Hello !

Oui, oui, je sais... Je suis un peu en retard ! Vu que le cinq est assez court, je poste le six dans la foulée ! Ce ne sont pas mes préférés (mes deux favoris sont le 7 et le 8 hihi) mais voili voilou !

Zeriame : Merci pour ta review ! J'ai voulu te répondre avec le bouton mais j'ai eu un bug d'ordinateur... Je dois avouer que je ne sais pas vraiment comment y répondre car au final tu seras seul(e) juge ^^ Enfin, merci d'avoir lu jusque là et j'espère sincèrement que la suite ne te gênera pas...

Sinon vous devez avoir l'impression que rien n'est écrit dans mes paragraphes, mais il y a deux raison :

- Ces chapitres sont relativement petits (à partir du septième il font tous au moins 10 000 mots)

- Je les écrit sur téléphone et .docX et je vous promets que ce petit chapitre fait huit pages U_u


Cinquième Chapitre : Révélation, Désir, Souvenir.


" Je ne savais pas que vous étiez aussi brutal avec vos serpents, Severus.

- Pour moi, ce n'est qu'un lionceau dans un nid de serpents. Il est déguisé, mais personne n'est dupe." Cracha-t-il.

Aurore lui lança des regards noirs. Même si elle était, surement, au bord du renvoi, elle trouverait un moyen de se venger de Rogue.

" Et bien, Miss Sunshine, que nous vaut cette visite ?" Demanda, poliment, le Directeur.

Aurore arrêta de lancer des regards meurtriers à son directeur de maison. Ses yeux verts s'écarquillèrent sous la surprise. Il ne lui avait pas demandé pourquoi elle écoutait à la porte, mais pourquoi elle était venue !

" Arrêtez de faire la carpe Sunshine. "Grogna Rogue.

Pourtant, elle ignora son directeur de maison pour détailler celui de Poudlard. Quel âge devait-il avoir ? Plus d'une centaine d'années ? Elle était prête à parier qu'il cultivait le mystère autour de son âge. Puis un détail releva son attention : les yeux du Directeur brillaient de malice.

Je ne sais pas pourquoi, mais ça sent le coup fourré à plein nez... Il va nous faire une mauvaise blague ou quelque chose dans le genre... Songea-t-elle.

D'ailleurs, cela ne rata pas, il prit une plume et commença à écrire, tout en demandant :

"Dites-moi Severus, pourquoi ne m'avez-vous pas dit que pendant vos "pseudos cours de potions" vous appreniez également à cette jeune fille l'art d'écouter aux portes ?"

Rogue regarda son directeur avec des yeux exorbités. Puis, d'un même mouvement Rogue et Aurore se tournèrent l'un vers l'autre. Ils avaient tous deux, la lèvre supérieure légèrement retroussée, et on pouvait voir leurs dents. Ils avaient l'air de deux loups enragés grognant l'un sur l'autre. Sauf que d'un côté il y avait un loup mâle alpha, et de l'autre une louve bêta. Donc ce n'était pas vraiment équilibré.

" COMMENT AVEZ-VOUS PU LUI EN PARLER ?!" Crachèrent-ils en même temps.

" Oh, et un cours de synchronisation et de "comment cracher son venin". (Dumbledore arrêta d'écrire et releva les yeux vers les deux serpents : ) Y-a-t-il autre chose que je dois savoir Severus ?"

Les deux vert et argent le regardèrent, avec un visage indescriptible : un mélange de colère, de peur et surtout d'étonnement. En fait, ils avaient tous deux l'air sur le point d'étouffer. A leur grand désarroi, Dumbledore éclata de rire.

" Voyons, voyons mes petits serpents (Les deux frissonnèrent aux "petits serpents") vous ne saviez pas que j'ai des yeux et des oreilles partout dans cette école ? D'ailleurs, je dois avouer que la première fois, j'ai été étonné que vous acceptiez de lui dispenser votre savoir Severus."

Désormais, le professeur et l'élève regardaient le directeur avec dégoût. Est-ce qu'il est possible d'avoir un peu de vie privée dans ce château ?

" Vieux fou aux sorbets citron." Grognèrent-ils.

