Résumé : Il y eut un cri dans la nuit, au milieu d'une lueur rougeâtre, et soudain, ils disparurent. Leurs noms furent appelés des jours durant, mais peine perdue. Shikamaru et Sakura n'étaient plus de ce monde.
Disclaimer : Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas, cependant il est évident que le scénario et chacun des mots mis bout à bout pour la rédiger viennent de mes petites mains.
SIX :
« À force d'entrer dans les détails du passé,
On se rend le présent intolérable. »
— Maxime du Camp.
Trois jours avaient passés depuis la visite de Fugaku chez les Nara. Les deux jeunes adultes rescapés n'avaient pas passé ce temps à faire du sport ou à essayer de mêler les souvenirs de leurs deux vies comme ils avaient pu le faire jusque là, mais plutôt à tenter d'établir une ligne de conduite à suivre. L'objectif de Sakura était de tenir à distance tant le cadet que l'aîné des Uchiha ou même tout membre de cette famille, tandis que celui de Shikamaru était au contraire de se rapprocher d'eux. Elle désirait se maintenir à l'écart de toute souffrance quand il souhaitait trouver par le biais du chef de famille un soutien solide et une aide pour un éventuel retour chez eux. Ce dîner, pour lequel ils s'apprêtaient, était une source de conflit entre eux et une légère tension flottait dans l'atmosphère lorsqu'ils étaient en présence l'un de l'autre.
Pourtant, l'un comme l'autre, ils étaient parfaitement conscients de n'avoir pas le choix : Fugaku les avait invités avec gentillesse, mais son but n'avait rien de désintéressé. De toute évidence, le policier avait besoin de plus d'informations et de s'entretenir avec eux à l'abri des oreilles indiscrètes. Que leur soirée se passe partiellement en présence seule de l'homme était presque une certitude. C'était là la seule raison qu'avait la rose de ne pas sécher ce dîner, malgré toute l'envie qu'elle avait d'invoquer une maladie imaginaire.
Sakura songea à ce livre qu'elle avait trouvé la veille dans ma bibliothèque de Shikaku : Le malade imaginaire. Accordé à ses pensées, la jeune femme avait trouvé le titre attrayant et avait demandé à Yoshino si celle-ci l'autorisait à l'emprunter. Depuis, le bouquin trônait sur sa table de nuit, un morceau de papier déchiré coincé entre ses pages pour ne pas avoir à les corner.
— Tu es magnifique, Sakura.
La jeune femme détourna les yeux de la bibliothèque et croisa le regard de la mère de son meilleur ami. Sans répondre, elle se replaça devant le miroir et observa cette jeune femme au cheveux roses, l'air tendu, vêtue d'un pantalon serré noir, d'un haut vert d'eau, d'une veste sombre et d'une paire de talons qui s'y reflétait. Cette femme avait les yeux marqués de noir et les lèvres peintes en rouge, alors que son air renfermé se planquait derrière une couche de maquillage. Une grimace étira ses traits, et elle baissa le regard sur ses chaussures.
Ce n'était pas elle, tout ça. Elle, elle était une kunoichi, elle manipulait, tuait et menait des missions pour son village, quitte à y laisser sa peau. Elle était aussi une jeune femme surentraînée, ayant survécu à la vie de gang, au souffrances répétées et à la nuit sauvage qui s'animait quand les volets des maisons se fermaient et que les foyers s'endormaient. Elle appartenait à ce monde là. Les mondanités, cela ne lui ressemblait pas.
— Ça ne me ressemble pas, Yoshino-san. Cette tenue, ce maquillage… ce n'est pas moi.
La grande femme derrière elle eut un sourire triste, et tira de son chignon une barrette dorée, surmontée d'une perle de nacre. Elle tira une mèche rebelle, la roula sur elle-même et la ramena vers l'arrière pour la fixer sur le crâne de Sakura.
— Quoi que tu décides Sakura, profites de cette soirée, de ces vêtements auxquels tu n'as pas eu le droit, de ces convenances ennuyeuses mais normales. Ta vie ne l'a pas été, alors accordes-toi au moins ce soir. Ce ne sont que quelques heures dans une vie, et tu verras qu'un jour, tu pourras t'y raccrocher en cas de besoin.
La jeune adulte regarda les mains usées de Yoshino démêler sa chevelure, et tenta de trouver un sens à ses paroles. Profiter d'une soirée de normalité ? Rien dans toute cette histoire, rien dans sa présence dans les environs, rien dans le repas qu'elle allait partager avec des membres d'un clan supposé presque éteint n'était normal. Ce soir n'aurait rien de normal, quoi qu'en dise la brune.
