O Lucy si tu savais combien ton sourire m'avait manqué.
Sept longues années sans te voir c'est long. Le temps, sans avoir de réponse de ta part, devient cruellement long.
J'ai tellement rêvé de te revoir cette nuit à Holi que lorsque j'ai reçu ta lettre me confirmant ta présence et m'invitant à me rendre chez toi en plein Finistère Breton, je n'ai pas hésité une seule seconde.
J'ai transplané de mon lieu de fouille au MACUSA où j'ai pris le premier portoilain en direction de Paris. De là j'ai avalé les kilomètres de rail en direction de Morlaix où tu es venu m'accueillir.
Je t'ai senti un peu distante à te prenant dans mes bras mais j'ai à peine eut le temps de douter qu'on avait transplané dans un champ en contrebas d'une maison à flanc de falaise.
Heureuse tu m'as entraîné à travers les céréales vers l'escalier qui mène à ton chez-toi. Je ne vois de toi que ton pull moutarde et tes cheveux toujours aussi noir que les ailes des corbeaux.
Tu n'as pas changé tu es resté ma petite Lucy aux yeux gris. Rassuré j'entrepris de te suivre, tu cours comme une enfant en cueillant par une fleur des champs par ci par là.
Là au milieu d'un champ aux pieds des Monts d'Arrée tu t'es mise à plier tout doucement sous le vent qui s'est levé.
Tu es la même Lucy et pourtant toi comme moi nous avions changé. Avant ce jour jamais je l'aurai vu la jeune fille aux yeux aussi limpide que le ciel danser au milieu des fleurs sauvages.
Et pourtant là avec ton pull jaune moutarde, tes cheveux charbons et tes yeux couleurs de pluie tu t'es mise à jouer avec le vent en souriant comme jamais tu ne l'avais fait auparavant.
Sentant que j'étais perdu tu t'es retournée vers moi en me tendant la main pour m'entraîner toujours plus loin toujours plus haut à l'assaut de ton domaine qui accroche les nuages.
Tu sais, peu importe qu'on est changé Lucy ta main au creux de la mienne me rendra toujours aussi serein.
