Titre: Le Chevalier Servant
Résumé: Harry jouait à la roulette russe avec se sort. Il le savait, mais il ne voulait que protéger les siens de la mort.
Cependant, quant-on meurt et revit on a tendance à en apprendre bien trop pour son propre bien...
Pairing: Yaoi/M/Secret
Disclamé: L'univers n'appartient pas à Noyr Desyre pour son plus grand malheur.
Tous les OC sont sa propriété, elle vous demandera de ne pas voler ses idées ou ses personnages sans lui en parler.
Bagheera : Noy Desyre te remercie énormément pour ta review, elle lui a fait très plaisir. En espérant que les quelques indices laissés dans se chapitre te laisseront l'eau à la bouche !
Chapitre 2
Cela faisait un petit moment que Harry fixait le mur derrière Ragnarock, ignorant délibérément la discussion entre celui-ci et Bill alors qu'ils attendaient le Tout Puissant Albus Dumbledore. Aucun d'entre eux ne semblaient s'inquiéter outre mesure du silence du petit Devin, pas que cela intéresse celui-ci en réalité.
-Bienvenue à vous Directeur Dumbledore, nous vous attendions justement pour savoir comment gérer la protection de Monsieur Potter. Harry, je vous présente Albus Dumbledore, le sorcier le plus puissant de notre monde.
Lentement, Harry fit glisser son regard du mur vers la porte où se tenait le Directeur tout juste arrivé.
Le jeune sorcier aurait pensé devenir fou de haine et de colère devant son mentor et traitre, mais en réalité la vue du sorcier le laissa de glace. Il ne ressentait rien, pas la moindre émotion si ce n'était qu'une profonde fatigue.
-Je le sais.
Les trois petits mots claquèrent dans le bureau comme une évidence, presque insultants envers le Gobelin qui avait fait les présentations. Harry récolta des regards noirs de la part du Directeur de la banque et de Bill alors qu'Albus Dumbledore lui offrit un beau sourire.
-Bien sûr, bien sûr, tu as dû le voir avant de venir ici. Les pouvoirs des Devins et leurs connaissances sont tellement étrange que l'on a du mal à savoir ce que vous savez ou non.
Excuses-nous si tu as eu l'impression que l'on te prenait pour un idiot Harry.
J'étais un grand ami de tes parents, j'espère que tu me laisseras prendre soin de toi.
Les prunelles trop vertes restèrent figées dans les yeux pétillants de Dumbledore cillant lentement comme si le garçon prenait en compte les informations qu'on venait de lui apporter.
Le Directeur voulu en profiter pour jeter un petit coup d'œil dans l'esprit du jeune sorcier afin de s'assurer que celui-ci n'en sache pas trop mais il eut juste l'impression de tomber dans le vide. Aussitôt il se retira faisant tout son possible pour masquer son malaise avec un sourire avenant.
-Je le sais.
La réponse du garçon manqua de lui faire soulever un sourcil d'étonnement, mais si c'était ainsi pourquoi pas ? De toute façon à partir du moment où Bill était devenu le Protecteur de Harry Albus savait qu'il allait pouvoir en faire ce qu'il voulait. Aussi, peu lui importait l'étrange comportement du gamin. Il allait faire une bonne petite arme, Devin ou pas.
-Mhh, nous allons vous laisser seul un moment afin de prévoir l'annonce du statut de Monsieur Potter ainsi que le contrat de Monsieur Weasley.
-Bien sûr Ragnarock. Harry et moi allons discuter un petit peu pendant ce temps-là.
Harry vit les deux autres occupants du bureau sortir tandis que Dumbledore s'installait sur une chaise à ses côtés, un sourire bienveillant sur les lèvres.
-Alors mon petit, pas trop secoué par ses informations ? Je suis sûr que tu ne souhaites qu'une chose retourner chez tes relatifs. Ne t'inquiètes pas, je m'en occupe.
