Chapitre 4: Cours et Réunion du personnel

Le mardi Harry se réveilla en pleine forme, puis enfin à profiter d'un repos nécessaire loin des Dursley. N'allez pas croire que les cours ont été épuisés mais que c'était une fatigue nécessaire, il pouvait enfin apprendre et faire quelque chose qu'il aimait. Le petit sorcier resta néanmoins loin de ces pensées qui l'amèneraient à des souvenirs nécessaires il ne voulait pas faire face et commença à se préparer pour la journée. Aujourd'hui il ne commençait qu'à dix heures avec un nouveau cours de défense, cela lui donnait le temps de faire ses propres recherches sur ce dont n'avait parlé son professeur.

Le cours se passa sans embûches si ce n'est pour le bégaiement incessant de l'homme. Harry avait entendu de nombreuses rumeurs sur le professeur de défense et il pensait que c'était un peu bête de revenir enseigner alors qu'il avait peur de son ombre pour avoir eu la bêtise d'affronter des vampires. Même lui qui ne connaissait pas le monde magique auparavant savait qu'il ne fallait pas énerver un vampire. Le jeune garçon espérait sincèrement que l'homme surmonterait sa peur, il était en sécurité à Poudlard après tout, non?

Enfin si on oubliait le bégaiement, ce qui était difficile pour Harry qui ne pouvait pas lire ce que le professeur écrivait au tableau et de ce fait ne pouvait qu'écouter, le cours était plutôt intéressant. Comme la veille Quirrel expliquait les bases de la défense et pourquoi on l'utilisait pour se défendre de la magie noire. Le cours prit fin deux heures plus tard avec un petit serpent qui passait sa main sur ses fiches les sourcils froncés… à quelques endroits ce qu'il avait écrit ne voulait rien dire. Il fit une moue mécontente, remarquée par Théo qui lui demanda ce qu'il se passait. Quand il eut fini de lui expliquer Théo lui proposa de copier les cours de défense pour lui et de demander aux préfets de dupliquer le cours pour qu'ils aient chacun un exemplaire. Cela rassura également le jeune aveugle qui fut soulagé de ne pas avoir à patauger dans ce cours qu'il présente intéressant. En même temps tout ce qui concernait la magie était intéressant pour lui, et il ne comprenait pas pourquoi certains traînaient des pieds pour aller en cours alors qu'il y avait tant de choses à découvrir.

Après le déjeuner, le jeune serpentard assista pour la première fois au cours d'Histoire de la Magie qui était enseigné par un fantôme lui apprit-on. Il attendait ce cours avec impatience, ayant toujours aimé l'histoire moldue il voulait maintenant connaître l'histoire et les traditions de son monde de naissance. Mais quelle désillusion ce fut quand le professeur commença à parler d'une voix monotone au sujet des rébellions gobelines sans jamais expliquer plus que des faits de bases et de surcroît se trompant sur les noms des guerriers. Le jeune sorcier était déçu, véritablement déçu. Lui qui croyait qu'avoir un fantôme pour professeur lui permettrait d'en apprendre plus puisqu'un fantôme pouvait partager des siècles de connaissance s'était extrêmement fourvoyé.

Alors qu'il sentait ses amis s'affaisser sur leurs sièges et entendait certains élèves ronfler, il décida que pour être productif dans ce cours il devrait lire son manuel et d'autres livres d'histoire. Laissant une plume écrire sur un parchemin ce que disait le professeur Binns pour savoir de quoi le fantôme avait parlé, il sortit une autre plume et parchemin pour prendre des notes sur ce qu'il lisait. Pendant les deux heures que dura le cours, le brun se concentra donc sur un texte parlant des guerres gobelines en détails, avec les vrais noms des créatures et plus d'informations et d'explications que ce que daignait dire le fantôme.

Les enfants sortirent de la classe légèrement amorphes pour ensuite se diriger vers leur nouveau cours : sortilège. Au moins là il savait que ça allait être intéressant, pensa Harry en entendant Draco bailler à s'en décrocher la mâchoire alors que Théo le guidait à travers le labyrinthe de corridors.

Et il eut raison, le professeur Flitwick continua à parler de la théorie derrière les sortilèges et ramassa leurs recherches en promettant de les rendre au prochain cours. Son entrain changeait vraiment de la voix monocorde du fantôme qui se faisait passer pour un professeur.