Pourtant, Sakura se contenta d'acquiescer et s'inclina pour remercier son aînée de son aide. Elle ferma les yeux un instant et passa un petit sac vert sur son épaule. Au préalable, la rose avait déjà défait la doublure pour y cacher un couteau acheté en secret avec Shikamaru et qui, dans le contenant, côtoyait rouge à lèvres, téléphone portable, miroir à main, écouteurs et portefeuille. Le sac à main d'une jeune femme presque normale, pour une soirée presque normale après tout. La jeune femme prit une profonde inspiration et descendit les escaliers pour sortir de la maison, rejoignant de ce fait son ami qui attendait à l'extérieur, un bâtonnet de nicotine coincé entre l'index et le majeur.
À son tour, elle sortit une cigarette, l'alluma en tirant une bouffée dessus et leva les yeux sur lui. Là non plus, elle ne reconnaissait pas le Ninja stratège qu'elle avait pu côtoyer. Petites chaussures cirées, pantalon noir à pinces, chemise blanche ouverte sur trois boutons, un médaillon de naissance reposant sur son torse pâle, seule sa coiffure demeurait, comme immuable.
— Excuse-moi, on se connaît ?
Sakura lui adressa un regard ironique, rassurée cependant de voir qu'ils partageaient le même avis. Elle soupira, et frissonna en constatant que sa veste ne suffisait pas à la protéger efficacement du froid nocturne. La nuit était déjà tombée depuis près d'une heure lorsqu'ils se mirent en route, et les nuages qui avaient plané comme une ombre sur la ville n'avaient en rien permis de faire monter un peu la température ambiante. L'hiver semblait bien installé pour les habitants du quartier de Konoha qui n'avaient apparemment pas de propension à mettre le nez dehors quand la neige menaçait de tomber. Frigorifiée, la rose tenta vainement de se réchauffer en frottant son bras, et râla pendant plusieurs minutes sur leur manque d'habitude.
— Ne t'en fais pas, on arrive bientôt.
Shikamaru l'invita à presser le pas et quelques minutes plus tard, ils se trouvaient tous deux devant une grande maison éclairée, entourée par un jardin bien entretenu et à l'image de la richesse humble qui semblait se dégager du lieu. Après avoir prudemment inspiré, le ninja s'avança jusqu'au portail et appuya sur le bouton central de l'interphone. Une voix masculine qui glaça le sang de Sakura émana de l'appareil. Même à travers l'engin, elle était bien trop douloureuse à entendre. La jeune femme se ferma aussitôt et son visage sembla se figer dans un masque de cire.
Les deux jeunes hommes échangèrent quelques mots, et le portail s'ouvrit. La rose avait presque imaginé le grand portail grincer en tournant sur ses gonds, ajoutant à l'horreur de cette situation étouffante dans laquelle elle avait le sentiment d'être piégée, mais le tout était apparemment bien entretenu et bien huilé. Shikamaru s'avança dans l'allée et la jeune femme demeura là quelques secondes, avant de le suivre, poussée par le froid et les premiers flocons de neige de l'année.
Bien avant qu'ils ne parviennent jusqu'au perron, la lourde porte en bois massif s'ouvrit sur un intérieur luxueux et chaleureux d'où émanait une lumière chaude qui donnait, il fallait se l'avouer, fortement envie d'entrer. Le froid et la nuit étaient évidemment pour quelque chose dans ce sentiment, mais au moins Sakura n'hésita-t-elle pas avant de passer le pas. La silhouette découpée dans la lumière artificielle se trouvait être grande, élancée, et aux cheveux longs, différents de l'origine de la voix qui avait précédemment répondu à l'interphone. Pourtant, elle avait quelque chose de glaçant, elle aussi, malgré un air enjoué et avenant.
— Entrez, je vous en prie ! Enchantée, je suis Mikoto Uchiha.
— De même, Shikamaru Nara, merci de nous accueillir.
Le brun se tourna vers son amie, qui ne semblait pas vraiment encline à répondre à la maitresse de maison. Il s'empressa alors de le faire à sa place.
— Et voici mon amie Sakura Haruno.
Le visage de Mikoto sembla s'illuminer à l'entente de ces mots. Evidemment, Fugaku lui avait bien dit que sa femme était pressée de revoir la fille de son amie de longue date. La jeune femme adressa un sourire pincé à son hôte et inclina légèrement la tête vers l'avant pour la saluer, faisant finalement preuve d'un minimum de faiblesse. Celle-ci lui le lui rendit, les yeux pétillants et sincèrement émus, avant de les faire entrer, de récupérer les fleurs et la bouteille de vin apportée par Shikamaru dans des remerciements trahissant une certaine habitude. Aucun des deux jeunes ne comprenait réellement l'intérêt ni même la nécessité d'apporter de l'alcool et un bouquet lors d'une invitation. Ils ne s'étaient auparavant jamais embarrassés, leur monde ninja étant foncièrement éloigné de ces mondanités.