Seul un long regard silencieux lui répondit, le laissant satisfait.
Et ainsi commença un long monologue pour le vieux sorcier sur les différentes maisons, entrecoupé de mielleux conseils sur le fait d'éviter les méchants Serpentards. Que le Devin l'écoute de façon si religieuse le conforta dans l'idée qu'il ne savait pas tant de chose que cela.
-Est-ce que ça va mon garçon ? S'exclama une vieille dame en avançant tant bien que de mal vers le gamin qu'elle avait vu tomber en descendant les quelques marches menant à la bibliothèque.
Elle le vit cligner lentement des yeux un peu étourdit, se frottant les mains qu'il avait tout juste eu le temps de mettre devant lui pour amortir la chute. Aussitôt elle lui tendit un mouchoir pour les essuyer.
-Je…oui, merci madame.
Elle eut un peu de mal à le comprendre, autant à cause de sa mauvaise audition à cause de son âge avancé, qu'à cause de sa voix trop rocailleuse.
-Tu saignes un peu, consta-t-elle en voyant le genou droit de l'enfant tout égratigné à travers la déchirure du pantalon trop large pour lui. Je n'habite pas loin veux-tu venir avec moi ? On va désinfecter la plaie et mettre un pansement.
-Non, non, merci madame, ça ne fais pas mal je vais le faire une fois chez-moi.
Elle vit le jeune garçon se relever tout en s'époussetant avec un petit sourire sur son visage, comme pour la rassurer.
-Tu es sûr mon garçon, cela ne me gêne pas tu sais.
-Non, merci beaucoup pour le mouchoir madame.
Elle le regarda s'éloigner en boitant un petit peu le cœur un peu serré par la solitude qu'elle avait cru voir dans le beau regard vert.
Assis comme un I sur la seule chaise de sa chambre, Harry fixait toujours silencieusement Dumbledore qui lui offrait un chaleureux sourire. Le vieux sorcier venait de déposer sur son lit toutes les affaires scolaires, flambants neuves, dont il aurait besoin pour l'année.
-Comme tes relatifs sont Moldus et que ta condition de Devin ne facilite pas ta venue au Chemin de Traverse je t'ai amené tes affaires scolaires mon garçon.
Seul un hochement de tête répondit au vieux sorcier, qui pouvait bien l'interpréter comme bon lui semblait.
-Et, voici ta baguette.
Harry se figea quand Dumbledore lui présenta sa bonne vieille baguette de houx.
« Comment…je vois, ainsi même elle ne m'avait pas choisi la dernière fois. Tout était bien un coup monté dès mes premiers pas dans le monde sorcier. Qu'a-t-il pu bien promettre à Ollivander pour qu'il me donner cette baguette la dernière fois ?
La magie me déteste tellement qu'elle me refuse même une baguette comme alliée. »
Prenant cette réaction comme la peur et la joie d'avoir sa première baguette, Dumbledore offrit son plus beau sourire de vieux papy gâteau alors qu'il mettait l'objet entre les mains du gamin.
« C'est bien, soit stupéfait par ma gentillesse innée. Devient une bonne petite arme. »
-Je sais que tout enfant de ton âge rêverait d'avoir une chouette ou un animal de compagnie, mais j'ai pensé que ta famille aurait quelque problème avec ça, je n'en ai donc pas acheté.
« A quoi cela lui servirait mis à part le distraire du chemin que je lui ai déjà tracé ? »
Un nouveau hochement de tête lui répondit.
Considérant sa bonne action de faite, Dumbledore s'en alla sans même commenter la chambre plus que miteuse qu'avait daigné donner les Dursley au gamin.
-Faites un peu attention au feu jeune homme. Où vous a-t-on appris à traverser ainsi alors qu'une voiture passe au même moment ?
Comment aurait réagi vos parents s'il vous était arrivé quoi que ce soit ? Que je ne vous y reprenne plus !
