Voilà le Sixième, comme promis vous la taille relativement peu importe des derniers chapitres.
Avant de commencer, je tiens à remercier les quelques 230 views, 130 visiteurs, 7 followers, 4 favoris et aux deux petites reviews (allez allez ! un petit effort )
Que dire à part " Bonne lecture ! " ?
Sixième Chapitre : Humeurs et Phénix
Le choc l'avait sonnée. Ces quelques mots tournaient, sans répit, dans sa tête. Ils étaient accompagnés de la question qu'ils avaient déclenchée.
Lily n'était pas ta mère... Lily n'était pas ta mère... Lily n'était pas ta mère... Mais qui alors ?
Les yeux d'Aurore ne savaient plus ce qu'ils voyaient. Il lui fallut du temps pour se reprendre. Son esprit, qui d'ordinaire ne la laissait jamais tomber, ne voyait pas de solution. Des millions de possibilités défilaient dans sa tête, sans qu'aucune ne soit retenue comme "plausible". Lily Evans faisait partie de sa famille, mais d'après Dumbledore, ce n'était pas sa mère. Cela la ramenait toujours à l'éternelle question de : qui sont ses parents ? Sunshine. Voilà la réponse qu'on lui donnait à chaque fois. Sauf que personne n'était en mesure de lui donner des détails. Elle pouvait trouver des soi-disant "noms" dans les livres, mais les détails étaient factices. Chaque fois, quelque chose clochait : sa date de naissance, la mort de ses parents... Tout la poussait à croire qu'on lui avait menti. Ce soir-là, tout était réuni pour lui donner raison. Pourquoi diable fallait-il que ce souvenir soit un faux espoir ? Maintenant, elle devait baser ses recherches sur cet unique détail : Lily Evans faisait partie de sa famille.
Elle n'avait pas vu que Rogue s'était rapproché du bureau. Elle sentit son regard froid sur elle, et tourna la tête vers lui. Pour une raison étrange, le fait qu'il se soit rapproché d'elle lui fit du bien. La jeune fille ferma les yeux, et demanda au Directeur :
" Qui alors ?
- Je ne peux pas y répondre."
Aurore avait ouvert la bouche pour protester à vive voix, mais une main serrée sur son épaule l'en empêcha. Surprise, la Serpentard se retourna et croisa le regard de son directeur de maison. Ses yeux, froids et menaçants, lui déconseillaient de protester. Aurore ouvrit la bouche plusieurs fois, avant de la refermer définitivement et de détourner le regard. Alors, Rogue desserra son emprise, et s'éloigna d'un demi-pas. Les bras croisés, appuyé contre le bureau, il regardait tour à tour son élève et le directeur de l'école, attendant une réaction de la part de l'un ou de l'autre.
" Je comprends ta frustration, aussi, je peux, en compensation, répondre à certaines de tes questions.
- Pourquoi Voldemort ne m'a pas tuée ?"
Rogue avait sursauté au nom du Seigneur des Ténèbres. Dumbledore, quant à lui, était resté calme et semblait réfléchir à sa réponse. Alors qu'il ouvrait la bouche pour répondre, Rogue le devança :
" Une cape d'invisibilité."
Aurore se retourna vers lui, surprise.
" Do-donc, il ne m'a pas vue ?"
Rogue leva les yeux au plafond. Si elle n'arrêtait pas de bégayer, il allait devenir fou : Quirrell était bien suffisant !
"Vos parents avaient couvert votre parc à enfant d'une cape d'invisibilité, ainsi, le Seigneur des Ténèbres ne pouvait pas vous voir. Il a, sans doute, cru que vos parents vous avaient envoyée ailleurs, et il ne s'est pas attardé."
Cette fois c'était de l'incompréhension qui luisait dans les yeux de la jeune fille. Comment sait-il tout cela ?
Alors qu'elle allait poser sa question à son directeur de maison, celui-ci leva la main et lui lança un regard froid qui intimait le silence.
