Saint Seiya Lost Canvas Les immortels
Chapitre Six: Découvertes (première partie)
Guilleret, Aldebaran arriva sur le chantier. Il faisait beau et chaud ce matin-là. Une excellente journée de travail s'annonçait. Vêtu d'un jeans bleu ciel et d'une chemise à carreaux noirs et rouges, Aldebaran anticipait un bon moment. L'un des meilleurs depuis longtemps. De loin, il vit Doko. Splendide dans un polo bleu ciel indigo et un jeans noir usé. Doko indiquait à des ouvriers où commencer le travail. Quand Doko l'aperçut, il lui sourit manifestement heureux. Doko lui fit signe de s'approcher. Aldebaran obéit. Doko lui fit l'accolade et sourit davantage. Il chuchota en le guidant vers une cabane de bois:
- J'ai une surprise pour toi.
Aldebaran grimaça, terrorisé.
- Tu sais pertinent que je déteste les surprises! S'exclama-t-il, indigné.
- C'est pour cela que c'est encore plus tordant, le taquina gentiment Doko en le poussant fortement dans l'ouverture.
Doko le devança et marcha d'un pas décidé vers un homme grand et musclé. Il maniait la scie mécanique avec dextérité. Du casque qu'il portait dépassait des mèches bleutés foncées. Il portait un blouson en jeans bleu déchiré aux coudes et un pantalon assorti, il avait l'air extrêmement négligé. Doko vint près de lui et tapota son épaule doucement. L'homme arrêta sa scie, la déposa et pivota vers eux. Son regard violet légèrement tâcheté de bleu fixa Doko avec introspection. Estomaqué, Aldebaran retint son souffle. Il jura après quelques minutes de silence en le toisant:
- Manigoldo.
Ses lèvres esquissèrent un sourire canaille. Une flamme espiègle s'alluma dans ses prunelles sombres. Manigoldo se déplaça vers Aldebaran pour lui faire l'accolade. Celui-ci le serra fortement ce qui poussa Manigoldo à se moquer de lui:
- Je t'ai vraiment manqué...
Doko répliqua avec un sourire de connivence:
- Non. Notre gros balourd manque d'affection depuis un mois...
- Vraiment? S'intéressa Manigoldo, intrigué.
- Ferme-la, Doko, trancha sèchement Aldebaran.
À regret, il lâcha Manigoldo. Celui-ci remarqua qu'Aldebaran était tendu.
- Doko, les types de l'électricité t'ont appelé si tu allais voir ce qui se passe? Proposa-t-il pour le mettre à l'écart.
Doko comprit le message. Après un clin d'oeil complice à Manigoldo, il s'éclipsa. Celui-ci agitait la main dans sa direction pour qu'il s'active. Manigoldo contempla Aldebaran de son regard atypique. Absorbé dans la contemplation de la scie mécanique, Aldebaran ne le voyait pas. Manigoldo plaisanta en souriant grandement:
- Que veux-tu faire avec cette scie mécanique? T'ouvrir une veine?(Alebaran sourit et Manigoldo continua sur sa lancée) Un petit conseil? ( Il fit une pause magnanime): Très mauvaise idée.(Il rit.) Tu te trancherais le bras. ( Il pouffa, sarcastique. ) C'est vrai qu'il n'y aurait plus de veine et tu te viderais de ton sang beaucoup plus vite. Pratique, non?
À la fois consterné et amusé, Aldebaran soupira.
- Tu es diabolique. Et machiavélique. Et peut-être un peu tordu...
- Je sais, c'est pour cela que tu m'aimes bien, fit-il avec arrogance.
Aldebaran rit en le fixant.
- Cela fait cliché, mais tu as raison.
Manigoldo s'appuya contre un mur de la cabane avec nonchalance.
- Tu fais quoi ce soir?
Résigné, Aldebaran lâcha:
- Je vais voir Sysiphos.
- Eh bien, c'est parfait, allons boire une bière tous ensemble...
- Non, le coupa fermement Aldebaran.
- Je croyais que tu étais heureux de me voir, commença Manigoldo, incertain.
Sincère, Aldebaran lui sourit.
- Ce n'était pas toi, mais Sysiphos. Je veux rompre avec lui.
- Oh.( Un grand sourire carnassier apparut sur les lèvres de Manigoldo.) Techniquement, tu es libre, tout de suite après votre discussion, non?
- Oui.
- Je te donne mon numéro. Quand tu auras fini de causer avec Sysiphos, tu m'appelles. Nous nous ferons notre beuverie, lui promit Manigoldo avec un tendre sourire.
- Je dois amener quelque chose?
- Ta personne.( Il enchaîna avec un air canaille): J'ai déjà cinq caisses de vingt-quatre...