Harry hocha la tête fasse aux paroles du policier resserrant une main sur son bras droit un peu douloureux après que celui-ci l'ait empoigné si fort pour le tirer hors de la trajectoire de la voiture.
-Je ferais plus attention monsieur l'agent. Murmura-t-il en resserrant à s'en faire mal sa main sur son bras. « Je n'y suis pour rien-moi si la magie a décidé de me montrer quelque chose alors que je marchais paisiblement… »
-Bien, après discussion avec Albus Dumbledore et Bill voici le contrat de Protecteur Monsieur Potter.
Harry observa le contrat que le gobelin Gripsec, le gobelin chargeait des comptes Potter d'après ce qu'il avait saisie quand Dumbledore était venu le chercher, déposait devant lui. Il avait vu un bref instant les yeux agacés de Dumbledore alors qu'il venait le prévenir que le contrat devait être signé ce jour chez les Gobelins. Le jeune sorcier s'en fichait un peu, mais apparemment les Gobelins avaient lourdement insisté pour que tout soit fait dans les règles avant la rentrée scolaire du Devin.
Cela avait dû déranger un peu le Grand Dumbledore qui redoutait qu'une information ne tombe dans l'oreille de Harry.
Le jeune homme sortit enfin les mains de ses poches pour approcher le contrat. Il ne prit pas la peine de le lire, sachant par avance que quoi qu'il dise le contrat resterait tel quel. Il prit la plume tendue, signa de sa plus belle écriture puis de sa main gauche fit glisser le contrat jusqu'à Gripsec.
Il avait à peine terminé son geste que Dumbledore lui demandait de le suivre afin de le ramener chez lui et de ne pas inquiéter plus sa famille.
Gripsec fronça un peu les sourcils devant l'empressement du Directeur de Poudlard mais bien vite il retourna son attention sur son travail.
-Mon garçon, je sais que tu aimerais te mêler aux enfants, mais je ne peux le permettre pour ton bien. Il y aura trop de monde sur le quai et ton Protecteur, Bill, aura trop fort à faire pour assurer ta sécurité en cas de vision.
Je t'ai réservé un petit compartiment à l'avant du train.
Demain Bill viendra à 9h00 et te fera directement transplaner dans le train.
« Bill, le meilleur Protecteur au monde que je n'ai plus vu depuis deux semaines…mais bien sûr, ma propre sécurité. »
Mais encore et toujours, seul un hochement de tête répondit à Dumbledore sans que le moindre son ne sorte de la bouche de Harry.
Satisfait, le vieux sorcier repartit aussi vite qu'il était venu : tout marchait comme prévu…
Harry regardait par la fenêtre totalement désintéressé. Ses yeux semblaient voir bien plus que les nombreux enfants et parents qui se tenaient sur le quai du Poudlard Express. Alors que dehors une cacophonie sans nom avait lieu, le compartiment où se tenait Harry était absolument silencieux.
Bill se tenait le plus loin possible de sa charge et lisait un livre de Runes tout en lui jetant des regards noirs. Regards qui n'atteignaient aucunement leur cible.
Depuis que Dumbledore était arrivé il y a deux semaines à la banque Gringott afin de prendre sa protection en main Harry n'avait plus daigné prononcer la moindre parole envers Bill. Cette attitude avait convaincu Bill que le jeune Devin le regardait de haut, chose que Harry n'avait même pas tenter de nier.
Pour Harry son supposé Protecteur ne servait pas à grand-chose. Après tout ce n'était pas son Protecteur qui l'avait empêché de se faire écraser il y a quelques jours suite à une vision. Non c'était un policier.
Le regard trop vert, trop vide, de Harry glissa vers Bill un instant avant de revenir à la fenêtre toujours dans le silence. Le train démarra peu de temps après.