" Vous feriez bien de retourner à votre dortoir. Murmura-t-il de sa voix suave et dangereuse. Oh, et prenez une gorgée de votre potion de sommeil sans rêve... Je n'ai pas envie qu'un de mes Serpentard fasse honte à notre maison, en arrivant délabré au premier cours."
Contrairement à ce qu'il avait prévu, Aurore fit une tête d'enterrement quand il proposa d'utiliser la potion. Il leva un sourcil interrogateur avant de demander:
" Auriez-vous oublié votre fiole ?
- Non professeur, c'est que...
- Je ne vois pas où est le problème dans ce cas, murmura-t-il.
- Le problème c'est que j'en ai pris hier soir et que j'ai fait un rêve. Ou plutôt un demi-cauchemar."
La déclaration laissa de marbre les deux adultes. Tout était dans le nom de la potion : "potion de sommeil sans rêve ".
" Vous l'aviez faite vous-même Aurore ? Demanda Dumbledore, plus que perplexe.
Alors que la jeune fille allait protester, en lui disant de ne pas remettre ses talents de potionniste en question; Son premier professeur de potions la devança. Lui aussi avait été étonné par la déclaration de son élève. Sa voix était plus que songeuse, perplexe.
- Non, c'est moi qui l'aie préparée. Elle l'avait déjà prise, et jamais elle n'avait fait de rêve. Je le sais, vu qu'une fois, elle a eu la bonne idée d'en prendre devant moi.Je ne comprends pas. Ajouta-t-il en faisant les cent pas."
Aurore les regarda avec hargne. Elle détestait quand des personnes avaient une discussion, en faisant comme si elle n'existait pas.
- Peut-être pourriez-vous nous raconter votre rêve ?" Demanda Dumbledore.
Rogue arrêta sa marche pour se tourner vers son élève. Aurore, quant à elle, se tut et ferma les yeux quelques instants, pour mieux se remémorer cet étrange moment. Puis elle décrivit tout:
Comment, en s'endormant, elle s'était retrouvée dans le corps du bébé. Comment un serpent avait jailli et qu'ils avaient joué ensemble. Comment un homme s'était penché au-dessus du berceau et avait fait disparaître le serpent. Quand Dumbledore lui demanda de décrire l'homme, elle le fit d'une voix monocorde, comme lassée par ce récit. Elle leur raconta que tout ce qu'elle avait eu l'occasion de voir, étaient des cheveux noirs, ainsi qu'un teint plutôt pâle, et qu'il pleurait. Elle termina enfin son récit, sur la façon dont il avait tendu la main vers elle, et comment le rêve s'était évaporé.
Il y eut un silence pesant dans le bureau. Rogue avait détourné le regard, et regardait à travers la fenêtre de la pièce. Aurore finit par sortir de son état second et de son esprit embrumé. Quelque chose s'éveilla en elle. Elle se sentit bien, presque puissante. Dans un flash, la réponse à tout ceci apparut: cette sensation qu'elle avait sentie, aussi bien dans la sombre bâtisse que dans la pièce avec le miroir du Risèd... Elle lança un coup d'œil lassé à Dumbledore avant de demander d'une voix monocorde :
" Ce n'était pas un rêve n'est-ce pas ? C'est une autre de vos manipulations avec mes souvenirs, avouez-le..."
Pour la première fois depuis le début de l'entrevue, le directeur parut choqué. Il toussota pour ramener son maître des potions sur Terre, mais celui-ci l'ignorait obstinément. Après tout, pourquoi le directeur de Poudlard, plus puissant sorcier de ce siècle, aurait besoin de sa modeste aide ? Pour une élève, en plus ! S'il arrivait à se débrouiller avec le Seigneur des Ténèbres, pourquoi ne pourrait-il pas ramener une jeune fille dans le rang ?
" Je suppose également que vous ne pouvez pas me donner l'identité de cet homme ? Je suppose également que vous ne pouvez pas me dire pourquoi le serpent a joué avec moi ? En fait, je suis sûre que vous n'avez pas envie de me dire pourquoi je parle aux serpents, n'est-ce pas Monsieur le Directeur ?"