Les serpentards finirent la journée par une période d'étude dans la salle commune, aidés par les plus âgés qui n'étaient pas occupés pour leur réexpliquer les parties obscures de leurs cours et les conseiller sur certains livres à lire. Ceux qui disaient que les serpents ne s'occupaient pas des leurs avaient tort. Les serpentards aidaient toujours les plus jeunes malgré leurs façades froides en public.

Le jeune serpent s'endormit rapidement ce soir-là, prêt à faire de doux rêves pleins de magie. Il se réveilla le lendemain matin sans aucune envie de sortir de ses couvertures, sentant le froid glacial des donjons sur sa peau découverte. C'est en frissonnant qu'il se leva et se dépêcha de se rendre sous une douche brûlante non sans se cogner dans la précipitation. De retour dans la chambre, les cheveux encore humides, il se frottait encore l'épaule qui avait rencontré violemment la porte, pensant au bleu qui allait bientôt se former.

Ce jour-là il assistait à son premier cours d'herbologie et il ne savait pas du tout à quoi s'attendre. Bien entendu la partie théorique serait facile tant qu'il apprenait, mais pour la pratique ? Comment allait-il faire sans voir quoi que ce soit ?

Le cour débuta normalement, le professeur Chourave expliquant le but de son cours, soit apprendre à reconnaître et différencier les plantes utilisées en potion, savoir s'en occuper et les récolter. Le petit brun écouta attentivement, sa plume prenant des notes consciencieusement. Il fut ensuite tiré vers un endroit ou il sentait une sorte d'établi devant lui, l'atmosphère sentait la terre un jour de pluie. La professeur expliqua qu'ils allaient devoir couper certaines des feuilles d'une plante nommée Filet du Diable (et dont le nom ne rassura pas tellement Harry, surtout qu'il avait lu sa description dans son livre de botanique…) pour faire des boutures.

Le petit s'arma donc de courage pour aider Théo qui se démenait avec la plante, suivant ses indications pour savoir où il fallait couper. Cela aurait pu fonctionner mais malheureusement pour eux la plante refusait qu'on la coupe et attrapa d'un de ses tentacules verdoyants le poignet fin du petit serpent. Serpent qui paniqua en sentant quelque chose de légèrement rugueux entourer son poignet et l'empêcher de bouger. La chose se resserrait sur sa peau et il ne pu s'empêcher de laisser échapper un cri, ne comprenant pas ce qui se passait. Son cri fut entendu par son camarade qui tourna son regard vers lui et appela immédiatement la prof tentant tant bien que mal d'aider son ami. L'adulte arriva et coupa la feuille fautive, faisant reculer l'enfant tremblant. Harry se jura que plus jamais il n'allait faire de pratique quand la plante était aussi dangereuse. Il ne voyait pas sa peau devenir rouge à l'endroit qu'avait serré la plante mais il sentait la douleur, presque comme si un bleu allait se former. Il se frotta le poignet pour enlever l'impression dérangeante qu'y avait laissé son agresseur et grimaça.

La fin du cours s'annonçait alors Mme Chourave envoya les enfants à leur prochain cours et guida son élève à l'infirmerie, les traits plissés d'inquiétude, elle allait devoir trouver une solution pour ses cours car ils faisaient majoritairement de la pratique… Au pire elle le mettrait en binôme avec le meilleur élève de sa classe de botanique et lui donnerait des instructions spécifiques.

L'infirmerie sentait le propre et l'antiseptique. L'infirmière une femme imposante par sa présence et son autorité appliqua un baume froid sentant la menthe sur la peau meurtrie, apaisant presque immédiatement la douleur. Mme Chourave l'accompagna ensuite vers son prochain cours, métamorphose, pour signaler l'incident qui avait causé son retard.