« Bienvenue dans ton enfer personnel Harry Potter. Voilà ce qui coûte de jouer avec la mort. »
A peine eut-il pensé cela que la porte s'ouvrit violemment pour laisser place à un rouquin que Harry connaissait bien, trop bien peut-être : Ronald Weasley. Pourtant, bien que son estomac se serra un poil et que sa gorge devint sèche, Harry ne ressentit pas la moindre petite émotion face à ce visage détestable.
Son cœur et sa tête restèrent vides de tout sentiment comme depuis le début.
« Autant pour la sécurité. A moins que cela ne soit qu'une mise en scène pour me persuader que les Gryffons sont les gentils, les Serpents les méchants et les autres maisons des débiles.
Les Devins sont intouchables et totalement neutres hein…Il faudra peut-être en informer le Grand Dumbledore afin qu'il arrête de m'utiliser comme un pion…
Qui s'en soucie ? »
-Il n'y a plus de place, puis-je m'asseoir ici ?
Oh, mais tu es Harry Potter, le Survivant et Devin, j'ai toujours rêvé de te parler. Je t'admire !
Dis, je peux la voir ? Ta cicatrice ?
« Stupide… »
Le regard du Devin revint vers la fenêtre, se perdit dans le paysage qui passait à toute vitesse, sans que le moindre son ne passe ses lèvres. En bon Protecteur Bill ne leva pas ses yeux de son bouquin, jugeant que son frère n'était nullement un danger pour Harry. Le fait que la porte se soit ouverte aussi simplement ne l'inquiéta même pas.
Le visage de Ronald vira un instant en un rouge colérique avant de redevenir avenant alors qu'il s'asseyait devant Harry sans en avoir l'autorisation. Un air conspirateur sur le visage, il se pencha vers le jeune sorcier :
-Alors, dans quelle maison penses-tu aller ? Gryffondor suis-je bête, tu es un Potter après tout, la merveilleuse maison du courage ne peut que t'aller. Je suis sûr de t'y rejoindre. Avoir le nez dans les bouquins toute la journée très peu pour moi, et je n'ai pas peur de mon ombre comme les Poufsouffles. Et contrairement aux Serpentards je ne suis pas un Mangemorts moi.
« Traitre »
-En tant que Devin Harry n'a pas à passer sous le choipeaux Ron, il ira à Gryffondor avec moi. Intervint distraitement Bill tout en continuant sa lecture.
« Chien à Dumbledore »
-Ah, Griffondor, je l'avais dit ! On va leur en faire baver à ses Serpentards mon pote !
« Je ne suis qu'un spectateur, fais-le-toi-même »
Seul un silence glacial répondit à Ronald, mais celui-ci n'y prit pas garde, bien trop occupé à descendre plus bas que terre les Serpentards.
Et le voyage continua ainsi pour le plus grand désintérêt de Harry…
Harry observait les enfants descendre du train alors que lui devait rester dans le compartiment afin de sortir bon dernier. Une histoire de sécurité qu'il n'avait pas avalé du tout malgré le fait qu'il n'ait pas protesté.
Encore une fois, il comprenait que tout ceci était pour le garder à l'écart des autres élèves, s'assurer que ceux-ci ne puissent l'intégrer dans leur discussion de début d'année. D'une certaine façon le Directeur de Poudlard faisait tout pour mettre Harry sur un piédestal aux yeux des autres tout en le gardant sous son contrôle. A présent que le jeune sorcier faisait un peu attention il s'en rendait compte, même s'il s'en fichait pas mal maintenant.
-Allons-y.
La voix de Bill le tira de ses pensées juste à temps pour voir son sois disant Protecteur ouvrir la porte pour sortir. Le rouquin n'avait pas daigné lever les yeux de tout le voyage, et quand Ronald était enfin partit le silence était retombé, toujours aussi froid.
Le jeune sorcier le suivit tel un automate, habillé depuis longtemps de sa robe de sorcier toute neuve.
