Mes plus sincères excuses pour ne pas avoir posté plus de cette fiction.
J'ai eu une mauvaise expérience avec un commentaire anonyme, que j'ai supprimé (et non, je ne me suis pas suicidée...), puis manque de temps, puis je me suis cassée le bras... Cela a été compliqué pour moi...
Voilà le chapitre, bonne lecture à tous.
Dixième Chapitre.
-L'étoile de Flamel-
Noël approchait à grand pas de Poudlard. Un jour de la mi-décembre, l'école se réveilla recouverte d'une magnifique neige d'un blanc éclatant. C'était très différent de l'hiver qu'elle avait eu à BeauxBâtons, ou la neige était miraculeusement tombée la veille de Noël. Ici, il faisait tellement froid que le lac avait gelé.
Tenant la promesse qu'elle s'était fait à elle-même, la Serpentard donna un minuscule coup de pouce à jumeaux Weasley dans leur confection de boules de neiges magique qui poursuivaient Quirrel.
Une fois de plus, un vent polaire balayait les couloirs et les salles de classes. La Serpentard était forcée de constater que, malgré le fait qu'elle n'ait passé qu'un hiver en France, elle s'était habituée aux températures légèrement plus tempérées que celles de l'Ecosse.
Pour les élèves, le cours le plus dur à supporter était celui de potions, dans le cachot déjà glacial de Rogue.
Malgré tout, Aurore avait trouvé une technique pour échapper au moins une fois à la fin du cours.
- Sunshine... Pouvez-vous m'expliquer pourquoi votre potion est beige, alors qu'à ce stade, elle devrait être jaune ?
- C'est tout simplement parce que la potion doit être beige à son dernier stade, professeur.
Rogue jeta un regard à l'heure.
- Pouvez-vous m'expliquer pourquoi vous avez tenu à faire votre potion deux fois plus rapidement qu'à la normale ?
- Eh bien, disons que je suis... prévoyante. Vous allez sûrement me donner un devoir supplémentaire dans dix-neuf secondes vingt-quatre, alors je dégage du temps pour la faire.
Cette annonce, avait jeté un froid sur Rogue. Elle avait trouvé une parade à ses devoirs supplémentaires de fin d'heure. La seule solution restait donc...
- Vu que vous avez terminé votre potion, Sunshine, personne ne vous retint.
Aux anges que son plan ait réussi, elle fit semblant de maugréer et parti le plus rapidement possible se réchauffer dans sa salle commune. Quand Rogue comprit le stratagème, il maudit silencieusement le fait qu'elle ait choisi Serpentard : après tout, à Gryffondor elle n'aurait peut-être pas développé de ruses.
Ne soyez pas en rogue professeur, ricana-t-elle dans son esprit avant qu'il ne la bloque. Je trouve vos cours très instructifs mais je préfère ne pas me transformer en glaçon.
Le maître des potions soupira. Il trouverait un moyen de se venger.
Or cette occasion se présenta au cours de potion suivant.
Aurore et Hermione courraient à travers les couloirs. Ayant commencé leurs recherches sur Nicolas Flamel, elles n'avaient pas vu le temps passer et étaient en retard au cours de Rogue. L'une des seules choses à ne pas faire si l'on veut survivre à Poudlard. À ce moment, la Serpentard se dit que si elle avait été en France, elle ne se serait pas autant pressée et aurait trouvé facilement une excuse. Là-bas on se disait que quitte à rater une partie du cours, autant qu'elle fasse plus de cinq minutes (certaines des amies françaises d'Aurore aimaient bien traîner dans les couloirs pour rater une demi-heure des cours de divination) ; sans oublier de demander le cours après.
Hors d'haleine, elles toquèrent à la porte et un "entrez" agacé retentit.
Quand il les vit, le maître des potions eut un rictus.
- Granger et Sunshine daignent nous faire l'honneur de leur présence... Le motif de votre retard ?
- Nous étions à la bibliothèque et...
- Et vous avez malencontreusement oublié que vous aviez cours. Quel dommage... J'enlève cinq points à Gryffondor. Allez à vos places, les instructions sont au tableau.
Alors qu'elles allaient s'installer, Harry sembla presque oublier qu'il avait fait la paix avec la Serpentard.
- Et pourquoi n'enlevez-vous pas de points à Serpentard ? Aurore aussi est en retard !
- Potter, dix points en moins pour Gryffondor.
- Mais ce n'est pas juste !
- Potter...
- Harry ! S'exclama Aurore, paniquée. Ta potion !
- Qu'est-ce qu'elle a ma potion ?
D'un même élan, Rogue et Aurore sortirent leur baguette et s'exclamèrent : Protego !
Une seconde plus tard, le chaudron explosait. Toute la classe contemplait l'élève et le professeur qui rangeaient tranquillement leur baguette, ayant évité de justesse un accident.
- Potter, cela vaudra bien un point en moins pour Gryffondor. Sunshine allez-vous asseoir rapidement, si vous voulez avoir le temps de faire cette potion.
Harry regardait, hébété son chaudron, ne comprenant toujours pas comment c'était arrivé.
- Oh et, Potter, vous devrez penser à changer ce chaudron.
Pendant le reste du cours, tous les élèves étaient collés contre leur chaudron pour se protéger du froid. Aurore termina encore une fois en avance et Rogue dut lui donner une dissertation pour l'occuper. De temps à autres, il songeait fortement à la mettre en cours avec les années supérieures : peut-être aurait-il la paix jusqu'aux trois quarts de la leçon ?
À la fin du cours, ce qui restait des élèves frigorifiés sortit. À la cantonade, Drago s'écria :
- Je plains vraiment ce qui vont rester ici pendant les vacances parce que personne ne veut d'eux.
Son regard avait beau être vissé sur Harry, d'autres personnes se sentaient concernées. Grabbe et Goyle pouffèrent de rire comme deux morses enrhumés. La Serpentard ne savait pas comment Drago faisait pour les supporter. De vrais moutons. En attendant depuis l'égalité Gryffondor-Serpentard, le blond était infecte avec le Survivant.
Aurore allait sortir quand une main la retint. D'un coup de baguette, Rogue ferma la porte et la regarda dans les yeux.
- J'aimerais vous parler quelques minutes.
Une lueur d'incertitude passa dans les yeux de l'élève. Elle alla s'asseoir en face du bureau et attendit que Rogue entame la discussion.
- Comment vous sentez-vous ?
La question prit au dépourvu la Serpentard, qui ne sût pas quoi répondre.
- Ce que j'essaye de vous demander, c'est si vous avez toujours mal au dos, ou si vous vous sentez toujours faible...
- J'ai eu un peu mal hier en cours de Défense Contre les Forces du Mal, mais c'est tout. Cela va beaucoup mieux, ce moment de faiblesse est passé.
- En cours de Défense dites-vous ?
- Oui...
Rogue parut réfléchir.
- Je vois, finit-Il par dire. Si jamais vous avez un problème, je vous répète que vous pouvez venir me voir. C'est compris ?
Aurore hocha la tête. Rogue déverrouilla la porte, et avant qu'elle ne parte lui lança :
- N'oubliez pas que nous devons nous voir samedi matin devant le saule cogneur...
- Je n'ai pas oublié, professeur.
Et elle monta les escaliers. Au moment où elle arriva près de la Grande Salle, elle entendit la fin d'une moquerie de Drago adressée à Ron.
- ... C'est vrai que pour quelqu'un de ta famille, la cabane d'Hagrid doit avoir l'air d'un palace.
À ce moment, Ron se jeta sur lui au moment précis où Rogue montait l'escalier.
- WEASLEY !
De dépit le roux lâcha le blond, tandis que la Serpentard s'approchait de ce dernier.
- Aurore ! Tu as vu cet imbécile de Weasley ? Pff. En fait, je me suis trompé, la cabane d'Hagrid doit ressembler à une île paradisiaque.
Alors que Rogue enlevait des points à Gryffondor, Aurore lança un regard menaçant que le blond interpréta très rapidement. Reculant de quelques pas, il fit demi-tour et s'enfuit le plus vite possible à travers les couloirs. Une demie seconde plus tard, son amie le poursuivait.
- Reviens là ! Je vais t'apprendre à te moquer des familles des autres !
La scène se déroula sous les yeux étonnés de Hagrid, qui tirait un sapin pour décorer la Grande Salle, de Rogue qui venait d'enlever cinq points à Gryffondor car Ron avait commencé à se battre, des trois lions et des deux mastodontes de Drago.
Le Directeur de Serpentard fronça les sourcils, et se lança d'un pas rapide à leur poursuite.
- SUNSHINE !
Les trois Gryffondor et Hagrid se regardèrent avec étonnement, certains qu'ils ne verraient pas Aurore de sitôt. Sauf que cinq minutes plus tard elle réapparut, hors d'haleine, derrière le sapin de Hagrid, près d'un mur.
- Tu sors d'où ? Demanda Ron.
- Passage... Secret... Je les ai semés.
- Donc tu veux dire que Rogue et Malefoy sont entrain de courir quelque part dans le château ? S'exclama Hermione, horrifiée.
- C'est trop génial ! Renchérit Harry.
- Aurore, tu te rends compte que tu risques d'avoir des problèmes avec Rogue ? Demanda Hagrid.
- Ça ira... Mais il est hors de question que Drago asticote tout le monde à propos de leur famille. Après tout, on n'y peut rien si on n'est pas né dans une famille de riches sang-pur.
Les quatre hochèrent la tête, ayant le même point de vue que la Serpentard. Ils suivirent Hagrid et son arbre jusqu'à la Grande Salle où Flitwick et McGonagall s'affairaient à installer les décorations.
