Hello les doudous !

Beaucoup d'entre vous m'ont demandé une suite. Je ne suis pas persuadé en 100% que c'est la suite dont vous rêveriez xD ! Mais c'est ce qu'a pondu mon imagination et j'espère que cela vous plaira tout de même ! J'ai également prévu une petite troisième parie, avec un Lemon et un espèce d'épilogue. Je le publierais quand il sera écrit. Mais si vous voulez arrêter votre lecture ici alors je ne vous en tiendrai pas rigueur.

Merci a ma Noour pour sa correction et a Blackvervein ma Bêta correctrice qui a corrigé le premier chapitre. Mais j'ai tellement d'écrits différent que c'est difficile de voir toutes les fautes … Désolé s'il en reste.

Réponse aux reviews anonymes.

Babylon Hello, merci pour ta review, voici la suite tant attendu. Merci pour les compliments a bientôt !

Guest Hey, je suis sincèrement désolé pour les fautes, pourtant mon chapitre à été corrigé. Merci tout de même pour la review.

Bonne lecture.


Our Evidence


Cela fait plus d'un ans que j'ai quitté Poudlard avec mon frère. Nous n'avons pas eu le temps de nous ennuyer avec l'ouverture de la boutique. Grâce à notre petit ange, nous avons réussi là où nous n'aurions jamais pu. Mais voilà. Depuis que nous avons quitté Poudlard… Depuis que nous l'avons quitté, lui… il me manque quelque chose. Comme si j'avais perdu une part de moi.

Je sais que cette amourette n'aurait pas abouti. Que c'est la guerre. Mais, et bien Harry est pour moi le plus pure des diamants. Il est notre troisième celui qui nous relies Fred et moi. Nous l'aimons si fort que parfois nous en souffrons. Mais nous l'avons perdu. Je sais qu'il a fait ça pour nous éviter de souffrir, mais c'est tout le contraire. Quand un jour on m'a dit qu'on réalisait la chance qu'on avait seulement quand on perdait une personne, je n'y ai pas cru. Mais aujourd'hui, je sais ce que j'ai perdu. Et ça fait foutrement mal.

Cette histoire était pourtant si bien partie…

Après notre nuit ensemble, nous nous retrouvions parfois tous les trois. Simplement pour dormir, pour être ensemble, pour nous peloter gentiment, nous parlions longuement de choses et d'autres. Jamais, pendant tous les mois qu'a durer notre relation, nous ne sommes allés plus loin que quelques attouchements. Pourtant, ma vie c'est amélioré. J'étais plus heureux, Fred repoussait doucement toutes ces filles qui se pavanaient devant lui. Je souriais plus, Fred aussi. Mais pas seulement nous. Harry allait mieux. Parce que nous prenions soins de lui, nous l'aimions, mais également parce nous l'écoutions.

Personne n'était au courant, c'était un secret. Ça le reste. Personne ne saura surement jamais que nous formions un trouple avec le survivant, l'élut. Mais Fred et moi nous nous sommes attachés à lui. Nous aimions lui donner du réconfort et de l'amour. Nous aimions prendre soins de lui avec de petites attentions. Nous avons avancé doucement avec lui, pour ne pas le brusqué. Nous avons pris soins de lui, l'aidant a chassé ces cauchemars la nuit. Nous essuyons ces larmes et le réconfortions. Il nous confiait énormément de choses, nous discutions de tout, de son enfance à son adolescence, de ses peurs, ses doutes, ses envies. Je pense que Fred et moi pouvons dire que nous connaissons plus Harry que Hermione et Ron réunis.

A croire que l'amour, la douceur et l'attention que nous lui avons donnée n'a pas suffi. A la fin de l'année, juste après que Sirius soit tomber dans le voile, il nous a fait comprendre que c'était la fin de notre couple.

Il a dit, que comme nous partions, nous ne devrions pas être avec lui, que nous avions notre vie et qu'il serait un boulet attacher à nos pieds qui nous empêcheraient de vivre, d'avancer. Comme si nous vivions mieux sans lui…

Il me manque, chaque jours qui passe je pense à lui, à ces yeux trop verts qui font battre mon cœur. Il nous a filer entre les doigts. Et peu-importe ce que nous avons pu dire. Il n'a pas même écouté. Il s'est détourné de nous comme si cette amour n'avait pas d'intérêt à ces yeux.

