Harry et Cho. Eux n'avaient pas besoin de se cacher. Personne ne leur en voulait. Bon nombre de jeunes filles étaient jalouses de Cho, mais elle s'en fichait. Et puis, un jour, elle avait compris. Ils avaient sauté le pas. Elle l'avait vu sur le visage d'Harry. Et alors, elle avait pleuré toute une nuit sans savoir pourquoi. Elle aurait voulu partager cela avec Fred certainement. Oui, c'était probablement cela. Mais elle ne pouvait espérer l'embrasser sans déclencher une guerre avec Ron. Elle le savait. Alors elle se taisait et se contentait d'observer son petit ami, du coin de l'œil, rêvant de pouvoir se lover dans ses bras.

La réunion de l'AD touchait à sa fin. Ils étaient tous parvenus à créer des patronus et elle avait souri en voyant que celui de Fred était un renard*. Elle pensait que cela lui convenait parfaitement. Alors qu'elle rangeait ses affaires, Fred s'approcha et fit mine de l'aider. Elle lui jeta un regard paniqué et il lui lança un clin d'œil.

-Attends-moi devant la porte.

Et, sans ajouter un mot, il sortit de la salle, accompagné de George. Hermione prit alors son temps pour ranger ses affaires et lança à Ron qu'elle allait à la bibliothèque. Ce dernier leva les yeux au ciel et se dirigea vers la sortie. Hermione le suivit quelques minutes après et resta devant la porte. Elle ne comprenait pas et commençait à paniquer. Et si Rusard surgissait, ou Miss Teigne. Mais rien ne se produisit, à la place, elle vit simplement Fred, habillé en moldu, un sourire au coin des lèvres, se diriger vers elle.

-Fred, qu'est-ce que tu fais ? On pourrait nous voir.

-Viens.

Il prit sa main dans la sienne et une immense chaleur emplit le cœur d'Hermione, lui faisant tourner la tête.

Elle remarqua alors que la porte de la salle sur demande était plus petite. Fred l'ouvrit et l'entraina avec lui. La pièce était transformée. Elle était plongée dans une atmosphère beaucoup plus détendue. Les lumières étaient tamisées, dégageant une certaine chaleur. Un grand lit se trouvait au milieu de la salle et Hermione songea qu'il aurait pu accueillir cinq adultes sans que ces derniers ne se retrouvent trop serrés. Elle remarqua un amas de coussins et de draps formant une forteresse sur le lit et une émotion particulière la traversa. Enfin, une petite étagère présentait des livres moldus, avec, en leur centre, une version illustrée du Petit Prince.

Hermione sentit les larmes lui monter et se tourna vers Fred qui la regardait avec appréhension.

-Je n'y avais jamais vraiment pensé avant, mais la salle sur demande peut se transformer en ce que l'on veut. George se charge de distraire Ron. Tu es à la bibliothèque pour ton devoir d'arithmancie et moi, j'ai une retenue avec Rogue.

Hermione fixait toujours son petit ami et vit son malaise grandir face à son silence.

-J'ai pensé que cela te ferait plaisir. Enfin, j'en ai marre de te voler quelques baisers par-ci par-là, plus par là que par ci d'ailleurs. J'ai envie de reprendre nos conversations, j'ai envie de dormir à nouveau avec toi, de me réveiller en sursaut et devoir me précipiter dans ma chambre. Je veux pouvoir t'écouter me raconter ta journée, tes peurs et te rassurer. J'ai envie de te prendre dans mes bras plus de trois minutes au détour d'un couloir. Alors, je me suis dit que c'était peut-être une bonne idée. Mais si ça ne te convient pas, dis-le-moi, on ressort et on inventera quelque chose pour Ron, tu sais.

Mais les larmes d'Hermione s'étaient mises à couler sans qu'elle ne puisse rien y faire et elle se jeta dans les bras de Fred. Ce dernier, d'abord surpris, poussa un soupir de soulagement et la serra plus fort contre lui, une main au creux de son dos pour ne laisser aucun espace entre leurs corps. Hermione releva la tête et posa tendrement ses lèvres contre celles de Fred. Une explosion naquit alors au creux de son ventre et se répandit dans tout son corps.

-Merci.

Ce n'était qu'un murmure, une parole à peine prononcée.