- Ah, Hagrid, installez le dernier arbre là-bas, s'il-vous-plaît.
La Grande Salle était magnifique. Il n'y avait pas toutes les sculptures de glaces élégantes de BeauxBâtons, ni toutes les autres excentricités françaises, mais la Serpentard dévorait des yeux la douzaine d'arbres de Noël se dressant tout autour de la salle sans oublier les guirlandes de gui et de houx suspendues aux murs.
- Il reste combien de jours avant les vacances ? Demanda Hagrid.
- Un seul. Répondirent les deux filles.
- Au fait, reprit Hermione, Harry, Ron et Aurore : nous avons une demi-heure avant le déjeuner. Nous devrions aller à la bibliothèque.
- Tu as raison. Dit Ron.
- La bibliothèque ? Dit Hagrid en les suivant dans le hall. Alors que les vacances arrivent ? Vous êtes passionnés.
- Oh, ce n'est pas pour travailler, répondit Harry d'un ton joyeux. Mais nous sommes assez curieux, depuis que vous nous avez parlé d'un certain Nicolas Flamel.
- Quoi ? Écoutez-moi, je vous ai dit de laisser tomber. Ce que garde le chien n'est pas votre affaire. Ne me dis pas que tu soutiens tout ça Aurore ?
Hagrid la regardait avec insistance, espérant trouver quelqu'un de sensé dans leur groupe. Sauf que la Serpentard ne répondit pas. Son teint était plus pâle qu'à son habitude et son regard fixait quelque chose derrière le géant. Les autres comprirent vite pourquoi. Très discrètement, elle essaya de s'en aller mais une voix froide claqua derrière elle.
- Pas si vite, Sunshine.
Très lentement, Aurore se retourna avec un sourire de façade.
- Ah, professeur Rogue... Hum... Vous avez fait un bon jogging ?
Les yeux noirs de Rogue la foudroyaient alors qu'il se rapprochait à grandes enjambées, légèrement essoufflé par tous les aller-retours effectués dans les couloirs.
- Très drôle, Sunshine, très drôle. Vous venez immédiatement avec moi pour une heure de retenue.
Aurore soupira avant de se rappeler un détail très intéressant. Rogue l'avait déjà attrapée par le bras.
- Sans vouloir vous vexer professeur, vous avez raté votre coche : le déjeuner est dans une demi-heure, donc il n'y a pas la place pour une heure de retenue.
Rogue se renfrogna. Qu'est-ce qu'il en avait assez de ce petit côté Je-sais-tout... Il se retourna vers elle et la regarda de ses yeux vides et menaçants.
- Dans ce cas, vous aurez une demi-heure de retenue, que voulez-vous que je vous dise ?
- Que vous allez me laisser aller à la bibliothèque avec mes amis ? Tenta-t-elle, avec un sourire suppliant.
Les Gryffondor, sans oublier Hagrid, regardaient la scène avec des yeux ronds. D'ordinaire personne n'osait se dresser devant Rogue, ni s'opposer à lui. Le comportement de la jeune fille frôlait l'insolence et tous savaient que le professeur ne supportait pas cela.
- Vous aurez le temps de dévorer la bibliothèque un autre jour. Maintenant, vous venez avec moi. Cela rattrapera en partie le temps que vous avez raté la dernière fois en "évitant de vous transformer en glaçon".
La voix doucereuse du maître des potions n'admettait aucune réponse, aussi la Serpentard lança un regard désolé à ses amis et suivit rapidement son directeur de maison.
Pour avoir commencé à poursuivre Drago, et les avoir fait courir dans toute l'école, Rogue lui demanda de faire du tri de paperasse. La seule punition qu'elle lui faisait vraiment de l'effet : les chaudrons ne marchaient plus, et le professeur était vite tombé à cours d'idées jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'elle détestait par-dessus tout trier des papiers pendant des heures en ne faisant rien d'autre qu'être assise sur une chaise.
- Je ne saurais vous conseiller de commencer rapidement si vous souhaitez déjeuner à l'heure.
Avec un regard assassin, elle se mit au travail, classant les anciens papiers de retenue jadis entreposés dans le bureau de Rusard. Au bout d'une quinzaine de minutes, Rogue releva la tête des copies qu'il était en train de corriger.
- Que vouliez-vous lire à la bibliothèque ? Demanda-t-il, curieux.
Aurore hésita à répondre, puis décida de dire une semi-vérité, en commençant par le mensonge. Malgré tout, elle prit la précaution de ne pas le regarder dans les yeux, et de garder la tête baissée dans ses papiers.
- Harry, Ron et Hermione voulaient faire des recherches pour le cours d'histoire de la Magie. Hermione est obsédée par le Code de conduite des loups-garous de 1647. Je crois qu'elle essaye de les faire réviser pour les examens, mais Ron a du mal à suivre le mouvement. Du coup avec Harry, ils ont décidé de faire des recherches au hasard pendant ce temps.
- Et vous ?
- Je n'arrive pas à me rappeler où j'ai lu le nom de Nicolas Flamel, alors je comptais faire des recherches dessus.
- Nicolas Flamel, l'alchimiste ? Demanda le maître des potions, étonné.
- C'est justement ça. Je ne me rappelais même plus qu'il était alchimiste...
- Que voulez-vous à l'ami du professeur Dumbledore ? Railla Rogue.
Une lumière se fit dans l'esprit de la jeune fille. Dumbledore. Elle était sûre qu'il avait un de ses souvenirs dans lequel se trouvait le nom de Nicolas Flamel.
- Depuis combien de temps vous intéressez-vous à l'alchimie ? En fait, il serait plus juste de vous demander pourquoi vous vous intéressez à Nicolas Flamel.
- Il se trouve que je compte fortement prendre alchimie pendant ma sixième ou septième année, répondit-elle sur un ton joyeux. Et pour Nicolas Flamel, je vous l'ai déjà dit, je souhaite seulement avoir des précisions sur ce nom que j'ai entendu quelque part.
Rogue poussa un soupir. Sa version était convainquante, et, à moins de faire de la Legilimensie, il ne saurait pas si elle disait la vérité. Pour le moment, il décida de la laisser tranquille. Pourtant, alors qu'elle continuait de trier ses papiers, Rogue à nouveau la tête vers elle.
- Pourquoi avez-vous sauté sur Malefoy ? Je croyais pourtant que vous vous entendiez bien.
- Sans vouloir vous vexer, professeur, j'aimerais bien déjeuner à l'heure.
- Répondez à ma question.
- Je ne supporte pas lorsque l'on se moque des autres sur ce qu'ils sont. Ce n'est pas la faute de Ron si c'est un Weasley, même si sa famille n'est pas riche comme celle de Drago, c'est moins grave que d'aller voir un né-moldu et le traiter de... (Elle fit une pause avant de faire un signe de négation de la tête) vous voyez, je n'arrive même pas à le prononcer. C'est moins grave, mais cela revint au même. Vous pourrez me donner autant de retenues que vous le voudrez, mais je continuerais à réagir si jamais cela venait à se reproduire. Drago a... oublié que je ne supportais pas cela, mais je pense qu'à l'avenir il s'en souviendra. Sans vouloir vous vexer, j'aurais pu trouver trouver pire que de vous faire courir à travers tout le château.
À la fin de sa tirade, elle observa rapidement Rogue avant de replonger dans ses papiers. Il resta silencieux un moment avant de reprendre la parole.
- Vous me faites penser à quelqu'un qui était à l'école avec moi.
Intriguée, Aurore releva la tête et posa son regard vert dans celui noir de Rogue.
- Vraiment ? Demanda-t-elle, incertaine de ce qu'elle devait dire.
Le maître des potions hôcha la tête.
- Elle ne supportait pas que l'on se moque des autres au sujet de ce qu'ils étaient. En quelque sorte, elle voyait le bien chez ceux où l'on ne voyait que le mal... Ceux que l'on rejetait...
Sa voix devint songeuse, et il ne semblait plus vraiment sur Terre, mais quelque part ailleurs dans ses pensées. Finalement, il détailla les papiers devant Aurore.
- Bon, ça sera tout pour cette fois. Ne vous avisez pas de recommencer.
La mâchoire de la jeune fille se décrocha. Et l'observa, incertaine de ce qu'elle devait faire. Elle n'avait jamais vu Rogue la laisser filer ainsi, surtout qu'il restait encore dix minutes.
- Filez, avant que je ne change d'avis. Je croyais que vous vouliez déjeuner à l'heure ?
Rapidement, elle sortit de la salle et remonta rapidement dans la Grande Salle, où il faisait déjà plus chaud. Elle trouva les Gryffondor, et fit un bilan de leur trouvaille. Rien. Ils avaient fait choux blanc.
- J'ai trouvé un indice. S'exclama la Serpentard, les yeux brillants.
- Comment as-tu fait ? Tu étais en retenue avec Rogue.
- C'est lui qui a craché le morceau sans faire exprès. Nicolas Flamel est ou était un alchimiste.
- C'est déjà ça, approuva Hermione. Vous continuerez à chercher pendant les vacances, n'est-ce pas ?
Aurore hôcha la tête. En effet Hermione était la seule entre eux quatre à rentrer chez elle pour les vacances. Harry n'avait aucune envie de rentrer à Privet Drive. Les parents de Ron allaient en Roumanie voir son frère Charlie, qui étudiait les dragons. Quant à Aurore, si Rogue restait à Poudlard, et bien c'était aussi son cas. Hermione était donc la seule à quitter l'école.
Lorsque les vacances commencèrent, Aurore se sentit bien seule. Toutes les filles de son dortoir étaient rentrées chez elle, même Céleste. Cela lui permettait de veiller plus tard, mais le fait de n'avoir personne pour discuter l'énervait un peu.