La voix de la jeune fille était tentée d'une dangereuse ironie. Un rictus malveillant c'était formé sur sa bouche. Le noir de ses yeux prenait un peu plus le pouvoir sur le vert. Une dangereuse aura s'était formée autour d'elle.
Pour la première fois depuis des années, Albus Dumbledore eut peur. Ce n'est pas une vraie peur, comme celle qui vous assaille face à un danger mortel, mais le genre de peur causée par la culpabilité d'un événement passé menaçant de se reproduire. Cette petite fille, qu'il avait vu grandir, commençait à ressembler à quelqu'un qu'il avait connu.
" Aurore, rassieds-toi, s'il te plaît.
- Non."
Et elle tourna les talons pour sortir du bureau. Rogue réagit, pour la première fois depuis une dizaine de minutes. Visiblement, Dumbledore était capable de se débrouiller facilement avec des adultes, mais il était moins doué quand il s'agissait de ramener des adolescents en crise d'humeur.
" Sunshine, revenez ici. Tout de suite."
Aurore s'arrêta sur le pas de la porte, la main sur la poignée. Elle se retourna et son visage était marqué par la surprise. Pendant quelques minutes, depuis la fin de son récit, elle avait été emportée par une étrange euphorie. Dans cette dernière, elle se sentait forte, elle n'avait plus besoin d'écouter le vieux fou qui leur servait de directeur... Et ce, jusqu'à ce que le Professeur Rogue ne l'interpelle, de sa voix glaciale et sans réponse.
" Je vous demande pardon ?
- Je vous ai dit de revenir ici, toute de suite, Miss Sunshine."
Pendant un instant, elle ne sut pas quoi faire : une partie d'elle lui criait de l'envoyer promener, et l'autre d'être un minimum respectueuse et de présenter ses excuses. Elle était encore en plein dilemme quand un oiseau se posa sur son épaule. Son plumage était majestueux, de couleurs feu et or. De la taille d'un cygne, il n'était pourtant pas très lourd. Ses yeux exprimaient une intelligence démesurée pour un oiseau ordinaire. Mais, peut-être, est-ce là le problème : Ordinaire, l'oiseau qui venait de la rejoindre était tout sauf ordinaire. C'était un phénix.
" Qu'est-ce que tu as Fawkes ?"
Le phénix caqueta, et poussa toute une série de cris et gémissements.
"Ah, tu veux que j'arrête de t'appeler Fawkes et que je t'appelle Fumseck ? Tu trouves cela déshonorant ? Et bien sache, mon ami, que ce soir, je t'appellerai Fawkes juste pour t'embêter."
Le phénix manifesta son mécontentement pendant plusieurs minutes. Pendant tout ce temps, il n'y avait plus qu'eux deux. Puis le phénix lui donna amicalement un coup de bec, et lui désigna les deux adultes. Elle le regarda pendant plusieurs minutes.
" Tu sais Fawkes, je suis assez en colère ce soir. Alors si tu pouvais éviter, en plus, de me dire ce que je dois faire, tu éviterais de finir en oiseau rôti."
L'oiseau poussa un gloussement et lui donna plusieurs coups de bec, accompagnés de bruits en tous genres.
" Tu n'as pas besoin de moi pour rôtir ? Ah oui, c'est vrai, j'avais oublié que toi, puissant phénix, tu étais immortel ! Et qu'en plus, tu t'offres le luxe de t'enflammer quand tu te sens trop vieux !"
La voix de la jeune fille était, cette fois, teintée d'une douce ironie. Ses épaules s'étaient, lentement, relâchées et elle se sentait mieux. Fawkes, ou Fumseck selon les préférences, avait décidé d'apaiser encore un peu son amie. Il se mit à entonner une mélodie et Aurore fut transportée. Puis lorsque ce fut terminé, le phénix lui donna un nouveau coup de bec, désignant une nouvelle fois les adultes. Aurore le regarda de ses yeux, où le vert était de nouveau dominant. Cette fois, elle paraissait presque avoir peur. Un nouveau coup de bec de l'oiseau l'encouragea, et elle alla se mettre devant Rogue, qui l'attendait, les bras croisés.