En après-midi, Sysiphos s'attela à la tâche. Il préparait une surprise pour Aldebaran. Une lasagne quatre fromages au boeuf. Ce serait parfait avec une coup de Shiraz. Sysiphos rêvait de passer un moment en amoureux avec Aldebaran. Il voulait le récupérer à tout prix. Il l'aimait comme il n'avait jamais aimé personne. L'idée de le perdre le dévastait. Chaque nuit, il se redressait dans le lit. Sysiphos fixait l'oreiller où jadis Aldebaran avait posé sa tête. Il revoyait sa crinière argent, son torse se soulevant au rythme de sa respiration hachée, ses lèvres meurtries et humides par leurs baisers et ses yeux embrumés de passion. Sysiphos percevait encore son souffle haletant après l'amour. Tout cela lui manquait terriblement. Aldebaran éveillait un tel besoin en lui. Comment avait-il pu retourner auprès d'El Cid après tout ce qu'ils avaient vécu? Aldebaran lui avait acheté une maison avec son salaire d'ingénieur en bâtiment. Et à cause de lui, Aldebaran avait tout quitté. Aldebaran avait déménagé chez Doko. Il avait changé d'emploi pour devenir le simple assistant de celui-ci. C'était ridicule et risible. Tout cela parce que Sysiphos avait commis un impair. Bon, c'était un grave impair. Sysiphos avait renoué avec son premier amour. Il admettait qu'il aurait dû s'abstenir, mais que faire contre les élans du passé? Son coeur appartenait à Aldebaran, il en était persuadé. C'était seulement son corps qui avait reconnu El Cid. Après tout , il l'avait aimé pendant très longtemps. C'était peut-être impossible à oublier... Sysiphos jura tout bas. Il y arriverait. Il bannirait El Cid de ses pensées. Sysiphos le devait pour sauvegarder sa relation avec Aldebaran. Sinon, celle-ci ne serait plus qu'un vague souvenir. S'il continuait comme cela, c'est ce qui en résulterait. Sysiphos saisit sa coupe de vin. Il s'abreuva avidement. Sysiphos se reservit pour se donner du courage. Il lui en faudrait pour attendre jusqu'au soir pour voir l'élu de son coeur et le confronter. Sysiphos se remit à la tâche en sifflotant pour alléger l'atmosphère. Il ne vit pas le temps de passer. Ce fut la sonnerie de la porte qui le fit revenir de sa paix intérieure. Subitement, il se rappela qu'Asmita vernait dîner. Sysiphos enleva vivement son tablier. Il se rua à la porte. Sysiphos l'ouvrit à la volée. Sysiphos découvrit Asmita, souriant sur le lui fit signe d'entrer en s'écartant pour lui céder le passage. Amita rentra sans se faire prier. Pendant que Sysiphos ferma la porte, Asmita ôta se souliers. Ils marchèrent ensemble jusqu'à la salle à manger. Sysiphos se dirigea vers le réfrigérateur. Asmita s'intalla à la table. Sysiphos saisit les plats. Il les déposa sur la table avec des ustensiles et deux assiettes. Asmita lui demanda en se servant de la salade de choux:
- Tu as fait une lasagne.
- Oui.( Sysiphos eût un regard rêveur.) Je l'ai préparé pour Aldebaran, je veux lui demander de revenir à la maison auprès de moi...
- Ne fais pas cela, le prévint Asmita en le toisant avec force.
- Explique-toi. Je ne comprends pas pourquoi tu me demandes de ne pas renouer avec l'amour de ma vie, lâcha Sysiphos glacialement.
- Il veut tirer un trait sur votre relation, Sysiphos.
- Ah bon? Ironisa Sysiphos, cynique. Comment sais-tu cela?
- Je passe beaucoup de temps chez Doko et comme tu le sais, Aldebaran y vit. Nous discutons souvent ensemble. Il veut manifestement tourner la page, répondit Asmita, désolé.
- C'est IMPOSSIBLE! Nous nous aimons, cria Sysiphos, désemparé.
-Tu as échoué le test, Sysiphos.( Celui-ci le dévisagea, incertain.) Aldebaran ne vit que pour la loyauté. Pourquoi penses-tu que Doko est son meilleur ami? Cela veut tout dire d'après moi.
Sysiphos bondit sur ses pieds. Il pointa la porte de l'index.
- Tu te crois tout permis parce que Doko te baise et que tu es assez doué pour qu'il te garde, persifla-t-il, froidement.
Asmita se leva et soupira mélancolique:
- Je le faisais simplement pour toi. Je voulais t'épargner la déception que tu auras si tu demandes à Aldebaran de revenir à tes côtés.
Sur ce, Asmita tourna les talons. Il partit sous le regard chagriné de Sysiphos. Celui-ci se laissa choir sur une chaise avec un juron. Son coeur lui serrait. Son poing se ferma au niveau de la poitrine. Sysiphos s'accrocha à son col de polo. Une larme coula sur sa joue. Et si Aldebaran ne m'aime plus? Songea Sysiphos, détruit.