Mais Fred et moi savons que ce n'est pas vrai. Tous les dessins que je garde précieusement le prouve. J'ai dû les protéger avec de nombreux sort pour éviter de les abimer mais ils me suivent partout, je les regarde tous les jours. Il les a semés comme il donnait de son amour. A foison. Mais depuis un ans, plus rien. Plus de petite attentions, plus de dessins.

Même depuis qu'il est arrivé au terrier, c'est tout juste s'il nous a regarder. Mais moi je l'ai vu, il est plus maigre, le teint cireux, des cernes sous les yeux. J'ai envie d'aller le voir et lui parler, le réconforter, le prendre dans mes bras et l'embrasser… Mais c'est le mariage de bill. Je n'ai pas le droit de faire une scène alors je me contente de le regarder de loin. Et je sais que Fred fait de même.

J'attends impatiemment qu'il s'éclipse, qu'il soit seul ou qu'il aille ce coucher pour pouvoir lui parler. Même quelques paroles me suffiraient. Il me manque tant.

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Finalement, je n'ai pas pu lui parler. Nous avons dû déserter le mariage avant la fin. Tout le monde a disparu après l'attaque des mangemorts. Cela fait des mois maintenant.

Autant l'année dernière pendant sa sixième année nous avions des nouvelles grâce à maman. Autant rester sans aucune nouvelles de lui ou d'Hermione et Ron alors qu'ils courent les rues seules, à la recherche d'on ne sait quoi… ça m'angoisse. J'aimerais juste savoir s'il est toujours en vie… Mais aucune nouvelle.

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Je n'ai même pas eu le temps de l'apercevoir. C'est le jours de la grande bataille. J'ai vu Harry a peine quelques seconde. Je ne sais pas où il est. Je ne sais pas s'il est seulement encore en vie. Ils ont couru tout le château avec Hermione et Ron, mais personne ne sait où ils sont. L'heure que Voldy nous a laisser et presque terminé mais je ne sais pas où est Harry.

J'aperçois Hermione, elle pleure dans les bras de Ron. Mais pas d'Harry. Je regarde Fred et la lueur de détresse que j'aperçois dans ses yeux se reflète surement dans les miens. J'entrelace nos doigts pour prendre de sa force et donner de la mienne. A nous deux, nous sommes plus fort. Je ne veux qu'une chose. Savoir si Harry va bien. Peut m'importe le reste.

Mon cœur s'emballe quant au loin nous voyons des gens arriver. Puis, plus ils approchent et plus mon cœur se serre, avant de finalement sombrer quand je vois Hagrid.

Les doigts mêler au mieux se crispes, Harry.

Harry est là. Dans les bras d'Hagrid. Qui le porte comme une poupée de chiffon. Voldy parle mais je n'entends rien. Je ne vois rien d'autre que le corps mort de notre ange. De notre évidence.

A ce moment, c'est comme si on m'avait poignardé en pleins cœur. Mon estomac ce tord de douleur et mon cœur ce serre de détresse. Les larmes afflux sous mes paupières closes mais je les refoule.

J'ouvre les yeux, je me perds dans le regards de Fred. Et je sais qu'a cette instant nous pensons tous les deux la même chose. Nous ne vivrons plus se soir. Nous mourrons au combats.

Il me murmure qu'il m'aime et j'en fais de même. Ça me déchire, car je sais que c'est comme un adieu…

Parce que notre vie sans Harry ne serait pas une vie. Il est notre évidence, notre amour, notre ange. Il était notre bonheur. La clé de notre vie, de nos joie. Il était notre tout. Il était celui qui nous manquait. Je l'aimerais au-delà de la mort et je sais que mon jumeau pense la même chose.

La même douleur brille dans ces yeux. La même détermination que la mienne.

Et nous nous engageons dans le combats. La rage et la douleur nous submerge. Les doigts de Fred toujours accrocher au mien, dos à dos nous combattrons jusqu'à la mort.

Je cherche Hagrid des yeux et je le trouve seul, étendu sur le sol mais sans plus voir Harry.

