Note : J'ai mis dix plombes à le poster je m'en excuse, mais voici le dernier chapitre ! :D

- Et donc, on a trouvé la solution, Peter et moi ! lâcha Wade, ravi
- Enfin je le dois surtout aussi à Mr...Tony.

Ils avaient fini par expliquer le phénomène à la réunion, tout le monde les observait, comprenant de quoi il en retournait. Beth avait de suite lâché "oh c'est mignon !", et Elias avait hoché la tête en approuvant. Même Tony avait eu un petit sourire en coin.

Ça semblait évident pour tout le monde que l'idée d'avoir un objet contra-phobique avait quelque chose de particulièrement romantique. Seul Peter n'était pas sûr, bien qu'il ait rougi.

Il savait qu'ils avaient raison, que c'était terriblement... Puissant et étrange, qu'une personne puisse avoir un effet de calmant. Que ça ne se faisait pas sans rien. Mais il n'était pas sûr d'aimer Wade comme ils le désignaient.
Dans tous les cas, l'animateur paru savoir de quoi parlait Peter et Wade, et commença à expliquer au reste du groupe ce qu'il était possible, puisqu'il existait aussi des objets contra-phobiques. Elias trouva même un exemple en disant que lorsqu'il avait son chapelet sur lui par temps d'orage, il se sentait plus rassuré.

La réunion sembla réellement utile à tout le monde, même à Tony qui se mit à réfléchir à ce qui pouvait être son objet contra-phobique avant de se mettre brusquement à rougir.
Wade s'en rendit compte et lâcha :

- Oh, je crois que Stark viens de penser à un certain lycéen sportif...
- Pas du tout ! avait répliqué Tony en essayant de se rattraper.

Mais c'était visible sur sa tête que c'était réellement ça. Peter eut un petit temps de réflexion avant de comprendre ce que sous entendait Wade.

- Ton objet contra-phobique ça serait Rogers ?
- Pas du tout, j'ai dit !
- Qui est Rogers ? Demandèrent les autres

Forcément, ils ne savaient pas qu'au lycée, il n'y avait pas qu'une seule star du lycée. Tony Stark en était une, certes, mais Steven Rogers également. Ils étaient d'ailleurs connus pour se crêper souvent le chignon à propos de tout et de rien.
Tony ne voulant pas répondre, l'animateur se permit tout de même de préciser :

- Une personne contra-phobique n'est pas forcément la personne que vous aimez. Mais ça peut aider, disons ? Après tout, c'est par sa présence, qu'on se calme. Et souvent la personne qu'on aime nous rassure.

Peu de personnes écoutaient à ce moment-là, trop concentré à l'idée de savoir qui pouvait être Rogers. Ce fut d'ailleurs Wade qui en parla, en le décrivant sous des termes hyperboliques:

- C'est l'un des types les plus beaux du lycée, imaginez un grand blond aux yeux bleus musclés, qui en prime réussit souvent ce qu'il entreprend, et qui est hyper doué en sport et hyper cool.

Tout le monde hocha la tête en imaginant en même temps et continuèrent de taquiner Tony avec ça.
Sauf Peter.
Déjà parce qu'il trouvait ça bien que Stark puisse avoir trouvé quelqu'un pour le calmer, et ensuite parce que malgré ce qu'avait dit l'animateur, il était envahi par des doutes à propos de Wade.

Couché sur son lit, il laissait son cœur battre doucement. Là, il repensait à tout ce qui avait pu se passer.
Au fond, il appréciait Wade. Et puis, en tant que Deadpool, celui-ci avait fait des efforts, et il avait semblé enfin arrêté d'essayer de tuer les gens. Et Wade était drôle. Bavard. Mais intéressant. Sympathique. Et même s'il n'avait pas le physique le plus attirant de la Terre, qu'est-ce que ça changeait ?

Oui, qu'est-ce que ça changeait.
Ça ne changeait rien du tout à ce qui était en train d'arriver à Peter.