Doko sifflotait une vieille chanson des Stones en se dandinant sur un pied. Il plaçait les couvercles avec minutie sur la table à manger. Quand Aldebaran surgit, Doko était en train de remplir les verres d'eau avec une rondelle de citron et une abondance de glaçons. La crinière argentée d'Aldebaran lui conférait une certaine élégance. En plus, il portait son plus beau polo gris et un pantalon chic noir. Aldebaran saisit son blouson de la même couleur sur le dos de la chaise. Rapidement, il l'enfila. Doko demanda, souriant:
- Tu vas quelque part?( Doko enchaîna d'une voix douce): J'ai préparé assez de nourriture pour trois.
Aldebaran rit. Amusé, il plaisanta:
- Et rester coincé avec deux ados rongés par la testostérone?
Doko rougit. Cela provoqua l'hilarité d'Aldebaran. Lamentablement, Doko se défendit:
- Ce n'est pas si dramatique...
Le sourcil levé, dubitatif. Aldebaran susurra:
- Vous roucoulez comme des moineaux.
- Tu exagères! Pouffa Doko en lui donnant une tape amicale.
- Je peux percevoir votre désir quand vous êtes ensemble. C'est à la fois superbe et terriblement inconfortable. Je t'envie d'avoir trouvé de nouveau quelqu'un, mais vous êtes trop intenses! Précisa-t-il, moqueur.
Penaud, Doko bredouilla:
- Il me plaît, tu sais?
- Oui, il te plaît beaucoup, renchérit Aldebaran, taquin.
Ce qui lui valut une deuxième tape. La porte d'entrée s'ouvrit, Asmita se fit entendre:
- Doko, je suis là.
Un lent sourire extasique apparut sur les lèvres de Doko. Exaspéré Aldebaran le remarqua et soupira. Il fallait qu'il se sauve avant que ces deux-là n'entre en collision. Aldebaran s'écarta de Doko comme s'il s'était brûlé. Il s'enfuit sans demander son reste. Aldebaran croisa Asmita qui retirait ses souliers. Élégant dans son blouson en jeans bleu et son pantalon assorti, Asmita lui dédia un grand sourire. Sa chevelure blonde retombait sur son torse mince. Sa chemise en soie blanche miroitait. Un collier pendait à son cou.
- Aldebaran, comment vas-tu?
- Très bien, Asmita, dit-il avec un sourire espiègle aux lèvres.
Asmita pencha la tête sur le côté, interrogateur. Doucement, il s'enquit:
- Tu t'en vas?
- Il nous fuit, lui répondit Doko en venant vers eux, nu-pieds.
Aldebaran glissa ses pieds dans ses bottes. Il lui fit un signe de la main d'une vulgarité sans nom et s'éclipsa. Le rire de Doko retentit dans ses oreilles pendant qu'il fuyait avec très peu de dignité. Asmita contempla son compagnon qui le dévorait du regard. Il le questionna en marchant vers lui:
- J'ai fait quelque chose de mal?
- Non, chuchota Doko avant de s'emparer de ses lèvres ourlées.
Asmita se leva dans ses bras aimants. Il noua les siens autour de sa nuque. Tout contre son ventre, il sentit l'érection de Doko. Asmita marmotta contre sa bouche vorace, taquin:
- Aurons-nous le temps de manger?
- Tu n'as pas peur que je t'empoisonne?
Le sourire d'Asmita s'agrandit.
- C'est pour cela qu'Aldebaran nous a abandonné?
- Que de questions, mon amour. La première réponse est oui: nous aurons le temps de manger. Un amant famélique ne m'intéresse guère. Deuxième réponse: non. Aldebaran nous a abandonné à cause de notre autre appétit.
- Oh, fit Asmita en rougissant comme une pivoine. Je crie trop fort, c'est ça?
Éberlué, Doko le dévisagea. Il céda à un grand éclat de rire, subitement. Entre deux rires, il largua:
- Bien sûr que non! (Il fit une pause pour reprendre son souffle.) C'est notre tension sexuelle qui le rend fou.
- Notre tension sexuelle? Répèta Asmita, incertain.
- Oui, la façon dont nous nous désirons. C'est...(Il hésita, mal à l'aise.) Très intense.
Asmita rit, doucement.
- Effectivement.
Doko lui caressa la joue de la paume de la main.
- Allons faire un peu d'exercice avant l'appéritif.
- Avec plaisir, accepta Asmita en se pressant contre son flanc.
Aldebaran frappa deux coups à la porte de son ancien chez lui. Quelques minutes plus tard, elle s'ouvrit sur Sysiphos, vêtu d'un jeans noir et un t-shirt bleu ciel. Sysiphos voulait tellement reconquérir le coeur d'Aldebaran qu'il ne remarqua pas les signaux que celui-ci émettait. Sysiphos s'écarta, Aldebaran entra. Pendant qu'il refermait la porte, Sysiphos s'exclama d'un ton enjoué:
- Je t'ai cuisiné une lasagne...