Un espoir s'insinue dans mon cœur meurtri. Alors je cherche Voldy et je vois notre Harry se battant contre lui. Aussi vivant que Fred et moi.

Je n'ai pas le temps d'interpeler Fred pour lui dire ce que j'ai vu, que je sens mon jumeau tomber, ses doigts lâchant les miens. Je donne un coup fatal à mon adversaire et me retourne pour voir Fred, en sang à mes pieds. Je me venge sur l'asseyant. Pour tomber à genoux sur le corps de mon frère.

Je pensais avoir perdu notre amour. Mais perdre mon jumeaux serait pire encore, surtout en sachant qu'Harry est toujours en vie…

Je m'approche de son oreille et lui murmure :

-Notre ange est toujours là alors s'il te plait ne me laisse pas. Je ne pourrais pas vivre sans toi Gred. Tu es indispensable à ma vie. Je t'en supplie.

Il me regarde, crachote du sang.

-Prends soins de lui pour nous deux alors.

Et ces yeux roulent dans leurs orbites.

Je reste la… Sans rien pouvoir faire. Abattu au possible. Mon frère est tomber et je ne peux rien faire d'autre que de sombrer. Je pleure toutes les larmes que j'ai retenue depuis des mois. Je pleure la perte de notre bonheur.

Je n'entends pas la guerre se terminé, je n'entends pas les gens rires, pleurer leur joie et leurs soulagement. Je ne sens pas le sang couler de mon bras. Je ne vois que mon frère, ma moitié, mon tous…coucher au sol. Et je m'écrase sur lui en larme.

Puis tout à coup tous reviens. Quelqu'un tire sur moi pour que je lâche Fred. Des lèvres à côtés de mon oreille me font frissonner. Une odeur me parvient. Une odeur connu, douce et sucré.

-George mon amour… Mon amour, lâche notre Fred que je puisse le soigner.

-Il est partit, je chuchote la gorge nouer.

-Non mon George. Non. Mais il est grièvement blessé. Laisse-moi m'occuper de lui s'il te plait.

Je tourne le visage pour trouver celui de notre petit ange. Il n'a plus de lunettes, ses yeux sont cernés de noir et son visage encore plus aminci. Ces yeux brillent de larmes, comme les miens et les siennes coules sur ces joues. Il répète encore et encore que je dois m'écarter alors je le fais. Il se jette sur Fred avec sa baguette et entonne une litanie de sort que je ne connais même pas.

J'attrape la main de Fred et la serre de toute mes forces.

Je regarde Harry faire, envouter. Il a beau avoir perdu du poids, sa beauté et la même. Il est vif mais doux dans ses gestes. L'avoir près de moi à ce moment est la meilleur chose qui soit arriver depuis presque deux ans. Il m'a tant manqué.

Finalement il se tourne vers moi avec un pauvre sourire.

-Il va s'en sortir Georges. Promis.

Et il détourne les yeux. Il se redresse. Et je commence à paniquer. Je ne peux pas le perdre encore une fois. Deux ans sans lui a été un enfers.

-Harry. Mon ange. S'il te plait. Ne m'abandonne pas une nouvelle fois. Je t'en supplie. J'ai besoin de toi, nous avons besoin de toi. J'ai besoin de toi autant que j'ai besoin de Fred. Alors s'il te plait ne part pas une nouvelle fois. Tu m'as tant manqué. Je t'aime tellement que parfois ça fait mal. Je veux vivre toute ma vie à tes cotés… Fred… Fred serait réveiller il dirait la même chose. Ne nous abandonne pas encore.

Dans ma diatribe, j'ai lâcher la main de mon frère et je me suis accroché à son tee-shirt. Le regardant droit dans les yeux. J'essaie de faire passer tous les sentiments que j'éprouve pour lui.

-Tu es notre tout. Tu es ce qui nous manquais. Nous t'aimons plus que la vie elle-même. Alors ne nous abandonne pas. Laisse nous prendre soins de toi, te rendre heureux comme tu nous rends heureux quand tu es présent. J'aime Fred et je t'aime tout autant. Et pas comme un frère Harry. Je t'aime d'amour, comme un amant, un mari. Plus que la vie, le monde, plus que la mort. Et notre amour te serra éternel. Alors je t'en prie.

