Hello!
Me voilà, quelle surprise, avec un chapitre bonus!
Premièrement, j'ai plusieurs chapitre d'avance (j'ai fini cette nuit le chapitre 18 hourra!) et deuxièmement, c'est la semaine de la Saint Patrick donc j'en profite :p Et puis, vous êtes tous super sympa et adorables avec cette histoire donc j'avais envie de vous en donner deux pour le prix d'un !
Pardon si j'écorche un personnage que vous aimez, mais je mets ma vision de certains personnages. Ca peut ne pas plaire à tous. Je me base sur ce que je connais pour écrire, donc si certaines réactions/décisions/descriptions vous paraissent OOC ou bizarres, c'est pour ça. N'hésitez pas à critiquer évidemment, je m'en voudrais de mal écrire un perso juste parce que je ne connais pas assez bien le canon.
De même, je vais rajouter des petites choses du canon de temps en temps (en les adaptant à un univers où personne n'a de pouvoirs) et dans ce chapitre, un autre personnage débarque ! J'avais pas prévu de l'intégrer, mais il s'est tapé l'incruste quand même XD Et on avance petit à petit dans l'histoire.
Merci encore et toujours à Muriel Lavigne pour sa review et son soutien, ma si fidèle lectrice depuis le début qui me laisse des compliments géniaux ! Chose promise chose due! Deux chapitres dans la même semaine ! (et spoiler : la semaine prochaine je suis 100% sure que tu vas apprécier le chapitre 18 hehe)
Merci à Helianor pour la mise en favori et le follow, ravie de t'accueillir sur cette histoire :) Et ravie de voir que ça te plait suffisamment pour que cette histoire s'incruste dans tes favoris !
Merci à tous ceux qui lisent, même s'ils n'ont pas le temps de laisser une review pour quelque raison que ce soit (notamment toi Dissemblables ;), bon courage dans votre vie si occupée! :D
Bonne lecture !
Chapitre 16
Dire que Clary fut surprise de recevoir ce sms aurait été un bel euphémisme. Sous le choc, et parce qu'elle n'avait aucune idée de ce qui avait pu faire changer Alec d'avis, elle n'en parla même pas à Jace, jugeant que le brun s'en chargerait lui-même.
Elle répondit rapidement, avant de perdre complètement ses moyens. Alec devait être aussi nerveux qu'elle car elle reçut des précisions presque immédiatement.
Je préfère en parler face à face, tu pourras passer quand tu auras le temps ?
Voilà qui l'aidait peu à se faire une idée de ce qui se tramait dans sa tête mais elle lui proposa tout de même de passer dès le lendemain.
Dans l'appartement d'Alec, Magnus souriait fièrement en voyant les progrès de son beau brun. Certes, ses manières avec la demoiselle ne changeraient probablement pas, mais il avait au moins le mérite de faire de beaux efforts pour avancer.
Le lendemain matin, Alec attendait nerveusement en faisant les cent pas. Clary ne lui avait pas donné d'heure précise et s'étant réveillé aux aurores, il avait l'impression d'être un lion en cage. Il ne savait même pas pourquoi il s'était mis en tête de vouloir lui demander de l'aide, il pouvait probablement se débrouiller tout seul.
Il était à peine dix heure quand il entendit toquer à la porte. Respirant un grand coup pour reprendre un semblant de contrôle, il se dépêcha tout de même d'aller ouvrir.
La personne se trouvant derrière la porte n'était pas du tout celle qu'il attendait. Vêtements froissés, cheveux emmêlés et des traces de poussière et de terre un peu partout sur le corps, on aurait dit qu'il n'avait pas pu se reposer depuis bien longtemps pour une douche et une bonne nuit de sommeil.
« Rafael ? »
Remarquant que ce dernier semblait tendu, et qu'il n'arrêtait pas de jeter des coups d'œil par-dessus son épaule, il s'écarta vivement pour le laisser entrer.
Agité comme il l'était, ce n'était probablement pas le moment de poser des questions au latino, aussi lui proposa-t-il simplement de prendre une douche, se changer et de manger quelque chose avant toute chose. Reconnaissant, Rafael ne se fit pas prier.