-Si tu savais tout ce que je pourrais faire pour toi.

-Vous devenez romantique Monsieur Weasley.

-Oui, je me transforme en guimauve.

Hermione rit et prit sa main pour l'emmener jusqu'au lit. Elle écarta les rideaux et se glissa dans leur forteresse. Fred s'allongea et elle vint se blottir dans ses bras.

-Je pensais ne jamais pouvoir revivre ça avec toi.

Ma bouche a peur quand tu tardes au bonheur. Elle s'affale boudeuse sur un mal d'amoureuse.

Elle leva la tête et se pencha sur son petit ami. Elle aurait voulu rester là, à tout jamais. Elle l'embrassa alors, comme elle le faisait toujours, avec douceur et tendresse. Elle mêla sa langue à la sienne et entama cette danse qu'elle connaissait par cœur et qui lui apportait toujours cette même sensation, familière et rassurante. Elle posa ses mains sur le visage de Fred et caressa sa joue sans cesser de l'embrasser. Elle frissonna au contact des siennes sur ses hanches. Et alors, elle sentit une contraction dans son bas ventre. Une chaleur qu'elle redoutait commençait à naitre au creux de ses reins. Habituellement, Fred arrêtait leur baiser à ce moment-là et serrait Hermione dans ses bras. Tous deux tentaient alors de reprendre leur respiration. C'était un accord silencieux. Ils n'allaient jamais plus loin, le manque de temps et de confort des salles de classe suffisaient à calmer leur ardeur.

Ma bouche te touche

Mais Fred n'arrêta pas leur baiser et Hermione sentit la chaleur monter dans tout son corps. Elle ne savait pas si c'était une bonne chose ou pas. Elle sentait que cela pouvait les emmener plus loin. Et pourtant, elle ne réussissait pas à réfléchir correctement. En faite, elle ne réfléchissait pas du tout. Fred l'enivrait, lui faisait perdre pied. Elle ne ressentait rien d'autre que ses lèvres contre les siennes et ses mains caressant ses hanches. Elle se sentait bien, confiante.

Les mains de Fred se pressèrent un peu plus contre sa peau et Hermione comprit qu'il ne savait pas s'il avait le droit de les bouger ou non. De les faire descendre ou monter sur le corps de sa petite amie. Alors Hermione entreprit de descendre les siennes vers le torse du jeune homme et de les faire glisser jusqu'à son ventre. Elle le sentit se contracter et sourit dans son baiser.

Mes lèvres t'élèvent, mais lèvent ta fièvre...

Et soudain, Fred la fit tomber sur lui et s'assit, Hermione sur ses genoux. Dans cette position, leurs corps se touchaient, tout entiers et elle pouvait sentir l'excitation parcourir son ventre et celui son petit ami. Elle intensifia alors encore leur baiser. C'était doux et fort. La tendresse se mêlait au désir. Les mains de Fred glissèrent au creux des reins d'Hermione et passèrent sous son pull pour caresser son ventre. Hermione ne put se retenir de pousser un gémissement. Il profita de cette séparation pour lui enlever son haut et plongea ses yeux dans les siens. Son regard fit tourna la tête d'Hermione. Il était intense, empli de désir et de douceur. Il était rassurant. Il disait « je t'aime », il disait « j'ai envie de toi », « j'ai envie de ça avec toi ».

Hermione retira alors le T-shirt de Fred et s'empara de sa bouche encore une fois. Leurs peaux entrèrent en contact et elle ressentit une sensation qu'elle ne pouvait exprimer avec des mots. C'était si intense que l'air lui manquait. Elle remua légèrement son bassin et sentit l'excitation de Fred. Il se mit alors à embrasser son menton puis son cou. Ses mains remontaient maintenant vers sa poitrine et il défit son soutient gorge, l'envoyant valser à l'autre bout de la pièce.

Fred posa alors ses grandes mains sur la poitrine d'Hermione et elle étouffa un gémissement. Il entreprit de jouer avec les petits bouts de chair qui lui était offert, de les pincer tendrement et de les caresser. Il fit basculer Hermione et se retrouva au-dessus d'elle. Son regard se perdit dans le sien.

-Tu es sûre ?

Hermione sourit et, pour toutes réponses, l'embrassa.