Les larmes roulent sur ces joues. Et il baisse les yeux. C'est aussi à ce moment que j'entends des halètement. Je relève les yeux par-dessus Harry et je vois mes frères et sœur, ma mère et mon père et je palis, les sourcils froncés.

Je me réveille en sentant les mains d'Harry essayer de faire lâcher son vêtement, alors je baisse les yeux et je vois les larmes redoubler.

-Ça ne change rien bordel. Je me fiche de leurs avis à tous. Tout ce que je veux c'est toi. Et Freddy est du même avis j'en suis sûr. Nous ne pouvons pas vivre sans toi Harry. Je suis désolé qu'ils l'apprennent ainsi. Je sais que tu ne voulais pas en parler. Que tu ne voulais pas qu'on sache pour ton homosexualité. Mais tant mieux. Parce que nous savons tous les trois que jamais tu ne l'aurais dit toi-même.

-Mais… Mais… Harry chérie ? N'étais-tu pas avec Ginny ? Demande ma mère.

Ladite Ginny est figé les yeux écarquillées.

-Tu…

Je le lâche tout à coup. Je regarde ma mère, ma sœur puis Harry. Blesser au possible. Je n'étais pas au courant. Fred non plus.

-Bordel. Tu n'as pas fait ça pas vrai ? J'y crois pas… Dégage. Tu as raison. J'ai une dette de vie pour avoir sauvé Fred. Nous avons une dette pour ce que tu as fait pour notre magasin. Mais… Je n'aurais jamais pensé ça. Va-t'en. S'il te plait.

-Georges. Croasse-t-il.

Je jette un œil sur lui, les yeux écarquillés les larmes dévales toujours ces joues et la douleur parcours ces yeux. Bordel ça fait si mal. Il nous a remplacer. Il c'est jouer de nous ? Ou s'est-il jouer de ma sœur ? Était-il seulement sincère ? Que ressent-il vraiment ?

-J'aurais donner ma vie pour toi. Je donnerais tous pour toi. Je vais parler pour moi mais aussi pour Fred. Nous aurions décroché la lune pour tes beaux yeux. Nous serions morts pour toi. Nous aurions tous fait. Nous t'aimons et cet amour a toujours été sincère. Ce qui n'est pas ton cas il me semble. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Mais notre propre sœur bordel. J'ai espéré pendant ces deux ans qu'après la guerre nous serions un couple. Que nous vivions ensemble tous les trois. J'aurais tous fait pour. J'aurais même gardé le secret pour toi. Parce que je t'aime, nous t'aimons. Mais Bordel notre sœur Harry ? Vraiment. Je… Je ne comprends même pas pourquoi… Tu… Tu viens de me briser le cœur, dans tous les sens du termes. Nous allons te rembourser chaque galions que nous te devons. Chaque centimes. Après ? Après je ne veux plus jamais entendre parler de toi.

Je me lève difficilement, prends Fred dans mes bras et me retourne pour partir. Je sens une main sur mon épaule alors je tourne la tête.

-Lâche moi Harry s'il te plait.

-George ! Couine-t-il. S'il te plait. Je t'en supplie. Laisse-moi m'expliquer…

-je… Non. Non, désolé. Je ne veux pas entendre tes excuses Harry. Nous t'avons attendu. Pendant deux ans. Nous avons parlé de toi, discuté de ce que l'on voulait tous les deux. Nous avons espéré si fort. Mais tu viens de tout faire écrouler. Je le répète. Lâche moi Harry.

-Il voulait des enfants… chuchote Hermione. Avec vous il n'en aura jamais.

Je pars dans un grand éclat de rire.

-Evidemment.

Je me retourne, faisant lâcher la poigne d'Harry d'un coup d'épaule.

-Tu voulais des enfants, alors tu t'es dit quoi ? Que tu ferais mieux de te rabattre sur une femme. De renier ton amour et tes principes homo pour jouer au parfait petit hétéro ? Je pensais que tu avais compris… Mais bordel Harry ! écoutes-tu seulement quand on parle ? Nous t'avons rabâché que les sorciers, couple homo, homme ou femme confondus peuvent avoir des enfants ! Des putains de gamins qu'un homme peut porter grâce à une putain de foutu potion. Mais tu as choisi. Ai une putain de belle vie Harry parce qu'on en feras pas partie.