Pendant qu'il se douchait, Alec refaisait les cent pas, cette fois pour une toute autre raison. Clary allait arriver, et il devrait gérer deux situations potentiellement volatiles.
Il n'eut pas le temps de se poser trop de questions, Rafael sortait déjà de la salle de bain. Les vêtements d'Alec étaient suffisamment amples pour lui aller, et cacher les marques que le brun devinait sans problème sur sa peau. Maintenant qu'il était propre, il pouvait remarquer son visage creusé, probablement autant par l'anxiété que par la faim et Alec se demanda vaguement si c'était ce à quoi il ressemblait quelques mois auparavant.
« Merci de ne pas m'avoir fermé la porte au nez, je ne savais pas où aller.
- Tu vas bien ? demanda timidement Alec. Je ne m'attendais pas à te revoir un jour.
- En fait, j'espérais bien ne jamais te revoir mais j'ai vu un article sur facebook à propos de ton agression et j'ai pensé que la chose polie à faire était de voir comment tu t'en sortais.
- Je vais bien, mentit Alec. J'ai connu pire.
- A qui le dis-tu ! rit Rafael un peu hystériquement.
Le silence s'étira. Il n'étaient pas exactement amis, mais se connaissaient suffisamment pour que le sentiment de camaraderie entre eux l'emporte face à leur différence de caractère.
« Donc… je pensais que tu t'en étais tiré mais c'est pas vraiment le cas hein ?
- Je m'en sors bien étant donné ce à quoi j'ai échappé, répondit prudemment Alec. Je parie que tu t'es échappé dès que tu as pu ?
- Il y a quelques semaines ouais, la directrice s'est fait « viré » et j'ai profité de la confusion pour mettre les voiles. Camille n'était déjà pas un cadeau mais il parait que la nouvelle est encore pire.
- Ravie de voir que ton sens de l'humour est resté intact. Tu as des projets ? »
Rafael mit quelques temps avant de répondre. Il avait quelques rêves de gosse oui, mais des projets ? Pas tellement. Et il se doutait bien que si Alec acceptait de l'aider pour l'instant, sa sympathie allait bien vite disparaitre. Personne ne voudrait garder dans leur entourage juste par bonté d'âme, et pour Alec, il n'était qu'un rappel constant d'un des pires moments de leur vie. Et puis, il ne resterait probablement pas longtemps même s'il le pouvait, maman Lightwood lui foutait les jetons, et il n'avait qu'une hâte : retrouver une vie calme. A la campagne peut-être ?
« Je ne sais pas trop. Ma grand-mère est apparemment morte pendant que j'étais loin de New York et j'ai peu de chance de retrouver ma sœur perdue dans le système donc je pensais voyager, et trouver un travail loin d'ici et de mes mauvais souvenirs. Loin des flics aussi. »
Ca, Alec pouvait comprendre. S'il n'avait pas sa famille à New York, lui aussi aurait changer de vie. Il allait répondre quand il entendit toquer à la porte. Avec toute cette histoire, il avait oublié Clary !
« C'est ouvert ! annonça-t-il avant d'interroger du regard Rafael.
- Alec ! Je ne savais pas que tu avais de la compagnie, s'excusa Clary, tu veux que je revienne plus tard ? »
Rafael siffla en voyant la rousse débarquer dans l'appartement. Certes, il préférait les brunes, et surtout, il ne lui viendrait jamais à l'envie de réellement coucher avec quelqu'une, d'autant plus une inconnue, mais il savait faire semblant.
« Dis donc Alec, tu m'avais caché que tu t'étais trouvé une copine ? Et quelle copine !
- C'est la copine de mon frère, imbécile, corrigea Alec en lui jetant un regard noir. Clary, je te présente Rafael, une connaissance que j'ai fait pendant mon… stage. Rafael, voici Clary, elle sort avec Jace.
- Un stage hein ? railla Rafael.
- Raf… soupira Alec.
Rafael eut un rictus mais ne dit plus rien d'autre.