Ainsi, elle passa la plus grande partie de son temps à la bibliothèque ou dans la Grande Salle en compagnie d'Harry et Ron. Elle s'était résolue à ne pas demander à Dumbledore pour Nicolas Flamel : elle ne connaissait pas le mot de passe et de toute manière, personne ne le lui donnerait; alors n'ayant pas envie de passer des heures à attendre que la gargouille daigne s'ouvrir sur quelqu'un, elle abandonna cette idée. Finalement, ne trouvant pas d'informations elle-même sur Flamel après plus d'une semaine de recherches, Aurore se résolu à faire ce dont les autres ne voulaient surtout pas entendre parler : demander à la bibliothécaire.
En effet les autres membres du quatuor, étant persuadés que Rogue voulait voler la pierre, avait peur que Madame Pince ne dise un mot au sujet de leurs recherches au maître des potions.
Sauf que la Serpentard, persuadée au fond d'elle de l'innocence de son directeur de maison, fila droit sur la gardienne des lieux.
- Excusez-moi, je cherche des informations sur Nicolas Flamel.
- Nicolas Flamel... Ce n'est pas commun. Et puis-je savoir pourquoi ?
- J'ai entendu son nom quelque part et j'aimerais bien avoir de plus amples informations sur lui. De plus le professeur Rogue m'a dit que c'était un alchimiste, mais malgré tout, j'ai du mal à trouver quoique ce soit à son sujet...
Après un instant d'hésitation, la bibliothécaire partit chercher un immense ouvrage.
- Vous devriez trouver quelque chose là-dedans.
S'installant à une table, elle commença sa lecture. Quand son regard passa sur le nom de Flamel, un sourire se dessina sur ses lèvres. Elle avait enfin la réponse à sa question. Nicolas Flamel était le seul alchimiste à avoir pu créer la pierre philosophale.
Le regard d'Aurore dériva vers la fenêtre. Et si le contenu du papier craft était en réalité la pierre Philosophale, mise en sécurité à Poudlard ?
Le samedi suivant, Aurore se rendit à huit heures devant le saule cogneur. Quelques minutes plus tard Rogue arriva vérifiant, comme d'habitude, s'il n'était pas suivi et si personne ne pouvait être un témoin oculaire de ce qui allait se passer.
Finalement, il hôcha la tête et Aurore murmura, après avoir sorti sa baguette en bois de cerisier : Accio grand bâton de bois.
Un long bâton vola tranquillement jusqu'à la jeune fille, qui lança un regard indécis à son tuteur.
- À vous l'honneur. Murmura-t-il.
Aurore se servit donc du bâton pour appuyer sur une racine noueuse de l'arbre, provoquant l'immobilité du saule. Avec un rictus, Rogue fit une courbette exagérée.
- Honneur aux demoiselles.
Ce qui lui valut un regard noir de la part de sa protégée. Elle détestait quand il faisait ça. Alors autant jouer le jeu.
- Merci, vous êtes bien bon.
À présent les deux se foudroyaient du regard, et Aurore se glissa dans le passage sous l'arbre. Sans attendre Rogue, elle se mit en route le long du tunnel qui menait à la, soit disant, maison la plus hantée de Grande Bretagne. Alors qu'elle rentrait dans la Cabane Hurlante, la Serpentard entendit un bruissement de feuilles et de branches, ce qui indiquait que le saule était de nouveau réveillé.
Rapidement, elle monta les marches grinçantes qui menaient à l'étage. Bientôt Rogue l'y rejoignit. Il ferma la porte miteuse à clef, puis grâce à un autre sort, protégea la pièce d'une possible destruction face à ce qui allait suivre.
- Bien. Avez-vous une idée des sorts de vous allez lancer ? Demanda-t-il une fois la pièce sécurisée.
- Des sorts de destructions, marmonna-t-elle.
Rogue posa sur elle un regard inquiet.
- Bon très bien, puisque c'est ce que vous voulez... Allez-y.
À peine avait-il terminé sa phrase qu'un immense jet noir jaillit de la baguette en bois de cerisier et fonça sur le mobilier de la salle. Le choc avec la protection de son tuteur fut si puissant qu'une puissante onde balaya la pièce.
- Vous êtes particulièrement en colère ce soir... fit remarquer l'adulte. Y a-t-il un quelconque problème dont vous souhaitez me parler ?
La respiration de l'élève était saccadée. Elle ne daigna pas lui jeter un regard et brandit à nouveau sa baguette. Dans un grognement, elle abaissa à nouveau sa baguette, enchaînant les sorts. Ils gognèrent successivement la barrière magique. Un dernier jet percuta la barrière : il était si puissant que la barrière magique de Rogue céda et qu'il y eut un trou dans le mur de la Cabane, déjà bien amochée.
- Sunshine... Gronda Rogue en s'approchant d'elle.
- Ne m'approchez pas ! Hurla-t-elle.
À travers le trou, elle lança d'autres sorts qui allèrent se perdre dans la nature. Malgré son avertissement, Rogue fit quelques pas en avant vers elle. Alors, Aurore se retourna vivement vers lui, les yeux brillants d'une lueur indéchiffrable.
- Ne m'approchez pas ! L'averti-t-elle à nouveau.
Il y eut un silence. Rogue avait plissé les yeux.
- Je ne veux pas vous faire du mal par inadvertance, murmura-t-elle.
- Franchement Sunshine, je pense que si nous commençons un duel de magie, je serais largement capable de vous vaincre, railla le maître des potions.
D'un geste de sa baguette, la Serpentard désigna le trou dans le mur, sans pour autant quitter des yeux son tuteur.
- J'ai envie de vous répondre que si vous vous protégez aussi bien que vous protégez ce mur, alors le professeur Dumbledore devra trouver un nouveau maître des potions et directeur de Serpentard. Maintenant, je vous le répète, ne m'approchez pas, je ne veux pas vous faire du mal.
Rogue voyait bien que les yeux de l'élève étaient humides, comme si elle s'apprêtait à pleurer. En fait, c'était sûrement le cas. Au même moment, Aurore lançait un nouveau sort qui élargit encore le trou. Elle avait l'air de vouloir détruire cet endroit. À chaque jet, elle semblait évacuer un de ses problèmes.
Finalement, Aurore ne fit plus attention à Rogue. La seule chose qui comptait était de lâcher sa colère. Un coup, elle pensa au fait que malgré tout, des professeurs continuaient de la surveiller et que du coup, certains occupants du château la regardaient encore de travers. Un sort, et elle tenta d'évacuer de sa mémoire Halloween et les trolls. Un autre, elle pensa à la blessure de Rogue à la jambe, et à toute l'histoire avec le chien. Celui d'après fut pour le match de Quidditch, et le fait que tous les autres membres du groupe étaient sûrs que Rogue était celui qui avait tenté de tuer Harry. Un encore plus puissant fut pour essayer d'oublier la cicatrice permanente présente dans son dos, dûe au fait que quelqu'un se servait d'elle comme réservoir à énergie. Le plus puissant fut sans doute pour tous ses doutes et peurs réunies.
Alors qu'elle levait sa baguette pour en lancer un autre, une main attrapa son coude et le baissa doucement, abaissant du même coup la baguette.
- Vous vous êtes suffisamment défoulée, vous ne croyez pas ? Murmura doucement Rogue.
Lentement, il avait fait le tour derrière la jeune fille pour arriver sans risque à sa hauteur. Le professeur leva sa propre baguette et murmura quelque chose, et le trou dans le mur disparut.
Sous le coup de l'adrénaline disparue, la jeune fille tremblait légèrement.
- Vous aviez vraiment envie de tout détruire ce soir... Fit remarquer l'adulte. Faîtes attention, à ne pas laisser vos sentiments transparaître à ce point, ou comme ce soir, ils prendront le contrôle.
Lentement elle hôcha la tête.
- Bien, puisque nous sommes d'accord sur ce point et que vous vous êtes calmée, je réitère ma question : y a-t-il quelque chose dont vous souhaitez me parler ?
La Serpentard réfléchit à toute vitesse. Elle ne pouvait pas lui dire qu'Harry et les autres pensaient qu'il essayait de voler la pierre philosophale, à condition que cela soit bien celle-là qui était cachée sous le chien. Elle ne pouvait pas non-plus lui dire qu'elle connaissait l'existence de cette même pierre, cela serait se plonger dans des ennuis sans fin. Or, elle voulait justement s'en débarrasser. Elle répondit donc la seule chose qu'elle pouvait dire :
- Non professeur, il n'y a rien.
Rogue soupira, mais ne protesta pas contre le fait qu'elle garde ses problèmes pour elle.
- Bien, dans ce cas, rentrons.
- Juste un dernier...
Les yeux noirs de Rogue lui jetaient un regard inquisiteur. Finalement, il acquiesça mais la prévient.
- N'y prenez pas goût. Le sentiment de soulagement ou de puissance qu'ils procurent...
- N'est qu'une façade, coupa-t-elle. Je sais.
Le maître des potions recula de quelques pas, et elle leva à nouveau sa baguette. Seulement, cette fois, le sort surpuissant fragilisa la structure, ce que Rogue remarqua bien vite. Il leva sa baguette en s'écriant :
- Protego !
Cela lui laissa quelques secondes pour écarter sa protégée du chemin de l'éboulement. La poussant le plus vite possible, ils tombèrent tous les deux à la renverse sur le côté tandis qu'une partie du toit s'effondrait là où ils se tenaient, quelques secondes au paravent.
