Bonjour, voici le cinquième chapitre de cette fanfiction. Merci pour les reviews, follows et favourites.

Merci à MrsBrunette pour son travail de beta-reader qui est plus que précieux.

Bonne lecture !

Les cinq sorciers atterrirent à l'Académie Militaire de Berlin, centre névralgique de l'Armée magique allemande. Ils arrivèrent dans ce qui semblait être l'accueil. Les murs étaient matelassés d'une couleur verte foncée qui donnait une sensation de lourdeur. Il y avait beaucoup moins d'animation qu'à l'Ecole d'Officiers, seuls des très hauts gradés passaient parfois dans les couloirs mais rien de plus. Néanmoins, Harry ressentait la puissance du lieu, de la même manière qu'il était possible de ressentir celle de Poudlard.

« -Je dois retourner à mon bureau pour travailler sur des dossiers très importants, annonça le maréchal von Leutel. Tu t'occupes d'eux Wilfried ?

-Aucun souci le vieux ! lança son fils en levant la main. »

L'ingénieur-général se tourna vers les Poudlariens. Il affichait une mine décontractée.

« -Vos professeurs et adultes sont à leurs occupations. Le repas des vos adultes et des travailleurs de l'Académie Militaire qui ne rentrent pas chez eux se fait vers 21 heures. C'est important que tous puissent prendre une heure pour se reposer et se voir. Vous allez donc devoir patienter avec moi jusque là. J'aimerais vous montrer quelque chose pouvant vous intéresser : le Laboratoire de Recherches de l'Académie Militaire, mon antre, mon sanctuaire. Enfin, je ne peux pas vous présenter les projets en cours mais je peux vous faire voir les inventions les plus utiles et celles que vous verrez sans doute le plus quand vous serez dans nos installations. Pour cela, on va utiliser le musée du Laboratoire. C'est davantage un surnom donné un lieu où l'on stocke des inventions pour les montrer qu'un vrai musée. Qu'en pensez-vous ?

-Des inventions du type ? interrogea Hermione.

-Baguettes blindées, balais militaires, systèmes de catapultage, etc.

-Des balais ?! répéta Ron.

-Des baguettes ?! poursuivit Harry. »

Le jeune homme éclata de rire.

« -Oui oui ! Tout ça oui. Je vous y conduis. »

Il les emmena jusqu'à un ascenseur semblable à ceux du Ministère de la Magie mais bien plus grand. L'Allemand les invita à y entrer avant de faire de même.

« -Ingénieur-général von Leutel, Laboratoire de Recherches, Section musé ! lança le nommé dans le vide. »

Les portes se refermèrent sur eux. Harry avait une question qu'il avait vraiment envie de poser à Wilfried von Leutel mais il se retenait, il était le fils du maréchal malgré tout ! L'ascenseur était moderne, un panel de boutons était disponible. Ce qui amena le Gryffondor à changer de question :

« -Pourquoi avez-vous parlé au lieu d'appuyer sur le bouton ?

-Excellente question Mr Potter. De par mon statut, je dispose de pouvoirs particuliers, surtout sur le Laboratoire. En déclinant mon identité, l'ascenseur sait qu'il doit me déposer au musée sans prendre de précaution particulière. En fait, c'est surtout utile quand je veux accéder à mon bureau. Mais c'est devenu une habitude. Et vous avez remarqué qu'ici, ce n'est pas le même système qu'à l'Ecole d'Officiers, il a y l'ascenseur au lieu des plans. Cette différence s'explique par le nombre moindre de personnes.

-C'est vrai que vous avez fait le même pacte que votre père ? reprit Hermione.

-C'est vrai. Je n'ai aucun regret à ce niveau là. Surtout vu ce que cela m'a permis de créer. Ah, nous sommes arrivés ! »

Les portes venaient en effet de s'ouvrir sur une immense salle dans laquelle étaient disposés des objets sur des présentoirs ou à même le sol pour les plus grands. Le maître des lieux les regardait avec une affection toute particulière.