-Quoi ? Couine Hermione.

Je me retourne d'un geste sec et transplane directement dans mon appartement. Je pose Fred sur le lit et je m'écroule en larme. Mon cœur saigne de douleur. Tous mes espoirs sont tomber après la dernière phrase de ma mère. Notre vie vient de s'écrouler. Sans même m'en apercevoir je sors les dessins d'Harry et les regardes. Mes souvenirs remontent et je cherche dans mon esprits un dessin qu'Harry aurait pu faire sur notre petite sœur. Mais je n'en trouve aucun.

Tous les moments passés tous les trois remontes dans mon esprit. J'aimerais tant retourner à Poudlard et profiter encore de notre bel ange. De notre doux Harry.

Dans un accès de rage, je les brule tous. Je sais que je le regretterais mais c'est plus fort que moi. Je les regarde bruler. Ces si magnifiques dessins. Et je pleure la perte que nous venons de faire.

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Les jours passent. Ils sont tous semblables et moroses. Je bois un peu pour oublier ma peine. Fred peine à se réveiller. Et j'ai peur qu'en plus d'avoir définitivement perdu Harry, je perde aussi Fred. Mais finalement il papillonne des yeux et je pleure de le retrouver. Je pleure aussi parce que sans Harry, Fred et moi ce ne sera jamais possible.

Je peine à lui dire ce qu'il s'est passé. Je n'ai pas envie de l'accablé dès son réveil. Mais c'est sans compter son omniscience… Il sait, je ne sais comment que je ne vais pas bien. Alors après lui avoir donner à manger je lui raconte… Et nous pleurons ensemble…

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Les semaines passent. La paix s'installe dans les rues. Et finalement, nous vivons sans vraiment vivre. Nous n'avons plus vue notre famille. Nous n'avons pas eu de nouvelles. Hermione passe de temps en temps, hésite puis fait demi-tour. Le magasin a rouvert ces portes, les clients sont encore trop rares, mais petit à petit les gens sortent de nouveau. Et les rires des enfants sont un baume pour nos cœurs. Nous survivons… Sans nouvelles… Sans espoirs. Nous passons notre temps à essayer d'inventer de nouvelles choses, mais il faut se rendre à l'évidence. Notre étincelle est partie en même temps qu'il est sorti de nos vie. Je ne suis pas du genre à m'épancher, pourtant chaque soir je pleure sa perte.

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Finalement, un beau jours de décembre, Hermione entre en trombe dans le magasin. Les larmes aux yeux.

Elle se précipite vers moi. Fred me rejoint entre deux.

-Il… Il…

Elle pleure, sanglote, as du mal à respirer.

-Harry… Articule-t-elle difficilement.

Mon cœur ratte un battement. Puis un deuxième. Il sombre d'un coup et je me retiens à Fred.

-Quoi ? demande difficilement Fred.

-Il… tenté… Suicidé…

-Quoi ? Je m'exclame.

Elle tente de respirer profondément pendant au moins une minute. Fermant les yeux.

-Il n'est pas sorti du square Grimaud depuis la fin de la bataille. Il refuse de voir quiconque essaie. Il… Il nous a tous rejeter. Personne n'avait de ces nouvelles. Chaque jours, j'ai tenté de rentré chez lui. Et ce matin j'ai réussi. Pour y trouver… Vous devez y aller. S'il vous plait. Je sais qu'il vous a fait du mal… Mais s'il vous plait…

Je ne prends même pas la peine de regarder Fred que je me précipite dehors et que je transplane. J'arrive dans le square face à la maison de Sirius, je traverse la route en courant, je me fiche bien de quiconque pourrait me voir. J'entre en trombe dans la maison. Elle est sombre et toujours aussi glauque, le tableau se met à hurler des insanités mais je ne les entends pas, je ferme les rideaux et avance silencieusement.

Sans les insultes de Walbugra, ce silence est pesant. Un silence de mort. J'avance prudemment. De peur, je ne sais à quoi m'attendre. Finalement, j'arrive dans le salon. C'est un capharnaüm pas possible, des feuilles volantes se trouvent posées partout, du sol jusqu'au meubles, et même épinglé au murs. Des dessins. Seulement des dessins.