Une fois hors du train il n'eut même pas le temps de regarder autour de lui, apprécier le paysage qu'il aimait toujours, que son Protecteur l'attrapait pas l'épaule pour l'emmener vers la seule calèche qui restait. Harry eut à peine le temps de noter la présence des Sombrals, ces chevaux squelettiques à la fois morbides et magnifiques, que déjà il était dans la calèche.
-Nous attendrons la fin de la répartition pour entrer, comme l'a demandé Dumbledore, ainsi nous ne dérangerons pas les élèves.
Bill manqua de frissonner devant le regard hautain que lui lança le Devin, comme si ces paroles étaient absolument débiles et sans intérêts. Cependant il maintint celui-ci jusqu'à ce que le jeune sorcier sous sa garde accepte la défaite et regarde dehors comme toujours.
Il n'aimait vraiment pas l'enfant qui se donnait des airs et semblait persuadé d'être au-dessus des autres.
Ce gamin ne lui parlait même pas !
-Bien, la répartition est terminée.
Vous avez dû lire dans les journaux la nouvelle, vos parents ont dû vous en parler, mais laissez-moi le plaisir de vous annoncer l'arrivée de Harry Potter, le Survivant, mais surtout Devin.
Suite aux paroles du Directeur les portes s'ouvrirent pour laisser le passage à Bill Weasley ainsi que le Devin. Aussitôt il y eut des murmures, des doigts qui se pointèrent vers Harry, des rires…avant que le Directeur ne reprenne.
-Vous devez le savoir, mais les Devins sont neutres, aussi Harry n'a pas à passer sous le Choipeaux.
Monsieur Weasley étant son Protecteur, Harry ira dans l'ancienne Maison de celui-ci : Gryffondor !
Mécaniquement, Harry suivit Bill jusqu'à la table sous un tonnerre d'applaudissement de la part de toutes les maisons sauf les Serpentards. Il y avait des cris, des insultes échangeaient entre les Lions et les Serpents. Puis, une fois Harry assis tous tentèrent de lui serrer la main, malgré le fait que le jeune homme les ignorait totalement.
-Allons, allons, un peu de silence. Monsieur Potter n'est pas une attraction, laissez-lui de l'espace.
Petit à petit le calme revint, permettant à Dumbledore de reprendre moins fort.
-Parfait, à présent bon appétit !
Le repas apparut sur les tables sur ses mots, plongeant la Grande Salle dans le silence entrecoupé de bruit de fourchette et de couteau dans les assiettes.
Intérieurement Harry soupira : l'année allait être longue et ennuyeuse au possible. Il savait ne pas pouvoir compter sur son Protecteur, tant que Dumbledore ne lui disait pas que faire jamais celui-ci ne bougera le moindre petit doigt.
Severus Snape fulminait dans les cachots, tournant en rond dans son petit salon il revoyait encore l'entrée triomphante du gamin. Ce sale gosse savait déjà comment faire tourner la tête de tous, se servant de son statut de Survivant et de Devin pour faire comme bon lui semble.
Le matin même il avait crû faire une syncope quand Albus était venu l'informer que le jeune sorcier ne sera pas réparti comme les autres.
Le vénérable Directeur lui avait conté la colère qu'avait fait le Devin en exigeant d'être dans la Maison de ses parents. Le pauvre homme semblait tellement défait que l'enfant utilise son pouvoir ainsi.
Jamais il n'aurait cru que l'enfant utiliserait cette loi qui oblige les sorciers à obéir à la moindre des demandes des Devins, loi dont l'avait malencontreusement informé le Directeur dans un effort de le tenir informé de son statut.
Et selon ce qu'avait compris Severus ce n'était pas la première fois que l'enfant exigeait et obtenait.