Dès la fin de leur phrase, ils se rendirent compte à qui ils parlaient. Rogue prit son visage entre ses mains pendant quelques minutes, se disant qu'il avait besoin de garder son job. Aurore elle mit sa main sur sa bouche, se disant qu'elle était déjà au bord du renvoi, et qu'il valait mieux qu'elle se taise, car elle ne voulait pas partir de son "chez elle".

Une fois de plus, à leur grand désarroi, il éclata de rire.

" Et si nous repassions au principal sujet de discussion ? Pourquoi étiez-vous venue Aurore ?

- Eum... Je voulais vous demander si vous saviez quelque chose sur les souvenirs disparus... Ou plutôt, après ce que je viens de voir, si vous aviez mes souvenirs.

- Comment osez-vous demander cela au directeur ! Cingla Rogue. Il se trouve...

- Il se trouve qu'elle a le droit de savoir, Severus. Oui, Aurore, c'est moi qui détiens tous vos souvenirs manquants."

Elle avait beau s'y être attendue, le choc était dur à digérer : pendant tout ce temps... Ils étaient là, devant ses yeux. Pendant un moment, Aurore le regarda comme s'il était fou. Puis de la colère passa dans ses yeux verts.

" Pourquoi ? Pourquoi les avez pris ? Je croyais que... " La voix de la jeune fille se brisa alors que son regard passait, alternativement, d'un adulte à l'autre. " Vous allez me les rendre ? Vous-Vous allez me les rendre n'est-ce pas ?

- Je ne peux pas tous vous les rendre aujourd'hui. Vous devrez les mériter. Mais...

- Mais vous n'avez pas le droit ! S'écria-t-elle, désespérée.

- C'est le directeur. Il a tous les droits. Grogna le directeur des Serpents. Ou presque. Ajouta-t-il pour lui-même.

- Mais, continua Dumbledore comme s'il n'avait pas été interrompu, je suis prêt à vous en rendre un en gage de ma bonne foi."

Aurore ne savait plus quoi penser. Elle le dévisagea tant dis qu'il s'empara d'une fiole, bien protégée, qui était avec tant d'autres dans une structure dorée. Lorsqu'il lui tendit, elle demanda :

"Comment suis-je censée le reprendre ?

- Il faut l'y remettre avec la baguette." Expliqua Dumbledore.

Tremblante, elle sortit sa baguette et accrocha le fil argenté dessus. Lentement elle le porta à sa tête et l'y remit. Seulement quelques secondes plus tard, elle fut prise d'un violent mal de tête et elle lâcha sa baguette ainsi que la fiole vide. Aurore se prit la tête entre les mains. Quand elle regarda à nouveau les deux adultes, son regard était vitreux. Elle passa de Rogue à Dumbledore, et finalement garda son regard vitreux sur ce dernier. Il l'avait surement empoisonnée. Son regard était vaguement haineux.

Ses yeux se fermèrent, et la dernière chose dont elle se rappelle, est d'avoir heurté le sol du bureau.

Aurore finit par rouvrir les yeux. Comme dans son cauchemar de la veille, elle se rendit compte qu'elle n'était pas dans son corps de 11 ans. La jeune Serpentard se rendit compte qu'elle était prise au piège de son propre corps de 6 ans.

Alors que les questions se bousculaient dans sa tête, le corps bougea. Les jambes de l'enfant s'étaient mises à courir. Bientôt, elle reconnut les couloirs près de la bibliothèque. Une pensée frappa durement son esprit :

Il faut que je me dépêche, ou Rogue et Rusard vont m'attraper !

C'était la sienne, quand elle avait six ans. Des bruits de pas se firent entendre. Aurore entendit la marche rapide de Rogue, et celle plutôt boiteuse de Rusard. Toutes ses pensées furent chassées par celle de l'enfant : Fuir.

Rapidement, elle trouva une porte sur sa droite, et s'y engouffra à l'insu de ses poursuivants. Elle resta contre la porte, la respiration sifflante. Puis lorsqu'elle entendit ses poursuivants, elle se tut, écoutant avec anxiété. La voix murmurante et suave de Rogue lui parvint :

" Arrêtons-nous là Rusard.

- Quoi ? Mais il va s'en tirer ! Et s'il avait ouvert la porte...