Mikoto les guida jusqu'au salon, alors que Sakura figeait un peu plus encore son expression, lui donnant des airs de poupée de cire, froide et distante. Elle prit son courage à deux mains avant d'entrer dans le salon. Là, un jeune homme aux longs cheveux déposait une coupelle pleine de cacahuètes sur la table basse qui trônait au centre des deux canapés et de deux fauteuils. Près de lui, debout les mains dans les poches, un second, plus jeune, le sourire aux lèvres, apparemment sur la fin d'une blague l'ayant fait rire.
C'est maintenant que Sakura et Shikamaru pouvaient se rendre compte de combien les fils ressemblaient aux parents. Jusque là, n'ayant connu personne du clan Uchiha en dehors des deux frères, il avait été compliqué de s'en rendre compte.
Sakura s'arrêta net lorsque son regard tomba sur les deux héritiers. Son coeur s'emballa lorsqu'elle vit celui qu'elle aimait, le visage si détendu, riant avec ce frère qu'il avait tué, entouré des parents que ce dernier avait assassiné. Famille meurtrie autant que meurtrière, la rose peinait à croire à une seconde chance. Ça n'en était pas une, c'était un enfer personnel, une comédie mal jouée, et elle avait l'impression d'être un pantin entre les mains d'un marionnettiste sadique. Cela ne pouvait être la réalité, pas après toutes les épreuves que Naruto et elle avaient traversées, pas après qu'il eut essayé de la tuer, pas après qu'elle ait tant souffert d'aimer un coeur de pierre rongé par la vengeance et les regrets… pas après avoir couru aux côtés d'un frère après une chimère.
Une part d'elle s'emballait, paniquait et suffoquait à la vue de ces deux fratricides l'un à côté de l'autre, bercée par le dégoût et la bile qui remontait entre ses lèvres, et l'autre part s'interrogeait, fixait son regard sur les deux beaux jeunes hommes aux corps et au visage de mannequin, avant de fondre devant leurs, yeux, des yeux familiers et une expression si vive… qu'elle avait l'impression de déjà les connaître.
Sakura était divisée en deux comme si elle avait vécu deux vies et que la Sakura de ce monde avait encore une part d'existence dans un corps partagé en deux.
— Est-ce que tout va bien ?
La jeune femme eut un mouvement de recul à l'entente de cette voix grave et envoûtante, et revint à elle brusquement. Sur le côté, Shikamaru avait l'air de lui intimer de faire attention, alors que Mikoto semblait troublée et éprouver une forme de pitié, probablement en pensant à ce qu'elle avait vécu ces dernières années dans ce monde. Enfin l'Autre Sakura. Itachi, qui venait de s'enquérir de son état, avait un air avenant et bienveillant, alors que Sasuke, un peu en retrait arborait un air inquiet. Et elle abhorrait ce tableau plus encore que le précédent.
— Oui. Un petit vertige, c'est tout.
Sa voix claqua, distante, et la rose se rapprocha instinctivement de son meilleur ami, lequel posa sa main sur son avant-bras.
— Peut-être devrais-tu te rafraîchir un peu, Lord ?
Elle leva les yeux sur Shikamaru qui par sa proposition, semblait lui offrir un peu de répit. Elle acquiesça les lèvres pincées, une goutte de sueur descendant de sa nuque au creux de son dos.
— Avec plaisir.
— Bien, suis-moi, je vais t'accompagner.
Mikoto sembla prête à protester lorsque son fils aîné prit les devant, et Sakura n'eut d'autre choix que de suivre le grand brun, une partie d'elle bouillonnant d'inquiétude à l'idée d'être seule avec un homme. Elle n'eut aucun mal à identifier cette part d'elle-même comme étant celle de l'Autre Sakura, mais la réprima vivement comme Itachi se contentait de poser une main délicate sur son avant-bras.
— Excusez-la, nous avons encore quelques moments d'absence ou de retours, lorsque nous voyons parfois un objet familier. Le traumatisme est bien présent malheureusement, entendit-elle en s'éloignant.
— Pas de soucis, c'est normal.
Elle s'engouffra dans le couloir en compagnie du fils aîné des Uchiha et ne leva pas une seule fois le regard vers lui avant que celui-ci n'ouvre une porte et ne lui fasse signe de s'assoir sur le rebord de la baignoire. Dès lors, elle suivit avec attention chacun de ses gestes, son coeur battant fort dans sa poitrine. Elle se trouvait seule avec un Itachi Uchiha qui ne la reconnaissait pas, qui ne l'attaquait pas et même mieux, qui prenait soin d'elle avec un regard bienveillant qui ne collait pas le moins du monde avec le personnage qu'elle connaissait.
— Comment te sens-tu ? Tu veux un sucre peut-être ?
Il avait vraiment l'air de s'inquiéter pour elle, de faire preuve d'une gentillesse et d'une prévenance naturelle et non feinte.