Se relevant doucement, Rogue évalua les dégâts. Ils l'avaient échappé belle. Un remord s'empara de lui : il aurait dû remettre la protection, même si cela aurait eu pour conséquence une violente onde de choc. Il époussetta ses robes en se demandant si, à l'extérieur, quelqu'un avait remarqué l'affaissement de la Cabane.
Toujours à terre, Aurore contemplait avec horreur le désastre devant elle. Rogue lui tendit la main et l'aida à se remettre sur ses pieds.
- C'-C'est moi qui ai fait ça ?
- Vous n'êtes pas seule, j'aurais dû remettre un sort de protection...
Le professeur sortit sa baguette et s'apprêta à lancer un sort quand son élève l'interrompit.
- Laissez professeur, je vais réparer les dégâts que j'ai causés.
Et sous l'effet d'un sortilège à peine audible, le plafond retourna se mettre en place, et tous les objets détruits ou abîmés furent de nouveau dans le même état qu'avant leur arrivée.
- Bien, rentrons et cette fois, pour de bon.
Juste avant de quitter la Cabane Rogue se pencha au-dessus d'Aurore.
- N'oubliez pas que vous devez contrôler vos émotions ! Sinon vous voyez ce qu'il vous arrive ! Que cela ne se reproduise plus. Ceux qui portent fièrement leur cœur en bandoulière...
- Ne sont que des faibles, coupa Aurore. Je sais vous me l'avez déjà dit.
Le professeur et l'élève reprirent leur chemin jusqu'au château dans un silence pesant. Aucun n'osait regarder l'autre. Finalement, Rogue pila ce qui provoqua également l'arrêt de son élève.
- Je dis cela pour vous, vous savez. Plus vous laisserez paraître vos émotions, plus vous serez une cible facile, aussi bien pour la magie noire que pour celui qui tente de se servir de vous.
Son élève le dévisagea longuement. Elle savait que ses émotions étaient son point faible mais, comme tous les points faibles, il n'était pas facile de le combler.
- Je sais professeur. Merci.
Et ils rentrèrent rapidement à Poudlard, tous deux légèrement fatigués par l'accident du matin.
Heureusement, ils n'avaient ce genre de réunion qu'une seule fois par mois, même s'il fallait l'avouer, celle-ci avait été de loin la plus animée.
Le lendemain, alors que la Serpentard pénétrait dans la Grande Salle, elle surprit une étrange conversation à la table des Gryffondor.
- Tu penses que si on amenait Malefoy au couloir interdit du troisième étage on pourrait le faire renvoyer ? Demanda Ron.
- S'il n'a pas été dévoré par le chien entre temps, Répondit Harry, les yeux brillants.
Aurore ricana : ils faisaient des plans pour faire renvoyer Drago. Elle toussota légèrement pour un
leur faire remarquer sa présence. Pris en pleine conspiration, ils se retournèrent d'un bond.
- Sans vouloir vous vexer, dit-elle de sa voix la plus suave, vous n'arriverez pas à le faire renvoyer de sitôt : son père travaille au conseil d'administration et quoi qu'il arrive, Rogue le protégera.
Ron parut perplexe.
- Oui mais le couloir interdit quoi ! Qu'est-ce que Rogue pourrait trouver à répondre à ça ?
- Répondre à quoi Monsieur Weasley ?
Même Aurore avait sursauté. Mais pourquoi est-ce que Rogue jaillissait de l'ombre à chaque fois qu'on le mentionnait ? À toute vitesse, Aurore chercha quelque chose à sortir comme excuse.
- Répondre quelque chose au fait que je suis presque une aussi bonne potionniste que vous, répondit-elle avec un air narquois.
Rogue jeta un regard noir au groupe et fronça les sourcils.
- Depuis quand vous intéressez-vous au potions Weasley ?
Cette fois-ci, personne ne pourrait répondre à sa place. Visiblement, Ron avait un cerveau capable de réfléchir à vitesse grand V, car il prit un air dégoûté et murmura.
- Depuis que vous m'avez mit un T et que ma mère m'a envoyé une beuglante.
Rogue parut satisfait de la réponse, mais il resta tout de même là à les toiser quelques minutes. Finalement, il se dirigea vers la table des professeurs. Alors qu'ils se croyaient tirés hors d'affaire, le maître des potions se retourna.
- Oh et, Sunshine, pour penser que vous pouvez m'égaler en potions, vous me rendrez demain un devoir sur la meilleure façon de préparer la Goutte du Mort Vivant, le Philtre de Paix, les potions pour passer les flammes bleues et noires. Bien-sûr il comptera dans votre moyenne. Sans oublier le fait que j'enlève cinq points à Gryffondor, Weasley et Potter, pour avoir osé tenir une telle discussion.
Si la salle n'avait pas été remplie de tous ceux qui étaient restés au château, Rogue aurait rigolé de bon cœur face à la décomposition supra-rapide du visage de son élève. Quand aux Gryffondor, une injustice flagrante s'affichait désormais sur leur visage. Tranquillement, il contourna la table des professeurs pour aller s'asseoir, et enleva du sablier les points de Gryffondor.
- MAIS VOUS N'AVEZ PAS LE DROIT ! Hurlèrent-ils. CE SONT LES VACANCES !
Pour répondre à leurs protestations, le directeur de Serpentard se retourna vers eux avec un rictus et tapota les sabliers. La menace était explicite.
Profondément choquée d'avoir écopé d'une punition en pleine vacances, Aurore attrapa la première chaise qu'elle trouva et se laissa tomber dessus, se moquant bien d'être à la table des Gryffondor.
- Il est sérieux ? Je vais devoir passer le reste de ma journée à faire ce fichu devoir... Que ça me serve de leçon, c'est la dernière fois avant un bout de temps que je vous sors de ce genre de problème.
- Oui enfin, de un tu dis ça à chaque fois et de deux je ne serais pas surpris que tu sois vraiment aussi bonne que lui en potion, dit Ron sans baisser le volume de sa voix.
- Chuut ! Tu veux qu'il t'entende ? De un, ce n'est pas vrai, j'ai quelques problèmes avec les potions de septième année et rarement avec celles de fin de sixième. De deux, si jamais il t'entend, je vais être en retenue jusqu'à la fin de mes jours ! Et je suis mieux dans ma salle commune que dans les cachots à attendre de me transformer en glaçon !
Harry, lui, semblait toujours traumatisé d'avoir perdu des points en vacances.
- Il n'a pas le droit d'enlever des points pendant les vacances !
Visiblement, McGonagall pensait la même chose et avait commencé une discussion très animée avec Rogue. Malheureusement pour les lions, il semblait que c'était le serpent qui gagnait. Finalement la directrice de Gryffondor jeta un regard outré à Dumbledore et s'en alla, alors que Rogue affichait une mine satisfaite.
- Qu'est-ce qu'il lui a dit à votre avis ?
- Aucune idée, mais à mon avis, elle n'a pas récupéré nos points. Marmonna Harry.
La veille de Noël, Aurore alla se coucher un peu déprimée de n'avoir personne avec qui partager cette fête. Le lendemain, il y aurait un réveillon qu'elle espérait passer avec Ron et Harry.
Cependant, le lendemain, elle ne s'attendait pas vraiment à apercevoir un petit tas de paquets au pied de son lit. Ce qui la fit rigoler, fut la copie posée au-dessus du tas. Elle s'en saisit et lut :
Optimal.
Une note était écrite dans la marge.
Suis-je réellement obligé de la compter dans votre moyenne ?
Drôle de cadeau de Noël, songea-t-elle. Malgré tout, cela l'amusait vraiment : qui d'autre que Rogue poserait la copie-punition sur le tas en tant que cadeau ? Le plus drôle était qu'elle n'aurait jamais imaginé que cela puisse arrivé un jour. Elle la posa sur le côté, songeant que Rogue avait dû enrager en voyant que tout ce qu'il avait demandé était présent.
Il y eut ensuite un paquet de la part de Drago. En l'ouvrant, elle découvrit un ouvrage sur les animagus. Aurore fut ravie de voir qu'il était disposé à l'aider. Un sourire se dessina sur ses lèvres : c'était parfait.
Un second paquet venait de Céleste. À l'intérieur se trouvait une broche magnifique de couleur verte. La forme générale de l'accessoire faisait penser à une branche d'arbre d'où perlait des feuilles. Cela allait parfaitement avec les couleurs de Serpentard, il ne restait plus qu'à faire pousser ses cheveux un peu plus.
Un autre cadeau venait de la part de Hagrid : il s'agissait d'une flûte en bois, qu'il avait dû tailler lui-même.
L
e dernier paquet contenait une grosse boîte de Chocogrenouilles qu'Hermione lui avait envoyée.
Tous ses cadeaux déballés, elle prit la broche et tenta tout de même de faire un chignon avec ses cheveux mi-longs. Au bout d'un long moment à se faire mal aux cheveux, et avec un peu d'aide magique, la coiffure tient en place. Aurore rangea la flûte ainsi que le livre sur les animagus, puis posa sa copie sur sa table de chevet.
Alors qu'elle allait partir, une chouette grise arriva de nulle part et se posa devant elle. L'animal semblait réellement fatigué et avait dû voler sur une longue distance. Un petit paquet était accroché à sa patte.
- Espia ?
L'oiseau lui offrit un petit bruit satisfait. Finalement, le fait qu'Aurore soit seule était un avantage : vu la tête qu'elle faisait, toutes les Serpentard se seraient moquées d'elle. Elle attrapa le message allant avec le paquet et le lut. Tout le texte était écrit en français.
Salut Aurore !
Comment vas-tu ?
Chez nous, à BeauxBâtons, on sent vraiment un grand vide depuis ton départ !