- Dans ce cas, ce n'est plus de notre ressort Rusard. Coupa le maître des potions. Vous savez très bien que l'accès à cette porte est, strictement, interdit. Retournez à vos occupations, je vais prévenir le directeur qu'il y a surement un... invité indésirable. Je vais également verrouiller la porte, pour être sûr qu'il n'en sorte pas avant l'arrivée du directeur, si seulement il y est rentré.

Et avant qu'elle ne puisse sortir, Rogue prononça :

" Collaporta."

Il y eut un bruit de succion. Elle le savait : elle était prise au piège jusqu'à ce que Dumbledore arrive. Son dos glissa lentement le long de la porte et elle prit sa tête entre ses mains. Pourquoi fallait-il qu'elle soit idiote au point d'aller chercher un livre dans la Réserve ?

" Vous aviez raison professeur Rogue. S'exclama le conscierge. Nous avons attrapé quelqu'un ! Pourquoi ne pas entrer toute suite ?

- Êtes-vous sourd Rusard ? Nous ne devons pas entrer. Laissons le directeur régler cette affaire."

Rusard protesta tout en s'éloignant. Mais Aurore n'entendit pas Rogue partir. Elle sentit quelqu'un s'appuyer sur la porte de bois et le maître des potions murmura alors :

" Ce n'était pas bien malin de se cacher derrière cette porte... Vous allez en subir les conséquences."

Savait-il qui était derrière la porte ? Ou s'adressait-il à n'importe quel élève ? Elle ne le saurait probablement jamais. Il s'éloigna à grandes enjambées.

Au fond, de ce qui était une ancienne salle de classe désaffectée, elle vit un étrange miroir et s'en approcha avec précaution : c'était un objet magnifique qui montait jusqu'au plafond, posé sur deux pieds pourvus de griffes, comme des pattes d'animal. Une étrange inscription était gravée : " riséd elrue ocnot edsi amega siv notsap ert nomen ej".

Instinctivement, Aurore sut qu'elle devait le lire à l'envers.

"Le miroir du riséd ? Donc si nous mettons les lettres dans l'autre sens... D-é-s-i-r. Le miroir du Désir."

Ce nom la laissa songeuse. Elle sortit de sa poche un calepin et une plume dont elle ne se séparait jamais.

"Commençons par remettre les mots dans le bon sens et dans l'ordre : Je- nemon- tre -paston - vis-agema- isde- tonco- eurle- désir. Donc si nous redécoupons les mots, cela donne : "Je ne montre pas ton visage- mais de ton cœur le désir". Mais pourquoi ? Oh..."

Quelqu'un venait d'apparaître de l'autre côté du miroir. Il s'agissait d'une femme aux longs cheveux roux et aux yeux verts, plus purs que les siens, mais ressemblants. Tout le monde avait déjà entendu son nom une fois : Lily Evans.

" Mais pourquoi êtes-vous là ?" Demanda-t-elle perplexe.

La réponse vint d'elle même : Elle avait souhaité voir quelqu'un de sa famille. Le désir de son cœur était de connaître le visage d'un membre de sa famille. La conclusion vint alors : elle était affiliée à la mère d'Harry Potter.

Finalement elle s'agenouilla devant le miroir. Pendant longtemps elle resta à contempler cette femme aux allures si angélique. Elle n'entendit pas la porte s'ouvrir.

" Le miroir du Riséd... Un objet intéressant n'est-ce-pas ? Demanda Albus Dumbledore d'une voix poli.

- Le miroir du Désir, vous voulez-dire. La devise est bien " Je ne montre pas ton visage mais de ton cœur le désir" ?

- Oui, c'est bien ça. Comment as-tu trouvé ?

- Il suffit de lire à l'envers." Murmura-t-elle, sans quitter des yeux le miroir.

Dumbledore prit une vieille chaise délabrée, et s'assit à proximité de l'enfant. Quant à elle, Aurore était toujours agenouillée devant le miroir, à regarder la silhouette de Lily Evans.

" Tu es sûre d'avoir six ans ? Je connais des adultes qui n'ont pas eu l'intelligence nécessaire pour le déchiffrer. (Il la regarda perplexe, avant de continuer:) Tu n'as pas quitté des yeux ce miroir, et ce, depuis le début de notre échange. (Il s'arrêta, comme s'il réfléchissait.) Quel est le désir de ton cœur ? Si je ne suis pas trop indiscret.