Autant, Harry a fait des merveilles dans le passé. Autant, ces dessins-là sont sombres. Ils me filent des frissons dans le dos. Sur certain, des mangemorts se tiennent droits, baguette a la main. Sur d'autre, c'est Voldemort qui jette des sorts sur des enfants ou des adultes en larmes. D'autres que je ne reconnais pas. Mais qui sont si sombre que simplement les regarder me donnent la nausée. Je ramasse une ou deux feuilles au sol pour m'apercevoir, qu'elles sont chiffonnées. J'en déplie quelques-unes pour m'apercevoir que ce sont des ébauches de lettre. Certaines sont raturé, d'autre déchirer en petit morceaux. Certaines chiffonner. Et finalement, il y en a une, au milieu de la table basse. Un parchemin est en dessous. Il n'y a rien d'autre sur cette table comparé au désordre sans nom qui régné dans le reste de la pièce. Je m'approche donc et pose les yeux sur le petit tas. La première feuille est une lettre. Une lettre pour… Nous. Pour Fred et moi. Je la repose. Je ne sais pas si j'ai réellement envie de la lire. En dessous. Il y a un magnifique dessin de nous trois… Nous sommes nues dans un lit, nos bras et nos jambes entremêler les uns aux autres. Serrer au plus près les uns des autres. Il y a tant d'amour et de tendresse dans ce dessins que mes larmes coulent et que mon cœur se serre de douleurs pour cette chose que je n'aurais probablement jamais.

En dessous du dessin, sur le parchemin, il y a… Un testament. Et mes larmes redoublent, j'étouffe un sanglot. C'est le testament d'Harry… Et sur ce papier, s'il avait seulement réussi à ce suicidé, par rapport à ce que nous as dit Hermione… Il nous aurait tous léguer. A nous, Fred et George Weasley… Et ce constat me fait me poser un million de question. Certaines dont je ne souhaite pas réellement les réponses.

Finalement, j'empoche la lettre et le dessin. Parce que je ne peux pas résister à la tentation. Et je m'avance dans le couloir pour chercher Harry. Je sais qu'il n'est plus en danger. Hermione a dit « tenté » et elle a dû faire le nécessaire. Et Fred n'est toujours pas là. Ce qui veut dire qu'il est surement hors de danger.

Je parcours la maison à sa recherche et le trouve finalement dans l'ancienne chambre de Sirius. Il est allongé dans son lit. Si pale et si frêle que mon cœur se brise un peu plus. Je ne pensais pas ça possible.

Ces mains sont posées sur le drap le long de son corps et il a des bandages qui entoures ces poignées. Je vais directement dans la salle de bain et trouve, comme je le pensais, la baignoire, remplie d'un mélange d'eau et de sang… Vu la quantité, il n'était vraiment pas loin… et ce constat me fait plus mal que tout. Je me laisse tomber au sol entre la salle de bain et la chambre et sort la lettre. Peut-être qu'il est temps de la lire…

Je déplie la feuille et commence ma lecture.

Cher Georges et Fred,

Je sais que vous n'avez pas voulu de mes explications. Je sais que vous vous êtes sentis blesser. Mais… Je l'ai été tout autant. Parce que je n'ai jamais été avec votre sœur. Je ne lui ai jamais dit « non » mais je ne lui ai jamais dit oui pour autant. Elle s'est monté la tête toute seule… Mais je ne pouvais pas leur dire. Je ne pouvais pas nier et faire face aux questions seul. Alors je suis désolé pour ce qu'ils ont cru… Je suis tellement désolé que vous l'ayez cru également…

Pendant cette guerre, j'ai pensé a vous chaque jours, chaque heures… Vous m'avez manqué à un point que je n'imaginais même pas. J'aurais voulu avoir de vos nouvelles autres que le peu de fois où je vous ai entendus à la radio… Mais c'est ainsi. Peut-être ai-je fait les mauvais choix… et j'en suis désolé.

Je vous aime si fort, que c'est douloureux chaque jours. Vous me manquez tellement que je ne peux vivre sans vous. Je survis plus que je ne vie depuis ce jours… alors que Voldemort est mort et que le morceau d'âme de lui qui vivait en moi a enfin disparut… Alors que je suis finalement enfin libre de ces chaines… Je ne vis plus. Parce que j'ai tout perdu.