« -Choisissez l'objet qui vous intéresse, je vous le présenterai. Nous vous en faîtes pas, on me préviendra lorsqu'il faudra remonter. »

Les trois sorciers se séparèrent, comme des enfants dans un magasin de bonbons, à la recherche de l'objet les intéressant. Ce fut Hermione qui appela en premier. Elle était devant le plus grand objet sur le sol. C'était une longue ligne de métal tout ce qui semblait de plus ordinaire.

« -Mystérieux n'est-ce pas ? Il s'agit de la rampe de lancement que l'on utilise lors du catapultage. Ici, elle est désaffectée donc elle ne brille pas comme les autres. J'ai eu cette idée en me disant que lorsque l'on monte sur un balai et que l'on veut décoller pour aller quelque part, sur un théâtre d'opérations par exemple, il y a un certain temps avant que nous trouvions la direction exacte et que nous atteignions une vitesse importante. Cet objet est l'élément principal de la procédure de catapultage. Lorsque un soldat de l'armée de l'air prend son balai et dans le hangar de lancement, il doit se placer dessus et faire signe au contrôle aérien qu'il veut décoller. Cette rampe va apparaître à ce moment là et le balai va automatiquement s'y connecter. Ensuite, le balai va être armé, protégé et orienté pour être prêt au décollage. A ce moment là, il doit attendre l'autorisation du contrôle aérien, au cas où la météo serait mauvaise, ou au cas où il y aurait des ennemis par exemple. Si l'autorisation est donnée, alors la ligne de catapultage s'ouvre, la rampe s'active et le balai est catapulté à une grande vitesse, en hauteur cela va de soi, et dans la bonne direction.

-Extrêmement ingénieux, murmura Ron.

-Evidemment, à mesure des années, j'ai amélioré le système pour le rendre plus efficace, plus rapide et tout mais l'idée reste la même dans le fond. C'est notre travail de penser à tout cela. A moi et à toutes les personnes qui travaillent dans mes services. »

Harry était émerveillé par l'objet. Il savait que Ron et lui se comprenaient parfaitement quant à tout ce qui touchait aux balais magiques. Il n'avait jamais pensé à un tel système et maintenant qu'il l'avait sous les yeux, il se demandait pourquoi les Anglais n'y avaient jamais pensé. Que cela ne soit pas utilisable pour le Quidditch, d'accord mais cela pourrait servir aux Aurors.

« -Quand vous parlez de protections et d'armement pour les balais, de quoi parlez-vous ? questionna le roux, extrêmement intéressé.

-Des sortilèges de protection divers, éventuellement la pose d'un catalyseur en cas de mode combat ou d'un radar en mode repérage. Vous ne pouvez pas armer le balai d'un combattant de la même manière que celui d'un éclaireur. Autre chose ? »

Le regard du Survivant s'était posé sur ce qui semblait être une baguette. Mais elle n'était pas en bois, comme les baguettes normales. Elle semblait être recouverte d'acier et était droite, sans la qualité artistique des baguettes d'Ollivander.

« -Ah ça… sourit l'ingénieur-général. C'est une baguette blindée. La première invention que j'ai fait pour cette armée. Je l'ai faite tout seul celle-ci. C'est notre arme de service.

-Mais c'est la baguette qui choisit son sorcier, non ? questionna Hermione.

-Oui. Et là, c'est pareil. Chaque soldat sorcier reçoit une baguette qui le choisit. Mais elles sont standardisées dans la forme : toutes droites. Seuls les généraux peuvent choisir de posséder une baguette personnalisée. Les baguettes blindées sont incassables en principe et sont plus puissantes que la plupart des baguettes civiles. Elles sont enchantées pour envoyer des sortilèges un peu plus forts mais attention, ça ne fera pas de vous un bon sorcier si vous êtes mauvais de base. Et puis bon, les civils ne peuvent pas en avoir. Les élèves-officiers en ont une car ils ont dépassé l'âge de seize ans. Tiens, je me demandais, vous avez rencontré qui comme généraux ?

-Hum… réfléchit Hermione. L'Eternel maréchal-généralissime von Leutel, le général Jarnstein, la générale Hilde Friedrich, la générale Annabella Friedrich et vous. On a vu aussi un général Friedrich qui a affronté votre père tout à l'heure.

