Hello!
Voilà le nouveau chapitre !
Pardon si j'écorche un personnage que vous aimez, mais je mets ma vision de certains personnages. Ca peut ne pas plaire à tous. Je me base sur ce que je connais pour écrire, donc si certaines réactions/décisions/descriptions vous paraissent OOC ou bizarres, c'est pour ça. N'hésitez pas à critiquer évidemment, je m'en voudrais de mal écrire un perso juste parce que je ne connais pas assez bien le canon.
De même, je vais rajouter des petites choses du canon de temps en temps (en les adaptant à un univers où personne n'a de pouvoirs);
Merci encore et toujours à Muriel Lavigne pour sa review et son soutien, ma si fidèle lectrice depuis le début qui me laisse des compliments géniaux ! On continue d'avancer petit à petit dans l'histoire.
Bonne lecture !
Quand Alec se réveilla le lendemain matin, ce fut en entendant gratter à sa porte. Une fois quelques secondes de panique passées, il se leva pour enquêter sur cet étranger phénomène. Quelle ne fut pas sa surprise de voir un chat – qui ressemblait fortement à celui de Magnus – attendre devant la porte de sa chambre tout malheureux.
Un peu perdu, et pas encore tout à fait réveillé, il resta bien quelques minutes à fixer l'intrus.
Le chat, peu heureux de ne pas etre servi comme un roi, miaula pour montrer son mécontentement.
Ne sachant pas quoi faire d'autre, il partit en direction de la cuisine, prit un bol et le remplit de lait avant de le déposer par terre. Une fois cela fait, il se prépara son propre petit-déjeuner.
Il sursauta en entendant des pas dans son appartement. Il avait oublié la visite de Rafael la veille, et e l'avait pas entendu rentrer la veille. Il s'était donc trompé en pensant que l'autre garçon était reparti par monts et par vaux.
« Ton canapé est plus confortable que ce que je pensais, complimenta-t-il en se servant une tasse de café. Mais je ne vais pas rester ici indéfiniment rassures-toi.
- Tu t'es déjà mis quelqu'un à dos sur New York ?
- Non, mais ma sœur est morte. Et elle était ma seule raison de rester.
- Je suis désolé, s'excusa Alec. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Quand ma grand-mère s'est débarrassé de moi elle a recueilli ma sœur pour l'aider dans les tâches quotidiennes. Elle n'avait pas assez d'argent donc ma sœur s'est retrouvé à demander de l'aide aux mauvaises personnes. Tu peux deviner comment tout ça s'est fini.
- Tu peux rester ici tu sais ? Personne n'est obligé de savoir, et je peux t'aider à trouver un endroit où t'installer. »
L'offre était généreuse, pas très maligne cependant. Avec tous les secrets qu'Alec avait déjà, en rajouter un ne semblait pas être la meilleure solution. Malgré tout, Rafael accepta. Tout cela resterait temporaire, mais étant donné qu'il n'avait aucune idée de quoi faire de sa vie – et passer les dernières semaines à partir le plus loin possible de son enfer personnel ne l'avait pas aider à réfléchir – tout était bon à prendre.
« Maintenant, je meure d'envie de savoir comment tu as réussi à convaincre tes parents de te laisser revenir au bercail, annonça Rafael, légèrement jaloux.
- Ma mère m'a posé un ultimatum : reprendre les rennesrênes de l'entreprise familiale et laisser mes déviances de côté ou ne jamais revoir Jace et Izzy.
- Et qui voudrait rester loin d'une telle beauté ? railla Rafael.
- Elle est en couple et heureuse, soupira Alec. Si tu restes, tu vas devoir réapprendre à te comporter comme un être humain normal.
C'était la goutte d'eau pour Rafael. Il avait lu les articles sur l'agression d'Alec, et son hypocrisie le mettait dans une rage jusque-là inconnue.
- Parce que de toute évidence, tu réussis si bien ! s'emporta Rafael. Excuse-moi de ne pas pouvoir crier ma déviance sur tous les toits !
- Parce que tu crois que ça me fait plaisir ?
- De toute évidence tu n'as pas mis longtemps avant de te faire baiser par le premier venu ! Mais tu es un Lightwood, et visiblement un martyr maintenant, alors qui va te dire quoi que ce soit hein ? Monsieur Alec Lightwood, nouveau représentant de la cause Gay sur New York, vous aurais-je offensé ? ricana Rafael en voyant Alec s'arrêter net devant ses paroles.