Georges, tes dernières paroles m'ont touché plus que tu ne le pense. Moi aussi j'ai espéré si fort que nous soyons réunis, j'en ai rêvé tellement de fois. Je voulais une vie avec vous. Mon amour pour vous a toujours été sincère. Pourtant… Je n'ai jamais réussi à me dire que vous pouviez m'aimer comme je vous aimais. Parce que j'étais persuadé que vous m'aimiez simplement parce que je l'avais fait en premier… Alors savoir que ça avait été sincère… Et avoir tous gâcher ? eh bien ça m'a brisé. Je me suis éloigné pour vous laisser vivre. Je suis un fardeau et tous ceux qui tournes autours de moi meurs un jours. Je ne supporterais pas votre mort. Je ne supporte déjà pas de vivre sans vous, de vous avoir perdu, de n'avoir aucune nouvelles.

Je préfère mourir en sachant que vous serrez heureux sans moi plutôt que de vous voir mourir. Plutôt que de vivre loin de vous, sans vous. Je suis désolé si mon geste vous à toucher. Aimez vous et trouvez quelqu'un de bien qui prendra soins de vous plus que je ne pourrais jamais le faire.

Ma lettre est sans doute maladroite… Je ne sais pas comment expliquer les choses. Donc je vais abréger.

Ayez une belle vie tous les deux s'il vous plait. Trouvez quelqu'un et aimez le. Prenez soins de vous. Faites attention à vous. Inventez encore beaucoup de choses. Faites rires enfants et adultes.

Je vous aime de tout mon cœur, de tout mon corps et de toute mon âme.

Harry.

Les questions que je me posais sont encore présentes dans mon esprit. Elles tournent, de nouvelles ce sont poser alors que personne ne peut y répondre. Je ne sais pas comment prendre cette lettre. Je ne sais pas quoi faire.

Je pleure de douleur, de colère. Je sais que mon esprit est perdu et que je n'arrive tout simplement pas à réfléchir. Mais je n'arrive pas à faire taire tous ces sentiments. Toutes ces questions qui tournent.

Je suis sorti abruptement de mes pensées par Fred. Et la claque retentissante qu'il ma collé.

-Gred ! Hey Frérot. Ça va aller d'accord.

Je le regarde, je ne sais pas comment le prendre. Il me prend dans ces bras pour me relever.

Je lui tends la lettre. Il la lit en silence et je sais qu'il pense la même chose que moi. Mais je suis trop amorphe pour parler. Pour tenir une discussion et Fred le sais. Je suis le plus émotif de nous deux. Il est le plus joyeux de nous deux… nous nous ressemblons mais surtout nous nous complétons.

Il me fait assoir dans un fauteuil et me donne une potion. Je sens son effet directement. Je sens le calme couler dans mes veines et un soupire tremblant sort de mes lèvres.

Fred s'agenouille devant moi.

-Ecoute frérot. Nous ne savons pas ce qu'il va se passer. Mais une chose et sur, c'est qu'il a besoin de nous, autant que nous avons besoin de lui. J'ai vu tous les dessins qu'il a fait… Je… Il ne va pas bien. Je pense que c'est également notre faute. Plus que tous ce qu'il a du vivre.

Il s'arrête un instant, regardant Harry étendu dans son lit.

-Regarde le… Il dépérit. Je ne pourrais pas le laisser se détruire ainsi. Je… Je sais que nous l'aimons trop pour le voir sombré. Peut-importe la suite. Je veux qu'il fasse partie de ma vie.

J'acquiesce lentement, malgré les derniers mots que je lui est balancer en colère, je pense la même chose, même si c'est dur, que je ne sais pas de quoi demain est fait. Je sais, finalement que nous voulons tous la même chose.

Nous veillons sur le sommeil d'Harry pendant ce qu'il me semble des heures… Il finit par papillonner des yeux avant de les fermer et de pleurer silencieusement. Fred c'est endormi dans son fauteuil. Je regarde Harry, toujours dans la même position, pleurer silencieusement et mon cœur se broie de douleur. Je me lève et m'approche.