- Je ne reste pas, trancha Aldebaran, froidement.
Sysiphos frémit. Il s'enroula dans ses bras. Sysiphos fixait le dos d'Aldebaran. Celui-ci pivota vers lui. Aldebaran le toisa comme s'il le voyait pour la première fois. Il largua d'un ton aprubte:
- Je suis venu te dire que tu peux retourner auprès d'El Cid. Nous deux, c'est terminé...
- Tu m'aimes et tu veux m'abandonner? S'exclama Sysiphos, ahuri.
- C'est toi qui m'a laissé le premier. Tu as couché avec El Cid pendant que nous étions ensemble! Fit-il, sarcastique.
- Une erreur. Une SEULE et tu m'abandonnes sans te retourner? Cria Sysiphos en se ruant sur Aldebaran qui se dirigeait vers la porte.
Sysiphos l'attrapa par le bras et le retourna. Pétrifié, Sysiphos contempla le visage de l'homme qu'il aimait. Celui-ci était dévasté par le chagrin. La voix enroué par la douleur, Aldebaran murmura:
- Tu m'as brisé. Maintenant, tout ce que je te demande c'est de me laisser partir pour que je puisse cicatriser.
Sysiphos ferma les yeux et le libéra. Aldebaran s'enfuit. Lamentablement, Sysiphos se rendit à la porte et la verrouilla. Appuyé contre elle, Sysiphos glissa au sol en sanglotant comme un bébé. Il lui donna des coups avec sa tête. Recroquevillé sur lui-même, il finit par s'endormir tout en chuchotant le nom de son aimé.
Aldebaran ne sut combien de temps il courut. La pluie glaçait ses os et gelait son sang. Aldebaran saisit son cellulaire et le bout de papier dans sa poche. Les doigts tremblants, il composa le numéro de Manigoldo. Celui-ci répondit de sa voix grave:
- Bonjour...
- Manigoldo, murmura Aldebaran, la voix hachée. Il faut...
- Aldebaran. viens. ( Il déclara après avoir inspiré profondément): J'habite à deux blocs de chez Doko 740 appart 3. Je t'attends, fit-il avant de raccrocher.
Aldebaran courut comme s'il avait le diable à ses trousses. Dès qu'il fut en face de l'appartement, il frappa à la porte comme s'il essayait de l'enfoncer. Manigoldo lui ouvrit, torse nu. La stupeur se peignit sur les traits de Manigoldo à la vue d'Aldebaran. Celui-ci entra. Manigoldo ferma la porte.
- J'étouffe, s'écria Aldebaran, au bord du gouffre.
Manigoldo verrouilla la porte, il vint vers lui. Manigoldo lui caressa les cheveux, tout doucement comme s'il apprivoisait une brebis effrayée. Manigoldo lui toucha la joue avec délicatesse. Il se pencha pour capturer ses lèvres. Le plaisir monta en flèche dans le corps musclé d'Aldebaran. Il n'avait jamais désiré quelqu'un d'autre que Sysiphos. Pourtant, Manigoldo arrivait à l'exciter. Le souffle court, Manigoldo répondit à son baiser. Leurs langues se cherchèrent. Aldebaran ôta le jeans de Manigoldo découvrant qu'il était flambant nu là-dessus. Le sexe d'Aldebaran se dressa derechef. Aldebaran souleva Manigoldo, le porta jusqu'au lit et le jeta sans ménagement. Manigoldo tomba sur le ventre avec un cri de surprise. Rapidement, Aldebaran se dévêtit et se moula au corps de Manigoldo. Celui-là sentit à peine l'intrusion. Aldebaran lui mordillai la peau de la nuque, le léchant parfois. Aldebaran l'immobilisa en lui maintenant les hanches avec fermeté. Son bassin se mouvait frénétiquement pour les assouvir. Les mains de Manigoldo étaient refermées sur le drap. Il s'y agrippait comme une âme en peine pendant qu'Aldebaran laissait sa bestialité prendre le dessus. Aldebaran saisit la chevelure de Manigoldo. Il tira pour s'emparer des lèvres ourlées de Manigoldo pendant qu'il accélérait la cadence. L'orgasme envahit Manigoldo en premier avant de se répandre jusqu'à Aldebaran qui se cambra durement et rejeta sa vie en lui. Aldebaran s'écroula sur le corps humide et brûlant de Manigoldo. Il lui mordilla l'épaule et y déposa une myriade de baisers avant de reprendre sa bouche. Aldebaran murmura contre ses lèvres:
- Merci pour cela.
Doucement, Manigoldo rit.
- De rien, j'ai autant apprécié...
Aldebaran parut surpris.
- J'ai été un animal avec toi.