Il ne répondit pas.
A vrai dire, il n'était même pas capable de répondre. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était de lutter pour ne pas pleurer devant l'injustice des paroles de son « ami ». Bien sûr, leurs caractères n'étaient pas compatibles, loin de là, mais ils avaient su s'entendre et se soutenir par le passé. Et il avait cru qu'une fois sorti de cet enfer, chacun saurait mettre ses différends de côté pour peut-être leur laisser une chance de devenir vraiment ami.
Quel idiot.
Vraiment, Alec se demandait vraiment pourquoi sa mère tenait à le mettre à la tête de leur famille alors qu'il ne faisait qu'enchainer les erreurs de jugements. Il allait tous les couler, et ça lui servirait de leçon Elle aurait dû le laisser dans ce camp, et avec un peu de chance, il aurait eu la chance de réussir à se suicider correctement un jour.
Les mains tremblantes, ils réussit à saisir ses clés, son téléphone et partit. Il claqua la porte derrière lui, et tant pis s'il était en bas de jogging et débardeur en plein hiver, il courut sans se retourner.
Rafael regretta immédiatement sa conduite, et sortit dans le couloir crier à Alec de revenir mais celui-ci ne semblait pas l'entendre, probablement déjà loin. Il vit certains voisins sortir, curieux à propos des cris, mais se dépêcha de rentrer dans l'appartement du brun.
Il avait beau fouiller, il ne trouva aucun double de clés, et il n'avait pas le numéro du brun.
Regrettant amèrement de s'être mis son seul allié à dos, ils s'installa sur le sofa pour attendre aussi longtemps que nécessaire le retour d'Alec. Le chat qui l'avait réveillé vint s'installer sur lui en ronronnant, semblant indifférent au drame qui venait de se dérouler.
Il ne s'était pas assis depuis plus de quelques minutes qu'il entendit toquer. Il sursauta, dérangeant de ce fait le chat qui s'était installé dans son giron. Se levant, il décida d'aller ouvrir. Avec un peu de chance, il se retrouverait face à un ami d'Alec et il pourrait leur demander de l'aide.
« Alexa- Où est Alexander ? demanda Magnus lorsque la porte s'ouvrit sur un inconnu.
- Alec ? Il est dehors. On a eu un leger différend et il est sorti.
- Un différend ? Sourcil arqué, Magnus ne semblait pas le croire.
- J'ai peut-être eu une parole malheureuse. Je viens de revenir sur New York donc je n'ai ni son numéro ni aucune idée d'où il peut bien être. »
Levant les yeux au ciel, Magnus fit demi-tour sans plus insister. Il envoya un message à Alexander alors qu'il prenait l'ascenseur. Il ne s'attendait pas à recevoir une réponse, mais elle lui parvint tout de même dans la minute qui suivit. Il s'apprêtait à lire le message quand l'ascenseur sonna, preuve qu'il était enfin au rez-de-chaussée.
« Je suis là. »
La faible voix d'Alexander venaitlui vint de derrière lui quand il sortit de l'ascenseur, là où se trouvait la cage d'escalier. Magnus se dépêcha d'aller vers lui. Assis sur les marches, il donnait presque l'impression d'attendre un ami – si on oubliait le fait qu'il n'avait pas de chaussures.
« Alexander ! On m'a dit que tu étais dehors ?
- Je savais que Rafael ne me suivrait jamais, donc je n'ai pas eu besoin d'aller bien loin.
Même s'il se forçait à en parler de façon légère, sa mâchoire serrée et ses yeux qui le fuyaient montraient bien à l'asiatique que le problème était bien plus sérieux qu'une dispute entre ami.
« Que s'est-il passé ? J'ai entendu des cris.
- Rafael n'a pas pu s'empêcher d'appuyer là où ça faisait mal, répondit simplement Alec en reposant sa tête contre le mur. Apparemment, je n'aurais pas mis longtemps avant de, je cite, me faire baiser par le premier venu.
- Pardon ? Effaré, et choqué, Magnus ne comprenait plus rien à la conversation.
- Laisse. C'est pas important, j'ai réagis sans réfléchir. Et puis-
Alec fut coupé par la sonnerie de son portable. Un message de Clary apparemment.