-Je prends ça pour un oui alors.

Il sourit et sa bouche descendit le long du cou de sa petite amie et se posa sur ses seins. Puis, sa main caressa son ventre et entreprit de lui défaire sa jupe. Hermione l'imita, mais la ceinture de Fred lui résista. Elle sentit la bouche de Fred sourire sur son sein et il se releva. Son regard était rempli de tendresse et de malice.

-Je ne pensai pas qu'une simple ceinture pouvait vous donner du fil à retordre Miss Granger.

Il sortit du lit, un instant. Hermione se redressa et admira le spectacle le plus sensuel qui lui ait été donné de voir dans sa vie. Fred déboucla sa ceinture et fit glisser son pantalon le long de ses jambes. Hermione le regardait tout entier. Ses épaules étaient larges et elle pensa qu'elles auraient pu soutenir tout le poids du monde. Des muscles bien dessinés se formaient sur son torse et son ventre et elle eut envie d'embrasser chaque parcelle de ce corps. Elle voulait en connaitre le goût, l'odeur. Elle s'approcha alors lentement de lui et vit dans son regard la surprise et l'envie. Elle toucha d'abord ses bras et y fit glisser ses doigts. Les poils de Fred se hissèrent et Hermione se félicita d'en être la responsable. Puis, elle remonta le long de ses épaules et déposa un baiser au creux de son torse. Sa bouche descendit lentement sur le ventre de son petit ami et ses doigts se perdirent sur ce corps si désirable. Il avait un goût exquis et elle songea qu'un parfum de glace aurait dû exister pour lui rendre hommage. Elle descendit toujours plus et ses mains frôlèrent les fesses du jeune homme. Elles étaient musclées et des petits creux s'étaient formés en leur centre. Elle descendit plus bas encore et un tissu lui barra la route.

Ma bouche folle prend le large, t'affole. Elle sait mettre le voile sur son chant infernal.
Ma bouche te couche

Fred remonta alors le visage d'Hermione vers le sien et l'embrassa à pleine bouche. Il la poussa doucement sur le lit et se positionna entre ses jambes. Il caressa l'intérieur de ses cuisses et embrassa son ventre.

Hermione ne put alors réprimer un léger cri lorsqu'elle sentit les doigts de Fred sur son intimité. Elle vit Fred sourire et entreprendre de lui retirer son dernier vêtement. Puis, il l'aima de sa bouche. Elle n'avait jamais ressenti un plaisir aussi intense. La bouche de Fred lui procurait des sensations qu'elle n'aurait jamais imaginées possibles. C'était exquis, insoupçonné. Mais alors, elle en voulait plus.

Mes lèvres t'élèvent mais lèvent ta fièvre.

-Fred

Ce dernier ne répondit pas et elle du rassembler toutes ses forces pour l'appeler plus fort.

-Fred s'il te plait.

Il releva la tête et Hermione y vit la peur apparaitre soudain.

-Je t'ai fait mal ? Pardon je ne voulais pas… Excuse-moi, je …

Mais Hermione le fit remonter jusqu'à elle et l'embrassa à pleine bouche. Il sentait son odeur à elle, son goût et cela lui parut quelque peu étrange.

-Non, c'est que je… j'ai… enfin, je ne suis pas sûre de ce que cela veut dire, mais… j'ai envie de toi.

Et le sourire sur les lèvres de son amant fut la plus belle chose qu'il ne lui ait été donné de voir.

-Tu es sûre ? Enfin, on peut s'arrêter aux préliminaires si tu préfères, je ne veux pas te brusquer.

-Non j'en ai envie.

Elle glissa alors ses mains sur le ventre de Fred et lui enleva son caleçon. Elle remonta ses doigts qui effleurèrent l'intimité de son petit ami. Il frissonna et ferma les yeux à ce contact. Lorsqu'il les ouvrit à nouveau, Hermione ne put que se dire qu'elle avait pris la bonne décision. Ce regard aurait fait fondre n'importe qui. Fred l'embrassa alors tendrement et c'est toute la douceur du monde qui parcourut leurs lèvres.

-Tu risques d'avoir un peu mal. Si c'est trop, dis-le-moi. Je ne veux pas te blesser Hermione, si la douleur n'est pas supportable, si même tu as mal, dis-le-moi et on arrêtera. Promets-moi Hermione, promets-le-moi.

