Aujourd'hui était le jour de la visite médicale. Si tous les autres élèves de Poudlard en fuite allaient être examinés par le corps médical de l'école d'officiers, Harry, Ron et Hermione devaient passer leur visite médicale avec la générale Hilde Friedrich qui devait se déplacer jusqu'à Stuttgart. De ce fait, et puisqu'elle devait aussi s'occuper de la visite médicale de tous les jeunes enfants en exil, les trois Gryffondor passeraient en dernier, en fin de journée. En attendant, ils avaient quartier libre pour visiter les installations militaires dans la mesure où ils n'avaient pas encore été assignés à des cours et que leur statut n'avait pas été fixé.
Ils avaient décidé que, puisqu'ils avaient plus ou moins dix heures de libres, chacun choisirait à tour de rôle un lieu qu'ils occuperaient jusqu'à ce qu'ils en aient marre. De toute façon, ils auraient bien le temps de visiter durant leurs années de formation. Ils avaient tiré au sort et ce fut Hermione qui eut le premier choix. Sans surprise, la première destination fut la bibliothèque. Harry avait remarqué le regard contemplatif de son amie lorsqu'ils y étaient entrés la veille. Lorsqu'ils arrivèrent, ils furent accueillis par un Elfe de Maison qui faisait léviter des livres derrière lui.
« -Bonjour ! s'annonça t-il. Je suis le Lieutenant Wendt, l'un des Elfes de Maison administrant la bibliothèque. Je ne vous ai jamais vus ici. Vous êtes ?
-Je suis Hermione Granger et voici mes amis Harry Potter et Ron Weasley, se présenta Hermione en se désignant elle-même puis ses deux amis successivement. Nous sommes trois des Britanniques en fuite.
-Oh je vois ! Bien. Tous les livres sont munis de sortilèges de traduction. Il vous suffira de dire la langue dans laquelle vous désirez le lire. Par défaut, c'est l'Allemand qui est en place. Si vous désirez emprunter des livres, vous le pourrez auprès de moi-même ou de mes collègues à l'accueil. Attention cependant, vous ne pourrez pas les sortir de l'Ecole d'Officiers sans l'autorisation du Chef de la Bibliothèque ou de la Présidente du Comité Historique, la générale Panzy. Les livres sont enchantés pour résister à toute forme de détérioration ou de souillure. Une fois que vous aurez fini, dîtes simplement « Fini » dans la langue dans laquelle vous avez choisi de lire le livre et il se rangera tout seul. Sur ce, je dois retourner à mon travail. Si vous avez des questions, adressez-vous aux autres soldats ou aux Elfes de la Bibliothèque. Bonne journée ! »
L'Elfe s'en alla avec ses livres flottant derrière lui. Dans la bibliothèque, de nombreux soldats, humains ou non, lisaient des livres et discutaient entre eux. Il y avait bien plus de livres que dans la bibliothèque de Poudlard.
« -Tant de livres à lire ! s'exclama Hermione. C'est le paradis ! »
Harry et Ron se regardèrent, partageant le même regard de dépit. Néanmoins, le Survivant était curieux à propos du pays où il allait passer les prochaines années. Ils trouvèrent une table libre et s'y installèrent. A peine installés, Hermione se précipita dans les rayons afin de lire les couvertures, obtenant un nouveau hochement de tête désespéré de ses amis. Elle revint deux minutes plus tard, avec un livre intitulé « Les personnalités emblématiques de l'Armée Magique Allemande à travers les âges ».
« -Ca pourra nous être utiles pour savoir qui dirige ici, fit remarquer la jeune femme. Et vu la taille de cette bibliothèque, il y a forcément des livres qui vous intéresseront. Dîtes simplement « Anglais » devant une étagère afin que tous les titres soient traduits en Anglais pour vous. »
Harry hocha la tête puis déambula dans les rayons, s'arrêtant devant chaque étagère pour en demander la traduction. Alors qu'il était dans le rayon « Magie de Combat », il s'arrêta devant un ouvrage au titre clair « Manuel de combat à destination des sorciers spécialisés » dont l'auteur n'était autre que l'Eternel Maréchal-généralissime von Leutel.
« -Anglais » dit-il au livre qui s'illumina légèrement avant de retrouver son apparence normale.