Amusé, Manigoldo le taquina en roulant sur le dos:
- J'aime les animaux.( Aldebaran rit. ) Tu n'as pas remarqué que je ne t'ai pas empêché? J'aime me faire bousculer. Cela veut dire que je suis arrivé à mes fins et que mon amant ne se contrôle plus, précisa-t-il en souriant, séducteur.
- Je ne me contrôlais plus effectivement, avoua-t-il en prenant la bouche sensuelle de Manigoldo dans un long baiser.
Dans le lit, Manigoldo remua. Il heurta un corps brûlant et humide. Subitement, les yeux grands ouverts, Manigoldo jeta un regard de biais. Stupéfait, il découvrit Aldeabran. Celui-ci dormait du sommeil du juste. Sa longue crinière traînait sur l'oreiller. Des mèches argentées lui collaient aux tempes et au front. Son torse se soulevait au rythme de sa respiration tranquille. Aldebaran ne semblait pas perturbé. Du moins pas comme lors de son arrivée. Dans son sommeil, il était paisible et comblé manifestement. Manigoldo hésita à s'étirer. Il s'extirpa du lit et enfila un peignoir en velour. D'un pas lent, Manigoldo se dirigea vers la cuisine. Il se servit un verre de limonade rose. Manigoldo choisit ses aliments dans le réfrigérateur. Il comptait préparer une omelette. Manigoldo ne mourrait pas de faim, il était hors de question de décongeler sa sauce à spaghetti. Minutieusement, Manigoldo incorpora ses ingrédients pour les versa dans la poêle. Pendant qu'il sirotait son verre de limonade, Aldebaran se leva. Vêtu de son pantalon, il précéda Manigoldo à la salle à manger. Il chantonnait en retournant son omelette. Le feu doux lui faisait une belle croûte dorée. Manigoldo la soupoudra de fromage. Il but quelques gorgées de limonade. Silencieusement, Aldebaran s'approcha. Cela n'empêcha pas Manigoldo de le repérer. Il sourit en déposant l'omelette dans une assiette. Manigoldo demanda d'une voix douce:
- Tu as faim?
- Très, avoua Aldebaran en s'assoyant à la table.
Manigoldo glissa deux tranches dans le grille-pain. De sa main libre, il saisit le pichet de limonade et vint à la table. Manigoldo coupa l'omelette onctueuse en deux parts. Les rôties bondirent du grille-pain et Manigoldo s'en occupa. Il les tartina. Manigoldo en tendit à Aldebaran qui s'en empara. Poliment, Aldebaran le remercia. Manigoldo lui sourit gentiment. Après avoir bu quelques gorgées de son breuvage, Manigoldo mangea avec appétit. Aldebaran l'imita. Il s'enquit en terminant sa bouchée:
- Qu'est-ce que tu attends de moi?
- Honnêtement?
- Oui, dit Aldebaran d'une voix ferme.
- Je voudrais avoir une relation avec toi. Je voudrais être en couple avec toi...
Hébété, Aldebaran le regarda.
- Eh bien, cela a le mérite d'être clair.
- Tu ne veux pas? le questionna Manigoldo en le toisant fièrement.
- Ce n'est pas ça...euh, je viens de quitter Sysiphos et je suis abîmé. Peut-être irrévocablement...
- Je peux me contenter de ce qui reste, c'est amplement suffisant.
- D'accord, alors.
Grandement, Manigoldo sourit.
- Donc, tu passes la nuit ici, chuchota-t-il, comblé.
Aldebaran acquiesça d'un signe de la tête.
- C'est la deuxième fois que nous le faisons sans protection, précisa Aldebaran en roulant sur le dos, le lendemain matin.
Langoureusement, Manigoldo s'étira. Tel un chat repu, il ronronna presque de contentement. Manigoldo s'extirpa du lit, nu comme un ver. Il déclara en contemplant Aldebaran:
- Ma dernière liaison remonte à El Cid, il y a cinq ans.
Manigoldo se rendit à la salle de bain sous le regard consterné d'Aldebaran. Celui-ci le suivit comme un chiot errant. Manigoldo tourna les robinets et l'eau jaillit. Manigoldo n'arrivait pas à assimiler ce que lui avait dit Manigoldo. Celui-ci pivota vers lui et le toisa avec force. Manigoldo l'apostropha avec force.
- Qu'as-tu à me regarder comme si j'éais une abomination?
Blême, Aldebaran expliqua d'une voix blanche:
- Sysiphos m'a trompé avec El Cid.
Manigoldo leva les yeux au ciel.
- Quel rapport avec moi?
- TU AS BAISÉ AVEC LUI? Aboya-t-il, furibond.
Manigoldo vit rouge.
- Ne me parle pas sur ce ton!
Aldebaran tourna les talons et regagna sa chambre. Furieux, Manigoldo le suivit.
- Où vas-tu? S'enquit Manigoldo, blessé par le comportement d'Aldebaran.