Son regard était si intense, presque apeuré. Elle effleura alors ses lèvres et lui promis de le faire. Fred écarta légèrement les jambes d'Hermione et l'embrassa tendrement. Elle ressentit tout l'amour qu'il avait pour elle passé dans ce baiser. Et puis, soudain, elle sentit Fred près de son entrée. Il intensifia son baiser et entreprit de mêler leur corps.

Un picotement se fit sentir au creux de son ventre. Ce n'était pas une douleur à proprement parler, mais ce n'était pas agréable. Fred ne bougea pas, mais ses mains vinrent jouer à nouveau avec sa poitrine et sa langue partie à la rencontre de la sienne. Une vague de chaleur monta alors dans le corps d'Hermione et elle remua le bassin, intimant à Fred qu'il pouvait bouger. Alors, doucement, il commença des gestes lents, délectables. Hermione sentit qu'il réprimait ses gémissements et il détacha ses lèvres pour plonger dans ses yeux. Hermione n'y vit que l'amour et la tendresse. Elle se détendit et des fourmillements se formèrent au plus profond de son corps. Elle étouffa alors un petit cri et se rua sur les lèvres de Fred. Ses vas et viens se faisaient de plus en plus intenses et Hermione entreprit de se retrouver à nouveau à califourchon sur lui.

Leurs peaux se mêlaient, se touchaient. Leurs corps ne faisaient qu'un et Hermione ne sentait que Fred, son odeur, son goût, ses mains, lui tout entier, à l'intérieur de son corps. Rien n'existait à part Fred et ses grands yeux bleus. Fred et tout ce qu'il représentait. Elle mordait ses lèvres, enfonçait ses ongles dans sa peau, plongeait son regard dans le sien.

Et puis soudain, elle sentit une vague de plaisir plus forte que les autres. Lentement, son bas ventre se contracta et il lui fut impossible de décrire la sensation qui s'empara d'elle. Elle étouffa un gémissement rauque dans le cou de Fred. Ce dernier intensifia ses mouvements et Hermione sentit un battement en elle. Ils s'arrêtèrent, le souffle court, le corps trempé et fatigué.

Fred embrassa Hermione et cette dernière sentit son cœur se remplir d'une joie si intense qu'elle se demanda s'il n'allait pas exploser. Il lui sourit et plongea ses yeux dans les siens.

-Houa.

C'est tout ce qu'elle trouva à dire, tout ce qui semblait vouloir traverser ses lèvres. Fred éclata de rire et embrassa tendrement son nez, son front, ses joues.

-C'est toujours comme ça ?

-Non. Je n'avais jamais vécu ça en tout cas. C'était…

-Intense.

-Fou.

Ils se regardèrent et se sourirent. Hermione se sentait vidée et parfaitement en paix. Elle serra Fred contre elle et se laissa aller à son odeur, à ses caresses dans son dos.

-Hermione ?

-Hum ?

-Je ne voudrais pas casser l'ambiance…

-Alors, ne le fais pas. Elle sentit son sourire. Il faut que je me retire, on risque d'avoir un problème sinon.

Elle le regarda, affolée, elle ne voulait pas qu'il parte. Il déposa un baiser sur son nez, la fit basculer et se retira. Mais, avant qu'elle ait pu s'en rendre compte, il posa une main sur son intimité. Un petit bol d'eau était apparu à leur côté avec une petite serviette. Il la prit et nettoya Hermione. Il déposa ensuite un petit baiser entre ses cuisses ce qui la fit rire et remonta jusqu'à ses lèvres.

-Fred ?

-Oui ?

-J'ai envie de faire pipi. Il éclata de rire et une petite porte apparut à leur droite. Hermione s'y précipita. Lorsqu'elle revint, elle découvrit Fred, nu, près d'une autre porte un sourire ornant ses lèvres.

-Miss Granger, me feriez-vous l'honneur de m'accompagner prendre une douche, je ne me souviens pas de la façon dont il faut s'y prendre.

Hermione rit.

Ils firent l'amour plusieurs fois cette nuit-là, dont plus d'une hors du lit.

Ma bouche entière pourrait gagner la guerre
Ma bouche fière pourrait bien te faire taire