Même les profs parlent encore de toi ! Surtout le professeur Amnésia ! Elle te cite souvent en cours. "Si Aurore Sunshine avait été là, elle aurait pu répondre, elle ! Je vous conseillerai de réviser si vous voulez lui arriver à la cheville !". Je te laisse imaginer ce que cela donne avec sa petite voix haut perché. Un moment fou rire entre les cours d'Arithmancie et de divination !Tu ne me croira peut-être pas, mais Madame Maxime parle souvent de toi aussi ! Je crois qu'elle aimerait bien t'avoir à nouveau dans l'équipe d'équitation...
J'espère qu'Espia est arrivée à temps pour Noël...
Voilà ci joint notre, modeste, cadeau de la part de tous ceux qui t'ont connue. Nous espérons tous de tout cœur qu'il te plaira.
Donnes nous de tes nouvelles, que je puisse les donner à Gabrielle qui te réclame. (tu lui avais vraiment fait bonne impression !)
J'espère que tout va bien pour toi à Poudlard.
Fleur.
Ps: tu devrais essayer d'atteindre l'étoile de Flamel...
Aurore était aux anges. Fleur Delacour et les autres ne l'avaient pas oubliée ! Elle eut un petit rire en lisant qu'Amnésia parlait encore d'elle, et rigola de plus belle quand elle se souvint la tête de Rogue quand il avait vu le livre que la professeur française lui avait offert. Les autres élèves de Poudlard avaient dû penser que c'était à cause de l'édition rarissime qu'elle lui avait tendu, mais quelque part, la jeune fille était sûre que c'était parce qu'elle avait eu un autre professeur de potions que lui et qu'il avait eu peur qu'elle ne l'ait relégué au second plan. Sauf que l'on n'oublie pas les cours de potions de Severus Rogue. Elle se trompait sûrement, mais tant que cette version ne serait pas démentie, elle serait celle que la jeune fille aurait en tête.
Ouvrant le paquet, elle tomba sur une sorte d'insigne portant les "armoiries" de BeauxBâtons : deux baguettes se croisant et projetant trois étoiles dorées. Les dernières lignes de la lettre lui revinrent en mémoire : "Tu devrais essayer d'atteindre l'étoile de Flamel."
Sur l'objet, elle chercha à se souvenir si l'étoile de Flamel était celle au milieu à droite ou celle au milieu à gauche. Finalement elle appuya sur celle de droite et il y eut un clic sonore.
Aurore sourit en se rappelant que les élèves avaient l'habitude de nommer l'étoile au milieu à droite "Étoile de Flamel" en hommage à Nicolas Flamel célèbre élève de l'école française.
Une étrange question se posa dans sa tête alors que l'objet magique s'ouvrait en deux. Pourquoi ne c'était-elle pas rappellée de qui était Flamel si elle avait été à BeauxBâtons ? Pourquoi tout lui revenait maintenant qu'elle avait ouvert la lettre de Fleur ?
À l'intérieur de l'objet enchanté se trouvaient des photos prises au moment où elle était avec eux. Tous ses amis étaient présents et avaient sûrement aidé à rassembler les images.
Des moments heureux défilaient au fil des images, mais une donna un horrible mal de tête.
Sur cette image elle serrait la main, solennelle, d'un homme qui semblait plus qu'agé. Il semblait plus vieux que Dumbledore lui-même.
D'un coup un éclair frappa son esprit et elle s'écroula de douleur sur son lit.
Un lieu.
Une scène.
Une fille de dix ans.
Un homme de plus de six cents.
Une poignée de main échangée.
Et tout ne peut être oublié.
C'était le souvenir le plus court qu'elle ait jamais eu. Sans doute parce qu'il était incomplet. Pourtant il n'y avait aucun doute : elle avait rencontré Flamel, lui avait parlé et lui avait posé des questions. La scène était clair, or elle savait où trouver les informations manquantes.
Elle écrirait à Fleur plus tard pour souhaiter joyeux anniversaire à Gabrielle. La Serpentard avait un problème plus urgent à régler.
Elle accrocha l'insigne sur son uniforme, à côté de celui de Poudlard, et se mit à courir en direction du bureau de son directeur de maison. Elle était si pressée qu'elle ouvrit la porte à volée, ce qui ne plut pas du tout à son tuteur.
- Sunshine... Ma porte. Grogna-t-il.
- Désolée professeur, je n'ai vraiment pas fait exprès...
- C'est bon. Coupa-t-il sèchement. Épargnez moi votre flot d'excuses et donnez-moi la raison de votre visite.
- J'aimerais avoir le mot de passe du bureau du professeur Dumbledore.
Rogue l'examina rapidement, ahuri. Il ne remarqua pas l'insigne de BeauxBâtons, au grand soulagement de sa propriétaire.
- Puis-je savoir pourquoi ?
- C'est... plus que personnel professeur...
- C'est cela oui, railla-t-il. Qu'est-ce qui est assez personnel pour que vous n'en parliez pas à votre tuteur, mais pas assez pour que vous alliez en discuter avec le Directeur de l'école ?
- C'est une affaire entre le directeur et ma personne... Bafouilla-t-elle mal à l'aise.
- Et je n'ai pas le droit d'être au courant ? Cela ne vous dérange pas de me demander le mot de passe sans me dire pour quelle raison ?
- C'est que... C'est vraiment une affaire entre ma personne et le professeur Dumbledore... Et vous savez très bien que sans le mot de passe la gargouille ne me laissera pas passer...
Visiblement cela ne suffisait pas à Rogue.
- Je veux la vérité, Sunshine. La vérité.
- Tout ce que je peux vous dire, c'est que c'est au sujet d'un de mes souvenirs.
Le maître des potions sembla réfléchir avant de soupirer.
- Malice-réglisse.
- Merci beaucoup professeur.
- Filez ! Je croyais que c'était une affaire urgente ?
Rapidement elle sortit du bureau et courut à son dortoir récupérer le livre sur les animagus, pour une autre discussion avec le directeur.
À toute vitesse, elle se dirigea vers la gargouille et hurla le nom de la sucrerie. Montant les escaliers le plus vite possible, elle arriva devant le bureau et toqua poliment.
- Oui ? Entrez.
Ah, il était seul. Tant mieux pour elle. La Serpentard ouvrit la porte à la volée et hurla.
- JE VEUX QUE VOUS ME RENDIEZ MON SOUVENIR AVEC FLAMEL ! IMMÉDIATEMENT !
Intérieurement, Aurore songea que si Rogue avait su qu'elle allait entrer dans le bureau du Directeur en hurlant, il ne l'aurait pas laissée y aller seule et/ou ne lui aurait pas donné le mot de passe.
Visiblement, le directeur avait seulement été choqué par son entrée. Une fois ce dernier passé, il se leva lentement et s'approcha d'elle pour détailler l'insigne.
- Un beau cadeau de Noël ... Il vient de vos amis français ?
- Sans blague... Grinça-t-elle entre ses dents.
- Puis-je l'avoir quelques minutes ?
De mauvaise grâce, elle détacha l'insigne qui, jusqu'à présent, avait fièrement trôné au côté de l'emblème de Serpentard, et lui tendit. Il examina minutieusement l'objet, comme s'il cherchait à en découvrir les moindres secrets.
- Fascinant ! C'est de la belle magie ! Je comprends que Madame Maxime soit fière de ces étudients ! Puis-je l'ouvrir ?
- Non !
Rapidement, elle avait tendu la main pour le récupérer mais Dumbledore l'avait déjà retiré. Il fit quelques pas en arrière, continuant de détailler l'insigne, cherchant sans doute comment l'ouvrir.
- Rendez le moi. Dit-elle d'un ton qu'elle espérait ferme, mais qui semblait presque tremblant.
- Pourquoi ne pas vouloir me le montrer ? Après tout, je suis sûr que le fait que tu te sois souvenue de Nicolas est à l'intérieur.
- Tout simplement parce que cela ne vous concerne pas ! Je ne l'ai même pas montré à Rogue...
- Professeur Rogue, Aurore.
- Si vous voulez ! Aboya-t-elle. Professeur Rogue, voilà vous êtes content ? Je ne lui ai même pas montré alors que j'ai plus confiance en lui qu'en vous !
La mention de la confiance sembla blesser légèrement Dumbledore, mais quelque chose passa dans ses yeux quand elle mentionna celle qu'elle avait pour Rogue. Presque du ... soulagement.
- Il est regrettable que tu n'aies pas confiance en moi ...
- L'étoile de Flamel.
- Pardon ?
- Vous vouliez l'ouvrir non ? Si vous savez ce qu'est l'étoile de Flamel, alors ne vous gêner pas. Vous avez l'habitude de fouiller dans les affaires des autres, alors je suppose que je ne vous retiendrais pas...
Dumbledore appuya l'étoile et l'objet s'ouvrit sur l'image montrant la jeune fille portant les couleurs françaises et serrant la main de Flamel. Le Directeur resta pensif, et Aurore en profita pour récupérer rapidement son bien, qu'elle garda serré au cœur de son poing.
- Tout t'es revenu à ce moment là n'est-ce pas ?
- Et c'était très douloureux, alors je ne vous remercie pas.
- Je ne peux pas te rendre ce souvenir.
Le directeur retourna s'asseoir, et regarda l'élève dans les yeux. Elle lui rendit son regard la tête haute.
- Je sais ce que vous essayer de faire mais cela ne fonctionnera pas. Je ne sais pas très bien faire de l'Occlumancie, mais je le fais instinctivement sur certaines personnes. Dont vous, de toute évidence. (Obviously)
- Existe-t-il quelqu'un qui peut passer tes barrières ?