Devant l'air perdu de Clary, Alec lui proposa de sortir aller prendre un café pour parler au calme de la raison de sa présence. Celle-ci se laissa trainer dehors, encore un peu choquée de rencontrer une connaissance du brun dont elle n'avait jamais entendu parler avant. Alec lui, maudissait son « ami ». Il n'avait jamais eu la langue dans sa poche, ce qui lui avait valu de nombreuses réprimandes mais si ça lui permettait de mieux gérer la situation…
« Ne fais pas attention à lui, recommanda-t-il à Clary une fois leur café en main et installés confortablement dans un parc. Il peut paraitre mesquin parfois mais la plupart du temps ce n'est que pour l'effet dramatique. Pitié ne vas pas raconter à Jace ce qu'il vient de se passer.
- J'ai entendu pire, rassura Clary. Mais j'avoue que je n'ai pas tout compris à ce qu'il vient de se passer. Et je ne sais toujours pas pourquoi tu voulais me voir.
- Tu connais bien Luke non ?
- C'est ce que j'ai de plus proche d'un père. Est-ce que ça a un rapport avec le fait qu'il est chargé de l'enquête pour ton agression ?
- Oui. Izzy nous a envoyé un message détaillé comme quoi il soupçonnait de la maltraitance et qu'il voulait creuser un peu plus cette piste. Il en a même parlé avec ma mère.
- Alec, je suis ton amie, mais si tu me demandes de l'empêcher de faire son travail… »
Alec soupira. Non ce n'était pas ce qu'il voulait. Mais il ne savait pas comment formuler la chose pour ne pas en dire plus qu'il n'était prêt à admettre. Il pouvait encore admettre que Robert le battait, peut-être. Après tout, c'était quelque chose que tout le monde soupçonnait sans oser le demander. Mais il ne voulait pas qu'il se penche de trop prêt sur cette histoire de stage.
« Ce n'est pas ce que je te demande. Tu m'as dit que même si ce n'était pas la même situation, tu pouvais tout de même comprendre.
- Je suis prête à essayer en tout cas. »
Voilà la partie où ça se compliquait. « Luke a raison », « mon père me battait ». Que de possibilités, et toutes restaient bloquées au fond de sa gorge. Passant sa main libre sur son visage, Alec essaya de respirer profondément l'air libre pour s'aérer les idées. Pourquoi c'était aussi dur à dire ?
« Je n'ai pas envie de lui parler seul, mais il va avoir besoin d'entendre certaines choses si je veux être vraiment débarrassé de Robert, commença-t-il
- Oh mon dieu, fit Clary ouvrant de grands yeux, il a raison c'est ça ? »
Alec hocha la tête piteusement.
« D'accord, je peux faire ça. Alec ? essaya-t-elle de capter son regard. Ne le prends pas mal mais j'ai quelques questions, et peut-être quelques conseils aussi.
- Au point où j'en suis…
- Ce Rafael… Tu l'as vraiment connu en stage ? »
De toutes les questions auxquelles il aurait pu s'attendre, celle-là n'en faisait pas partie. Du tout. Mais il aurait dû s'en douter, Clary était loin d'être idiote, et cette histoire de stage envoyait des signaux d'alerte à tout le monde depuis bien trop longtemps pour passer inaperçu.
« S'il te plait, pose-moi toutes les questions que tu veux sur Robert mais pas ça. Jamais ça. »
Bouleversé, Clary ne put qu'acquiescer. Elle-même avait certains sujets tabous depuis qu'elle avait découvert que son père, son père biologique et non Luke, avait été à la tête d'un culte et avait même essayé de la droguer pour la rendre « égale aux anges » peu importe ce que cela signifiait.
Bien sûr, elle portait le nom de sa mère, donc quand l'affaire avait été connue – en partie cachée du grand public – elle avait échappé à l'attention médiatique surtout que son prénom n'avait jamais été cité puisqu'elle n'avait pas encore tout à fait 18 ans à l'époque.
Le traumatisme et les sujets tabous ? Elle connaissait. Elle comprenait.
« D'accord. Mais tu devrais peut-être parlé à quelqu'un de qualifié pour le reste, confia-t-elle quand même. Je peux te donner les coordonnées de la personne qui m'a aidé quand j'étais à ta place si tu veux. »
Alec hésita. Clary vit bien qu'elle en demandait peut-être un peu trop.
« Tu n'es pas obligé d'appeler tout de suite, mais je me sentirais mieux en sachant que tu as son numéro si jamais un jour tu changes d'avis ?