-Ah, ce devait être le général d'armée aérienne Klaus Friedrich, le mari d'Hilde. Cette famille est sans doute la plus prestigieuse du pays car beaucoup de ses membres ont eu une grande destinée, notamment dans l'armée. Ne soyez donc pas surpris si vous voyez beaucoup cette lignée au travers des divers ouvrages, témoignages, statues ou autres. Cela a commencé avec Henrike Friedrich, première femme Friedrich à atteindre le grade de générale. Vous devez savoir que chez nous, c'est la femme aînée qui est cheffe de famille en principe et, toujours en principe, ce sont les hommes qui prennent le nom de leur femme. A la suite d'Henrike, toutes les femmes Friedrich ont rejoint l'armée, finissant toutes au grade de général, à un âge souvent jeune. Les hommes de sang Friedrich font assez rarement l'armée bien que le fils d'Hilde, Hans, soit aussi un général. Actuellement, cette famille est représentée par Hilde, qui en est la cheffe, Klaus, Annabella et Hans, quatre généraux d'une immense qualité et extrêmement talentueux.

-Et le général Jarnstein ? Il est également descendant d'une grande famille ?

-Non, c'est même tout l'inverse. Il n'est pas d'ascendance magique. Il est le premier de sa famille à être un sorcier et à rejoindre l'armée. Ce n'est pas un sorcier magiquement aussi puissant que les Friedrich mais ce n'est pas gênant car il n'est pas un combattant. C'est un juriste de génie, sans doute l'un des meilleurs de l'histoire de notre pays. Je pense sincèrement que nous sommes dans un âge d'or pour notre armée. Entre ceux que vous avez vu et ceux que vous ne connaissez pas, nous sommes dans le troisième âge d'or de notre armée à mon sens.

-Et vous ? demanda finalement Ron.

-Le vieux et moi ? Longue histoire, mais nous avons un peu de temps.

Wilfried von Leutel leur expliqua l'histoire de sa famille, le contenu du pacte et sa raison, ainsi que sa propre vie, toujours avec cette désinvolture voire cette insolence qui semblait le caractériser. Ils apprirent qu'il était marié à une civile vampire qui était fabricante de confiseries magiques et non-magiques car en effet, à leur grande stupeur, l'Empire allemand (le Saint Empire Romain Germanique à l'époque) n'avait et n'a jamais signé le Code International du Secret Magique qui était, selon l'ingénieur-général von Leutel « un torchon de division du à la fainéantise des sorciers incapable de s'adapter temporairement à des us et coutumes n'étant pas les leurs ». A l'objection selon laquelle les sorciers avaient été persécutés par les Moldus, il avait répondu qu'en Allemagne, le Kaiser de l'époque avait réussi à éviter cette guerre civile. Après un certain temps de discussion, une porte s'ouvrit sur une gigantesque araignée mécanique. Harry vit Ron pâlir d'un coup.

« -Arachnophobe ? suggéra von Leutel. Voici une antiquité : le premier modèle de l'araignée mécanique de combat. Elle faisait six mètres de haut à l'époque, tout en acier enchanté. Elle avait un canon préchargé en sorts explosifs et pouvait transporter jusqu'à cinquante personnes. Si ce modèle a été abandonné, c'est parce qu'il souffrait d'un problème majeur qu'était l'absence de système de refroidissement. Du coup, il suffisait de l'attaquer à coups de sorts de feu ou créant de la chaleur pour en faire griller l'intérieur. On doit en être à la sixième version maintenant, à moins que ce ne soit la huitième ? Je ne sais plus, j'aime tellement ces bébés ! »

Cette dernière phrase fut accueillie par un regard d'incompréhension du dernier fils Weasley. Il n'eut cependant pas le temps d'être davantage pâle car l'ingénieur-général leur fit signe qu'il était temps de remonter. Une fois revenus dans le hall principal de l'Académie Militaire, l'ingénieur-général les conduisit jusqu'à une grande salle à manger. L'intérieur était luxueux, les murs étaient rouges et un lustre magique pendait au plafond. Des tableaux représentant des hommes et des femmes en uniformes étaient accrochés aux murs.