Peter qui repensa à Ned. Ned qui était sympa aussi, bavard un peu, mais qui ne lui faisait pas la même chose que pour Wade.
Wade qui considérait May comme sa belle-famille.
Il soupira.
Allant poser l'oreiller sur sa tête, il souffla lentement.

Et si ? Pourquoi pas après tout ?

Peter se sentit rougir.
Et s'il était vraiment amoureux de Wade, alors quoi ?
Alors pleins de choses.
Et à commencer par le fait qu'il allait devoir se déclarer.

Et puis ce n'était pas si mal, après tout, Wade était son objet contra-phobique, non ? Cela pouvait toujours servir, d'être proche de lui, à y réfléchir.
Mais quand même...

Il en parla à Stark. Il ne savait pas si c'était la meilleure personne à qui en parler, mais c'était sorti tout seul. Ils travaillaient sur l'intelligence artificielle que Tony était en train de concevoir, quand Peter lâcha :

- Comment on sait si on est amoureux réellement ?

Tony eut comme un arrêt, sembla rougir un peu, puis se repris en secouant la tête. Pendant un instant, Peter se demanda à qui il avait songé. Si c'était à cette dite personne était blonde aux yeux bleus. Il ne lui demanda pas, même si la question lui brûlait les lèvres.

Tony sembla se reprendre quand même et fit :

- Je ne sais pas trop.
- Ca ne t'ait jamais arrivé ?
- ...Pas vraiment.
- Donc tu ne sais vraiment pas ?
- Tu me demandes ça parce que tu doutes pour Wilson ? lui fit finalement et brusquement Tony sans attendre

Peter se sentir rougir soudainement et hésita à répondre, mais tout était lisible sur son visage, et au fond, son mentor le trouva mignon.

- Décris-moi ce que tu ressens. Je suis pas un expert, mais on peut voir ça ensemble.
- Je...Eh bien...Je pense pas mal à Wade... Et... Et je me suis attaché à lui.
- Et c'est tout ? Je veux dire, n'oublie pas que d'un point de vue psychologique, il ne suffit pas d'être amoureux de l'objet contra-phobique pour que ça marche. Ça peut même marcher sans.
- Je sais ! Mais... Quand je pense à lui je...
- Rougis ?
- Oui...
- Tu as ce que les gens décrivent ?
- ...Ce que les gens décrivent ?
- Les papillons dans le coeur. Ce genre de chose bizarre et peu rationnelle.

Peter eut un petit sourire. c'est vrai que Tony et lui agissaient tous les deux avec une logique scientifique, ce qu'il faisait que parfois, leurs réactions pensait à ce qui était rationnel ou non. Mais s'il devait répondre à la question, il n'était pas sûr.

Avait-il des papillons dans le ventre ?

Peut-être un peu. Mais était-ce si grave que ça ? Était-ce réellement une marque de l'amour ? Il n'était vraiment sûr de rien.

- Sinon j'ai une idée, fit soudain Tony en voyant que son "élève" était confus et en pleine réflexion
- Laquelle ?
- Tu essaies de l'embrasser, et tu vois ce que ça donne.
- Quoi ?! Je ne peux pas faire ça...
- Pourquoi pas ?

L'idée semblait totalement saugrenue. Et même si Wade semblait l'aimer énormément, et être totalement étrange donc que l'idée du baiser ne le dérangerait probablement pas, Peter ne pouvait pas faire ça.

- Mais et si finalement je ne suis pas amoureux de lui ?
- Alors tu t'excuseras.
- Mais...
- Tu sais comme moi, qu'en science, ce qui est encore plus efficace que la théorie, c'est la pratique, pour prouver quelque chose.

Dans un sens, Tony n'avait pas tort, mais Peter n'était sincèrement pas sûr de pouvoir le faire. Il secoua la tête.

- Je ne pense pas pouvoir faire ça.
- Comme tu voudras.

Peter soupira, et préféra revenir sur le projet, et ne plus penser à ça.