- LOIN DE TOI!( Il inspira fortement avant de lancée d'une voix rageuse): Je ne supporte plus ta vue!
- Dans le fond, tu voulais seulement soulager tes pulsions, ironisa Manigoldo, glacialement.
En quatrième vitesse, Aldebaran enfila ses vêtements. Le feu de la colère consumait le peu de jugement et de raison qui lui restaient. Manigoldo mit son peignoir et le précéda en continuant de parler:
- Ce n'est pas El Cid le problème, c'est TOI! ( Aldebaran gagna la porte et tourna la poignée. ) Tu n'as aucune confiance en toi. Tu penses que parce que Sysiphos ne méritait pas ta confiance, je ne la mérite pas non plus. ( Aldebaran ouvrit la porte à la volée.) Tu ne pourras jamais aimé pleinement si tu ne fais pas confiance. (Aldebaran s'engagea hors de l'appartement.)Je n'ai rien fait de mal, Aldebaran, murmura Manigoldo tristement pendant que la porte se refermait.
Une larme roula sur sa joue pendant qu'il retourna à son bain. Manigoldo ôta son peignoir et se glissa dans l'eau chaude. Il posa sa tête sur le rebord et sanglota comme un bébé. La douleur irradiait sa poitrine. Littéralement dévasté, Manigoldo ferma les yeux.
Aldebaran ouvrit la porte grandement. Il envoya valser ses bottes contre le mur. Aldebaran ôta son blouson. Furieusement, il le jeta contre le porte-manteau. Celui-ci vacilla et chuta. Aldebaran se prit la tête en plasmodiant des imprécations, détruit par ce qu'il venait d'apprendre. Seigneur Dieu, s'il pouvait s'arracher le coeur, il le ferait et le brûlerait pour être sûr de mettre fin à ses souffrances. Manigoldo lui avait fait encore plus mal que Sysiphos. Comment cela pouvait-il être possible? Pourquoi avait ouvert son coeur de nouveau? Quel imbécile! Il devrait être fouetté pour avoir commis une telle bêtisse! Ce fut la voix de Doko qui le tira de son trépas:
- Mon Dieu, Al, tu fais un de ses boucans!
Aldebaran releva la tête. Subitement, il arrêta de s'arracher la crinière. Aldebaran cria, empli de rage:
- Cet enfant de putain m'a trahi!
Incertain, Doko le regarda. Il fallait qu'il lui demande d'éclaircir ses pensées. Doko s'enquit d'une voix calme et conciliante:
- Mais de qui parles-tu? Je croyais que tu avais réglé les trucs avec Sysiphos...
Aldebaran leva les yeux au ciel. Il aurait volontiers étrangler Doko pour avoir remuer le couteau dans la plaie ainsi. Sauf qu'il lui devait des explications. Brusquement, Aldebaran remarqua que Doko était en peignoir et échevelé. Il jura tout bas:
- Je t'ai réveillé...
- Ce n'est pas grave tant que tu ne réveilles pas Asmita, il doit travailler tantôt.
- Il travaille le samedi?
- Visiblement, fit Doko évasif.
Introspectif, Aldebaran soupira en dévisageant Doko.
- Tu doutes de ce qu'il a dit?
- Tu n'en douterais pas toi? Répliqua Doko, séchement. C'est un psy pas un urgentologue!( Il inspira profondément): J'imagine que chacun à son jardin secret. Je suis son amant pas son amoureux, je n'ai donc rien à dire d'après lui!
- Tu veux plus Doko? Le questionna Aldebaran gentiment.
- C'est compliqué...
- D'après moi, c'est plutôt toi qui complique les choses...
- Parlons de ton problème, d'accord? Fit-il avec bruquerie en se dirigeant vers la salle à manger.
Confortablement, il s'assit sur une chaise. Aldebaran l'imita simplement. Dehors, le soleil brillait faiblement, assez pour que quelques rayons traversent les rideaux.
- Alors? Insista doucement Doko en contemplant son meilleur ami.
- J'ai réglé les choses avec Sysiphos.(Il respira bruyamment.) Je lui ai spécifié que c'était terminé.( Il ferma les yeux pendant que ses souvenirs revenaient.) J'étais perdu et dévasté. Je...euh..J'ai appelé Manigoldo et je me suis rendu là-bas. (Il ouvrit les yeux et Doko y vit une détresse immense.) Et j'ai...
Aldebaran n'arrivait pas à continuer. C'était trop lui demander. Comment expliquer à Doko qu'il avait copulé avec Manigoldo comme un animal alors qu'il venait de le retrouver? Aldebara ne comprenait pas lui-même!
- Et tu as? Répèta Doko qui attendait impatiemment la suite.
- Manigoldo et moi avons fait l'amour si on peut appeler cela ainsi.
Blême et hébété, Doko balbutia:
- Je n'ai pas l'impression que c'est la pire partie...