Le jeudi soir, il accompagna les autres à la tour d'astronomie ou le professeur Sinistra lui indiqua, après avoir mis les autres en binôme pour qu'ils essayent de retrouver les étoiles qu'elle avait indiqué grâce au livre et au télescope, qu'elle lui donnerait cours durant l'une de ses périodes de libre et qu'il n'aurait donc pas à venir avec les autres durant la nuit. Cela ne servirait à rien puisqu'il ne pourrait pas voir ce qu'elle indiquait aux autres alors qu'avec lui elle verrait simplement la théorie et lui décrirait la position de chaque étoile et ce à quoi ressemblait chaque constellation pour qu'il puisse les placer sur une carte en indiquant à côté de quelles autres étoiles elles se trouvaient.

Le dernier cours de la semaine était potion et Harry commençait à stresser car cette fois-ci contrairement aux deux cours précédents ils feraient de la pratique. Il respira profondément de sa place au devant de la classe à côté de Draco. Le professeur indiqua la page où ils trouveraient la recette de la pimentine, la recopiant d'un geste de baguette au tableau pour ceux qui n'auraient pas leur livre. Il leur ordonna d'aller chercher les ingrédients, indiquant au jeune aveugle de rester assit pendant qu'il lui ramenait les siens, étiquetés en braille.

Il fallait commencer par couper en dés les racines de mandragore, les coupes du jeune garçon étaient hésitantes, il essayait de faire des lamelles de même épaisseur sans se couper avant de sentir les bords de ce qu'il avait déjà coupé pour savoir ce qu'il lui restait à faire pour avoir des cubes. Ses coupes étaient plutôt bonnes bien qu'un peu irrégulières, mais il allait lentement, les autres étaient déjà deux étapes plus loin qu'il en était encore à la première étape. Il se décida à couper d'abord tous les ingrédients qui en avaient besoin car vu le temps qu'il prenait il n'aurait pas forcément le temps de le faire entre chaque étape. Quand il eut finit il y avait plusieurs petits tas sur sa table, une étiquette au dessus de chaque tas. Il alluma le feu et sa main reparti parcourir son livre pour savoir la suite. Il mit quelques minutes à retrouver les cubes de mandragore malgré l'étiquette et les plaça dans le chaudron. Une odeur âpre sortait du contenant, lui faisant froncer le nez. Il fit cinq tours dans le sens antihoraire d'une main, tout en cherchant les feuilles de laurier de l'autre. Il les reconnu un peu plus facilement, en ayant déjà fait pousser dans le jardin de Pétunia, les feuilles étaient dures et avaient des bords piquants. Trois feuilles jetées dans le chaudron, cinq tours dans le sens horaire, une minute de pause puis sept tours dans le sens antihoraire avec dix secondes entre chaque tour, il n'arrivait plus à trouver le prochain ingrédient qu'il était pourtant sûr d'avoir coupé. Il commença à paniquer à l'idée de rater sa potion quand une voix grave lui indiqua où le trouver. Il soupira de soulagement en jetant l'ingrédient dans le chaudron.

Le professeur revint lui expliquer comment réduire en poudre les fèves, plaçant ses mains sur les siennes plus petites pour lui montrer le mouvement, et lui donner quelques conseils de temps à autres.

C'est avec bonheur qu'il embouteilla sa potion qui était quasiment parfaite, bien qu'il ne le sache pas ne voyant ni sa couleur ni sa consistance… mais au moins rien n'avait explosé. Le professeur le félicita même quand il récupéra les fioles !

Severus Snape se remémora le cours qu'il venait de terminer. Bien sûr certains idiots de griffondors avaient totalement raté leur potion, il en était de même pour Crabbe et Goyle mais pour eux deux il pensait n'avoir aucun espoir, se rappelant avec dégoût leurs parents respectifs et leurs piètres résultats en potion.

Le jeune Harry par contre était un naturel pour son art bien qu'handicapé par son manque de vue. Il avait surveillé l'enfant bien plus que les autres et avait craint qu'il ne finisse pas la potion à temps mais en le voyant préparer ses ingrédients en premier il fut légèrement rassuré. Il resta proche de l'avant de la salle, surveillant de temps à autres les progrès du petit serpentard. Il se rapprocha en voyant le petit s'inquiéter et proche des larmes en ne trouvant pas le prochain ingrédient qui était pourtant tout près de sa main et le guida. Il aida même l'enfant en le conseillant sur certains gestes et en lui montrant comment les effectuer, ce qu'il ne faisait jamais après les premiers cours où il expliquait tout en profondeur.