Au final, il fallait quand même faire quelque chose de tout ce qu'il se passait dans son cœur, son corps et son esprit. C'est pour ça qu'il fit face à Wade, après les cours. Wade à qui il avait proposé de le raccompagner, maintenant qu'il savait où est ce qu'il vivait.
Wade qui souriait joyeusement et heureux, malgré la capuche toujours présente sur sa tête.

Peter se tourna vers lui, alors qu'ils marchaient, et il s'arrêta. L'atrophié fut surpris de cet arrêt brusque, mais s'arrêta à son tour et observa Peter

- Qu'est ce qui t'arrives, Pete ?
- Je...Voudrais essayer quelque chose.
- Eh ben vas-y !

Après tout, la dernière fois que l'adolescent avait essayé quelque chose, ça s'était relativement bien terminé, et ce même si ça consistait à montrer à Wade quelque chose qu'il n'appréciait pas trop. Peter souffla un bon coup, et s'avança vers son camarade.
Puis, il alla l'embrasser.

Pour voir sa propre réaction. Et autant dire que l'effet fut immédiat. Il sentit son cœur jouer au manège. Sûrement trop heureux d'obtenir quelque chose d'aussi bon. Et même si les lèvres de Wade n'étaient pas les plus douces de la Terre, elles avaient quelque chose de bien pour lui.
Peter espéra quand même que se faire embrasser comme ça, sans consentement, n'énerverait pas Wade, mais il ne s'était pas vu lui demander.

Quand il se fit embrasser, Wade eut un doute.
Peter Parker alias Spiderman l'embrassait-il bel et bien ? Mais oui, c'était le cas. Et il le faisait avec une douceur, et une sorte de maladresse qui était beaucoup trop mignonne.

Il l'attrapa par les bras et prolongea lentement, se tenant à lui. Après tout, Wade l'aimait, définitivement.
Quand ils eurent fini de s'embrasser, Peter lâcha, tout doucement, en rougissant presque un peu :

- Wade...Je crois que je t'aime.

C'était la plus belle déclaration qu'on pouvait lui faire, même si c'était la plus simple, et Wade n'en fut que trop heureux. Il attrapa Peter et lui embrassa la joue :

- Moi aussi ! Moi aussi ! C'est trop bien !

Peter eut un petit rire, alors qu'il rougissait doucement.
Finalement cette histoire d'objet contra-phobique avait du bon. Cela avait permis à quelque chose de plus fort qu'une simple amitié de naître.

Wade tenait la main de Peter, alors qu'ils étaient tous les deux assis sur un banc, dehors, dans la cour de récré. La nouvelle avait fusé comme de la poudre à canon, puisque Peter Parker et Wade Wilson étaient deux élèves relativement connus du lycée, chacun pour une raison différente.

Ned avait été heureux pour eux, même s'il ne s'y attendait pas trop. D'ailleurs, il en vint à demander des explications.

- Eh bien... C'est un peu compliqué, avait commencé Peter.

Il ne savait pas s'il pouvait parler des phobies, mais il avait compris, ces derniers jours, que Ned et lui, c'était une amitié relativement forte, et qu'il pouvait se permettre de lui parler de tout ça. Alors il souffla un peu, et tourna son regard vers son nouveau petit ami

- Je peux lui raconter ?
- Mais carrément ! Fais-toi plais', Pete !

Ned aimait les voir aussi complice, mais il était surtout curieux de voir comment ça avait pu se dérouler

- Eh bien, tout a commencé quand je me suis fait piquer par une araignée, et que ça a développé une phobie chez moi, commença alors Peter

Il lui devait bien ça : l'histoire au complet.

Peter osa même lui parler de Spiderman, même s'il espérait que ça ne lui apporterait pas de problèmes. Il vit son ami être ravi d'être proche d'un super héros, et poursuivis l'histoire.

Au final, toute cette histoire était démente, et un peu drôle aussi.
Mais qu'on ait peur des araignées, des voitures, des gaufres, de l'orage, ou même simplement de la couleur jaune, ça montrait qu'il y avait toujours un moyen de s'en sortir, et peut-être, même, de trouver le moyen d'aller mieux grâce à la personne qu'on aime...

Fin