La question prit au dépourvu la Serpentard. Devait-elle répondre ? Après tout elle n'avait aucune envie de donner cette information à quelqu'un. Alors elle décida de sortir son livre et de le poser sur la table.
- Il y a une condition sine qua non à cette réponse. Je n'aime pas dévoiler mes faiblesses, alors si vous voulez cette information, vous devrez m'aider avec ceci.
- L'échange ne me paraît pas très équitable.
- Au contraire, et encore il me paraît inéquilibré... De mon côté. Voyez cela comme une compensation nécessaire pour le fait d'avoir mes souvenirs.
- Qui te dis que j'ai tant besoin de cette information ?
- Oh, mais personne ne me l'a dit, répondit-elle d'une voix doucereuse, mais si vous pensez que j'ai besoin de vous pour faire ça, vous vous mettez le doigt dans l'oeil. Ma seule crainte est de devoir recommencer une étape, mais sinon je peux tout faire toute seule...
À ce moment, Aurore se demanda si elle ne passait pas un peu trop de temps avec Rogue. Elle commençait, même sans le vouloir, à copier ses façons de faire. D'ailleurs elle trouvait l'imitation de sa voix doucereuse très bien réussie.
- Alors pourquoi me demander de l'aide ?
- Parce que vous étiez professeur de métamorphose.
- Pourquoi ne pas demander aux Professeur Rogue ou McGonagall ?
- Allons allons, ricana-t-elle, vous savez très bien qu'aucun des deux n'aurait accepté. Je pense même que, s'il avait su, le professeur Rogue m'aurait enfermée dans un endroit où je n'aurais pas pu le faire.
- Donc je me mets en position incomfortable en t'aidant. Pourquoi s'obstiner alors que tout joue en ta défaveur ?
- Oh, mais je voulais juste vous prévenir. Après tout, j'ai prévu de le faire. Si vous n'acceptez pas de m'aider et bien... Vous aurez mon échec, et donc sûrement ma mort, sur la conscience. Ajouta-t-elle dans un rictus. Bonne journée Monsieur le Directeur.
Récupérant ses affaires, elle tourna les talons. Alors qu'elle allait quitter le bureau, l'idée de rajouter un problème sur sa conscience ne dut pas enchanter Dumbledore.
- C'est bon, j'accepte. Viens me voir la semaine prochaine. Seulement, Avant que tu ne partes, je veux l'information.
La Serpentard se retourna vers lui avec un sourire radieux. Elle avait réussi.
- La seule personne qui puisse franchir mes barrières est le professeur Rogue. Je pourrais toujours lui dissimuler une ou deux informations mais il arrive toujours à voir l'essentiel. Sinon, Harry le pourrait sûrement s'il savait faire de la Legilimensie, étrangement j'ai l'impression que nous sommes liés...
Après quelques secondes de silence, élèves ajouta :
- Je savais que vous entendriez raison, professeur Dumbledore. Après tout, il serait stupide qu'une élève perde la vie dans ce genre d'accident.
Rapidement, elle retourna poser ses affaires au dortoir et se dirigea vers la Grande Salle. Ah, qu'est-ce qu'elle aimait obtenir ce qu'elle voulait.
Dans son bureau, le directeur pesait contre le fait qu'elle soit une Serpentard. Manipulatrice d'un tel niveau, à seulement onze ans... Peut-être que quelqu'un lui donnait des cours... Mais elle avait très bien compris, quelque part, qu'il avait besoin d'elle, raison pour laquelle Dumbledore à été obligé de céder. Bien-sûr, elle ne savait pas pour quoi. Si jamais elle venait à mourir en tentant de devenir un animagus... Une partie de ses plans tomberaient à l'eau... Qu'est-ce qu'elle pouvait être énervante... Le pire était sans doute qu'elle commençait à agir comme son maître des potions...
Lorsqu'elle entra dans la Grande Salle, la Serpentard était radieuse. Elle ne faisait pas d'efforts pour cacher l'insigne de BeauxBâtons qui trônait fièrement sur sa poitrine à côté de l'emblème de Serpentard. Deux petits paquets dans la main, elle se dirigea rapidement vers la table de Gryffondor et posa les paquets devant Harry et Ron.
- Joyeux Noël ! S'écria-t-elle joyeusement.
À Harry, elle avait offert une revue sur les balais et le Quidditch, à Ron également avec une différence qui était que le second parlait des meilleures équipes du monde avec interview des joueurs à l'appui.
Les deux Gryffondor se retournèrent surpris. La première chose que Ron remarqua fut l'insigne français.
- D'où tu sors ça toi ?
- Cadeau de Noël de la part de mes amis français, rayonna-t-elle. Au passage, je sais qui est Flamel.
- Oui et bien, on veut rien savoir d'une traîtresse qui a des amis chez les ennemis.
- RON ! S'écria Harry.
Mais le mal était fait. Sous le choc, elle fit un demi-pas en arrière et partit le plus vite vers la table des Serpentard où elle s'assit, d'une humeur massacrante.
Rogue, qui arrivait à ce moment là, remarqua pour la première fois l'insigne de BeauxBâtons, et décida de la taquiner un peu... son propre cadeau de Noël en quelque sorte.
- Qu'est-ce que vous avez là, Sunshine ? Vous êtes passée à l'ennemi ?
Agacée, elle se retourna vers lui et lui offrit son plus beau sourire.
- Joyeux Noël, professeur Rogue.
- C'est cela, Sunshine, Joyeux Noël, répondit-il agacé. Maintenant ma réponse s'il-vous-plaît.
Elle enleva son insigne, et lui montra.
- Savez-vous ce qu'est l'étoile de Flamel ?
- L'étoile de quoi ? Répéta Rogue, désarçonné.
- Vous ne savez pas ce qu'est l'étoile de Flamel ? Tsss. Quelle dommage. Bon réveillon professeur.
Et elle se retourna vers les élèves de Serpentard encore présents à Noël, après avoir remit son insigne.
Pendant plusieurs minutes, Rogue fut tenté de lui mettre une retenue et d'enlever des points à Serpentard pour la première fois depuis le début de l'année, mais comme elle l'avait si justement dit, c'était le réveillon et même lui, la terreur des cachots, ne s'abaisserait pas à ça.
- Faites attention, Sunshine. Je le tolère car, comme vous l'avez dit, nous sommes le lendemain de Noël même si cette fête n'a aucun sens pour moi. Je ne serai pas aussi magnanime la prochaine fois. Murmura le professeur à son oreille, d'une voix dangereuse.
Elle ne se retourna pas vers lui et continua de papoter, mais il savait que son élève l'avait entendu. Dans un bruissement de cape, Rogue alla s'asseoir à sa place.
- Alors, Severus, vos élèves vous ignorent ?
- Joyeux Noël, Minerva. Siffla-t-il. Au moins, moi je vais les voir, et je fais attention à eux. Je ne les ignore pas dès la sortie des cours.
Les deux, offusqués ne se parlèrent plus du repas.
Hey, Aurore ! C'est le meilleur réveillon que j'ai jamais passé ! Tu as vu toutes ces dindes rôties, saucisses grillées, sauces onctueuses, confitures d'airelles...
La jeune fille ne répondit pas. Elle discutait, tant bien que mal, avec Blaise Zabini un ami à Drago. Soudain, Dumbledore tapa dans ses mains et, partout sur les tables, apparurent des pochettes surprises, contenant des pétards qui explosaient en faisant jaillir des cadeaux. Visiblement, le directeur en avait prévu un pour chaque directeur de maison, beaucoup plus gros que ceux des élèves. Il les tendit à chacun de ses quatre conseillers. Rogue regardait le sien avec un dégoût infini et leva les yeux au plafond devant l'air insistant du Directeur. McGonagall avait l'air de vouloir cacher l'objet le plus loin possible et jetait des regards discrets autour d'elle. Chourave ne semblait pas franchement enchanté et Flitwick fit léviter un livre de plus pour pouvoir détailler correctement le pétard posé sur son assiette.
- À vous l'honneur Severus, entama joyeusement Dumbledore.
Rogue le regarda avec des yeux ronds, et prenant soin de garder son masque froid répondit en essayant de masquer son étonnement.
- Je vous demande pardon, Directeur ? (Beg your pardon Headmaster ?)
- Allez-y.
Rogue tourna son visage vers sa collègue de Gryffondor et lui offrit un rictus.
- Sans vouloir vous vexer, Directeur, cela serait extrêmement mal poli de ma part de ne pas laisser la priorité au Professeur McGonagall, après tout, honneur aux dames.
McGonagall lui rendit son rictus.
- Voyons Severus, nous ne voudrions pas vous faire perdre ce privilège, donc à vous l'honneur.
- Oh, oui Severus, je suis sûre que vous en mourrez d'envie, ajouta Chourave.
- Après tout, il faut bien que quelqu'un se dévoue. Conclut Flitwick.
- La solidarité entre collègues, vous connaissez ? Cracha-t-il à voix basse.
Il jeta un coup d'oeil circulaire autour de lui, et son regard noir se posa sur Quirrell à qui il offrit son plus beau rictus. D'un geste rapide, il lui mit le pétard entre les mains.
- Ah, Quirrell. Je suis sûr que cela ne vous dérangera pas de me rendre ce petit... Service. Je vous cède de bon cœur cet... Honneur.
- Q-Quoi ? M-mais, J-je -je...
- Mémé jeje, ricana le maître des potions. Allez-y.
- Hum, Severus, intervient Dumbledore, j'apprécierais que seul un Serpentard ouvre ce pétard. Or, notre ami le professeur Quirrell était un Serdaigle...