Il retourna avec ses deux amis et commença la lecture de l'ouvrage. La première phrase de l'introduction lui frappa l'esprit : « Résumer le combat à un simple échange de sorts d'attaque et de défense est comme résumer l'art de la magie curative aux simples potions, c'est être incomplet, ignorant et prêt à mourir au moindre duel. ». La suite faisait mention des runes, des potions, de la métamorphose,… Bref, de toutes les matières qu'ils avaient pu voir à Poudlard.
« -Je crois que j'ai compris quelque chose, annonça t-il à ses deux amis. Contrairement à Poudlard, ici ils n'enseignent pas par matière telles la potion, la métamorphose,… mais par groupe d'application, par exemple ici la Magie de Combat.
-Tu veux dire que quoi que l'on fasse on aura des potions ? demanda Ron légèrement paniqué.
-Ouais, c'est l'idée.
-Oh la la... ».
Ron partit dans les rayons pour tenter de trouver un ouvrage pouvant l'intéresser pendant que ses deux amis continuaient leur lecture. Il revint dix minutes plus tard avec un ouvrage à la couverture bleue intitulé « Balais magiques, civils et militaires en notre pays jusqu'à nos jours ». Sans s'en rendre compte, les trois Gryffondor lurent pendant plus de trois heures, même Ron qui montrait les balais les plus intéressants à Harry. Celui-ci avait d'ailleurs véritablement reçu une claque intellectuelle avec son livre qui enseignait d'une manière totalement différente de celle de Poudlard. Et avec cette présentation, même des matières telles que les runes ou les potions semblaient pouvoir l'intéresser parce qu'elles étaient utilisées dans un but finalement simple : vaincre son adversaire et rester le plus intact possible physiquement et mentalement.
Ils sortirent néanmoins pour prendre l'air et ce fut cette fois-ci à Ron de choisir. La réponse ne fut guère plus surprenante : le terrain d'entraînement. Avant cela, ils empruntèrent leurs ouvrages auprès des Elfes à l'accueil. Ceux-ci leur avaient répondu qu'ils avaient été informés par la générale Panzy de l'absence de statut des Britanniques mais qu'ils avaient l'autorisation de leur prêter des livres. Une fois arrivés à leur destination, les trois Gryffondor virent que toutes les personnes présentes, dont beaucoup de Britanniques tels Ginny, Dean ou encore Neville mais également Remus et Tonks, regardaient un duel entre un homme d'environ cinquante ans aux cheveux poivre et sel, en uniforme blanc avec des galons de général d'armée et une prothèse semblable à celle de Stella au bras droit, et le maréchal von Leutel. Il y avait un niveau de maîtrise qu'aucun élève de Poudlard ni aucun adulte n'avait sans doute vu jusque là. Des sorts d'une grande puissance étaient repoussés de part et d'autre. Les sortilèges fusaient dans tous les sens, des objets étaient créés par le terrain pour être aussitôt métamorphosés par les deux sorciers qui le faisaient avec une facilité déconcertante. Par exemple, le général avait transformé une grande pierre en un miroir tout en esquivant les sorts envoyés par son adversaire qui, de son côté, avait transformé une chaîne en serpent.
Le combat se termina lorsque le maréchal déséquilibra son adversaire à l'aide d'un sortilège qu'Harry ne connaissait pas et qui avait été plusieurs fois été utilisé sans succès durant le combat avant de le désarmer. Tout le monde applaudit. Le brun commençait à réaliser pourquoi certaines personnes étaient aussi gradées dans cette armée.
« -Général Friedrich, entendit Harry, vous devriez aller faire réparer votre prothèse avant que votre femme ne soit ici pour la visite médicale des trois Anglais qu'elle doit examiner ce soir, sinon je ne donne pas cher de votre peau. Wilfried doit être disponible.
-Bien mon maréchal, répondit l'homme avec un petit sourire. »
Cela faisait trois jours qu'il avait rencontré les premiers Allemands et il avait déjà vu quatre Friedrich dont trois généraux ! Harry commençait à se demander si tout le haut commandement militaire n'était pas composé que de membres des familles Friedrich et von Leutel. Il était également toujours sous le choc du combat qu'il venait de voir comme toutes les personnes qui avaient assisté au combat. Le Gryffondor profita du fait que Lupin et Tonks étaient présents pour prendre de leurs nouvelles. Le lycanthrope semblait être légèrement moins fatigué que d'habitude tandis que l'Auror semblait joyeuse au vue de sa couleur de cheveux rose.