« -Compte tenu de l'importance de votre présence, nous avons décidé que vous ne mangeriez qu'entre Britanniques afin de pouvoir librement discuter. Cette pièce est protégée contre les mauvaises oreilles extérieures et les tableaux ne parleront pas de vos discussions. Bon appétit ! »

Wilfried von Leutel partit les mains dans les poches. Tous les adultes étaient présents, même Hagrid qui avait une chaise spécialement renforcée pour lui. Les trois jeunes adultes furent chaleureusement accueillis avant de s'installer entre Remus et Mr Weasley. Il y avait beaucoup de victuailles sur la table et tous commencèrent à ce servir.

« -Que faîtes-vous ici ? demanda Fred. Vous n'êtes pas censés être à l'Ecole d'Officiers normalement ? On ne nous a rien dit.

-Eh bien nous avons passé notre visite médicale, raconta Harry. Lors de la mienne, la générale Hilde Friedrich a détecté que Voldemort, en tuant mes parents, avait créé un Horcruxe qui s'était greffé à moi lors de sa destruction, ce qui explique qu'il puisse voir dans mon esprit et que je puisse voir dans le sien. Les von Leutel peuvent détruire le Horcruxe qui est dans mon esprit.

-Excellent ! s'exclama George.

-Problème cependant, reprit le jeune Potter, cette procédure est très dangereuse car si les protections placées par Hilde Friedrich et l'ingénieur-général von Leutel dans mon esprit flanchent pendant l'opération, mon esprit risque d'être anéanti. La générale Friedrich a donc tenu à ce que je puisse en discuter avec vous car c'est une opération très risquée mais qui peut aussi grandement être utile et surtout mettre fin aux incursions de Voldemort dans notre esprit.

-C'est un problème de Théorie Magique Fondamentale visiblement, expliqua McGonagall. Je ne pensais pas qu'une telle solution existait car l'impact sur l'esprit est immense. Mais ce ne sont pas des plaisantins, ils savent de quoi ils parlent. Une telle opération serait le bienvenue mais les risques semblent grands.

-On peut résumer le problème à une question Mr Potter, intervint Flitwick : Pensez-vous que prendre un tel risque pouvant amener à un tel résultat soit la solution la plus raisonnable ? Si vous estimez que oui, vous devriez accepter l'intervention, si vous estimez que non, la refuser.

-En tous cas, vous serez entre les meilleures mains possibles, fit remarquer Poppy Pomfresh. Hilde Friedrich et Wilfried von Leutel sont de véritables références dans le domaine de la médecine magique, surtout la générale Friedrich. Si vous devez subir une telle opération, c'est avec ces personnes pour s'en occuper. Ils ne laisseront rien au hasard et prendront le temps de tout préparer en vue de limiter au maximum les risques. »

L'ambiance était pour le moins lourde du fait de l'importance de la discussion. Les arguments pour et contre cette intervention furent petit à petit tous soulevés. Le principal argument pour était la fin de la pression permanente de Voldemort sur l'esprit de Harry. Le principal argument contre était le risque médical. Les partisans de l'intervention, parmi lesquels les jumeaux Weasley, Kingsley ou encore Remus, craignaient que le Seigneur des Ténèbres puisse utiliser le Horcruxe non plus comme une simple arme de surveillance mais comme un véritable moyen de destruction contre l'Elu, surtout qu'il avait maintenant les mains libres et plus de temps. Les opposants, parmi lesquels Hagrid et Molly Weasley, avaient peur que l'intervention échoue et que Harry en meure ou qu'il soit gravement blessé dans son esprit et arguaient que tant qu'il serait à l'intérieur du champ de protection des écoles allemandes, il ne risquerait pas de nouvelle attaque spirituelle. Le Survivant se tourna alors vers les deux seules personnes qui n'avaient rien dit : Ron et Hermione. Les deux le regardèrent et eurent un regard approbateur. Dans leurs yeux, il venait de trouver le soutien pour légitimer sa décision.