- Je... Je voulais connaître au moins quelqu'un dans ma famille.

- Ah... Et qui vois-tu ?"

Pour la première fois, il y avait comme de l'anxiété dans la voix du vieux directeur. Pour cette raison, Aurore détournait le regard du miroir, pour la première fois depuis longtemps, et détaillait le visage de Dumbledore. Pourtant celui-ci ne laissait rien paraître.

Après un long moment d'hésitation, elle lui dit d'une voix brisée :

" Lily Evans."

Alors, il y eut un tourbillon et le souvenir s'évapora.

La fille s'était écroulée sur le sol, inconsciente. Pendant quelques minutes, il avait regardé le flacon vide rouler à ses pieds. Puis, avec l'arrêt de celui-ci, le maître des potions posa le regard sur le directeur. Son masque était légèrement en train de se briser.

" Vous... lui avez enlevé une clef ? Gronda-t-il d'une voix froide.

- Malheureusement, c'était nécessaire, et j'en ai encore de nombreuses autres. (Dumbledore soupira avant de reprendre) Et avant que vous me demandiez pourquoi, je vous conseillerai de récupérer votre propre clef ainsi que quelques souvenirs... "

Rogue jeta un regard froid au directeur, puis sortit sa baguette. Il repéra bien vite la clef dans le flacon : les clefs sont des souvenirs d'un moment ou d'une information importante de la vie d'un sorcier, matérialisés par des filaments argentés plus denses que les autres. Lorsqu'il remit la clef dans son crâne, le maître des potions se recroquevilla sous l'effet de la douleur. Il tituba légèrement avant de trouver appui contre le mur. Son regard se fit vitreux et sa respiration rauque. Ses doigts se serrèrent un peu plus sur le précieux flacon. Il lui fallut quelques minutes avant de relever la tête. Son regard se porta sur la jeune fille, toujours allongée à même le sol.

Jamais avant ce soir-là, Dumbledore n'avait pu lire un tel étonnement sur le visage de son potionniste. Quelque part, il s'en voulait d'avoir confisqué cette partie de la vie de son ancien élève. Un tout petit peu…

Malgré l'étrange faiblesse dans laquelle il se trouvait, Severus se dépêcha de remettre les autres souvenirs à leur place. Son souffle s'accéléra, puis, tout revient à la normale. Seules les clefs sont douloureuses, les souvenirs dits "normaux" peuvent seulement faire accélérer la respiration si, et seulement si, on les remet trop vite.

Alors que le masque de Rogue faisait à nouveau surface, un mot se forma sur ses lèvres. Un nom. Un prénom. Lily.

Tout d'abord... Elle eut... Froid. Oui, elle avait l'étrange impression qu'il faisait... Froid. Et, il faisait... noir. Oui, son esprit était dans le noir complet. Mais où est donc la sortie ? Son corps trembla. Oui, pour la première fois depuis une durée indéterminée, elle tremblait. Puis, elle sentit des fourmis un peu partout dans son corps. Et lentement, elle bougea ses doigts, ses bras, ses jambes... Enfin, elle ouvrit les yeux. Et le noir disparut pour faire place à un décor flou.

" Ouch... Ma tête..."

Aurore détailla la scène : elle était toujours par terre. Combien de temps était-elle restée inconsciente, ou plutôt dans son souvenir ? Car, elle finit par se rendre à l'évidence, Dumbledore avait tenu sa promesse... Et il ne l'avait pas empoisonnée.

Elle retrouva assez vite le contrôle de ses membres et se leva. Malgré tout, elle avait des vertiges. Elle se dirigea, tant bien que mal, vers la chaise devant le bureau directorial. Elle s'y assit et regarda le directeur, pensive. Puis elle posa la question qui lui brûlait les lèvres.

" Lily Evans... Qui est-elle ? Pour moi je veux dire... (Elle marqua une pause avant d'ajouter :) C'était ma mère ?"

Dumbledore parut hésiter. Puis après quelques minutes, il dit:

" Non, Aurore, Lily n'était pas ta mère."


Je sais, je suis cruelle ! Alors filez lire le sixième ^^

C'est autour de ces deux chapitres que j'ai commencé à avoir des spéculations de la part d'un ou deux lecteurs sur les parents d'Aurore, alors si le cœur vous en dit, une petite review sera toujours la bienvenue