Elle baissa les yeux, honteuse.
" Je-je ... Je suis désolée de m'être emportée professeur Rogue..."
Elle ne pouvait pas le voir, mais les traits du maître des potions s'étaient, légèrement, adoucis. Il lui ordonna, d'un geste sec de la main, de retourner s'asseoir.
Elle s'assit donc à nouveau dans le fauteuil en face du directeur. Aurore évita consciencieusement le regard des adultes, préférant plonger le sien dans le plumage de l'oiseau flamboyant. Lentement, elle caressa le phénix qui, de temps à autre, se frottait contre elle à la manière d'un chat.
" Aurore, veux-tu bien me regarder ? "Demanda Dumbledore d'une voix douce.
Mal à l'aise, elle releva les yeux vers lui. Des larmes perlèrent de ses yeux.
" Je-je... suis désolée. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris. J'ai eu envie de..."
Elle ne termina pas sa phrase, choquée par ses propres pensés. Faire exploser le bureau, fut ce qu'elle avait sur le bout des lèvres. Dumbledore la dévisagea avant de lui dire.
" Ce n'est pas grave. Tu voulais que je réponde à tes questions non ? Donc pour commencer avec la première...
- Je connais déjà la réponse en fait...
Elle se tourna vers Rogue et se leva si brusquement qu'elle faillit faire tomber Fumseck qui s'était endormi contre elle. L'oiseau pesta bruyamment, mais elle n'y prêta aucune attention.
" C'était vous n'est-ce pas ? (Rogue ferma les yeux, comme s'il voulait éviter la confrontation visuelle :) C'ETAIT VOUS ! QU'EST-CE QUE VOUS FAISIEZ... Aïe FAWKES !"
L'oiseau venait de lui pincer le doigt. Elle s'était alors retournée vers lui, avec un air de reproche. L'oiseau le lui avait rendu, et Aurore se rendit compte qu'elle recommençait à perdre le contrôle de ses humeurs. Elle avait honte de s'emporter ainsi. Alors elle se rassit et recommença à caresser le doux plumage du phénix. Finalement, Rogue rouvrit les yeux et les posa sur la jeune fille. Immédiatement celle-ci se tourna vers lui. Elle attendait, presque anxieusement, la confirmation ou l'infirmation de ses dires. Une nouvelle fois, la voix murmurante et captivante de Rogue s'éleva :
" Oui, c'était moi."
Voilà, c'est fini pour aujourd'hui !
Je ne pense pas poster avant Noël (ça sera votre cadeau ), car je pars pour Londres quelques jours et aurait donc autre chose à faire que poster mes chapitres (au vu de la tournure, certains pourraient comprendre que je ne prends aucun plaisir à faire cela, mais c'est totalement faux ! Ce que je veux dire est que je risque de ne pas avoir le temps ni l'envie de le faire à ce moment)
En attendant, je compte sur vous pour m'écrire de petites reviews Offrez-moi un peu de motivation ! Vous pouvez m'écrire tout et n'importe quoi, cela m'ira quand même ^^
Un petit " C'est bien" ou un " La suite" est vraiment encourageant !
Bonne vacances de Noël ! (je sais, légèrement en avance mais bon x) )
PS : pour les petits curieux le Chapitre sept c'est :
- la fin de cette discussion dont vous avez sûrement marre.
- La première discussion avec la "première" amie d'Aurore à Serpentard.
- Un Severus et une Aurore dérangés dans leur petit-déjeuner par une idée saugrenue d'Albus, et donc un Severus qui mime une fausse maladie pour s'en tirer.
- Les premiers cours, les plus détaillés étant ceux de métamorphose et potions.
- De la télépathie ?! (nop, moi j'appelle ça parler par les pensées, différence ! #sors)
- Un changement de tuteur
- Des problèmes par série pour ma petite OC...
Aurore : Je peux vous dire que j'en prends pour mon grade !
Auteure : Sorry ma petite Aurore, mais tu sais bien que ça va s'arranger ...
Aurore : Un peu trop lentement à mon goût, mais bon ! Joyeux Noël en avance !