« -Je vais le faire, annonça t-il. C'est le seul moyen à court terme pour que je m'en débarrasse. Et ça a l'air encore gérable pour le moment, je pense qu'il ne vaut mieux pas trop attendre. Il faut juste que j'aille prévenir l'un des généraux.

-Je dois pouvoir le faire, répondit un tableau représentant une femme blonde qui arborait un livre ouvert et une baguette. J'ai un tableau dans le bureau du Maréchal-généralissime von Leutel. Je lui transmets donc le message selon laquelle vous validez l'opération ?

-Oui Madame...Hildegard, répondit Harry après avoir regardé la légende sous le tableau.

-Soit, je reviens. »

La femme revint trente secondes plus tard.

« -Message transmis. Il vous attend derrière cette porte. Vous pouvez emmener vos deux amis avec vous.

-Merci ! »

Il sortit avec Ron et Hermione de la salle à manger, sous les regards inquiets de la plupart des autres. Le maréchal-généralissime les attendait, un Chocogrenouille dans la bouche. Il était accompagné des généraux Hilde Friedrich, Klaus Friedrich, Annabella Friedrich ainsi de que son fils Wilfried.

« -Une destruction de Horcruxe sur humain, ça fait longtemps, murmura le plus jeune von Leutel. En fait, c'est la troisième de ma vie, je dois dire que c'est assez excitant. »

Ils entrèrent tous dans l'ascenseur de l'Accueil.

« -Maréchal-généralissime Lionel von Leutel, salle médicale d'urgence, annonça le maréchal. »

Les portes se refermèrent sur eux. Harry remarqua que Klaus et Hilde Friedrich se tenaient la main et trouva cela attachant, la sincérité de leur amour crevait les yeux. Annabella discutait avec Wilfried tandis que le maréchal semblait pensif. Après quelques instants, les portes s'ouvrirent sur une immense salle vide. Lionel von Leutel sortit d'un pas décidé.

« -Générale Hilde Friedrich, ingénieur-général von Leutel, avec moi pour tracer les runes nécessaires. Généraux Klaus et Annabella Friedrich, préparez-vous à lancer des sorts de Soutien de Réserve Magique. Mr Potter, buvez la potion que va vous donner Hilde Friedrich, elle anéantira temporairement les défenses de votre esprit. Je pourrais le faire en y rentrant mais ce serait inutile et dangereux.

-Bien maréchal, répondirent-ils tous en choeur, même Wilfried. »

Hilde Friedrich lança une fiole à Harry qui la but d'une traite. Après trente minutes, un cercle de runes extrêmement complexe était tracé. Les trois généraux l'avaient tracé d'une main de maître, semblant exactement savoir ce qu'ils avaient à faire.

« -Mr Weasley et Miss Granger, votre rôle va être de surveiller que tout se passe bien et de passer le matériel nécessaire quand nous vous le demanderons, expliqua le maréchal. La générale Hilde Friedrich a amené plusieurs potions et il se peut que nous en ayons besoin à un moment où à un autre.

-Bien maréchal, acquiescèrent les deux Gryffondor.

-Mr Potter, allongez-vous au centre du cercle. Général Klaus Friedrich, Générale Annabella Friedrich, préparez-vous à lancer vos sorts de soutien. Ingénieur-général von Leutel, Générale Hilde Friedrich, tenez-vous prêts à rentrer dans l'esprit de Mr Potter. »

Tous s'exécutèrent. Le sol n'était pas froid, remarqua Harry. Il ferma les yeux lorsqu'il sentit trois présences s'introduire dans son esprit. Il y retrouva les trois généraux prévus. Son esprit ressemblait à la gare de King's Cross, tout en blanc et vide.

« -Bel endroit, nota Wilfried von Leutel. Générale Friedrich, où avez-vous trouvé le Horcruxe ? »

La sorcière les mena jusqu'à une sorte de bébé brûlé allongé par terre. Le maréchal s'accroupit et lança quelques sorts.