« -Remus, Tonks, comment-allez vous ? interrogea Harry avec un sourire.
-Très bien et toi ? tépondit la plus jeune, guillerette.
-Bien aussi. Vous êtes logés à l'Académie Militaire de Berlin, c'est bien cela ?
-Oui ! s'écria Tonks. C'est vraiment un superbe endroit. En plus il y a tous les généraux qui passent là-bas. Teddy a eu sa visite médicale par la générale Friedrich, nous avons pu être avec lui. Elle est vraiment adorable cette femme ! Si tu avais vu comment elle s'occupe des enfants… Elle est si délicate avec eux, elle s'assure toujours qu'ils vont bien. Il va très bien et il est pour le moment à la crèche de l'Académie Militaire pour faire la connaissance d'autres enfants. Quand elle a vu Remus et son air épuisé, elle a imposé une visite médicale immédiatement après celle de Teddy. Elle lui a ordonné du RE-POS (elle insista lourdement sur chaque syllabe) et lui a aussi conseillé d'aller voir un des psychologues de l'Académie Militaire.
-Cette femme me fait un peu penser à Molly, s'exprima Remus. Vous savez, ce caractère très protecteur, un peu maman poule. Et Tonks a raison, elle s'est très bien occupée de notre petit Teddy. Et sinon Harry, comment te sens-tu ici ?
-Ca va. On a pu visiter un peu les installations. Pour le moment, Hermione, Ron et moi sommes allés à la bibliothèque pour en savoir plus. Puis nous sommes venus ici et nous sommes tombés sur le combat.
-Sacré combat n'est-ce pas ?
-Je dois dire que je n'avais jamais vu cela.
-On ne devient pas général d'une telle armée par hasard. Sur ce, nous devons y aller. J'ai une réunion avec certains des généraux pour faire le point sur notre situation d'une manière un peu plus complète et posée que la dernière fois. Au revoir Harry !
-Au revoir Harry !le salua Nymphadora
-Au revoir ! »
Après cette discussion, le jeune Potter retrouva ses deux amis qui semblaient eux aussi toujours sous le choc du duel. Il fallait dire que ce genre de duel n'arrivait jamais à Poudlard. Les élèves n'étaient pas assez puissants et les professeurs ne s'affrontaient jamais. Avec du recul, cela était dommage, pensa Harry. En effet, cela aurait pu permettre aux élèves de voir des techniques de combat avancées, surtout en ces temps de guerre. Il se dit cependant que Poudlard était une école civile et non pas une école militaire.
« -Je… J'aimerais revenir ici après le repas, annonça t-il à ses amis. Parce que je veux voir l'écart entre eux et nous.
-Pas de souci mon vieux, approuva Ron. »
Hermione, elle, donna son approbation d'un hochement de tête. Ils retournèrent dans leur chambre afin de prendre la trappe vers la cantine. En chemin, ils croisèrent Luna qui sautillait. Elle semblait très joyeuse, sa chevelure blonde se soulevant au rythme des petits sauts de leur propriétaire.
« -Je suis allée au laboratoire, leur raconta t-elle. C'est un endroit magnifique et merveilleux. Tant de choses à imaginer et aucun Nargole pour nous gêner. Je pense que je vais y passer la journée. Et vous ?
-Tu as raté le combat le plus incroyable que j'ai pu voir, répondit Ron. Un combat entre le Maréchal et un général. Des sorts de partout, un enchaînement de techniques qu'on avait jamais vues.