Heureusement que tous les élèves étaient plongés dans leur repas, car le masque froid de Rogue tomba et il regarda Dumbledore avec un air presque désespéré.
- Mais, professeur Dumbledore... Je suis le seul professeur de Serpentard ... Sinistra est en vacances...
- Donc cela veut dire que vous ne pouvez demander à personne de l'ouvrir pour vous. Répondit le Directeur. Ne nous faites pas attendre.
Contre toute attente, Rogue se leva. Les autres professeurs semblèrent croire, dans un premier temps, qu'il allait partir de la salle. Seulement, il s'arrêta juste derrière une Aurore à moitié endormie, la tête dans ses bras.
- Sunshine ! Aboya-t-il.
Le réveil fut forcé. Relevant la tête à la vitesse de la lumière, l'élève semblait perdue et ne comprenait pas ce qu'elle avait fait de mal. Elle jeta un regard perdu à Rogue.
- Hein ? Quoi ? Professeur Rogue ! Euh... Je n'ai pas fait exprès de m'endormir, je vous le promets, j'avais mal à la tête à cause des pétards et...
- Et vous allez m'écouter ! Grogna-t-il.
Il lui tendit le pétard et dit :
- Vu que seul un Serpentard peut tirer ce pétard, je vous laisse le faire.
La jeune fille tourna la tête vers la table des professeurs, puis posa son regard sur son directeur de maison.
- En fait, vous cherchez seulement quelqu'un pour faire le crash test. Laissez moi deviner : une idée du Directeur ?
Maudit soit son intelligence proche de celle des Serdaigle. Elle comprenait trop vite.
- Je vous propose quelque chose, professeur Rogue : nous tirons tous deux ce pétard, et nous en sommes débarrassés. Cela vous convient-il ? Proposa-t-elle d'une voix encore endormie.
- Bon, très bien. Céda-t-il.
Après tout, le directeur allait le forcer à tirer ce maudit explosif, et il n'avait aucune envie d'actionner le mécanisme, sachant très bien qu'une mauvaise surprise l'attendait.
- Trois... Deux. .. un...
L'élève tira la mèche et il y eut une énorme détonation. Ce qui sortit du pétard fit pousser un hurlement de peur et de surprise à Aurore : un immense serpent composé d'étincelles vertes avait jaillit et les regardait d'un air mauvais. Même Rogue avait eu un mouvement de recul.
Si une partie des élèves avaient ricané devant le hurlement aïgu de la Serpentard, personne n'avait envie d'ouvrir à son tour l'un des pétards. Par contre, personne n'eut le courage de se moquer du mouvement de recul du directeur de maison, le regard de ce dernier indiquant clairement que le premier à s'y risquer devrait avaler une fiole de poison. De force.
Alors que personne ne savait quoi faire du serpent géant glissant entre les tables, Rogue alla se planter devant McGonagall.
- À votre tour Minerva, montrez nous votre courage exceptionnel de Gryffondor.
Tout en lui jetant un regard mauvais, le professeur de métamorphose se leva et se dirigea vers la table des Gryffondor.
- Potter ! Weasley !
- Vous vous y mettez à trois ? Quel courage professeur McGonagall, railla Rogue.
D'un coup sec, les deux élèves tirèrent la mèche et un immense lion fait d'étincelles rouges jaillit dans la pièce en rugissant. Harry, Ron et McGonagall poussèrent un cri effrayé, et eurent un mouvement de recul.
- Admirons le courage des Gryffondor, murmura Rogue, si même leur directeur de maison pousse un hurlement, alors où va la maison du courage ?
- Vous n'étiez pas mieux, professeur Rogue, cracha McGonagall à la façon d'un chat. Vous croyez que nous n'avons pas vu votre petit pas en arrière ?
- Au moins, je n'ai pas hurlé, fit-il remarquer.
Après que Flitwick et Chourave aient fait explosé le pétard respectif, libérant ainsi un aigle et un blaireau, Aurore put remettre sa tête dans ses bras et penser à autre chose. Alors qu'elle avait enfin la paix, une voix nuisible s'introduisit dans son esprit, l'empêchant de se reposer et réactivant sa migraine.
Je voulais m'excuser pour ce que Ron t'a dit tout à l'heure ... Il est assez à cran pour une raison qui m'échappe. D'ailleurs il tient à s'excuser et me demande de te remercier pour la revue de Quidditch.
Excuses entendues, mais non acceptées. Vous croyez que c'est facile pour moi ? Je connaissais des personnes dans ce château avant la répartition mais depuis cette dernière, ils me traitent de sale Serpentard. J'en ai assez que Monsieur-le-rouquin vienne s'ajouter à la liste en m'insultant, quel que soit le sujet d'ailleurs, pour venir s'excuser après. Il y a un moment où ça ne passe plus Harry. Je veux bien continuer de te parler, mais je mets Ron sur liste noire pour un certain temps. Je suppose qu'il va s'en réjouir comme il l'a fait quand Hermione ne vous adressait plus la parole ?
En fait non, il s'excuse ...
Uniquement parce que j'ai des renseignements sur Flamel ! Je ne vous les donnerai pas avant le retour d'Hermione. Si vous êtes si pressés, continuez vos recherches à la bibliothèque !
Et sans attendre plus, Aurore se leva et partit de la salle. De toute façon elle n'avait plus faim, et avait besoin d'un endroit calme pour faire passer son mal de tête.
Ce soir là, Aurore ne put résister à l'idée d'une balade sous sa cape d'invisibilité. Ne sachant pas vraiment où aller, elle se lança dans les couloirs à l'aveugle, telle une somnambule, regardant défiler les salles de classes et armures au rythme de sa marche rapide.
Au détour d'un couloir, elle percuta quelque chose en plein milieu du passage. Elle tomba à la renverse sur le sol froid, sa cape sur le côté. En face d'elle, la Serpentard aperçu un Harry, lui aussi tombé. Il ouvrit la bouche pour pousser un "Aurore ?!" surpris mais en deux secondes la main de la jeune fille fut sur lui, l'empêchant deux pousser le moindre son.
- Tu es fou ? Tu veux rameuter Rusard et Miss Teigne ? Souffla-t-elle. Fais un signe de la tête pour que je sache quand je pourrai te lâcher sans risque.
Rapidement, Harry fit un signe de la tête pour montrer qu'il n'avait pas l'intention de ramener le concierge et sa chatte. Alors elle le relâcha et observa la cape posée sur le sol.
- Je suppose que tu l'as eu pour Noël, avec un mot qui te disait que c'était ton héritage, sans signature le tout ?
- Co-Comment as-tu su ?
- Arrêtes de bégayer, tu me fais penser à Quirrell.
Par la barbe de Merlin ! Pensa-t-elle. Je passe vraiment trop de temps avec Rogue.
- J'ai eu ma cape dans les même conditions que toi, il y a deux ou trois ans, je ne sais plus exactement. Termina-t-elle.
Elle l'aida à se relever, et ils ramassèrent leur cape respective.
- Où allais-tu ? Demanda la Serpentard.
- Je pensais aller à la bibliothèque... enfin, dans la Réserve. C'est Hermione qui m'a conseillé d'aller y faire un tour.
- Je t'accompagne. J'ai quelques livres sur (Elle faillit dire "magie noire" mais se rattrapa de justesse:) les potions à lire... juste, tenons nous la main pour pouvoir savoir où est l'autre.
Remettant les artefacts magiques, les deux amis prirent la main de l'autre et se dirigèrent vers la bibliothèque. Arrivés devant la corde qui séparait les deux zones de la bibliothèque, ils durent se lâcher pour pouvoir passer celle-ci sans la toucher et ainsi déclancher une possible alarme magique.
- Je vais chercher mes livres de potions.
- On se prévient avant de partir.
- Pas de problème Harry.
Elle partit vers les rayons de gauche, cherchant du regard le livre sur la magie noire dont elle avait besoin. La jeune fille entendait des murmures à l'autre bout de la zone, où devait se trouver le Gryffondor. À les entendre, on aurait pu croire que les ouvrages savaient que le garçon n'avait pas le droit d'être là. Ceux sur le passage d'Aurore étaient modérés : les livres savaient qu'elle avait l'autorisation de Rogue(ce qui avait mit en rogne Madame Pince) pour entrer, mais qu'elle ne devrait pas être là en pleine nuit.
Finalement, son regard se posa sur un livre à la reliure de cuir noire, dont le nom était inscrit en lettres d'or. Les grands axes de la magie noire. Parfait. Alors que la Serpentard enlevait sa cape pour se saisir du livre, elle entendit un cri suraigu. Un livre hurlait. Et cela signifiait que Rusard allait arriver dans les secondes à venir.
Remettant la cape le plus vite possible, elle courut à travers les rayons, cherchant du regard Harry, en espérant qu'il n'avait pas remit sa cape. Au détour d'un chemin, elle le croisa, et l'attrapa par le bras pour le faire sortir.
- Aaaaah ! Hurla-t-il. Au secooours !
Dans la panique, il semblait avoir oublié qu'Aurore possédait une cape d'invisibilité.
- Chut ! Tais-toi pauvre idiot, c'est moi. Mets ta cape.
Rapidement, Harry mit sa cape et elle le traîna par le poignet jusqu'à la sortie. Des bruits de pas, qu'Aurore reconnut comme étant ceux de Rusard, résonnaient dans le couloir. Malheureusement, il tombèrent face à face devant la porte de la bibliothèque. Tant bien que mal, les deux fugitifs se glissèrent entre le mur et le concierge, dont les yeux furieux les fixaient sans les voir.