« -Horcruxe a tendance parasitaire, bien qu'endormi. Vous avez de la chance que la générale Friedrich l'ait repéré, sinon il aurait pu aspirer une partie de votre Magie. Wilfried, tu as ta baguette originelle ?

-Evidemment. Toi aussi ?

-Oui.

-Baguette originelle ? intervint Harry.

-Trop long à expliquer maintenant, coupa fermement le maréchal. Générale Friedrich, Wilfried, vous allez envoyer des sorts de protection tout autour de l'esprit de Mr Potter. Stabilisation Spirituelle, Catalyseur Magique, bref vous connaissez. Vous Mr Potter, en attendant que cela soit fait, j'aimerais m'entretenir avec vous. »

Les deux généraux étaient partis exécuter les ordres qui leur avaient été donnés. Le Survivant savait qu'il n'était là que parce qu'ils agissaient sur son esprit.

« -Je vous écoute.

-Vous savez, aussi brillant avez-vous pu être par le passé, vous n'avez jamais réellement pu exploiter tout votre potentiel car ce Horcruxe est une anomalie pour votre esprit qui, inconsciemment, utilise une certaine énergie pour le surveiller. Je ne dis pas que vous deviendrez un sorcier légendaire mais votre esprit pourra pleinement suivre.

-Dîtes-moi maréchal, qu'est-ce que cela fait de diriger une telle armée ? »

Harry était curieux de recueillir son avis sur la question, surtout parce qu'il désirait intégrer et pourquoi pas un jour diriger le Bureau des Aurors.

« -C'est une responsabilité importante et épuisante parfois. Mais c'est aussi le plus beau métier du monde. A chaque instant, je me dis que je sers utilement la Nation, ma Patrie. Mais si je peux diriger cette armée, c'est parce que mes subordonnés me laissent la diriger. Retenez une chose : si le pouvoir et les ordres viennent d'en haut, la légitimité dans le commandement ne peut venir que d'en bas. Si un jour le peuple ou vos subordonnés ne veulent plus de vous, alors vous devez démissionner.

-Ca se tient. Pourquoi avez-vous décidé de rester éternellement attaché à cette fonction ?

-Parce que je ne savais pas, je ne sais toujours pas, et je ne saurais jamais quoi faire d'autre de ma vie. Protéger et servir le peuple allemand est une vocation pour moi, c'est ma raison d'être. Ah, je crois que tout est prêt. »

Les deux autres sorciers venaient tout juste de revenir. Wilfried lança un sort continu sur le dôme de protection, la générale Friedrich l'imita aussitôt. Le maréchal pointa sa baguette vers le Horcruxe et lança un puissant sortilège que Harry pensa de Magie Blanche. Le dôme trembla, les deux généraux se concentraient à maintenir les protections tandis que Harry sentit une immense douleur au niveau de sa cicatrice. Le Chef des Armées augmenta encore la puissance du sort, faisant se fissurer le dôme.

« -LE VIEUX ! ON VA PAS TENIR A CE NIVEAU DE PUISSANCE ! hurla Wilfried.

-Heureusement que Klaus et Annabella utilisent leur Magie pour soutenir la notre, avoua Hilde.

-Vous allez devoir tenir encore un peu, statua le maréchal. Plus très longtemps. »

Une nouvelle fissure apparut dans le dôme qui semblait sur le point de céder. Heureusement, Lionel von Leutel interrompit son sortilège. La douleur à la cicatrice de Harry venait de disparaître tout comme le Horcruxe. Tous semblaient épuisés à l'exception du plus âgé. Ils sortirent l'esprit du Survivant.

Harry se réveilla à l'Hôpital Militaire de l'Académie Militaire, Ron, Hermione et Ginny autour de lui. Cette dernière avait été informée par son frère de la situation et il l'avait invitée à assister au réveil du Survivant. L'Elu toucha sa cicatrice.

« -Les examens sont excellents, lui annonça la jeune Weasley en le serrant contre elle. »

Son esprit était maintenant d'être libéré du Horcruxe. Son combat contre Voldemort allait pouvoir commencer à armes égales.