-Oh. J'ai raté cela ? Dommage… Peut-être pourrai-je y assister la prochaine fois ? se lamenta Luna avec sa voix rêveuse. »
Après un repas passé avec leurs trois amies allemandes ainsi que la plupart des Anglais, Harry, Ron et Hermione passèrent l'après-midi au terrain d'entraînement. Ils ne combattirent pas mais regardèrent attentivement les duels d'élèves qui s'y déroulèrent tout l'après-midi. En simple, en double, en deux contre un, tout y était passé. Ils ne virent pas le temps passer, même si Hermione avait repris sa lecture de la matinée après deux heures à regarder les duels. Ce ne fut que vers dix-huit heures qu'ils se rappelèrent qu'ils allaient devoir passer leur visite médicale. Ils rendirent donc à l'hôpital militaire de l'Ecole d'Officiers. Ils furent accueillis par un jeune sorcier aux cheveux blonds qui portait une robe semblable à celle de la générale Hilde Friedrich, les galons en moins.
« -Vous êtes Miss Granger, Mr Potter et Mr Weasley, est-ce bien cela ? demanda le jeune homme dans un anglais tout aussi impeccable que tous ceux qu'ils avaient pu entendre ici.
-C'est cela, répondirent les trois en choeur.
-Bien. La générale Friedrich vient tout juste d'arriver. Miss Granger passera en premier. Puis Mr Weasley. Et enfin Mr Potter. La visite médicale n'est généralement pas très longue mais il arrive parfois que des examens supplémentaires soient faits en cas de doute. En tous cas, c'est une chance pour vous d'être examinée par la meilleure guérisseuse de sa génération, vous pouvez être sûre qu'elle ne ratera rien. »
L'évoquée ouvrit la porte d'une salle de l'intérieur et invita Hermione à entrer. Harry et Ron restèrent dans la salle d'attente à regarder les allers-retours des soldats du service. Ils savaient tous les deux pourquoi c'était la générale Friedrich elle-même qui s'occupait d'eux trois précisément : à cause de l'année passée. Ils avaient été dans la nature, été au contact de Horcruxes, fui Gringotts à dos de dragon, été séquestrés chez les Malefoy,… Bref, une année bien remplie. Le passage d'Hermione dura quelques minutes. Celui de Ron fut de la même durée. Ce fut enfin au Survivant d'entrer dans la salle d'examen.
La guérisseuse ferma la porte et tapa une fois avec sa baguette dessus. Harry ressentit à nouveau cette tendresse naturelle, cette bienveillance, la même que Mrs Weasley. Elle avait un sourire franc, ses yeux verts affichaient une douceur remarquable.
« -Vous êtes Harry Potter, c'est bien cela ? l'interrogea la générale.
-Oui Générale Friedrich.
-Bien. Poppy Pomfresh, excellente en Magie curative soit dit-en passant, m'a transmis votre dossier médical. Multiples blessures, morsure de Basilic, survécu à un Sortilège de Mort et d'autres choses encore. Vous confirmez ? »
Pour toute réponse, le sorcier hocha la tête.
« -Bien. Mettez-vous en sous-vêtements. Je vais vous lancer un sort qui se chargera de transmettre toutes les informations dont j'ai besoin sur un parchemin. L'uniforme, et les vêtements en général, peuvent parfois troubler le processus. J'en profiterai également pour vérifier si vous n'avez pas de traces de blessures. D'accord ?
-Oui Générale. »
Harry s'exécuta et se déshabilla. L'Allemande tourna autour de lui pour vérifier s'il n'y avait pas des traces suspectes de blessure avant de lui jeter le sort dont elle lui avait parlé au début de la visite. Il vit des informations apparaître sur le parchemin mais il n'en comprenait pas la langue. Probablement rédigé en Allemand, pensa t-il.
Après deux minutes d'examen par le sortilège, la guérisseuse prit le parchemin et le parcourut des yeux avant de froncer les sourcils. Le Britannique commença à paniquer légèrement, quelque chose semblait troubler la générale.
« -Mr Potter, je vais devoir procéder à des examens plus poussés. Je m'explique. Le parchemin indique vous avez deux âmes en vous. De plus, votre taux de Magie Noire atteint des sommets. Normalement, toute créature n'a qu'une âme, pas deux. Concernant le taux de Magie Noire, une personne normale en a entre 40 et 60 % en elle. Vous, vous atteignez les 140 %. Vous dépassez les 100 % car vous avez deux âmes. Je vais devoir recourir à la légilimencie sur vous. Nous vous en faîtes pas, je me contenterai de chercher ce que je veux.
