Grand Salle, Poudlard

Dire que la déclaration de Melissa Von mare avait provoqué l'apocalypse était peu dire. Le professeur McGonagall hurlait maintenant en écossais sur Dumbledore tout en pointant Harry du doigt, ce dernier essayant de paraître serein alors que chacun pouvait voir qu'il ne contrôlait plus la situation. Il avait toujours pensé que Harry devait mourir pour tuer Voldemort une fois pour toute, et maintenant il apprenait que Harry n'avais plus besoin de mourir. Il était mécontent que ses plans fussent bouleversés par des inconnus qui pensaient en savoir plus que lui sur la magie. Il devait calmer la situation ou du moins déplacer la discussion dans son bureau.

Pendant ce temps, les élèves essayaient furieusement de comprendre ce que signifiaient les marques de bétail et chercher la « personne dans la peau d'une autre ». Les plus intelligent avait compris que du polynectar était en jeu ici, et chercher frénétiquement et nerveusement autour d'eux. Personne n'avait vu le professeur Rogue saisir son poignet ou était tatoué la marque noire. Au milieu de tout ça se tenait Harry Potter, trop choqué pour penser quelques choses après cette révélation. Il avait un morceau d'âme de Voldemort dans sa tête, et s'il n'était pas assez fort, il mourrait, soit en perdant la lutte entre son âme et celle de son ennemi, ou essayer de survivre en tentant de la retirer.

- AVADA KEDAVRA !

Le sortilège fusa dans l'air, tous virent le Directeur Karkaroff grimaçant de douleur par terre, sa baguette brandi en direction de Mel'. Comment avait-il réussis à tirer son sortilège correctement été un mystère, mais il avait réussi. Et Melissa fut touché à bout portant, sans avoir eu la moindre chance de réagir. Elle n'avait pas touché le sol que le Capitaine avait dégainé et décapité Igor Karkaroff d'un mouvement fluide.

Cela calma la salle, tout le monde regarda choqué la tête rebondir doucement avant de s'arrêter aux pieds du directeur de Poudlard et le bruit du corps de Mel' touchait le sol. Le silence se fit, attendant un geste, le geste que personne ne voulait faire, le geste qui pourrait mettre la salle à feu et à sang. Chaque élève de Draugur, ainsi que Salarinn, avait dégainé ou se tenait prêt à jeter des sorts, guettant le moindre ennemi.

- Capitaine…commença Varar, s'avançant vers Mel'

- Attends, il est trop tard, tout aurait volé en éclat à un moment ou un autre, nous sommes tous très bon, mais agir selon un plan définit n'a jamais été notre fort. Contrecoup de la malédiction je suppose.

Sous la surprise de tout, le corps de Melissa se mit à bouger, avant que cette dernière se relève en grommelant « Mal à la tête…foutu sol de pierre….peut compter sur personne…..demande pas grand-chose…. »

- Melissa ?

- Oui Capitaine c'est moi, toujours là et vivante, avec un foutu mal de crâne, et…..une baisse énorme de magie dit-elle en s'époussetant, puis se tournant vers Harry, va falloir attendre pour ton exorcisme, désolé.

- Directeur, il serait intéressant de renvoyer les plus jeunes avant que ça ne dégénère plus, vous ne croyez pas ? Continua le Capitaine, se tournant vers Dumbledore.

- J'étais d'avis de vous inviter à rejoindre mon bureau pour en discuter plus tranquillement, répondit Dumbledore, le visage grave.

- Dans ce cas, nous vous suivons. Mel' ! Anna ! Varar ! Salarinn ! et toi Potter ! on y va.

- Préfets ! continua Dumbledore, aidez le professeur McGonagall à amener les plus jeunes à l'infirmerie.

Dans le silence qui suivit, le Capitaine suivit le directeur de Poudlard avec à sa suite ceux qu'il avait nommés. Quand ils furent partis la pression retomba rapidement et la réalité frappa tout le monde. D'un geste rapide, le corps fut recouvert d'un drap blanc et les élèves furent amenés rapidement à l'infirmerie par petits groupes. La dangerosité déjà grande de l'école Draugur était déjà connu, mais elle avait atteint un nouveau seuil avec le Capitaine.

Bureau du Directeur, Poudlard

Quand chacun furent installé, le silence traîna un moment, attendant que quelqu'un commence. Dumbledore regarda tout le monde d'un air grave, rien n'allait cette année à cause de cette école qui s'était invité de force. Peu importe ses recherches, efforts et manigances, il avait été contraint de les laisser venir sans avoir son mot à dire, pour la première fois depuis longtemps, il était ni écouté ni consulté, et ça ne lui plaisait pas du tout. Les changements que ces gens provoquer étaient déjà énormes avec la perte de Malfoy Senior qui maintenait les tensions dans le pays, ce qui lui permettait d'agir comme bon lui semblait, tant il était vénéré. Il essaya de lire dans leurs pensées en les regardant, mais de solides défenses étaient en place, et il n'avait aucune envie d'être pris sur le fait.