Je m'assieds doucement sur le lit prés de son buste et du bout des doigts je touche son front, et passe mes doigts dans ces cheveux.

C'est yeux s'ouvres, deux émeraudes brillantes de larmes.

Il commence à sangloter bruyamment, se tortillant. Soudain, il essaie d'enlever ces bandages, gesticulant dans tous les sens. Une litanie de « non » s'enfuie d'entre ces lèvres. Fred se réveille et m'aide à le faire se tenir tranquille. Chacun d'un côté de lui. Nous l'étreignons le plus possible.

Il pleure toujours, je crois que je pleure aussi. Normalement, je suis celui qui parlemente. Je suis celui qui parle et qui essaie de tout arranger. Mais aujourd'hui je n'ai rien à dire. Je ne trouve pas les mots justes.

-Harry mon amour calme toi s'il te plait.

-Tu n'as pas tous gâcher. Je suis désolé Mon ange… Je suis si désolé d'avoir sauté au conclusions si vite. Mais tout n'est pas gâcher.

-Laisse nous prendre soins de toi. Laisse nous entrer de nouveau dans ta vie.

Harry se calme progressivement dans notre étreinte mais il n'arrête pas de pleurer pour autant.

Finalement, nous restons ainsi si longtemps, que je crois que nous sombrons dans un sommeil entrecouper de rêves et de cauchemars.

Quand je me réveil une nouvelle fois, c'est pour entendre des gémissements de peur et de douleur. Je me relève sur un coude pour caresser le visage d'Harry. Il est si maigre mais pourtant toujours aussi beau. Je passe mes doigts sur sa joue, suit la courbe de son nez pour finir sur ces lèvres purpurines. Je trace les contours de son mentons et mes doigts se perdent dans ces cheveux ébènes. Je soupire doucement, j'aime être la et l'avoir avec moi.

-Moi aussi je me sens enfin à ma place. Il m'a tant manqué.

J'acquiesce doucement. De peur de rompre le moment.

-Je sais que toi aussi tu ressens la même chose. Que, quand il est là nous somme entier. Il est notre tous, notre évidence. Nous l'aimons tous les deux autant que nous nous aimons…

Je n'ai rien besoin d'ajouter. Je me penche et embrasse le front d'Harry. Il bouge dans son sommeil et s'approche de moi. Se blottissant dans mes bras. J'aime qu'il soit ici, entre nous. Fred glousse doucement. Et l'embrasse juste sous l'oreille. Harry soupire de bienêtre et un petit sourire orne son visage fatiguer. Je suis sûr que je souris aussi, attendrie. Je sens une main sur ma joue et je tourne mon regard vers Fred. Il s'approche doucement et m'embrasse. C'est tendre. Si tendre que je ferme les yeux et pousse un soupir de bien-être.

Un halètement sonore nous fait nous écarter et l'image de la première nuit ensemble me revient en mémoire. Mélange de douleur, de frustration et d'une bouffer de joie et d'amour. Harry nous regarde avec de grands yeux. Et cette image me fait sourire doucement.

Fred se baisse et reste un instant a quelques centimètres de ces lèvres avant de combler l'espace entre eux. Et c'est toujours le même plaisir de les voir s'embrasser.

Je ne sais pas de quoi est fait demain, mais une chose est sure, à ce moment précis, je ne cherche que de la douceur. De l'amour à profusion. Des câlins à n'en plus finir.

Finalement, c'est ce que nous faisons. Nous restons des heures dans ce lit à chuchoter des explications, des paroles apaisantes, des mots d'amour. De douces caresses entrecouper de baiser doux et langoureux. Les seuls moments où nous ne parlons que peut c'est quand nous avons un petit creux. Nous cassons alors cette douceur et nous nous chamaillons, nous rions et nous retrouvons tout les trois cette étincelle qui c'était éteinte dans nos yeux.

Mon cœur se gonfle de joie et de bonheur, d'amour et de tendresse. Je suis heureux d'être ici. Je ne pense pas à l'après. Je me fiche des autres, de ce que pourrais en dire notre famille. Je veux juste vivre le moment présent.

Pas besoin d'un futur, nous préférons largement vivre l'instant présent. Avec Fred, nous allons prendre soins d'Harry. Et chaque jours que la magie fait nous chérirons notre évidence.