-Bien Générale. »
Il savait qu'il n'avait pas le choix. Il se relâcha totalement et laissa l'Allemande pénétrer son esprit. Contrairement aux passages de Voldemort ou de Rogue, il ne ressentit pas la moindre douleur. Hilde Friedrich cherchait dans son esprit de manière très minutieuse, sans prendre de risque. Elle en ressortit après dix minutes avant de regarder son patient droit dans les yeux.
« -Mr Potter, j'ai trouvé la raison de tout cela. La raison pour laquelle vous faîtes des cauchemars, la raison pour laquelle Lord Voldemort a une connexion directe avec votre esprit. Avez-vous ressenti cela depuis que vous êtes ici ?
-Non Générale. »
Harry se rendit compte qu'il n'avait pas ressenti la présence de Voldemort dans son esprit depuis son arrivée sur le territoire allemand.
« -Bien, c'est sans doute parce que nos protections sont assez puissantes et complètes. Mais si vous subissez tout cela, c'est parce qu'il y a un Horcruxe dans votre esprit. Et, au vu de votre histoire, je sais comment il a été créé. Lorsque Voldemort a abattu vos parents et que son sort s'est retourné contre lui, le fragment de son âme détaché lors du meurtre de ceux-ci n'avait plus de point d'attache. Il s'est alors attaché à la seule chose capable de l'absorber sans sortilège pour le fixer : un être vivant. Vous en l'espèce. »
Le cheminement sembla parfaitement cohérent dans l'esprit du jeune sorcier. Et cela paraissait expliquer ce que la générale lui avait dit juste avant.
« -Je crois que nous pouvons détruire le Horcruxe sans vous tuer.
-Mais comment ? Le Horcruxe est censé régénérer son hôte tant que les dégâts ne sont pas irréparables.
-Et c'est vrai. Mais prenez le raisonnement autrement. L'hôte se régénère tant que le Horcruxe est là. Si on détruit directement le morceau d'âme, l'objet redevient un simple objet. Mais la destruction du morceau d'âme chez un être vivant est un acte que je n'ai jamais pratiqué car c'est extrêmement rare et qu'il faut une énorme quantité de puissance magique pour le faire, sans oublier les risques. Les seules personnes pouvant nous aider ici sont l'Eternel Maréchal-généralissime von Leutel ainsi que son fils, l'ingénieur-général von Leutel. Eux seuls sont assez âgés pour avoir déjà eu à pratiquer ce type d'opération et leur puissance nous sera d'une grande aide. Acceptez-vous de subir cette intervention ?
-Si cela fonctionne, je n'aurai plus à subir les accès de Voldemort à mon esprit ni les douleurs à ma cicatrice ?
-Normalement, c'est ainsi que cela devrait se passer. Le maréchal et son fils devaient arriver d'une seconde à l'autre.
-Ils savent tout ce qu'il se passe ici ?
-Je les ai prévenus par un système propre aux généraux. Je ne peux pas vous l'expliquer. Mais rassurez-vous, ils n'espionnent personne ici. Oh et autre chose Mr Potter, vous semblez avoir un problème de croissance, avez-vous été traité correctement durant votre enfance ?
-Disons que ce fut compliqué avec les Dursley. Mais je vous en parlerai plus tard.
-Soit, il faudra en parler de toute façon. »
Moins d'une minute plus tard, le Maréchal entra, suivi d'un jeune homme uniforme orange à moitié ouvert, aux cheveux blonds et aux yeux bleus. Ils étaient suivis par Ron et Hermione.
« -Générale Friedrich, pourquoi nous avez-vous convoqué le vieux et moi ? demanda le jeune homme »
Harry fut totalement stupéfait par la manière dont le jeune homme parlait ainsi du Chef des Armées.
« -Mr Potter ici présent doit subir une destruction de Horcruxe, expliqua la générale. Et que font ces deux jeunes gens ici ? Le secret médical vous connaissez ?