- Vous arrivez au milieu du repas, menacez un de mes élèves, tuez un homme et parlez de sujets sensibles, j'exige des explications et pour savoir qui vous êtes, dit-il d'un air sombre et menaçant vers le Capitaine.

- Je suis le Capitaine, mais vous pouvez m'appeler Elyon, pour ce qui est de mes actions, je n'ai pas de compte à rendre. De sa couleur, il est dans la noble maison de Salazar Serpentard, et ce dernier se retournerait dans sa tombe en voyant un élève de sa maison agir ainsi.

- Et qui êtes-vous pour savoir comment un fondateur penserait ?

- Il est Le Premier Fondateur et Gardien de Poudlard fit une voix d'une des étagères.

Tournant la tête, chacun purent voir le Choixpeau, muet en dehors des repas, parler.

- Mon bon ami, quel joie de te revoir, fit doucement Le Capitaine.

Le Choixpeau brilla puis se transforma en un vieil homme vêtu d'une longue robe grise.

- Et moi mon seigneur, fit le Choixpeau en s'inclinant bas. Ils ont tous attendu votre retour, ils m'ont laissé derrière, afin de trier les élèves selon leurs caractères dans chacune de leurs maisons, mais les idéaux ont été bafoué, et je n'ai jamais été écouté.

- Nous parlerons plus tard mon ami, repose toi, cette forme te coûte en énergie. Pour répondre à votre question directeur, continua Elyon, alors que le Choixpeau reprenait son apparence et sa place sur l'étagère. Salazar était certes noble, fier et plein de préjugé sur beaucoup de chose, mais il était partisan du principe de Noblesse Oblige. Le comportement de votre élève envers une personne plus faible est contraire à sa façon de penser. S'il était en vie, votre élève serait déshonoré par Salazar. SA maison a pour but, l'éducation des nobles, et les contraintes qui y sont lié, dont agir envers les plus faible et agir pour eux, car Noblesse Oblige comme il disait, pour le citer :

« Tu as le pouvoir, c'est un fait, aide ceux qui sont dans le besoin, car c'est ainsi que tu dois vivre. Ne fais pas ce qui est facile, mais ce qui doit être fait. Tu peux ne pas aimer le peuple, mais en tant que Seigneur, tu te dois de le protéger, et agir pour eux. En agissant pour eux, tu y gagneras plus que l'inverse ».

Les paroles résonnèrent dans la pièce, laissant un directeur perturbé par ces paroles. Si cela sortait, les conséquences seraient catastrophiques, mais il savait aussi qu'il ne pouvait rien faire pour le moment. Il se concentra et se fixa Harry d'un air fixe.

- Harry, je suis désolé, j'ai toujours eu des soupçons mais….

- Je vous ai posé la question en première année, pourquoi Voldemort ne pouvait pas me toucher, et pourquoi je pouvais le sentir, pourquoi ne pas me l'avoir dit ?

- La vérité est toujours dangereuse, et le plus grand bien…

- Ou bien, intervint Melissa, vous attendiez qu'il ne reste que le morceau d'âme dans la tête de ce garçon, dire qu'il est maintenant un seigneur des ténèbres puis le tuer et récolter plus de gloire. J'ai eu le loisir d'étudier votre vie, et je penche sérieusement vers cette possibilité.

- Jamais je ne ferai ça, fit Dumbledore choqué, mais des choses que vous ignorez sont en jeu et dont je ne peux pas divulguer.

- Et bien les choses seront régler concernant ce gamin une fois que j'aurais arraché cette saloperie de son crâne, finit Melissa, puis se tournant vers Harry. Il n'y a d'urgence immédiate donc attends un peu que je récupère un peu plus de tout à l'heure et on fera ça ok ?

- Comment avait vous survécu au sortilège mortel ? C'est impossible, fit Dumbledore en se tournant vers elle.

- Capitaine ?

- Nous ne sommes plus humain directeur, répondit Elyon d'un ton grave en se levant. Une vielle et dangereuse malédiction nous a figés il y a longtemps dans le temps. Nous ne vieillissons pas, ne mourrons pas, condamné à errer sur terre à jamais. Nous sommes comme des fantômes, mais physiques. Nous étions là au début, et nous continuerons. Voilà pourquoi vous ne pouvez rien faire contre nous, nous avons le temps, alors que vous, vous avez un compte à rebours dès votre naissance. Voilà pourquoi nous somme intraitable, nous sommes immortels. Nous sommes ici pour mettre fin à un problème, une fois réglé, nous partirons.

Dès qu'il eut finit, il partit, chacun le suivirent, ne laissant que Harry et Le directeur dans le bureau. D'un geste fatigué, le directeur le renvoya, oubliant qu'Harry avait tout entendu, et qu'il se dirigeait vers Hermione, seule elle pourrait l'aider à tout comprendre.