Aldebaran eût un sourire désolé.
- Non, ça, c'est la partie. P-A-R-A-D-I-S-I-A-Q-U-E, renchérit Aldebaran puis il parut malheureux. Après( Il maugréa en serrant les dents): ce matin, il m'a avoué qu'il avait été l'amant d'El Cid.( Doko jura, abasourdi.) Et là, j'ai déconné. Je l'ai engueulé, il s'est défendu et je me suis enfui la queue entre les jambes, avoua-t-il, terriblement mal à l'aise.
- Et pourquoi l'as-tu engueulé au juste?
- C'est ce que je me demande, maintenant que je suis assis ici en face de toi. Après tout, El Cid et lui, cela remonte à cinq ans. Je n,ai aucun rapport là-dedans. Manigoldo ne voudra certainement plus me parler après cela...
- Appelle-le et tu verras...
- S'il le répond pas? Le questionna simplement Aldebaran.
- Tu vas chez lui et tu le supplies parce que tu t'es vraiment comporté comme un CON, Aldebaran. Et même quue je pousserais jusqu'à dire un SALAUD DE LA PIRE ESPÈCE! Largua Doko en le toisant glacialement.
Enfermé dans sa chambre, Aldebaran réfléchissait à son attitude vis-à-vis de Manigoldo, étendu sur son grand lit. Il saisit son téléphone. Aldebaran lui laissa plusieurs messages où il s'excusait pitoyablement. Presque au seuil des suppliques. S'il fallait qu'il rampe comme une larve, il le ferait. C'était sa faute, ce gâchis monumentale. Aldebaran posa son téléphone sur la table de chevet. Il ferma les yeux. Aldebaran sombra dans un sommeil agité peuplé de rêves hantés par Manigoldo et son sourire canaille.
Comme tous les samedis, El Cid venait rendre visite à Manigoldo. Ils buvaient quelques bières et discutaient aimablement puis se séparaient. Manigoldo ouvrit la porte dès que la sonnette retentit. El Cid le détailla comme à son habitude. Vêtu d'un t-shirt noir ample et d'un jeans bleu ciel, Manigoldo s'écarta pour le laisser passer. El Cid ne manquait pas d'élégance dans sa chemise noire et son jeans assorti. El Cid lui tendit les sacs de croustilles. Il ôta ses bottes et se dirigea vers le lit de Manigoldo. Sa chambre était aussi son salon. Distraitement, il alluma la télé. Manigoldo saisit deux bières et vint s'installer près de lui. El Cid esquissa un doux sourire. Il toucha sa cuisse et empoigna son menton. Rapidement, El Cid s'empara de sa bouche. Manigoldo échappa tout ce qu'il tenait, surpris. Par chance, les bouteilles roulèrent sur le tapis. Manigoldo appuya ses paumes avec fermeté sur le torse d'El Cid. De toutes ses forces, il le repoussa. El Cid manqua de peu de tomber du lit. Éberlué, El Cid le contempla:
- Qu'est-ce qui te prends? Articula-t-il d'une voix hachée.
- Et toi? Cracha Manigoldo en bondissant sur ses pieds.
- Je t'embrassais. ( El Cid le toisa durement.) Tu aimes cela, non?
- Arrête, marmonna Manigoldo en marchant vers la salle à manger.
El Cid le suivit en continuant sur sa lancée:
- Le sexe entre nous a toujours été divin, non?
- Où veux-tu en venir? L'apostropha Manigoldo, cinglant, en pivotant sur les talons avec brusquerie.
- Je ne comprends pas pourquoi tu te refuses ce plaisir...
- Je refuse, c'est TOUT! Le coupa-t-il, sèchement.
- Tu ne me feras pas croire cela...
- Va-t-en, s'il te plaît!
- Tu veux quelqu'un, Manigoldo? S'enquit El Cid en l'empoignant par le bras.
- Est-ce que je t'ai demandé si tu as vu Sysiphos, moi? S'insurgea Manigoldo, rageur.
- Qui t'a parlé de cela? Largua El Cid d'un ton mauvais. ( Son regard brilla de colère.) Tu as vu Aldebaran! C'est lui qui te...
- Cela suffit! Cria Manigoldo en déprenant son bras.
- Il est ton amant oui ou non? Persifla El Cid hors de lui.
Manigoldo haussa un sourcil, ironique. Sarcastique, il le provoqua:
- Et si Aldebaran est mon amant, que feras-tu?
El Cid leva la main. Violement, il l'abattit sur la joue de Manigoldo. Celui-ci poussa un cri de douleur et de surprise. Lourdement, il tomba au sol. El Cid le contemplait avec consternation. Péniblement, Manigoldo essuya sa lèvre ensanglantée pendant qu'El Cid s'enfuyait comme un lâche.
- Quelle mauvaise journée, maugréa Manigoldo en s'appuyant contre le lit.