-Ce sont ses deux meilleurs amis, précisa le maréchal d'un ton ferme. Ils le connaissent mieux que nous et ils feront office de témoin de nos explications. Une telle intervention n'est pas anodine Mr Potter, c'est de la haute magie. Il faut que vous compreniez qu'un Horcruxe est un fragment de l'âme d'une personne. Il contient une partie de la Magie de la personne qui vous l'a infligé. C'est ce qui se rapproche le plus d'un transfert définitif de Magie, c'est un objet de Recherche Magique Fondamentale. Si en principe on préfère détruire l'objet que détruire le Horcruxe lui même, c'est parce que cela est plus simple dans la mesure où la Magie du Horcruxe n'a plus de support et qu'elle ne peut donc pas subsister. Dans votre cas, il va falloir anéantir le fragment d'âme qui est en vous et cela implique d'utiliser une grande quantité de magie, ce qui nous amène au second problème. En théorie, votre esprit ne pourrait pas résister à la quantité de Magie déployée et il se désintégrerait. C'est pour cela qu'il va falloir quatre généraux et moi. Je me chargerai de détruire le Horcruxe qui est en vous. La générale Friedrich et mon fils se chargeront de dresser des protections pour éviter les dommages sur votre esprit. Les deux autres généraux restants, devant être spécialisés en Magie de Soutien au Combat, auront pour but de permettre aux deux protecteurs de tenir le plus longtemps possible. Des questions ?
-Y a t-il un risque que ça ne marche pas ? questionna le patient, légèrement inquiet.
-Comme pour tout oui, répondit le jeune homme. Eternel ingénieur-général Wilfried von Leutel, j'avais omis de me présenter. Le principal risque est que les protections flanchent et que votre esprit soit détruit totalement ou partiellement. Même si, normalement, tout devrait bien se passer. Je vais être honnête avec vous : en Europe, mon père et moi sommes probablement les seuls à savoir utiliser cette technique. Même Albus Dumbledore, aussi grand sorcier qu'il ait pu être, ne connaissait pas cela.
-Et comment cela se passerait-il ?
-Et bien la générale Friedrich, le Vieux et moi-même entrerons dans votre esprit avec vous. Celle-ci et moi-même dresserons des protections dans votre esprit avant que mon père n'envoie un sort surpuissant de Magie Blanche pour détruire le Horcruxe. Les deux autres généraux nous donneront simplement de l'énergie supplémentaire. Quant à l'identité des deux généraux, je pensais au général d'armée aérienne Klaus Friedrich, même si celui-ci est surtout spécialisé en Magie de Combat, et à la générale Annabella Friedrich. Deux sorciers très puissants qui ont en plus l'avantage d'être des membres de la famille d'Hilde Friedrich et donc une meilleure réception de la Magie avec celle-ci.
-Ce sont encore des bébés, intervint la guérisseuse. Je pense qu'ils devraient en discuter avec leurs professeurs.
-Nous avons dix-sept ans ! s'exclama Ron.
-C'est ce que je dis. Vous n'avez pas le recul nécessaire sur la Magie et ses conséquences. C'est normal ne vous en faîtes pas. Et nous autres, surtout le Maréchal et l'ingénieur-général, avons une vision différente de la votre du fait de notre éducation totalement différente. Il nous est dès lors impossible de vous conseiller efficacement.
-Vous avez raison générale Friedrich, concéda l'ingénieur-général. Nous allons vous ouvrir un accès spécial vers l'Académie Militaire, afin que vous puissiez discuter de tout cela avec vos professeurs et les autres adultes qui vous ont accompagné. Le vieux, tu peux ouvrir un accès spécial pour ces jeunes gens ou il faut l'accord du Comité Juridique ? Je ne sais jamais.
-Je le peux, affirma celui-ci avec un léger sourire. C'est temporaire, urgent et nécessaire. »
Il lança un sort dans un coin de la pièce. Un portail blanc apparut.
« -Il vous mènera directement à l'Académie Militaire de Berlin. Il est ouvert jusqu'à demain même heure. Nous vous accompagnons. Oh et j'oubliais générale Friedrich, votre mari est rentré de mission. Je crois qu'il est à son bureau à l'Académie Militaire »
Un sourire illumina le visage d'Hilde Friedrich qui salua ses supérieurs ainsi que les trois jeunes adultes avant de prendre le portail en sautillant. Les cinq personnes restantes la suivirent. Harry essayait de réfléchir à tout ce qui lui avait été dit concernant sa cicatrice. Il savait à qui demander : Remus, McGonagall et Flitwick : trois personnes en qui il avait confiance et/ou qu'il savait plus que compétentes dans les domaines de la Magie.