Luke a fini sa journée de travail plus tôt. Il est libre le reste de la journée. Tu peux choisir le lieu de RDV. Qu'en dis-tu ?
Eh bien, voilà qui allait grandement lui changer les idées.
« Je vais probablement devoir y aller, fit Alec en réfléchissant déjà au lieu de rendez-vous. Mais il va falloir que je repasse par l'appartement…
- J'ai quelques vêtements qui peuvent t'aller si tu ne veux pas voir ton ami, proposa Magnus.
- C'est gentil mais je vais de toute façon bien devoir trouver une façon de l'envoyer se promener, j'attends des invités, précisa-t-il en lui montrant le message de Clary.
Il se demanda pendant une seconde s'il faisait bien de tout révéler à Magnus, mais il lui faisait confiance. Jusque-là, il ne l'avait pas jugé malgré tout ce qu'il avait pu apprendre du brun.
« Ou alors, tu pourrais les inviter chez moi. Je vasvais de toute façon aller voir une amie à l'hôpital donc je ne rentrerai pas tout de suite, et cela te laisse le temps de leur parler sans mettre ton ami à la porte.
- Je ne vais pas te virer de chez toi ! s'insurgea Alec.
- Je propose. On est presque voisins, ça ne change pas grand-chose. Et puis, cela me changera de rentrer à mon appartement et être accueilli par un joli garçon », finit-il avec un clin d'œil.
Alec rougit malgré lui. L'offre était tentante, très tentante. N'en pouvant plus, il accepta et envoya sa réponse à Clary, n'oubliant pas de remercier chaleureusement Magnus.
RDV chez Magnus ? Et merci encore.
Clary ne perdit pas de temps à confirmer que Luke et elle arriverait dans l'heure qui suivait. Magnus l'aida à se relever et ils remontèrent tous les deux à son appartement. Les autres voisins étaient retourné chez eux et ils purent se glisser chez Magnus sans commère pour les espionner.
Une fois Alec rassuré sur le fait que cet appartement serait toujours son sanctuaire en cas de besoin, Magnus repartit pour l'hôpital et Alec s'installa sur le sofa en attendant ses invités.
Exactement 43 minutes plus tard – non, il ne comptait pas – il entendit toquer. Il leur ouvrit et leur proposa à boire – il remplacerait tout ce qu'il prenait, promis, mais au moins il auraitça lui donnerait une raison de revenir rapidement. Une fois les trois installés au salon, Luke prit le temps de rassurer Alec :
« Je veux juste que tu saches : rien de ce qui est arrivé n'est de ta faute et quoi que tu me dises cet après-midi, je ne te jugerai pas.
- Merci, bafouilla Alec. J'espère que ça ne dérange pas que j'ai demandé à Clary d'être là ?
- Ce n'est pas conventionnel, répondit le flic aussi calmement que possible, mais du moment que vous êtes tous les deux d'accord, et si ça t'aide, alors peu importe.
- T'inquiète, intervint Clary avec un sourire, j'ai proposé mon aide, et j'ai accepté avec plaisir de l'aider. »
Une fois cela mis au clair, Luke posa ensuite quelques questions sur l'agression, pour vérifier que rien n'avait été oublié, et donner le temps à Alec de respirer un peu avant de poser les vraies questions. Mais malheureusement, il ne pouvait pas repousser indéfiniment ce moment, aussi essaya-t-il d'y aller aussi gentiment que possible. Alec le sentit bien à la façon dont le regard du flic se fit plus sombre, la partie la plus dure de l'entretien restait à venir. Mais il s'était en partie préparé mentalement et il était aussi prêt que possible étant donné les circonstances.
Clary se rapprocha de lui autant que possible sans empiéter sur son espace vital, prête à lui offrir son soutien.
« Clary m'a d'ores et déjà informé du fait que tu étais prêt à parler des… antécédents avec ton père. Si tu as changé d'avis, c'est ton droit.
- Non, je n'ai pas changé d'avis. Mais je n'en ai jamais parlé, s'excusa Alec avec un air gêné.
- D'accord, prends ton temps, personne ne peut te forcer à en parler si tu n'es pas prêt.
- Je ne serai jamais prêt. Un petit rire désabusé li échappa. Mais ça ne doit pas m'arrêter alors que cette fois, je peux enfin lui échapper.