L'enfant avait tout d'abord refusait de faire lui-même ses courses pour la rentrée, obligeant Albus à se déplacer ainsi qu'Olivander. Et quand le Directeur était revenu une première fois avec des livres de l'école, un peu usagé mais tout à fait utilisable, le cher Devin avait hurlé au scandale afin qu'il aille lui acheter le tout neuf et le plus cher possible.
Puis, l'enfant avait harcelait Albus jusqu'à ce qu'il accepte de lui laisser un compartiment réservé en plus de transplaner directement dans le train. Le tout suivi d'une calèche et d'une entrée remarquée.
Le pauvre homme avait pu cacher l'histoire des Maisons grâce à au statut neutre des Devins.
Severus reprit la marche qu'il avait arrêté, les sourcils froncés.
Il l'avait dit que le gamin serait pourri gâté comme son père, persuadé que le monde entier devait se mettre à genoux devant-lui. Il l'avait dit, mais personne ne l'avait écouté.
Mais il allait voir ce gosse, il allait voir si lui Severus Snape allait lui obéir.
Hors de question !
Severus se stoppa net un sourire mauvais sur le visage :
-Tu vas voir Potter, tu vas t'en mordre les doigts….
Et sur ses mots pleins de fiel il alla se coucher.
-Directeur Ragnarock ? Je vous apporte le contrat.
Gripsec s'avança, déposant le contrat signé quelques jours plus tôt par le Devin et son Protecteur.
-Très bien, merci Gripsec. Vous pouvez disposer…
-Dois-je envoyer une demande aux Hainekos ?
Ragnarock sursauta, releva vivement la tête en ignorant l'énorme tâche d'encre qui tachait à présent sa feuille de compte. Ses yeux jaunes étaient plissés alors qu'il fixait Gripsec :
-Comment ça prévenir les Hainekos ? Comment pouvez-vous oser en parler ?
Comment pouvez-vous croire que l'on va laisser le rôle de Protecteur entre leurs mains ?
Avez-vous oublier ce qu'ils sont ? Des tueurs, des meurtriers, des êtres sans pitié, sans foi.
L'histoire ne vous suffit pas ? Ce qu'ils ont fait…c'est la pire chose qui soit. La Magie elle-même les a répudiés, les forçant à vivre près des Moldus.
Voulez-vous répéter les erreurs du passé ?
-Je…je sais, mais le Devin lui-même les a demandés Directeur Ragnarock.
-J'en ai que faire ! Il a dû en entendre parler et souhaiter les voir par pur curiosité.
Notre rôle et de le garder en sécurité, l'empêcher de risquer sa vie.
Cela fait près de neuf siècles que les sorciers et les Gobelins n'ont plus travaillés avec les Hainekos, et je ne compte pas être celui qui recommencera.
Est-ce clair ?
-Mais…
-Le Devin à l'illustre Albus Dumbledore de son côté ainsi que Bill Weasley, le briseur de sort le plus prometteur. Cela suffira.
Je ne veux plus jamais vous entendre parler des Hainekos.
La voix glaciale de Ragnarock ainsi que le bruit de ses mains claquant sur le bureau stoppèrent Gripsec dans sa lancée. Celui-ci serra les mains, froissant un bout de papier qu'il tenait fermement dans son poing.
-Bien, compris Directeur Ragnarock, veuillez excuser mon impertinence.
Il s'inclina, puis se détourna sans jamais regarder en arrière, sans jamais donner le petit bout de papier qui était le réel motif de sa venue. Le visage fermé, il sortit du bureau d'un bon pas, absolument pas satisfait de son entrevu.
Un peu plus loin il s'arrêta, défroissa quelque peu le papier, hésita un instant, avant de prendre la direction d'un bureau où il espérait un meilleur accueil.
Gripsec n'était pas le genre de Gobelin qui se laissait marcher sur les pieds…
Noyr Desyre espère que ce chapitre répondra à vos attentes !
Elle vous remercie pour les superbes reviews que vous lui avez laissé et qui l'ont boostés pour l'écriture de ce chapitre !