Un rire de dérision fusa de sa bouche quand ses nerfs craquèrent. La tête renversée, Manigoldo pleurait et riait en même temps, pris dans un tourbillon d'émotions contradictoires.
Fatigué de communiquer avec le répondeur de Manigoldo, Aldebaran se rendit chez lui. Scandalisé, Aldebaran découvrit la porte déverrouillée. Il rentra sur la pointe des pieds. Aldebran n'eût pas à marcher beaucoup pour dénicher l'être qui l'obsédait. Recroquevillé en boule, Manigoldo s'était endormi. Aldebaran retourna à l'entrée et verrouilla la serrure. Le plus silencieusement possible, il revint. Aldebaran le souleva dans ses bras et lui vola un long baiser. De peur, Manigoldo sursauta et se débattit. Aldebaran le berça en chuchotant d'une voix appaisante des mots doux contre ses lèvres. Dans ses bras, Manigoldo se détendit. Aldebaran murmura en couvrant son beau visage de baisers:
- J'ai envie de toi.( Il effleura sa joue meurtrie) Qui t'a fait ça?
- Nous en reparlerons plus tard, proposa Manigoldo en reprenant la bouche d'Aldebaran.
Ils oublièrent tout dans la passion de leur étreinte.
Manigoldo se lova contre Aldebaran qui dormait étendu sur le ventre. Manigoldo laissa ses mains parcourir son dos musclé et puissant avec délice. Il n'avait pas à croire à la présence d'Aldebaran dans son lit. Ils s'étaient pourtant disputés ce matin-là. Qu'est-ce qui l'avait fait changé d'avis? Songea Manigoldo, pensif.
- Une discussion avec Doko, répondit Aldebaran comme s'il lisait dans ses pensées.
- Vraiment? Fit Manigoldo, abasourdi.
- Oui, répliqua Aldebaran en l'enlaçant possessivement.
Leurs lèvres se soudèrent avec voracité. Manigoldo et Aldebaran cédèrent à l'appel de la passion de nouveau.
Aux sons de la cafétière, Manigoldo s'éveilla. La merveilleuse odeur du café torrifié lui monta aux narines. Langoureusement, Manigoldo s'étira dans les draps. Il entendait la voix douce d'Aldebaran chantonner une mélodie lacinante et mélancolique. À croire qu'il est nostalgique, songea Manigoldo en s'extirpant du lit. Vêtu de son peignoir en velour, Manigoldo précéda Aldebaran en cuisine. Torse nu, Aldebaran tournait ses crêpes aux chocolats dans la poêle. Manigoldo soupira de bien-être. Aldebaran déclara en déposant une crêpe dans l'assiette déjà bien remplie:
- Qui t'a fait ce bleu?
- Même pas de bonjour? Susurra Manigoldo, taquin.
- Pardon, Fit Aldebaran en arrêtant les ronds.
Manigoldo vint vers lui. Tendrement, il l'enlaça. Manigoldo nicha son nez dans le creux de son cou le serrant plus fortement.
- El Cid.
Aldebaran gronda comme un fauve. La colère traversa le corps immense d'Aldebaran et se répercuta dans celui de Manigoldo. Celui-ci pouvait presque goûter sa colère.
- Quel salaud!
- C'est ma faute. Je lui ai dit que nous étions amants...
Aldebaran l'écarta en le toisant avec force.
- Il ne l'aurait pas plutôt déduit...
- D'accord, «déduit» si tu préfères. ( Manigoldo inspira profondément.) Est-ce que cela te dérange?
Doucement, Aldebaran rit. Il se décolla à regret de Manigoldo pour servir le petit déjeûner. Pendant que Manigoldo s'emparait de deux crêpes, Aldebaran versait le café dans des tasses. Il en donna une à Manigoldo. Celui-ci la prit. Manigoldo y mélangea le sucre et le lait. Pour calmer l'impatience que suscitait l'attente de la réponse d'Aldebaran, Manigoldo but quelques gorgées. Aldebaran finit par abréger ses souffrances.
- Non. Nous sommes amants.( Il fixa Manigoldo en s'assoyant.) Si tu me pardonnes mon comportement d'hier, j'aimerais même être plus...
Manigoldo sourit, amusé.
- Écoute, tu m'as quitté après que nous nous soyons disputés. Ce n'était pas chevalresque, mais au moins, tu ne m'as pas frappé, plaisanta gentiment Manigoldo en mangeant une bouchée de crêpes.
- Alors tu veux que nous soyons plus...
- Je peux être ton compagnon, oui, répondit Manigoldo en souriant avec tendresse.
Aldebaran bondit sur ses pieds. Il enleva Manigoldo dans ses bras. Celui-ci gesticula entre deux baisers:
- Je meurs de faim...
- Plus tard, grogna Aldebaran en capturant ses lèvres avec fougue.
FIN CHAPITRE SIX