- D'accord. Mais s'il te plait, gardons ça entre nous, je ne suis pas encore prêt à faire face à Izzy ou Jace.
- Tu peux compter sur ma discrétion. »
Rassuré, au moins en partie, Alec proposa à Clary de continuer à se balader en ville étant donné qu'aucun des deux n'avait de plan pour la journée.
S'il était honnête avec lui-même, Alec devait reconnaitre qu'il n'avait surtout aucune envie de rentrer à son appartement et faire face à Rafael alors qu'ils ne s'étaient plus vu depuis presque 6 mois.
Il engagea plutôt la conversation sur le sujet des études de la rousse, qui depuis peu cherchait un maitre avec lequel apprendre davantage sur l'art du tatouage. Passionnée, Clary se fit un plaisir de lui changer les idées en lui racontant ses mésaventures.
Entre les maitres qui ne la prenait pas sérieusement parce qu'elle faisait gamine, ceux qui n'avaient pas le même style, et ceux qui n'était pas très adeptes des règles d'hygiène, il était assez compliqué de trouver son bonheur.
Après presque une heure, les nuages commençaient à devenir menaçants, et il était l'heure du déjeuner donc il lui proposa de rentrer chez lui pour la remercier. Elle accepta avec plaisir.
Quelle ne fut pas leur surprise de voir Rafael en train de cuisiner en passant le seuil. Et cuisiner bien si l'odeur ne les trahissait pas !
« Vous êtes rentrés ! claironna Rafael. Je me suis permis d'utiliser ta cuisine. Si ça te dérange pas, j'ai deux trois trucs à faire en ville donc, je vous laisse ! »
Ne leur laissant pas le temps de réagir, il fila à une vitesse ahurissante. Les deux autres restèrent les bras ballants quelques minutes avant qu'Alec ne se secoue. Il mit la table pour deux et leur servit leur repas.
Alec voyait bien que la rousse se mordait la lèvre depuis quelques minutes, et il se demandait quand elle aurait le courage de poser sa question.
« Tu ne t'inquiète pas pour ton ami ? demanda finalement Clary, qui brulait d'envie d'en savoir plus sur le dernier arrivé.
- Crois-moi, tu ne veux pas être entrainé dans ses histoires.
- Ah, donc pas vraiment amis ?
- C'est compliqué. Devant le regard perdu de la rousse – et parce qu'il se sentait redevable de lui demander son aide – il essaya d'expliquer. On s'est rencontré à une période difficile pour nous deux, dans un endroit difficile aussi. C'est le genre de camaraderie forcée due aux événements plus qu'une vraie amitié, même s'il est parfaitement capable d'être de bonne compagnie quand il le veut. Ou quand la situation l'exige. »
Clary imaginait facilement le genre de relation qu'ils pouvaient avoir, d'autant plus qu'elle savait que le brun ne se liait pas facilement avec les autres.
« Sinon, tu voulais voir Luke quand ? demanda-t-elle finalement, parce qu'ils devaient bien en parler avant qu'elle parte s'ils voulaient éviter de devoir en parler par sms – et de risquer que quelqu'un tombe sur ces sms.
- Je ne sais pas. Dès que possible, il est déjà en train de poser des questions à ma famille, autant lui faciliter le travail, grogna Alec.
- Ca va bien se passer, il est pas du genre à insister s'il voit que c'est dur pour toi.
- Facile à dire pour toi, Fray, tu as grandi avec lui et il t'adore.
- Tu avais presque réussi à ne pas m'appeler Fray une seule fois aujourd'hui, se moqua Clary le faisant se renfrogner légèrement. Mais tu as raison, et c'est bien pour ça que tu m'as demandé d'être là. Je lui demande ce soir quand il peut et je t'envoie la date et le lieu par sms ?
- La force de l'habitude, se justifia Alec. Et … merci. J'apprécie. »
Ne voulant pas l'embarrasser davantage, Clary ne fit que sourire, mais intérieurement, elle comprenait maintenant pourquoi Jace et Izzy passaient leur temps à le taquiner. Il était adorable quand il rougissait !
J'espère que vous avez apprécié ce chapitre ! Je vous dit à samedi pour le prochain chapitre :D