Il avait craint tout le long du cours que l'enfant ne se coupe ou ne se brûle mais avec la pratique il devrait devenir un peu plus confiant pour la préparation des ingrédients. Il avait aussi remarqué la gêne qu'éprouvait l'enfant à reconnaître et retrouver les ingrédients, mais là il n'y avait rien qu'il puisse faire à part étiqueter chaque ingrédient utilisé.

Il était fier du petit serpentard, il avait réussit une bien meilleure potion que tout autre (sauf pour Draco bien sûr et Granger) et le sombre maître des potions se demandait si l'enfant n'aurait pas été un génie dans sa matière sans son handicap, car il faut bien se l'avouer avec sa vue il aurait pu se rendre compte de quels ingrédients il plaçait dans le chaudron et percevoir l'évolution de la couleur de sa potion. Un jour il devrait découvrir comment il était devenu aveugle… mais pas maintenant, pas alors que l'enfant commençait tout juste à lui faire confiance.

Le vendredi soir les professeurs s'étaient réunis comme chaque année pour parler de leurs nouveaux élèves. Ils suivaient l'ordre alphabétique pour parler de chaque élève qu'ils avaient. Les seuls élèves qui sortaient du lot pour le moment étaient Granger avec sa manie de vouloir répondre à toutes les questions (ce qui était bien en soit) et à fusiller du regard chaque élève interrogé à sa place lui lançant un regard de mort quand il répondait juste et ayant un air narquois quand il se trompait (ce qui était beaucoup plus embêtant), et Londubat qui était un prodige en botanique mais une buse en potion et peinait à faire le moindre sort.

Bientôt on en arriva aux P et le nom de Potter fut appelé. Il y eu un moment de silence puis un vacarme assourdissant alors que tous les professeurs parlaient en même temps au grand dam de Severus. Un sort de silence de la part du directeur pour calmer ses collègues et ils purent reprendre.

« Un prodige ! Il a réussit à transformer une allumette en aiguille dès le premier essai ! Et quand je lui ai demandé de faire l'inverse il a réussit aussi ! C'est la première fois que je vois ça. » Minerva s'exclama avec une étincelle dans les yeux.

« Nous n'avons pas encore fait de pratique, mais il est celui qui a la meilleur compréhension de la magie ! » Flitwick et son entrain habituel.

« Très doué pour la théorie mais je ne sais pas comment m'y prendre pour la pratique. Il ne peut pas voir les plantes et risque plus de se blesser qu'autre chose… Il s'est déjà fait attaquer par un Filet du Diable » Chourave inquiète mais heureuse que quelqu'un s'intéresse à sa matière.

« I-i-il est at-at-attentif dans ma ma-matière » Quirrel et son insupportable bégaiement

« J'ai dû modifier son horaire car il ne peut pas suivre avec les autres. Il est attentif à ce que je lui explique et retient facilement la place des étoiles malgré les difficultés. » Sinistra.

C'est au tour de Severus qui soupire même si intérieurement il est satisfait des commentaires de ses collègues qui pour une fois sont justes avec l'un de ses serpents. « Il est très attentif et réussit à comprendre plutôt facilement. Il a des difficultés pour brasser bien sûr mais il se débrouille bien mieux que la plupart. Je pense qu'à la fin de l'année il sera plus à l'aise, il va finir par reconnaître la plupart des ingrédients basiques. » Minerva l'observait bouche bée, elle ne s'attendait pas à ce qu'il complimente l'enfant, c'était un Potter par la barbe de Merlin ! Même si c'était l'un de ses serpents… En fait cela explique peut-être pourquoi il a prit le temps de le connaître plutôt que de tout de suite l'associer à son père, songea-t-elle doucement.

La réunion se prolongea indéfiniment selon Severus qui aurait préféré retourner dans son laboratoire. La plupart de ses serpents avaient fait plutôt bonne impression à ses collègues si on en oubliait les préjugés qui collaient à sa maison.

La réunion touchait à sa fin mais Minerva avait encore un sujet à amener sur le tapis.

« Albus, pourquoi ne pas m'avoir prévenu du handicap de Potter pour que je puisse trouver des solutions plus tôt? »

L'illustre directeur fut sans voix pendant quelques instants, il n'avait jamais pensé qu'elle lui poserait la question ici !