Aurore pila près d'une armure, regardant autour d'elle pour chercher un détail familier : en effet, elle avait tellement été occupé à mettre la plus grande distance entre la bibliothèque et eux, qu'elle ne se rappelait plus dans quel couloir elle s'était engagée. Soudain, elle une situation similaire lui revint à l'esprit. Oh non... Cela ressemblait terriblement à... Non. Ce n'était pas possible. Elle chassa cette pensée de son esprit. Cela ne pouvait pas se reproduire exactement de la même façon que quand elle avait six ans...
Malheureusement l'obscurité, dont elle avait pourtant l'habitude, l'empêchait de reconnaître le couloir où elle se trouvait. Aurore espérait vraiment de tout cœur qu'elle n'était pas au même endroit qu'il y a cinq ans.
À ce moment, ils entendirent la voix se Rusard.
- Vous m'avez demandé de vous avertir directement si quelqu'un venait roder la nuit dans la bibliothèque, professeur. Et je suis sûre qu'il y avait au moins une personne dans la bibliothèque, ou plus précisément dans la Réserve.
Silencieusement, Aurore maudit Rusard et ses passages secrets : de toute évidence il avait trouvé un raccourci. Un sentiment de terreur s'empara d'elle quand la voix de Rogue répondit :
- La Réserve ? Ils n'ont pas dû aller bien loin... Nous allons les rattraper plus qu'aisément.
La Serpentard fut prise de soudaines convulsions, d'irrépressibles tremblements. Du fait que sa main était toujours fermée sur le poignet d'Harry, le Gryffondor les sentit. Sentant que la situation leur échappait, il la fit reculer lentement alors que les deux hommes avançaient dans leur direction. Ils ne pouvaient pas voir les élèves, mais le couloir étant étroit, ils allaient inévitablement les heurter.
Les tremblement secouant Aurore se faisaient de plus en plus puissants à chaque pas que Rogue leur prenait. Harry pouvait très bien comprendre pourquoi : le maître des potions n'allait sûrement pas épargner la jeune fille si jamais il les démasquait, ce qui n'était plus qu'une question de temps si aucun d'eux ne trouvait rapidement une solution. La Serpentard étant hors d'état de nuire, c'était au Gryffondor de trouver une solution.
Il avisa sur sa gauche une porte entrouverte. Retenant sa respiration, et empêchant la jeune fille de parler d'une main sur la bouche, il se glissa par l'entrebâillement avec son amie.
À son grand soulagement, ni Rogue, ni Rusard ne s'arrêtèrent et il put enfin enlever sa cape et celle de son amie.
Lentement, elle semblait reprendre le contrôle d'elle-même.
- Il-Il est parti ?
- Oui, c'est bon.
- Je n'imagine pas ce qu'il me serrait arrivé si jamais il nous avait découvert... Et tout ça c'est grâce à toi Harry... Comment puis-je te remercier ?
- C'est bon, nous sommes quitte. Tu m'as sorti de la bibliothèque rapidement, sans oublier les fois où tu nous aides avec Rogue.
Lentement ils jetèrent un coup d'oeil autour d'eux, et la Serpentard eut un tic nerveux.
- Oh non... C'est comme il y a cinq ans...
- Tu es déjà venue ici ?
- Oui sauf que je n'avais pas pû sortir vu que Rogue m'avait enfermé...
La salle de classe désaffectée n'était pas différente de celle de son souvenir. Lugubre et à moitié détruite. Au fond trônait toujours, fièrement, le miroir du Rised. Malgré elle, Aurore se dirigea vers lui. Depuis que Dumbledore lui avait rendu son souvenir, elle voulait revenir et revoir Lily, mais elle n'avait pas réussi à retrouver le chemin.
La silhouette de la femme lui réapparut immédiatement. Harry lui était plus hésitant, mais finalement il vient se placer à ses côtés. Il poussa alors un cri de surprise.
- Je-je vois ma famille ! Et... Tu es là, à côté de moi... Ma mère te tiens par les épaules... Comme moi d'ailleurs... Et elle nous sourit.
Soudain, sur sa vision, apparut Harry. Lily lui sourit et l'invita à les rejoindre. Elle ne savait pas vraiment ce que voyait le Gryffondor, mais c'était totalement différent. De temps à autre, le garçon regardait en arrière, Côme pour vérifier si la pièce était bien vide. Aurore, elle, avait l'habitude de rester à contempler le miroir, tentant d'atteindre l'inateignable.
Au bout d'heures qui leur parurent des minutes, ils se décidèrent à s'arracher à leur contemplation. Malgré eux, ils ne purent s'empêcher de murmurer : "Je reviendrai" avant de retourner dans leur dortoir respectif.
Les soirs suivants, Aurore retourna auprès du miroir, tout comme Harry. De temps à autres, ils restaient là, tous deux dans leur observation de l'artefact magique.
Un jour, Harry décida d'emmener Ron pour lui montrer le miroir du Rised. Seulement, alors que le rouquin avait prit possession du miroir, des bruits de pas se firent entendre et la porte s'ouvrit sur Aurore. Rapidement les deux Gryffondor s'étaient cachés sous la cape et dans un coin de la pièce. Pendant quelques instants, ils observèrent la Serpentard s'agenouiller devant le miroir du Rised.
Alors que, rassurés, les deux lions allaient sortir de leur cachette, des bruits de pas rapides résonnèrent. Aurore et Harry reconnurent la démarche de Rogue et se cacher entre convenablement sous leurs capes d'invisibilité.
Contrairement au soir de la bibliothèque, Rogue poussa la porte et entra. Il avait l'air presque hésitant, comme un élève à cheval sur le règlement qui se saurait dans un endroit interdit. Sa démarche était toujours boiteuse, même si la blessure était plus qu'ancienne. Son regard sombre se posa sur le miroir, et les élèves cachés l'entendirent marmonner :"Qu'est-ce que ...?"
Ils ne surent pas ce que le directeur de Serpentard vit, mais cela le surprit suffisamment pour qu'il tombe à genoux devant l'artefact. Il semblait... détruit.
Lentement, Aurore s'approcha, et se plaça derrière Rogue, observant le miroir. Lily était toujours là, mais pas Harry. Soudain, quelque chose d'étrange se produisit : le reflet de Rogue, agenouillé devant le miroir et la tête légèrement baissée, apparut. Lily s'approcha de lui et lui sourit. Visiblement, il y eut un changement dans la vision du professeur car il tourna la tête vers là où se trouvait la jeune fille.
Aurore eut presque l'impression d'avoir vu, fugitivement, une larme apparaître dans des yeux.
Lentement, il tendit une main hésitante vers là où était sa protégée, et quelques secondes plus tard sentit le contact de la cape avec ses doigts. Avec prudence, il tira dessus pour révéler son élève qui le regardait avec les larmes aux yeux, comme à chaque fois qu'elle regardait le miroir, mais aussi avec une pointe de compassion. Elle se doutait qu'il avait vu quelque chose qui l'avait choqué, ou fait de la peine.
Si Harry et Ron avait été assez proche, ils auraient pu voir l'expression triste de Rogue.
Avec difficulté, ce dernier se releva pour toiser son élève. Son masque froid était revenu et il murmura.
- Vous - ne - parlerez - à - personne - de - ce - que - vous - avez - vu. Compris ?
Aurore hôcha la tête, compréhensive. Ce n'était pas le genre de chose à aller crier sur les toits. Encore une fois, si les Gryffondor avaient été assez près, ils auraient vu les traits de Rogue se radoucirent.
- Bien. Allons-y.
Lentement ils quittèrent la pièce. Pour une raison assez obscure, le fait d'avoir vu le miroir les avait... rapprochés.
Quand à Ron et Harry, ils restèrent cachés un certain temps pour être sûr que les Serpentard soient bien partis.
Alors Ron se retourna vers Harry.
- Je crois qu'Hermione avait raison... Elle est avec Rogue... Elle est vraiment passée à l'ennemi.
Jamais un silence n'avait été aussi éloquent.
Si, au départ, elle s'attendait à ce que, dès qu'il la voit, Rogue lui donne un mois voir trimestre entier de retenue, son opinion avait rapidement changé. Quand il était tombé devant le miroir, elle avait été assez prêt pour voir qu'il était détruit. Finalement, elle s'était approchée. À présent elle en était sûre : leurs visions s'étaient synchronisées. C'était pour cette raison que Rogue avait pû voir Aurore sur le miroir et donc connaître son emplacement.
Marchant à travers les couloirs, les Serpentard gardaient une distance respectable l'un de l'autre et ne se regardaient pas. Pourtant, ils n'avaient jamais autant échangé, autant parlé.
Leur pas les menèrent devant la salle commune de Serpentard. À l'arrivée, ne sachant pas si elle devait rompre le silence, Aurore ouvrit la bouche pour lui dire au revoir. Finalement, elle la referma et se contenta de lui jeter un regard qui ne se contentait pas de transmettre deux mots. Elle s'enfonça finalement dans le passage mais fut interrompue dans sa progression.
- Sunshine. N'y retournons plus.
Aurore se retourna vers lui et approuva. Si jamais l'un d'eux y retournait, il risquerait de devenir fou à la longue. Puis elle partit le plus vite possible dans son dortoir.
Quelque part, elle avait l'impression d'avoir mieux comprit son professeur en quelques minutes qu'en plusieurs années.
Merci d'avoir lu !
Merci beaucoup.
Si vous pouviez me laisser une review, rien que pour savoir si je continue à poster ici ou non...
De toute manière je posterai le onzième dans quelques jours...
Mais une review est plus que bienvenue...
Que pensez-vous qu'il va se passer ?
Dîtes moi tout ;)
Aurore'