- Tu veux bien me raconter comment ça a commencé ?
- Au début… quand j'étais enfant, on nous apprenais à être les meilleurs possible. Et si on échouait, on recevait parfois un coup de règle sur les doigts, ou des petites punitions, rien de bien méchant. En général, c'était Robert qui s'en chargeait et ma mère n'aurait jamais accepté de le voir nous faire mal. Mais quand j'ai grandi, surtout après l'arrivée de Jace à mes 10 ans…
- Tout va bien, prends ton temps, le rassura Luke.
- Une fois Jace accueilli dans notre famille, Robert prenait moins bien le fait que j'étais moins doué que lui. Je me débrouillais pour être en avance dans mes études, mais j'ai toujours eu plus de mal avec le côté plus… athlétique de notre éducation. Et Jace… On a toujours eu une relation fusionnelle, tu sais ? fit-il en regardant Clary, puis répliqua, une relation fraternelle ! Mais on étaisétait proche alors quand j'ai commencé à comprendre que je préférais les garçon…
- Quel âge tu avais ? intervint Luke.
- 13 ans je pense ? C'est là que Robert a commencé à vraiment pousser ses punitions. On peut pas avoir un Lightwood pédé, encore moins celui qui prend la succession…
Le ton d'Alec montrait clairement que c'était une remarque qu'il avait souvent entendue. Et qu'il détestait. Clary posa une main prudente sur son épaule et serra légèrement pour lui montrer qu'elle était là, et qu'elle le resterait.
- A vrai dire, je n'ai compris que ce n'était pas normal qu'à mes 15 ans, quand Robert a sorti le ceinturon. Il ignora le hoquet de surprise de la rousse à ses côtés.
- Donc, cette situation dure depuis près de 6 ans ? clarifia Luke.
Le hochement de tête piteux d'Alec fut la seule réponse que le flic obtint. Il lui laissa quelques minutes pour se reprendre puis posa une autre question qui le taraudait.
- Maryse et tes frère et sœurs m'ont dit que tu avais passé presque un an chez un ami de Robert pendant un stage avant qu'elle ne te fasse du chantage pour que tu reviennes. Robert avait-il… confié… à cet ami de continuer ce traitement ?
Alec se raidit. L'épaule sur laquelle Clary avait sa main devint aussi solide que de la pierre et elle réagit plus vite qu'elle ne le crut capable. Passant son bras autour des épaules du brun, elle fit signe à Luke de se taire, articulant sans un son le mot « TABOU » pour qu'il comprenne qu'il venait de faire un faux pas. Celui-ci se leva et, prenant l'excuse d'aller faire un thé au jeune homme, leur laissa un peu d'espace.
Pendant que la théière chauffait, il réfléchit aux dernières révélations. En soi, que Robert abuse de son fils n'est pas étonnant, il s'en doutait depuis quelques temps, mais cette réaction à sa question le laissait perplexe. Clary semblait savoir que c'était un sujet tabou, donc elle avait probablement déjà dudû l'aborder avec lui, mais rien dans son attitude ne laissait supposer qu'elle avait plus de détails que lui.
Toutefois, Luke savait qu'il était un bon flic, et il arriverait à reconstituer ce puzzle sans avoir à demander à Alec, il en était certain.
Une fois le thé prêt, il revint au salon, et vit que le jeune Lightwood s'était apparemment remis de ses émotions. Apparemment était ici le mot-clé car il savait d'expérience que ce n'était qu'un masque. Néanmoins, il n'insista pas.
« Voilà du thé, ça te fera du bien.
- Merci. Qu'est-ce qu'il va se passer ? osa enfin demander Alec.
- Cela dépend. Avec ton témoignage, tu as de fortes chances de faire en sorte que Robert aille en prison très longtemps. Mais c'est un homme influent, et il y a toujours des risques. Sais-tu si Izzy ou Jace plaideraient en ta faveur ?
Le coup d'œil que les deux jeunes gens échangèrent n'échappa pas au flic, et il se demanda exactement de combien de chose Clary pouvait bien être au courant.
Après un léger hochement de tête de la part d'Alec, Clary prit la parole.
- Je crois que Jace n'attend que ça, et il se pourrait aussi qu'il y ait des preuves.
J'espère que vous avez apprécié ce chapitre ! Je vous dit à samedi prochain pour la suite :D