« Je n'étais pas au courant ma chère » sa réponse n'eut pas l'effet escompté, la lionne se leva rapidement, prête à bondir sur le vieillard à la moindre occasion que lui donnerait sa proie (enfin c'est comme ça que le vit le maître des potions).

« Vous m'avez assuré que le petit Harry était en sécurité chez les Dursley et qu'il allait très bien ! Et vous ne saviez même pas qu'il était aveugle ? » S'insurgea-t-elle.

« Minerva, calmez-vous voyons ! Les Dursley ne m'ont pas mit au courant… » Il fut coupé par les autres professeur, les propos de la lionne enragée passant par-dessus tous les autres.

« Pas mis au courant ? Pas mis au courant ? Avez-vous au moins été prendre de ses nouvelles en personne depuis que vous l'avez abandonné à leur porte ?! » Aucune réponse. « Je le savais ! Je n'aurais jamais dû vous laissez le placer chez ces horribles gens ! Qui sait ce qu'ils lui ont fait ? » Murmura finalement la vieille dame, le poids des ans s'abatant d'un coup sur ses épaules.

« Minerva, je suis sûr que c'était un accident. Ils m'ont sûrement envoyé une lettre et elle a été perdue. » Essaya de rassurer le vieil homme avec un sourire de grand père que Snape trouva faux. Il y avait quelque chose de louche.

La réunion se termina avec la plupart des professeurs fusillant du regard le vieil homme qui assura qu'il allait envoyer une lettre aux Dursley pour savoir ce qu'il s'était passé.

C'était le week-end et après avoir commencé leurs devoirs les jeunes Serpentards décidèrent d'initier leur ami aux jeux sorciers. D'abord il y eu les échec qu'Harry adora après avoir comprit les règles car les pions pouvaient l'aider et lui indiquaient où ils étaient quand il ne s'en souvenait plus. Ils firent de nombreuses parties avant de lui montrer un autre jeu les bavoboules auquel il avait plus de mal à se faire à la déception de ses amis, ne voyant pas les cartes.

Après le dîner il décida d'aller à la volière voir Edwige sa magnifique chouette à la couleur de la neige qui passa son temps à essayer de le recoiffer à l'aide de son bec, faisant rire son sorcier qui la caressait doucement. Il lui raconta sa journée comme tous les soirs. Une idée lui vint à l'esprit, en pensant qu'il n'avait personne à qui envoyer de lettre et qu'Edwige devait s'ennuyer. Il sorti un parchemin et une plume enchanté de son sac et commença à dicter sa lettre.

Layla,

Je te remercie pour toutes les lettres que tu m'as envoyé et auxquelles je n'ai pas pu répondre, elles ont égayés mes journées. Je suis dans l'internat qui a accueilli mes parents et où ils m'ont inscrit à ma naissance, donc je peux t'écrire maintenant. Bon je sais c'est étrange d'envoyer des lettres avec une chouette mais c'est ce que tout le monde fait ici… Au fait je te présente Edwige, elle est magnifique d'après ce que l'on m'a dit, avec une beau plumage blanc… Même si elle n'était pas belle je l'aimerais quand même, elle s'occupe de moi depuis que je l'ai, on dirait presque une maman poule parfois.

J'espère que tu vas bien, tu me manques.

Si tu veux répondre demande à Edwige d'attendre et donne lui ta lettre, je ne pense pas que le facteur puisse trouver l'Internat où je suis… C'est un peu vieux jeu ici, il n'y a pas d'électricité et on écrit avec des plumes et du parchemin mais j'aime bien… Il y a une atmosphère chaleureuse.

Harry Potter

Il signa et transforma le parchemin en braille avant de confier sa lettre à sa fidèle chouette qui hulula d'accord quand il lui demanda d'attendre une réponse. Une dernière caresse à sa chère amie et il la sentit battre des ailes pour prendre son envol vers sa destination. Il se releva et rejoignit Draco qui l'attendait derrière la porte, ayant déjà envoyé sa lettre à ses parents mais l'attendant en lui tendant le bras pour le reconduire dans les dortoirs. Il espérait qu'elle ne lui en voudrait pas de ne pas avoir répondu avant.