— Non merci, ça ira. J'ai juste besoin de me rafraîchir un peu.
Le jeune homme devant elle mouilla un gant de toilette en microfibres, apparemment apanage des peaux parfaites, et l'essora bien avant de le poser gracieusement sur son front en tapotant avec attention, comme pour ne pas abîmer son maquillage. Il avait les yeux rivés sur sa tâche, comme s'il ne la voyait pas, comme s'il voyait presque au-delà d'elle. Si on lui avait annoncé qu'il détaillait les arabesques peintes sur les carreaux de céramique de la baignoire en regardant au travers de sa tête par transparence, la rose n'aurait eu aucun mal à le croire. En revanche, elle, ne pouvait détacher ses yeux de lui, de son visage, à la recherche des similitudes et des différences avec le Itachi de son monde et le Sasuke qu'elle connaissait. Tout était à la fois identique et tellement similaire.
Trop de choses se mélangeaient, en définitive.
— Pardon mais… Ton maquillage se défait.
Comme s'il parlait d'un lacet, il semblait s'exprimer plus sur un sujet dont il ne connaissait rien par souci de faire la conversation que pour énoncer un fait ou l'informer.
— C'est rien. J'aime pas le maquillage de toutes façons.
— Alors pourquoi en avoir mis ?
— C'est Yoshino-san, la mère de Shikamaru qui m'a maquillée.
Itachi acquiesça et sembla comprendre quelque chose qui la dépassait.
— Alors tu consens à te cacher derrière du maquillage ?
— Je ne me cache pas !
— Pour faire comme les autres filles alors ?
La rose fronça les sourcils et d'un geste vif, se leva en prenant des mains du jeune homme le gant de toilette, et le passa sur tout son visage si fort que sa peau en resta rougie et que le maquillage s'effaça. Elle braqua un regard noir sur lui, noir de pétrole, des yeux sans reflets qui défiaient de la prendre pour une poupée fragile et conformiste. Un sourire étira les lèvres d'Itachi et celui-ci tendit un flacon de démaquillant, probablement appartenant à sa mère, à la jeune femme.
— Tu ne devrais pas laisser les autres décider à ta place.
— Pourtant tu viens de le faire.
— Je viens de te pousser à affirmer ta volonté, c'est différent. À toi de ne pas être si manipulable.
La même ruse latente que de l'Autre Côté. Qui était-il pour lui balancer des phrasés philosophiques après dix minutes ? Sakura s'empara du flacon et en versa sur le tissu pour se démaquiller avec force, ses yeux féroces ne quittant pas l'homme une seule seconde. Son sourire en coin devint satisfait, et il haussa un sourcil en la voyant sous toute sa couche de peinture.
— Tu es nettement plus jolie et as nettement plus de charme ainsi, susurra-t-il en se penchant vers elle suffisamment pour placer leur visage à même hauteur.
La jeune femme tiqua, et déposa le tissu sur le rebord du lavabo avant de se détourner de l'aîné des frères Uchiha pour sortir vivement. Mais dans quoi était-elle tombée ? Et comment ? Quand les choses avaient-elles drapées pour que les Uchiha ne se comportent plus en Uchiha, ou même ressuscitent et qu'elle-même perde la tête entre les pensées et les peurs enfouies d'une Autre Sakura ?
Elle avait si bien senti son frisson dû à la proximité d'un homme, et elle avait tout aussi bien senti le frisson de peur et de dégoût de son alter ego à la présence toute simple d'un être masculin près d'elle, non parce qu'il était une personne, par ce qu'il était Itachi, mais bien parce qu'il était un mâle. Sakura savait pourtant, d'un côté comme de l'autre, combien les mains des hommes pouvaient souiller les corps des femmes, combien leurs pulsions pouvaient faire pleurer les Marianne et s'abattre les Jeanne d'Arc.
La déglutition douloureuse, Sakura s'engouffra à nouveau dans le couloir. Elle aussi était une Jeanne d'Arc, partagée entre deux voix et deux vies, entre deux mondes qu'elle sentait se fondre douloureusement dans sa mémoire alors qu'elle intégrait les traumatismes et les douleurs d'une autre. Son ventre se tordit, et elle s'empressa de retourner dans le salon sans regarder derrière elle l'homme qui la suivait. Sans un mot, elle alla s'assoir dans un canapé, aux côtés de Sasuke.
Les véritables problèmes commençaient avec lui, elle le sentait.
J'aime vraiment me concentrer sur le côté psychologique et les problèmes qui accompagnent ce changement d'univers, mais je ne passerai probablement pas toute la fiction dessus, seulement une bonne partie du début je pense. D'ailleurs, si je fais la fin à laquelle je pense, personne n'est prêt.
Je pensais changer de couple pour plus m'orienter sur un ItaSaku, vous en pensez quoi ?
